Se lier d'amitié avec soi-même - 20112015

izabelle
Animatrice forum

Je sais que beaucoup d'entre nous, surtout au début, nous avons du mal avec la bienveillance envers soi

nous avons tendance à être très bienveillants avec les autres, et avec nous : impitoyable

ceci dans le but de nous  "booster"  soit-disant, mais cela crée des dommages collatéraux assez importants

 

j'ai pensé à ce fil  comme une sorte d'exercice quotidient à entrer en amitié avec soi-même

il y a peut-être des séances de pleine conscience là-dessus qui existent, mais de mon côté je l'imagine  comme  simplement quelques minutes de pleine conscience pendant lesquels nous pouvons nous centrer sur l'expression d'une amitié  inconditionnelle envers nous même, tel que nous sommes et sans vouloir se changer,  soi-même en tant qu'expression de la vie dans le moment présent

ça vous tente?

Commentaires

FRED73
Marraine
Oui, j'ai bien besoin de cela. Je vais déjà commencer par ne pas m'en vouloir d'avoir toujours ces mêmes pensées automatiques qui veulent me faire croire que je suis la plus nulle de toutes les nulles qui existent sur terre. Donc, je ne m'en veux plus: ce n'est pas de ma faute si mon cerveau a ces pensées qui viennent toutes seules tout le temps ! Il a ces pensées libre à lui, je n'y adhère pas. Je ne cherche pas à me changer,ok,donc c'est comme ça mais ça ne me fait plus souffrir.
Stephalille.
Abonné

Bonjour Izabelle, bonjour Fred,

Oui je suis moi aussi tentée par ce moment de bienveillance envers moi-même.

C'est bizarre, en ce qui me concerne, je suis assez fière de mes compétences (surtout techniques, au boulot) mais tellement honteuse de ce que mon corps me renvoie de moi. J'ai des croyances bien ancrées sur la volonté, la valeur du travail, le sens du devoir...que prendre soin de moi reste du domaine de l'interdit. Je'essaie de prendre des moments pour commencer avec des "petits soins"du type mettre de la crème hydratante sur mes jambes, m'observer quelques minutes dans le miroir quand je m'habille. Finalement, ça me fait du bien. Ca ne fait pas de moi une femme au corps parfait mais je me vois, je me regarde et je réalise que j'aime chercher quelque chose qui me plait.Ces moments développent des pensées positives, me délassent. Plus détendue, je gère mieux mes émotions et j'ai donc moins envie de me cacher en me gavant ou en travaillant au delà du raisonnable.

Un outil tout simple : je m'imagine à la place d'une de mes amies. Je me demande ce qu'elle penserait si elle me voyait en sous vêtements. Penserait-elle aussi que je suis dégoutante, moche et grosse ? Surement que son avis serait moins arrêté. Er moi, est-ce que je pense ça de mes amies? Oui certaines d'entre elles sont en surpoids ou carrément grosses mais je dois aouer que je m'en fiche. Ca ne change pas mon sentiment envers elles et je les aime comme elles sont. 

Ce petit exercice m'aide beaucoup à développer la bienveillance envers moi et ne prends que très peu de temps pour éloigner les pensées négatives. Testez-le et dites-moi ce que vous en pensez.

Amicalement

Orange Cadmium.
Inscrit

Isabelle, c'est joli ce que tu écris, mais c'est vrai que nous sommes impitoyables avec nous-même et que c'est très dur de s'aimer.

Steph de Lille, j'adore ton idée de se voir à travers les yeux d'une amie. Merci!

Du coup, j'ai réussi à me donner pendant quelques secondes je dirais un amour inconditionnel et ça m'a fait du bien. Je l'ai vécu comme une pluie de lumière intérieure qui a fait fleurir un sourire sur les lèvres. Je ne sais pas trop comment revivre ce moment, je vous dirais si j'y arrive. Peut-être en m'accueillant moi-même ou me souriant? Ce que je me rends compte c'est que ce l'on donne à l'extérieur on peut aussi le donner à l'extérieur, même si on est pas familier de cette posture. C'est vraiment une posture à trouver. Courage à toutes! Bises.

didi5063.
Abonné

Je me retrouve beaucoup dans ton commentaire Steph de Lille.

Il y a quelques années je ne prenais aucun soin de moi, la vie familiale et la vie professionnelle prenait toute mon énergie. Maintenant, j'arrive à prendre soin de moi et même si mon corps est déformé patr les kilos en trop, j'arrive à en prendre soin et à être beaucoup plus bienveillante avec moi, à me sourire ....

Nady.
Abonné

Merci beaucoup Izabelle pour ce post!

J'en aurais vraiment besoin de cette bienveillance envers moi! Je me rend bien compte que j'ose certains commentaires envers moi que je n'imaginerai jamais penser de quelqu'un d'autre! 

Pendant ce temps le seule progrès que j'ai fais dans ce domaine c'est de reconnaitre le faites que je suis sans doute trop dure envers moi! C'est déjà pas mal, fin je crois!! haha

Bref je vais donc essayer cette exercice!

De savoir qu'on est pas seule avec ces difficultés à s'acepter, ça fait déjà du bien! 

Bonne soirée à tous et toutes! 

lorraine
Marraine

La bienveillance envers moi même j'avais réussi à m'en donner au bout de quelques mois de linecoaching donc début 2012 avec les exercices de rpc .

Je me suis servi, des mots, de la douceur, de la voix émanant des thérapeutes que j'écoutais pendant les séances  comme si j'injectais le médicament de la bienveillance (ou je peux dire aussi  de la compassion ou de la gentillesse ou de l'amour) à l'enfant meurtri au fond de moi (c'était tellement fort comme impression que je le ressentais physiquement).

J'apprenais petit à petit à ne plus douter de ma valeur, à ne plus me juger , à devenir amie avec moi. Concrètement, ça se traduit en ressassements qui disparaissent, en pensées stériles et méchantes à mon encontre que je n'entendais plus (avant LC c'était continuel , voix off sur un ton fort) , à des choses que je décrétais imparfaites que je pouvais faire ou dire mais qui ne m'affectaient plus. Avec un énorme sentiment de paix intérieure.

J'ai fait pendant deux ans des séances de rpc avec ou sans support audio quotidiennes d'une moyenne de  20  mn. La bienveillance envers moi même est devenue naturelle...

