Satiété et pleine conscience - 10022012

isabellej.
Abonné

coucou à tous,

je viens partager ici une petite expérience que j'ai fait ces jours derniers

je suis actuellement dans l'activité  Pleine conscience sur les sensations de faim

Du coup, cela m'a donné l'idée de faire de la pleine conscience sur ma sensation de satiété, à la fin de chaque repas

Si ça se trouve, ça se fait dans la suite du programme, je ne sais pas

En tous cas cela m'apporte un grand bénéfice, car comme beaucoup de personnes, j'ai parfois du mal avec ma satiété (qui arrive bien vite, et la gourmande que je suis a tendance à passer outre)

du coup, là je fais la pleine conscience sur les sensations physiques et émotionnelles de la satiété, et c'est à la fois agréable (pour une fois conscience d'un truc positif),  et à la fois ça m'aide énormément à apprécier la satiété,  je finis par apprécier la satiété plus que la gourmandise....

Je le fais depuis deux jours et j'ai l'impression de me réconcilier avec ma satiété, cela diminue presque complètement les EME post-repas

Commentaires

Zéphyr.
Abonné

Géniaaal !!!!!

Une façon positive de voir la satiété, ça  me change, merciiii!  :o))

oreneta.
Abonné

Merci Isabelle pour ce témoignage!

Je suis en train de remplir mon carnet sur les EME et je me rends compte que mon grand problème est le non-respect de ma satiété. Je la vis comme une frustration et pratiquement toujours, je l’ignore et continue à manger, tant qu’il y a des gens qui mangent autour de moi…  un comportement de gamine, non ? Comme si j’attendais que ma maman me dise « Stop », ce qu’elle faisait d’ailleurs très vite quand j’étais petite et soi-disant trop grosse (quand je vois les photos aujourd’hui, je me rends compte de la réalité !!)

Le pire c’est que quand je suis prise d’assaut par ces EME pendant les repas, j’en suis parfaitement consciente sur le moment mais je n’arrive pas à analyser la situation, à entrer en pleine conscience. Comme une sorte de blocage psychologique… D’ailleurs, quand je remplis le carnet, j’ai bien du mal à cocher l’émotion qui m’a fait manger. Preuve que je n’ai aucun recul sur ces moments.

 J’ai remarqué que quand je fais une séance de RPC avant le repas, ça m’aide à mieux gérer tout ça mais je n’arrive pas encore à le faire systématiquement.

La route est longue…

isabellej.
Abonné

oui oreneta, beaucoup de personnes le vivent comme une frustration alors qu'en fait c'est une sensation agréable

ce qu'il y a, c'est qu'on a souvent un long parcours de frustration derrière nous, et on a toujours une tendance à vouloir profiter, surtout dans des moments non-culpabilisants comme les repas

c'est pour ça que j'ai essayé de vraiment me centrer sur les ressentis physiques, ou plutôt pour la satiété, la disparition des ressentis physiques de la faim

de plus, c'est vraiment le point clé pour maigrir je trouve....   on arrive à stabiliser  en attendant la faim pour manger, mais pour maigrir, rien de tel que de trouver enfin sa satiété

la route est longue c'est sûr, l'essentiel est d'avancer, moi aussi je n'arrive pas à le faire systématiquement, mais dès que je peux, c'est déjà bien

sagattine.
Abonné

C'est vrai que quand on prend conscience que la faim est douloureuse, ou présente au moins une gêne, l'abscence de non-faim est en fait quelque chose de très agréable!

J'ai encore du mal à m'arrêter à satiété, parfois j'arrive à jeter ou garder pour le lendemain et parfois j'ai besoin de finir ma portion. Samedi, j'ai pris un gros goûter en revenant de la danse parce que je mourrai de faim, mais je n'ai pas su m'arrêter et je l'ai regretté. Non pas parce que j'avais goûté : j'avais faim, j'avais envie de sucré donc tout allait bien (et puis j'ai attendu ma faim et donc dîné assez tard donc que du bon). J'ai regretté parce que la sensation de trop-plein au niveau de l'estomac est désagréable en tant que telle. Avant cette sensation était désagréable parce qu'elle était associée à de la culpabilité et à un mal-être, mais samedi j'ai été surprise de constater que la sensation physique de trop-plein n'est pas agréable sans pour autant être associée à de la culpabilité. Je l'ai un peu vécu comme une mini-libération en quelque sorte, et depuis 1 mois que je suis LC je peux vous dire qu'il y a en a eu plusieurs des prises de conscience/libérations de ce style!

