"Les choses n'ont l'importance que celle que tu veux bien leur accorder". - 12042014

Evelyne2212.
Abonné

C'est la phrase fétiche de mon mari. Il me l'avait dite un jour, il y a bien longtemps, quand je n'étais pas bien.

Je l'avais notée sur un bout de papier puis enfouie dans mon portefeuille et parfois, je retombe dessus par hasard et elle prend tout son sens.

Je vous propose de la réfléchir et d'apporter ici vos réfléxions sur l'importance que l'on donne aux événements.

A vous,

Commentaires

Evelyne2212.
Abonné

Quelle valeur donnez-vous aux événements ?

Comment gérez-vous ensuite ce choix ?

Ne pourrait-on changer notre ordre de valeur ?

Serait-ce une clé du problème : changer notre ordre de valeur ?

Et vous, quel est votre avis ?

capuccino
Marraine

Bonjour,

j'ai le sentiment que très souvent, on n'arrive pas à vraiment déterminer ses valeurs (le choses qui comptent vraiment pour nous. Très souvent on se trompe et on confond objectifs et valeurs.

Par exemple à la question "qu'est-ce qui est important pour vous" quelqu'un peut répondre "peser 60 kilos et pouvoir m'habiller comme je veux". Pour la personne qui dit cela, il est difficile là spontanément de relier ça à une valeur de vie. 

Beaucoup de personnes qui arrivent sur LC ont eu un parcours de lutte perpétuelle contre leur poids et ce depuis de nombreuses années. Beaucoup d'entre-nous sont arrivés là a bout de souffrances.

Au début quand on s'est mis en mode lutte, ça pouvait aller, il y avait juste un peu de lutte dans notre vie. Et puis peu à peu, on a glissé dans l'entonnoir de la lutte, et les choses se sont compliquéees lorsque qu'il n'y avait plus de place pour la vie dans notre lutte. Et quand on en est à ce stade-là, c'est difficile parfois de retrouver ces valeurs de vie parce que là aussi la lutte a tout embrouillé.

Pour pouvoir continuer à vivre, chacun d'entre-nous a ses propres valeurs qui sont toutes aussi respectables et aussi importantes les unes que les autres.

Ce sont mes valeurs qui me poussent à me lever le matin pour aller bosser alors que je préfèrerais rester au lit  ( valeur=assurer la sécurité fiancière de ma famille).

Ce sont elle également elles  qui me poussent à passer du temps avec mes  enfants plutôt que faire du ménage. (valeur = partager du temps avec mes proches).  Je suis consciente de mes valeurs et je choisis liberment de m'en rapprocher dans  le choix de mes actes dans ma vie quotidienne.

Et puis quelquefois on est tellement dans la lutte qu'on va faire exactement l'inverse de ce qui nous rapprochent de nos valeurs et c'est ça qui va engendrer notre souffrance. Tout à coup on se sent piègé, dans l'impossibilité de faire les bons choix qui comptent pour nous  Par exemple je pourrais ne pas me lever le matin, rester au lit, ne pas aller bosser et risquer aisni de perdre mon travail   (je ne pourrai donc plus assurer la sécurité financière de ma famille). Je pourrais également faire beaucoup de ménage et ne plus passer de temps avec mes enfants (je m' éloignerais là également de ce qui compte pour moi).

En matière de prise de poids, chacune d'entre-nous a pû vivre cette lutte contre les kilos qui a pris de plus en plus de place dans notre vie (au début, on faisait juste attention, ou un petit régime par-ci par-là et puis peu à peu les impacts se sont faits plus importants sur notre vie de famille, sur notre travail, sur nos sorties). Et puis peu à peu ce qui était important pour nous a eu de moins en moins de place dans notre vie (partager des moments avec ses amis autour d'un repas, partager du temps avec nos enfants, ...). Et puis peu à peu la lutte a pris toute la place dans notre vie et la souffrance est devenue intolérable, "il fallait que cela cesse". Et nous sommes arrivées sur LC

Je crois qu'il est important, non pas de changer l'ordre de ses valeurs, mais déjà d'y être attentif et de savoir ce qui est important pour nous dans la vie. Puis, chaque jour, essayer, du mieux qu'on peut de s'en rapprocherpar de petits changements. Il va falloir accepter, pour y arriver de subir un inconfort immédiat pour pouvoir un peu plus tard se rapprocher de ses valeurs de vie et enfin s'éloigner de sa souffrance.