Je vais bien et petit à petit comme tout, les vieilles habitudes s'installent et je fais beaucoup moins de séances formelles de  rpc

 

 

Et là tout dernièrement, depuis un mois,  mon mental se fige à nouveau, prend toute la place, je me juge et me juge de me juger (comme toi Fred comme je l'ai lu dans tes posts) , je m'insuporte et me vois comme incompétente..Je ne m'en rends pas compte tout de suite, puis accueille quand même ces ressentis, et la souffrance psychique s'installe, et mes articulations qui me refont à nouveau terriblement mal...Pfffffffffffff....

Et il y a deux jours à lire ce fil que tu as démarré Isa, ça se confirme dans mon esprit je ne suis plus très amie avec moi même...

Alors ce matin, à 9h dans la cuisine avec mon café, je me redresse sur ma chaise, je sens le soleil à travers la porte fenêtre qui me chauffe la tempe droite...Ca me fait un bien fou...Là, je réalise mon besoin de chaleur humaine, d'empathie , je fais descendre mentalement le soleil dans mon ventre, c'est bon c'est chaud, ça fond, et les larmes coulent de mes yeux...

Je reste près de 15 minutes assise ainsi à pleurer en silence. J'identifie nettement de la colère en moi, plein , colère envers moi même , colère envers autrui ....Colère qui lorsqu'elle est distillée en soi et hors de soi empêche à "l'amour" de passer vraiment et compliquent les relations avec soi même et les autres. (colère liée à des violences professionnelles vécues, auxquelles font écho les attentats, qui du coup rendent irritables et les proches en prennent pour leur grade...)

En m'accordant ce temps, en repérant cette colère et en l'acceptant pour ce qu'elle est je suis re rentrée en amitié avec moi même ...J'ai consacré la matinée à la colère et donc à la souffrance qui m'habitent en ce moment ..J'ai pris un bain chaud, j'ai alterné rpc et lecture du livre "la colère" de Tchich Nhat Hahn.                       .

Superbe livre qui porte sur la colère et sa transformation en compassion, amour envers soi et les autres (son amoureux, ses parents, ses enfants par exemple) . La thèse de l'auteur étant que soi et l'autre sont complètement intriqués. Les autres "profitent" de toutes nos émotions qu'elles soient positives ou négatives .Ce livre m'avait déjà bien aidée quand je me suis lancée dans la réconciliation avec ma mère en 2013.

Je sais par expérience que ce sont les séances quotidiennes de respiration en pleine conscience qui aident à s'apaiser, à devenir plus sereine avec soi. Demain je recommence, en me questionnant sur  mes émotions et le regard (amical ? smiley) que je pose sur moi à ce moment là, si c'est difficile je tenterai l'exercice proposé par Steph .

Voilà pour mon témoignage, merci de tout coeur  des vôtres sur ce fil et ailleurs.

Bonne fin de dimanche à tous.

FRED73
Marraine
Merci Lorraine. Je sais maintenant qu'il va falloir que je me remette moi aussi à refaire de la pleine conscience formelle tous les jours. J'ai ressorti mes livres, j'en ai 2 pour faire un programme de 8 semaines. C'est certain maintenant, c'est ce qu'il me faut pour retrouver un peu de sérénité parce qu'en ce moment je n'arrive plus du tout à observer mes pensées et je m'en veux terriblement.
citronnelle.
Abonné

Quel beau témoignage Lorraine, j'étais émue en t'imaginant traverser ces différents états. Merci pour ce partage et bonnes retrouvailles avec toi

FRED73
Marraine
J'ai commencé la méditation formelle ce matin, je me réveille tous les jours 2h avant que le réveil sonne très angoissée. Je vais donc le faire systématiquement. Ce qui est fou c'est que je m'en veux de ne pas être bienveillante avec moi même ! Avoir des pensées du genre " mais tu es vraiment nulle de ne pas être bienveillante avec toi même " entraîne " tu est vraiment nulle de penser que tu es nulle de ne pas être bienveillante avec toi même"! Je pense que je devrais en rire mais j'ai encore du mal.
izabelle
Animatrice forum

oui tu devrais carrément en rire !

ça ferait un bon spectacle comique d'ailleurs !

je pense que ton mode d'éducation (si je me souviens bien)  n'est pas étranger à tout cela

 

c'est là où les valeurs peuvent vraiment être très très utiles

la plupart d'entre nous ont comme valeur la connexion à l'autre, l'amitié, l'amour, la bienveillance

il est alors un ACTE engagé quotidien  que de se donner à soi-même ce que l'on donne naturellement aux autres : de l'amour, de l'amitié, de la bienveillance et se connecter à soi-même

en faisant cela, on nourrit nos propres valeurs

en agissant en tant qu'être aimant et bienveillant, nous voilà profondément  "nous-même"

alors cet amour doit aussi se diriger vers nous

 

le genre d'expérience raconté par Orange et  Lorraine, voilà ce que nous pouvons faire tous les jours pour nourrir  nos valeurs

 

cerise sur le gateau :     il est beaucoup plus facile d'être ami avec soi quand on agit vers ses valeurs

et pourtant il faut être ami avec soi  aussi dans la souffrance, aussi quand c'est dur, et ceci est très important

mais quand on dirige sa vie vers ses valeurs, cela est des millions de fois plus facile que de se donner à soi-même cet amour et cette amitié

 

d'ailleurs je suis presque persuadée que la perte d'amitié avec soi-même vient du fait qu'on ne "vit" pas ses valeurs profondes et réelles

 

 

bref    tout un programme

 

ce matin, je me suis fait l'amitié à moi-même  de me connecter malgré une grosse "fuite" émotionnelle

je l'ai fait sur le fil " pratique de l'EME-Zen en ligne"

 

en fait j'étais comme un ado bougon, qui ne va pas bien et pas dire pourquoi....

mais j'ai insisté auprès de moi-même , pour me connecter à moi-même  (et non je suis pas folle  laugh)

et finalement tout est sorti très vite

 

je m'aperçois que c 'est le même processus avec mes patients,  c'est en forçant leur barrage "anti-connexion"  et en leur proposant de se connecter à moi  qu'ils arrivent enfin à faire de la place à la souffrance et arrêter de lutter

 

comme quoi la connexion est essentielle

 

 

merci pour tous ces partages

lorraine
Marraine

Oulala Fred tu vas te faire des noeuds au cerveau mdr cheekyRespire et laisse tes pensées s'envoler smiley

 

Forte de ce constat d'hier d'être pleine de colère de stress, j'ai fait une pause de 2-3 mn ce matin  au boulot ... aux toilettes ! Je me suis dis " douceur douceur douceur " tout en respirant assez fort  et je crois que j'ai souri...Et j'ai visualisé une couleur, pendant quelques secondes ..C'est le bleu qui est venu

C'était avant un entretien avec un gars coriace avec lequel j'ai laissé beaucoup d'énergie la semaine dernière! Y a eu plein de gars coriaces la semaine passée et aujourd'hui je voulais démarrer la semaine calmement et sereinement ! J'ai demandé à ma collègue de faire l'entretien avec moi et de le démarrer....J'ai réussi à rester calme malgré les tentatives de mauvaise foi du gars en question et je crois que ma voix était teintée de gentillesse quand je lui ai parlé...Là, j'ai pensé à toi Orange en me disant que "oui, ce qu'on peut donner à l'intérieur (donc de la douceur) on peut le donner à l'extérieur". L'entretien s'est bien passé et moi j'étais zen après.