isabellej.
Abonné

chouette prise de conscience

moi aussi, l'inconfort physique d'avoir trop mangé, je n'aime pas du tout ça, en dehors de toute culpabilité (quand j'y arrive)

mais avant, je n'avais même pas conscience que j'avais un inconfort physique, je me sentais mal, donc pour ne pas 'sentir", j'entamais le cercle vicieux de manger un petit truc en plus, dans l'espoir inconscient que ça "annulerait" mon inconfort

sauf que bien sûr ça l'amplifie.....   quand je pense qu'avant je n'avais pas conscience de tout ça

j'étais dans le tout ou rien, soit je respecte ma satiété, tout va bien, soit je dépasse un peu, je me sens mal, donc je re-mange.....

aujourd'hui j'essaie (je dis bien j'essaie)  de prendre conscience de cet inconfort, et du fait que c'est pour faire disparaitre cet inconfort que j'ai envie de continuer à manger...  (sans me prendre la tête sur l'incongruité de la chose)

c'est pas mal, j'arrive maintenant à m'arrêter, même si j'ai trop mangé, à supporter un peu d'inconfort physique

ces prises de conscience sont progressives, mais c'est vrai que c'est super à vivre

calico.
Abonné

@sagattine et isabellej, vos remarques et avancées font écho chez moi. Je tiens parfois le fil et il m'échappe, comme hier au repas.

Spaghetti à la sauce tomate maison, mon péché mignon. Je m'étais servie raisonnablement, mais on n'avait pas planté nos fourchettes dans les pâtes que le téléphone sonne et mon ami quitte la table. On l'entend parler pendant que nous autres  nous mangeons. Et j'ai beau tenter de me freiner, je mange encore trop vite, j'ai fini mon assiette avant les gosses et le copain qui cause toujours et son assiette qui refroidi. ça m'agace. Je me vois faire. bon. Le plus depuis LC, c'est que je ne me focalise plus là-dessus. je prends note et je passe plus loin. Mais voilà qu'il reste des pâtes dans le plat, j'ai fini mon assiette et je me vois me reservir. Je sens que je n'ai plus très faim. Je pourrais très bien m'arrêter, mais non. J'ai fait l'exercice de m'arrêter mentalement et de chercher mes sensations et émotions. Et je trouve finalement: je suis en colère contre le débile qui a téléphoné et qui me prive de la compagnie de mon ami. Contre mon ami qui n'est pas capable de refuser de répondre alors que l'on mange. C'est de la colère, de la frustration. tout cela en une micro seconde alors que je fixe ma fourchette et mes spaghetti enroulés dessus. Alors, sachant tout cela, je la mange ou pas cette fourchettée?

Réponse: je l'ai mangée, mais elle n'était de loin pas aussi savoureuse que la première. Et heureusement pour moi, je réduits mes secondes portions à plus grand chose. Le mal n'est pas bien grand. Pas faim le lendemain, c'est tout.

oreneta.
Abonné

Calico, c’est génial de réussir à mettre un nom sur l’émotion, c’est le premier pas vers le contrôle ! Chez moi elles sont encore très diffuses mais je ne perds pas espoir !

isabellej.
Abonné

bravo Calico, c'est chouette de t'être rendue compte de cela : colère, frustration, contrariété, ce sont souvent des petites choses qui font manger

déjà prise de conscience de l'émotion, le plus important...  

ensuite il faut que tu prennes conscience que le fait d'enfourner la fourchette est un mécanisme que tu utilises pour ne PAS RESSENTIR ces émotions  (parce que ça n'a rien d'agréable)

donc le prochain pas, garder cette émotion en toi, l'accepter un moment, de plus en plus long, pour augmenter peu à peu ta tolérance à ces émotions, et bientôt le monde pourra bien s'écrouler autour de toi pendant que tu manges...  tu respecteras ta satiété

mais oui heureusement qu'il suffit d'attendre sa faim suivante....  parce que sinon il faudrait faire un "sans faute" à chaque fois et ça, ne n'est pas la vie

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