Ces théories ce sont celles de l'ACT (thérapies d'acceptation et d'engagement). Pour les plus courageuses vous pourriez en prendre connaissance dans le livre de Russ Harris (souvent cité sur ce site).

Voilà mon sentiment vis à vis de ce vaste sujet.

Lavienrose.
Abonné
Super sujet!!! Je ne savais pas qu'on repassait notre bac sur LC :-D mes valeurs??? Les événements??? Je révise... Je reviendrai
capuccino
Marraine

Et oui, Bac orientation Estme de soi, Arrêt de la lutte, Sensations alimentaires, Emotions ....

J'ai passé le mien en 1978, et là je recommence, c'est passionnant ! Je prendrai aussi l'option contrôle continu des connaissances, si possible .wink

Evelyne2212.
Abonné

Je vais me procurer ce livre de Russ Harris. Je ne connaissais pas, mais je sens que c'est une lecture que je vais aimer.

mavo.
Marraine
Cela me fait penser à ce que me disait une psy récemment. Apparemment il y a dans l'ACT un exercice un peu "choc", qui consiste à imaginer ce qu'un ami proche pourrait écrire comme discours le jour d'un grand événement de vie (ou de mort, d'ailleurs, je me demande si cela ne s'appliquait pas à un enterrement !). Et la question était "que voulez-vous qu'on écrive sur vous ? Voulez-vous qu'on dise : Mavo, depuis que je la connais, se prend la tête avec son poids" ? Je suis plutôt d'accord avec ton mari, evelyne2212. La nourriture a cette importance dans ma vie parce que je veux bien lui accorder toute cette place. À moi de décider de mes valeurs...
Evelyne2212.
Abonné

Bien vrai, Mavo. C'est comme les remarques blessantes (ou conne, c'est comme on veut). Elles n'ont d'importance que si on leur en donne.

Je suis maintenant certaine que cela s'apprend.

Je prend aussi souvent comme exemple la comparaison entre un verre à moitié plein et un verre à moitié vide. Si on a l'esprit à tendance positive, notre verre sera à moitié plein. Et l'esprit positive, cela s'apprend et se cultive.

cilou_cile.
Abonné

C'est d'ailleurs tout l'intérêt des exercices de pleine conscience (en tout cas ceux que je fais, avec un voix qui guide): se détacher de ses pensées, qui ne sont que des pensées, engendrées par plein de choses: une réflexion de notre chéri, un pantalon qui serre un peu, la fatigue, une émotion...ce ne sont que des pensées et nous ne sommes pas forcées de croire à ces histoires et donc elles n'ont l'importance que si on veut bien leur en accorder smiley

Et je te conseille vivement, également, les livres de Russ Harris, avec la pratique de défusion, le travail sur les valeurs/objectifs....une vraie remise en cause de nos schémas de pensées!

Evelyne2212.
Abonné

Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Depuis mon inscription sur LC, je passe beaucoup de temps à réfléchir, à me remémorer ma vie, des faits marquants et qui m'ont marquée à vie ! Je me rends compte que si ces faits arrivaient maintenant, je ne réagirais plus du tout de la même manière et que d'office, je n'y accorderai plus du tout la même importance.

Est-ce l'âge, l'expérience acquise, la maturité, ... ?

Toujours est-il qu'aujourd'hui, l'importance que je donne aux événements est vraiment différente qu'avant.

ximeleta.
Abonné

Bonjour !

J'ai effectivement souvent vu les ouvrages de Russ Harris cités dans les témoignages. Lequel conseilleriez-vous en premier ? : le piège du bonheur ? Le choc de la réalitépassez à l' ACT ?

Merci d'avance pour vos conseils.

Ximeleta

mavo.
Marraine
Izabelle pourra certainement t'apporter une réponse documentée. J'ai lu seulement le Piège du bonheur, qui est un livre passionnant et très accessible.
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