 

J'ai fait une séance de rpc d'une dizaine de minutes après le repas de midi, pour lâcher toutes les pensées qui s'enchaînent ,  assise sans bouger pour bien me connecter à moi....Respirer et ne pas m'accrocher aux pensées...Comme toi Isa  j'ai aussi du me forcer un peu..Pauser, se poser demande souvent  un effort . Et c'ets vrai que c'est essentiel.  Et c'est après ce moment entre "moi et moi" , que  c'était décidé que je consacrerai une grosse partie de l'après midi  à préparer mon dossier de formation, seule dans mon bureau loin des sollicitation continuelles !  M'apporter de l'attention, me faire passer avant les Autres ! Na!

 

 

Cet aspect de "se donner de l'amitié", en particulier quand les séances sont pratiquées très régulièrement et sur un temps long équivaut aussi pour moi à nourrir son estime de soi, se persuader de sa propre valeur, sortir des perceptions négatives erronées que nous avons  de nous mêmes et par là même "réparer" ce qui n' a pas toujours été suffisamment donné dans l'enfance....Y a des personnes qui n'ont pas besoin de faire des exercices de ce type dans leur vie ou alors très ponctuellement car elles s'accordent naturellement sans même en avoir conscience "depuis toujours" de l'attention et de la bienveillance.

lorraine
Marraine

Alors ce matin , je me suis bien réveillée avec moi même, en forme, avec une envie très forte de boire mon café .

Ce matin ressenti de café plaisir, de café cadeau à moi même

Tranquille,  pas de radio, assise bien droite (c'est important pour moi pour prendre la température de mon  intériorité)  sur ma chaise dans la cuisine...

Moment de pur bonheur en pleine conscience  pendant quelques petites minutes: la tasse chaude tenue de mes deux mains, les réchauffant , à boire très lentement, laisser s'écouler le liquide dans ma gorge , à en apprécier le goût (je l'ai encore en mémoire à cette heure ci) , à respirer en pc  entre chaque gorgée

 

J'ai même ouvert mon yaourt petit dej...Et bien, non, pas faim après deux cuillérées, j'ai laissé tomber et l'ai re mis au frigo

izabelle
Animatrice forum

chouette, moi ce matin ça m'a pris un effort, déjà de prendre conscience que je me faisais "la gueule" à moi-même  et que je n'étais pas du tout amie

en ouvrant les volets, j'ai essayé fugacement de diriger vers moi un sentiment sympathique,  cela a été fugace, mais cela m'a permis, ensuite,  d'ouvrir une fenêtre intérieure

pendant que j'attendais que le bus scolaire vienne cueillir ma fille,  j'ai pu pratiquer de l'acceptation émotionnelle sur un sentiment douloureux qui me travaille en ce moment (et régulièrement)

cela m'a permis ainsi de sortir de la "lutte" à la première heure

Jazlyneloseweight.
Ancien abonné

Oh je n'avais pas vu ce forum, oh comme il me parle.

Tu es bien placé pour savoir, Izabelle, que cette bienveillance dirigée vers moi meme est trés difficile, j'ai du mal à la mettre en place.  J'ai passé tellement d'années à me detester, à me brimer moi même que tout d'un coup devoir etre gentille et ne pas me juger, et bien ça me destabilise.

Merci pour cette merveilleuse idée.

Je suis plus que partante!!! Alors je me joins a vous.

Jazlyne

lorraine
Marraine

Alors aujourd'hui je ne travaille pas (Ouf! ) , du temps pour moi, sans sollicitations professionnelles  tout azimut qui actuellement me sont difficiles à supporter

 

Au lever, pensée hameçon qui m'avait déjà réveillée la nuit (suite à réunion institutionnele de  hier que j'ai animée)...Affreuse elle est collée avec de la super glu dans mon cerveau et m'encombre totalement, comme s'il n'y avait que ce ressenti là au monde et que plus rien d'autre n'existait ....Horrible et je ne me supporte pas. Amitié envers moi = 0

Comme hier, café , assise, j'accueille ce que je ressens ...

Je je me trouve nulle...J'observe mon intériorité assez longuement, j'approfondis, j'identifie culpabilité et non acceptation de l'imperfection (je me suis jugée maladroite  dans un acte et une parole envers des collègues) avec en arrière fond je le perçois bien, la peur de décevoir, et d'être considérée comme "non aimable" (vieux restes, pas encore réglés, de ressentis d'attitudes parentales qui de temps en temps refont surface).

Quand c'est comme ça, et que j'ai le temps comme ce matin,  je prends un livre pour m'aider à mieux appréhender ce que je ressens, mieux comprendre , relativiser (en ayant d'autres explicaions que mes pensées souvent erronées quand elles me concernent)  et mettre de la distance....Ce matin c'est "le piège du bonheur" ...

J'ai fermé les yeux et en respirant en pc je me suis répétée plusieurs fois d'affilée très doucement et gentiment " pas besoin d'être parfaite pour être valable " .

Mais le corps restait crispé et en pleine consciecne toujours j'ai été m'allonger sur le tapis pour 10mn de mouvemetns d'ouverture (j'évoquerai sur d'autres fils)

Et dans la matinée, je me suis fait deux plats rien que pour moi (mes chéris n'aiment pas et j'en fais peu souvent ) en cuisinant le plus possible en pc et je me suis adoucie, mes pensées hameçons aussi s'effilochant et s'éloignant dans le même temps  .

Ce moment de cuisine réconfort m'a aidé à redevenir plus copine avec moi même.

 

Et  j'ai parcouru le livre de Russ Harris . J'ia fait un point sur moi, ma vie Un de ces jours j'irai poster sur le fil "valeurs".

J'ai aussi pu  faitre le point sur toutes les très nombreuses choses effectuées efficacement hier, pour relativiser encore plus .....

 

Ma fille va rentrer et je vais passer du temps avec elle. Ca va, je ne suis plus crispée, plus apaisée. Toi aussi j'espère Isabelle que ta journée se sera déroulée en bonne entente avec toi même smileyBienvenue Jazzly sur ce fil et à bientôt, peut être, de te lire

jessica.pl.
Abonné

Quel joli fil, merci à vous de partager vos expériences. J'ai encore beaucoup de chemin à parcourir pour la bienveillance envers moi-même. 

Lorraine tes témoignages de ressentis sont très parlant pour moi, c'est chouette de te lire.

De mon côté je lutte encore, je déteste me sentir submergées par mes émotions, je dois encore apprendre à leur laisser une place. Quand je suis en colère... je suis en colère d'être en colère... quand je suis anxieuse, je me trouve lamentable d'être anxieuse pour des broutilles. Je donne toute la place à la raison...

"Raisonnablement" il n'y a pas à être anxieuse/en colère/stressée/... pour si peu, donc ça m'énerve d'être "mettez ici n'importe quelle émotion que vous auriez tendance à juger comme étant négative"...

Bref je lutte contre mes émotions comme si elles n'avaient pas le droit de cité, et ça me fatigue ; c'est d'autant plus fort quand j'ai beaucoup d'obligations ou de pressions sociales/professionnelles; parce que je lutte encore plus en me disant que je n'ai pas de temps à perdre avec mes émotions encombrantes... c'est exténuant.

J'essaierai de me rappeler ce fil la prochaine fois que je manquerai de bienveillance avec moi-même... ce qui ne devrait pas tarder :p

izabelle
Animatrice forum

[quote=Jazlyneloseweight]

Tu es bien placé pour savoir, Izabelle, que cette bienveillance dirigée vers moi meme est trés difficile, j'ai du mal à la mettre en place.  J'ai passé tellement d'années à me detester, à me brimer moi même que tout d'un coup devoir etre gentille et ne pas me juger, et bien ça me destabilise.

[/quote]

tu as parfaitement résumé la situation de beaucoup d'entre nous

 

ce matin j'ai beaucoup beaucoup de mal

donc je reste présente à moi-même mais je n'arrive pas réellement à me donner de l'amitié ce matin, car je suis certainement encore trop en lutte contre un ressenti

par contre cette présence à moi-même, c'est une forme d'amitié que je perçois, de loin, dans le brouillard et qui est un appui indéniable

 

 

[quote=lorraine]

Ce moment de cuisine réconfort m'a aidé à redevenir plus copine avec moi même.

[/quote]

moi aussi, cela fait partie de mes "actes" engagés  que de cuisiner des légumes tous les soirs

je raffolle littéralement des légumes cuisinés le soir, je me demande si c'est parce que ça pesait "tant" à ma mère de les faire qu'aujourd'hui me les faire à moi-même (entre parenthèses des millions de fois  mieux qu'elle car cela n'était pas très bon), ce n'est pas une sorte de réparation

en tous cas cuisiner pour soi est véritablement un acte engagé au service de la valeur  "amitié avec soi-même"

 

 

[quote=jessica.pl]

De mon côté je lutte encore, je déteste me sentir submergées par mes émotions, je dois encore apprendre à leur laisser une place. Quand je suis en colère... je suis en colère d'être en colère... quand je suis anxieuse, je me trouve lamentable d'être anxieuse pour des broutilles. Je donne toute la place à la raison...

"Raisonnablement" il n'y a pas à être anxieuse/en colère/stressée/... pour si peu, donc ça m'énerve d'être "mettez ici n'importe quelle émotion que vous auriez tendance à juger comme étant négative"...

Bref je lutte contre mes émotions comme si elles n'avaient pas le droit de cité, et ça me fatigue ; c'est d'autant plus fort quand j'ai beaucoup d'obligations ou de pressions sociales/professionnelles; parce que je lutte encore plus en me disant que je n'ai pas de temps à perdre avec mes émotions encombrantes... c'est exténuant.

[/quote]

je ne sais pas si tu connais la métaphore du surf, que j'ai cité ici et là, mais l'alternative à   "lutter"  et  "se laisser submerger" existe : il s'agit de surfer

surfer sur ses émotions, c'est utiliser leur force, cela suppose bien sûr l'acceptation émotionnelle

et aussi un apprentissage, l'observation, essentielle, la pratique, indispensable

d'y aller progressivement aussi

 

je pense que tu as très bien observé les mouvements de ton esprit, qui préférerait éradiquer les tempêtes émotionnelles, afin que tout soit plus simple et plus lisse,  seulement cela n'est pas possible (et comme il ne le sait pas, heureusement que cela n'est pas possible)

les émotions ne fonctionnent pas à la "raison"  cependant elles ont du sens et leur propre logique, très différente de nos  "idées"

c'est pourquoi se recentrer sur le corps est fondamentalement la bonne approche  pour accepter ses émotions

parce que le cerveau, lui, ne va pas arrêter de mouliner pour contrôler tout ce qu'il peut,  oui c'est son job, et il le fait bien

mais ton attention, tu peux la centrer sur le présent, et notamment sur ton corps

pour cela il faut s'entraîner

 

alors bon entrainement !!

lorraine
Marraine

Jessicapl écrit :

"Raisonnablement" il n'y a pas à être anxieuse/en colère/stressée/... pour si peu, donc ça m'énerve d'être "mettez ici n'importe quelle émotion que vous auriez  tendance à juger comme étant négative"...

Je comprends bien ce que tu veux dire c'est ce que je me disais aussi avant de connaître la pleine conscience et les séances formelles de pleine conscience.

Je te promets que  c'est toujours  pire, car rien n'est accueilli, juste matraqué et rien ne disparaît pour autant , ça fatigue, ça épuise  comme tu l'as écrit .

Si on veut que ça s'apaise , s'atténue voir disparaît il faut accueillir ce qui est ressenti , accueillir avec bienveillance si possible , juste être là à respirer en présence avec soi même (se connecter à soi) , essayer de ne pas s'accrocher à ses pensées jugeantes et dévastatrices. C'est vrai que desfois c'est ardu et il faut du temps (hier matin pour moi cela l'était, ressenti récurrent))

Travailler à l'acceptation émotionnelle, surfer sur ses émotions comme le rappelle Isabelle . Sûr, on en meure pas des émotions.

Y a pas d'autre solution "naturelle",si comme moi tu  ne plus veux plus t'enliser dans la souffrance, car moi je souffre quand je suis encombrée de pensées et je ne veux plus souffrir pour justement des choses irrationnelles (les pensées même dramatiques ne sont pas des faits réellement dramatiques , ce ne sont que des pensées!) . C'est quand j'ai commencé à connaître la paix intérieure que j'ai réalisé combien j'étais en conflit et en souffrance avec moi même

Ce que j'ai constaté c'est que derrière des ressentis de mal être  parfois flous et diffus se cachent des émotions pas toujours faciles à repérer et à identifier .

Et c'est la nature et  la raison (si on y arrive)  de ce qui fait problème, si on les accueille et on les accepte elles aussi,  qui font avancer dans la connaissance de soi et du coup dans un changement possible.

Oui, pour cela il faut s'entraîner , s'entraîner à s'observer et faire très régulièrement , Jon Kabat zin préconise 20 mn tous les jours pendant 2mois. C'est comme cela que j'avais démarré, un peu comme avec un protocole de soin. Ca demande des efforts mais ça vaut le coup. Si c'est difficil seule sans rien, il y a des voix pour t'accompagner : Gérard Apfeldorfer à LC et d'autres sur des CD.

 

 

Aujourd'hui, je me suis levée fourbue ! mais je ne me suis pas flagellée . Ca m'a rappelé ma séance de piscine d'hier soir , qui m'avait fait un bien fou au moral et pour laquelle j'ai retiré quelque fierté de ma capacité à me surpasser! Hier soir j'ai été en bonne entente avec moi même, apaisée . J'avais fini par admettre que "Non, je ne suis pas nulle!" mais juste pas parfaite, simplement humaine quoi!

Aujourd'hui, bien aussi, juste sentiment d'énervement vers 13h 30 et en me connectant à moi même, à me questionner  sur la raison j'ai réalisé que ma nuque, mes épaules étaient très raides (c'est pas toujours certain mais l'arthrite peut en être responsable) ; je n'avais pas ressenti mon corps  avant cette pose entre moi et moi....C'était avant une grande messe à la prefecture pendant laquelle il me fallait aussi parler, alors j'ai pris une aspirine, le but c'était de me sentir mieux, vite. Et ça a marché.

 Oui je vois ce que tu veux dire Isa, cette présence à soi même même quand on est mal , est déjà un cadeau, déjà c'est se reconnaître et  se considérer digne d'intérêt....

Pensées et courage à nous toutes. Bises.

izabelle
Animatrice forum

merci de nourrir ce fil

c'est un travail dont je m'aperçois qu'il est essentiel, même si comme beaucoup de contrôleurs émotionnels (ou mangeurs émotionnels) présents sur ces pages,   c'est vraiment aller à l'inverse de ses habitudes premières

justement m'y voilà bien confronter en ce moment, comme si cette problématique  "toquait" à ma porte et qu'il était vraiment temps de passer le cap

cela a commencé avec mon corps, la patience de mon ostéo, sa demande que je suive des cours de Pilates, je dois dire que sans sa bienveillance à lui, jamais je ne l'aurais fait

et maintenant les cours de Pilates sont ce qui illumine ma semaine

pourtant à la base beaucoup de ressentis négatifs sur mon manque de "maitrise" du corps

mais encore la bienveillance et surtout des personnes connaissant bien leur affaire, ce qui s'illuste de progrès très nets

 

bref ce nouveau rapport au corps entamé  m'entraine peu à peu dans un nouveau rapport à moi-même

en ce moment je me réveille tous les matins  "aigrie" contre moi-même,  comme me jugeant responsable, par ma  non-valeur,  de ne pas recevoir en permanence l'amour des autres et surtout sa manifestation

c'est bien sûr qqchse qui vient de loin, une pensée hameçon relativement inconsciente, mais qui vient m'accrocher

pensée que j'ai développée de 9 ans à...... au moins, je ne sais pas... 30 ans (au moins)

surtout à 9-10 ans, quand j'ai été sortie, à la faveur d'un déménagement traumatique,  du bain insouciant et joyeux de l'amitié simple et inconditionnelle   à un environnement froid, sans sourire, sans humour, plein de compétition  (vive les banlieues chics frown)

 

je pense que ce bain froid et glacé du  "non-amour"  va se réactiver encore et encore,  j'apprends maintenant à développer un autre rapport avec, il y a certainement une leçon à prendre derrière tout cela

après tout, ne se plonge-t-on pas de notre propre gré dans une bain glacé après un sauna?

lorraine
Marraine

Izabelle écrit :

je pense que ce bain froid et glacé du  "non-amour"  va se réactiver encore et encore,  j'apprends maintenant à développer un autre rapport avec, il y a certainement une leçon à prendre derrière tout cela

après tout, ne se plonge-t-on pas de notre propre gré dans une bain glacé après un sauna?

 

Ah non! pas moi, le bain glacé après le sauna smileycheekycheekywinkwink D'ailleurs je préfère le hammam smiley

 

Je trouve que c'est intéressant pour toi, la remontée et l'expression, juste pour le dire/te le dire à haute voix, de choses difficiles de l'enfance (je lis beaucoup de tes posts et tu ne le fais pas souvent -me semble t-il-  mais peut être de plus en plus) . Nos expériences de traumatismes ont besoin d'être entendues et considérées par autrui en tant que telles (j'ai été une spécialiste de cela, ne particulier sur LC! ). Avant d'être dans la compréhension et la tolérance pour nos parents par exemple , il peut être sain de commencer par crier notre peine et notre colère.

La reconnaissance par autrui, à l'âge adulte,  de notre état de "victime"  nous met du baume au coeur, ce souci de nous qu'on a peut être jamais eu. Puis, petit à petit, plus  nous pouvons passer à autre chose et continuer notre chemin de croissance

Oui,  la bienveillance prodiguée par d'autres peut faire des miracles. Peut être aussi et tu peux t'en féliciter, as tu su voir et recevoir celle de tes "soigneurs". A des périodes de notre vie, on ne voit et veut rien de l'attention des autres, pas en capacité ou volonté de sortir de notre souffrance ou de nos croyances érronées.

Bravo pour ce nouveau rapport à ton corps, de tes progrès; c'est vrai que nous sommes notre corps mais avons tellement appris à mentaliser et donc à le zapper

Concernant le non amour : cela ne peut être que du ressenti, une pensée et donc pas la réalité. Tu le sais bien,....Après comme dirait l'autre en amour il n'y a que des preuves..Et chacun le prouve comme il le peut.

Mon chéri c'est beaucoup en s'occupant naturellement et sans jamais râler de mon bien être matériel (ma voiture, le poêle, mon ordi etc...)qu'il me montre son amour. Desfois j'aimerai plus de manifestations verbales ou gestuelles..C'est pas son fort....C'est tout. Nul n'est parfait. Nous non plus, je pense qu'il aimerait que je sois plus mince, plus rangée, moins indépendante...Il m'accepte bien aussi comme je suis.

Ma  mère a eu des comportement assez excécrables à mon encontre pendant plus de 40 ans mais toujours, depuis toujours,  à écrire "je t'aime" dans ses quelques mots de  cartes d'anniversaire. Cela m'est apparu il y a quelques mois. Et là aussi je me suis dit, on fait tous comme on peut...

 

Et notre valeur c'est fondamental que nous la recherchions et la trouvions en nous même. Au final, nous sommes seuls. Et ça peut être assomant pour les autres si nous leur apparaissons trop dans le besoin d'eux.

Continue à te nourrir de la bienveillance qui t'es donnée , fait le point sur toutes tes qualités et capacités, (à force de preuves et qu'on nous le dise on est quand même obligés de les admettre.), pour de plus en plus prendre confiance en toi.

Voilà ce long post pour toi Isa. Toi qui en fait  tellement, des beaux, des longs, des sensés pour nous tous.

J'ai laissé parler mon expérience, mon intuition. Dans mes propos qui ne se veulent qu'aidants, prends ce qui te convient, laisse le reste. Bises.

redgine's cocktail.
Abonné

Merci Lorraine pour ce témoignage. Je me permet d'en prendre à mon avantage si tu le permets.

J'en suis venu, pour ma part, à mettre en pratique : je n'aime plus, donc plus d'attentes, de creux à l'estomac à épier le moindre gestes d'attention envers moi, pensés et fait rien que pour moi. En somme, si je ne me laisse plus aller à aimer, plus de souffrance.

Et notre valeur c'est fondamental que nous la recherchions et la trouvions en nous même. Au final, nous sommes seuls. Et ça peut être assomant pour les autres si nous leur apparaissons trop dans le besoin d'eux.

C'est tellement vrai, mais hélas, je crois y avoir renoncé. Pourtant j'étais sûre y avoir adhéré suite à mon travail psy qui a duré 4 ans. Mais l'inconscient à une force hors du commun quand il cherche à nous protéger.

Depuis que je suis sur LC, je me suis exercée à l'acceptation, à changer ce qui peut l'être. Et je crois que dans mon acceptation, il y a mon amour désert. Parce que c'est comme ça, Que je me suis construite avec des manques fondamentaux de protection, de présence, de liens véritables. Peut être parce que mes parents n'en n'ont pas eu eux aussi pour en donner ensuite.

Dans mes phases de grands vides émotionnels où je me sens seule, donc en danger, je recherche de partout à adopter un nouveau chien. Pas un caniche évidemment. J'ai déjà 2 chiens, totalisant 90kg de muscles avec des gueules pleine de dents. Cette urgence d'avoir un autre chien, c'est de faire partie d'une meute. C'est avoir une protection indéfectible, une famille originelle et animale qui vous lie les uns aux autres. Quand je m'en rends compte, le besoin cesse. Un court soulagement s'ensuit, mais le vide reste.

Concernant le non amour : cela ne peut être que du ressenti, une pensée et donc pas la réalité.

Tu es d'une grande sagesse Lorraine. Et si je suis dans ce ressenti, c'est que je n'en ai pas assez eu, que je n'en ai pas assez aujourd'hui. Un peu comme une EME, mais là une envie émotionnelle d'amour. Une sorte de boulimie, j'en voudrai encore et encore, car trop fugace quand il est là.

Et j'ai découvert aussi l'effet inverse. Quand mes phases de grands vides émotionnels s'arrêtent, que je me dis ou la la faut sortir ma fille et voir du monde, quand je vais "dans le monde", j'ai une sorte de lâcher de barrage d'émotions.

Le fait de ne pas avoir reçu de gestes ou de signes d'amour, m'a empêché de donner celui que j'avais, comme un échange, je me retrouve à donner à tout va, dés que je sens le moindre intêret pour ma personne. un exces que je reconnais, et donc que je vis avec modération maintenant.

Il parait que dans  " l'autre ", nous trouvons tout simplement un miroir qui reflète notre propre amour et valeurs, nous le renvoyant donc à nous même. Le hic, c'est quand nous ne nous refletons plus dans " l'autre ".

Alors oui, l'amour dont j'ai besoin est en moi. Mais à l'intérieur de moi il ne s'exprime pas. Sans expression, il ne se nourrit pas, il n'existe pas.

Voilà, Merci Lorraine et Izabelle.

J'espère ne pas m'être trop embrouillée les pinceaux, et que vous avez réussi à me comprendre.

lylyoz
Marraine

Merci pour la création de ce fil Izabelle et surtout merci à chacune d'entre vous de l'alimenter avec autant de sincérité. Je le trouve d'une très grande richesse et très authentique. J'ai lu chacune de vos interventions avec beaucoup d'attentions et chacune d'entre elles m'a apporté quelque chose.

Je ne me sens pas encore prête pour le moment pour "ça" mais je sais que cela va rester dans un coin de ma tête et que l'idée va faire son chemin avant de la vivre pleinement. Alors, je viendrai le partager avec vous.

J'avais juste besoin d'exprimer ma reconnaissance et ma gratitude envers vous.

FRED73
Marraine
Dur, dur... J'aimerai réussir à être un parent aimant pour la petite fille qui est en moi. Un parent comme j'aurai aimé que les miens soient pour moi mais c'est difficile... Je me rends compte aussi que je ne montre pas assez non plus aux gens que j'aime que je les aime. Avec mon bébé c'est facile, j'ai toujours envie de lui faire des bisous mais avec les plus grands il faut trouver un autre moyen. Ce qui est difficile aussi c'est qu'après une journée de classe éprouvante: j'ai 30 élèves de moyenne section très bruyants et très accaparants, j'ai envie de calme et de repos et pas du tout envie de rembrayer avec les demandes de mes enfants... Je dévie du sujet. Mais tout ça pour dire qu'il n'y a pas qu'avec moi même que j'ai du mal à montrer mon amour.
lorraine
Marraine

Ce matin, comme tous les derniers matins, petite question au lever à moi même , de comment je me sens...

Le mental ça va, le corps, bof bien endolori mais je suis contente depuis quelques mois, il n'y a plus de poussées articulaires extrêment douloureuses . Non, que quelques raideurs et tensions musculaires...

Alors, ce matin l'amitié (ou le respect ou la bienveillance ou la considération auchoix) que je me donne à moi même c'est de mettre mon corps en mouvement tranquillement dans ma sacro sainte cuisine! Tout doux, la tête qui remue, les bras qui s'ouvrent les épaules qui plient vers la bas...

J'ai remercié la vie (et moi meme) de maintenant accepter ce corps rouillé aux  articulations malades . J'ai remercié de ne plus faire (pour vu que ça dure, et je m'en donne un peu les moyens)  de poussées ou crises très  douloureuses et handicapantes.

Je constate aussi que des vagues situations de boulot traînaillent dans mon cerveau, Hop hop, allez, c'est le week end , vous reviendrez lundi, je souffle dessus pour qu'elles s'envolent......

 

 

Super génial si mes posts vous servent. Merci à vous. Cela va m'encourager à continuer, à donner des détails, à nourrir ceux des autres, les vôtres.....

Il parait que dans  " l'autre ", nous trouvons tout simplement un miroir qui reflète notre propre amour et valeurs, nous le renvoyant donc à nous même. Le hic, c'est quand nous ne nous refletons plus dans " l'autre " écris tu Redgine.

Oui, peut être, parfois ou "et aussi" mais pas que...

Moi j'ai plutôt envie de dire que nous sommes UN, que cet UN il nous faut le découvrir, l'apprivoiser, l'expérimenter, l'apprécier....Nous donner de l'amitié A NOUS MÊMES et plus nous serons amies avec nous même et plus nous pourrons l'être avec les autres ! (non, FRED tu ne dévies pas de sujet)  Etre ami avec l'aute ce n'est pas TOUT donner de nous , y compris ce qui nous est même pas demandé (j'étais une spécialiste de cela)

Donc, apprentissages à mettre en oeuvre à l'âge adulte si notre identité et notre amour de nous même sont bancals car pas assez consolidés à l'enfance  (ce qu' est le cas chez moi aussi, un peu de bon dans mon enfance  mais  aussi pas mal de toxicité parentale, de rejet,  peu d'empathie, de soutien) .

Et pendant longtemps, (je repense à ton dernier post Isa)  je me suis trouvée sans valeur, pensant que le comportement excécrable de ma mère à mon égard était lié au mien de comportement...Pas du tout, il y a des personnes qui ont du mal à aimer (comme nous aimerions être aimés en tous les cas)  et nous pourrions nous mettre sur la tête que cela ne changerait rien dans leur comportement  à notre égard. C'est leur propre histoire et personnalité qui les rend ainsi.

Et cela illustre bien aussi comment nous sommes bien séparés les uns des autres physiquement c'est un fait mais symboliquement aussi. Et nous ne devons pas, sous peine de devenir invivable et  malheureux  obliger l'autre à devenir comme nous le souhaiterions.

Pour en revenir à l' apprentissage de Soi mentionné plus haut : il  demande des efforts, parfois beaucoup,  du temps , des recherches, cela se compte parfois en années..Moi, je suis en  route depuis mes 20 ans.....J'avance pas à pas. Et c'est aussi en cela que je trouve que la vie vaut le coup d'être vécue. Rien n'est figé, tout peut changer se transformer.....

Après c'est une question de choix., que l'on fait ou pas. Il y a toujours de bonnes raisons , comme d'avoir une vie hyper remplie par exemple, de ne pas mettre en place des jalons de changement. Etre amie avec soi , ou tenter de le devenir, c'est commencer par s'accorder du temps à ses priorités. Vouloir apprendre à s'aimer (ou se supporter ou s'accorder de la valeur...) ou encore de faire un point en profondeur sur ce qu'on attend de notre vie peut en être une de priorité. Question de choix.

 

Sur le forum juste au dessus "surmonter les difficultés du quotidien" dans le fil "Trois choses négatives" il y a le post  du jour de Tinkerbell et le mien en retour..........Ca a à voir avec ce fil çi.....

izabelle
Animatrice forum

eh ben les filles, sur ce fil   ça vole haut !!

merci Lorraine pour ton message, j'apprécie ta bienveillance à sa juste valeur  wink

le non-amour ne sera en effet jamais la "réalité", mais c'est une expérience que l'on fait souvent en ce bas monde

pour ma part, je peux faire l'expérience de cette chose là avec un "rien"  et aussi au niveau collectif

je suis très sensible à cette expérience là, et la vivre en pleine conscience produit cependant toujours une libération

 

je pense que l'extérieur ou les circonstances n'ont pas grand chose à y voir, vu de l'extérieur je suis qq'un qui reçoit beaucoup d'amour, y compris une personne qui me dit qu'elle m'aime et que je suis extraordinaire au moins 10 fois par jour  (non pas mon homme, mais ma fille, pré-ado, si, si..)  et mon homme qui me couvre de bisous du matin au soir

des parents qui ont toujours été aimants et pas mals de bons amis, voire très bons (mais qui sont loin, bien sûr cela serait trop facile sinon...  non j'en ai qq uns de supers qui sont proches)

cela ne m'empêche pas de saisir ni'mporte quelle perche  (ou plutôt hameçon) pour faire l'expérience du non-amour

je pense que je suis simplement cablée comme ça, mais le joli côté de la médaille c'est ce que je ressens quand je fais l'expérience inverse

 

 

en tous cas je suis bien contente de pouvoir me sentir créatrice de cette envie de diriger vers soi de l'amour ou de l'amitié (c'est quand même plus ou moins la même chose pour moi)

je me sens de plus en plus présente à moi-même et ça c'est l'acte engagé le plus fort que je puisse faire en ce sens

je constate tout de même en effet que c'est là encore  (comme la cuisine) une réparation

j'ai toujours  "embêté" mes parents avec mon hypersensibilité et mes problèmes existentiels, ma mère m'envoyait gentiment sur les roses, genre  "pas le temps", impuissante, et mon père me faisait comprendre qu'il fallait devenir un grand sage bouddhiste ou un truc dans le genre

et j'ai même embêté mes psys, à une époque  (genre vous m'énervez avec vos problèmes existentiels)

sauf une qui était la seule qui était bien (mais elle a du partir)

bref cette présence à moi-même, c'est ce que j'offre aussi à ma fille parce que j'aurais tellement aimé la recevoir,  eh bien depuis peu j'essaie de l'exercer sur moi

il est clair que ça s'exerce car cela ne vient pas naturellement, mais ça progresse

Noelle
Marraine

ça fait un moment que je ne peux plus me connecter , et là, je trouve ce fil super!

merci!

redgine's cocktail.
Abonné

xxx

lorraine
Marraine

Ah coucou Noelle,  j'espère que tu vas bien, à bientôt peut être de te lire

 

Bonne journée en famille où j'ai été en plutôt bonne entente avec moi même. Cela ne m'a pas empêché de me délecter lentement en pc d'une madeleine (sans grande faim donc petite EME) pour accompagner mon café ce matin.

Bon j'avais plein de raideurs et je continue quand même d'avoir un chouya de  mal à me détacher de certaines pensées liées au boulot..D'où les séances de rpc (cf les autres fils)

J ai aussi bien réalisé aujourd'hui que la pleine conscience (sans savoir que cela s'appelait comme cela)  , j'ai toujours su un peu faire et mesurer l'importance de la reliance à soi et à l'autre , (notamment depuis des stages de massages sensoriels y a une vingtaine d'années  avec l'accent mis sur la présence à soi et à l'autre fondamentales.) Ainsi avec ma fille, par exemple,  la connexion avec elle , quand je suis avec elle a toujours été plutôt naturelle.

Par contre ce que j'ai toujours fait jusqu'à LC c'est avoir   des pensées fortes voire omniprésentes à certaines prériodes où je me déprécie, avec parfois la peur inconsciente du rejet , et où je m'amalgame à mes pensées les prenant pour la vérité vraie et oubliant que ce sont des pensées. Alors quand je vivais seule, avant,  ça pouvait être en boucle

Ca va beaucoup, beaucoup  mieux, j'ai pris de l'assurance avec les années et maintenant je sais, et je peux  et je l'ai découvert à LC, que ce sont des croyances et de plus erronées. Ceci dit , les habitudes sont tenaces et ponctuellement  les ressassements  reviennent. C'est apaisant et soulageant de savoir qu'on peut, on doit, en sortir.

Alors en refaisant des longues  séances de rpc , c'est me donner de l'amitié/amour à moi même puisque je prends soin de moi et de ma croissance personnelle

izabelle
Animatrice forum

juste pour vous faire partager,  hier j'ai récolté  les "fruits" de ces efforts d'amitié  donnée à soi-même

j'ai vécu une journée incroyablement chargée en amitié, du matin au soir, d'une force et d'un amour phénoménal

c'est comme tout ce qui venait de l'extérieur  ne faisait que refléter cette nouvelle habitude d'amitié intérieure

je ne suis pas loin de penser que les amis physiques, extérieurs, et leur présence surtout  (car pour avoir tout de même beaucoup d'amis je souffre souvent de leur absence)  reflètent comme un miroir  l'amitié que l'on se porte à soi-même

 

bref hier c'était le bonheur le plus total   heart

lorraine
Marraine

Ah génial Isa ! Ton bonheur  fait vraiment  plaisir à lire

 

Dès le lever, ma journée a  commencé en demi teinte, pas envie d'aller bosser . Ceci dit pas de douleurs corporelles et ça ça m'a fait plaisir.

La douche chaude prise en pc et mon sacro saint bon café pris lui aussi en pc et dégusté  m'ont bien réconfortés.

En montant dans la voiture pour aller au boulot, me trouvant tendue, et tristounette à l'intérieur de moi, j'ai décidée qu'aujourd'hui je me donnerai les moyens pour  m'inprégner de la douceur et de vivre instant après instant .

Et pour mettre toutes les chances de mon côté, comme je suis une éponge absorbant souvent  toutes les tensions et autres nervosités de mes collègues, après avoir demandé , par conscience professionnelle,  si tout allait bien , si le WE (pour ceux qui ont travaillé s'est bien passé) je suis descendue de suite dans mon antre de bureau. Me protéger, refuser aujourd'hui d'être polluée.

J'ai vaqué en silence et en pc -le plus possible-  à des choses ordinaires et nécessaires, instant après instant

Puis, le moment passé avec ma collègue et amie directrice qui revenait de formation a été un délice de partage. Je l'attendais avec un sourire et je crois qu'elle s'est sentie accueillie.   Elle était en forme, je l'ai écoutée; elle a su entendre et valider les décisions et travaux dont je l'informais. Ca m'a fait un bien fou à l'égo (mes doutes se sont dissipés) . Et en prime, au bout deux heures   d'échanges (entrecoupées) elle me proposa de l'accompagner pour la synthèse du séminaire en janvier...Oh oui, oui, oui   (j'aime beaucoup les formations et les belles rencontres)

En rentrant ce soir à la maison, j'étais seule et toujours dans l'objectif de me donner de la douceur, je me suis fait un thé, pris un biscuit au chocolat que j'ai pris tranquillement  devant mon bouquet de Noël allumé.

Et, en guise de séance rpc, j'ai ouvert le beau  livre de poèmes que je me suis offert dernièrement et j'en ai lu un, le répétant , m'en imprégnant et essayant de l'apprendre par coeur. Je l'ai laissé sous le bouquet pour y revenir régulièrement

Là, ce soir, l'amitié/amour inconditionnel à l'égard de moi même je le ressens.

 

Anmary.
Abonné

Et oui Isabelle, c'est exactement ça et pour l'avoir expérimenté de nombreuses fois ....

autant dans un sens que dans l'autre d'ailleurs ...

si je suis en accord et en amitié/amour avec moi même, les autres le sentent et viennent vers moi avec ce même amour / amitié et les rencontres et échanges sont super agréables et c'est le bonheur.

Mais dès que je m'éloigne de cette conscience, de ce prendre soin de moi et me respecter ! Paf ! tout se passe de travers

les échanges sont empreints d'incompréhensions, de non dits, de ratés quoi, et laissent un sentiment de solitude et

d'envie de tout bazarder ! 

hier c'était un peu ça ma journée, je ne trouvais pas le fil dans le lien avec les collègues et je me sentais en retrait, incomprise, trahie même parfois car quelque chose que j'avais mis en place pour une personne que j'accompagne avait été enlevé, et je ne sais pas pourquoi .... alors que chaque décision doit être prise en équipe .... bref ... le bôdel .. je n'ai pas encore capté où je suis partie, quel hameçon j'ai avalé .... quel vieux shéma refait surface ? manque de confiance en moi ? faut que je creuse encore une fois ...

 

Alors ce matin, prise de recul avant de repartir au taf !  RPC après la séance de gym et je verrai bien si je me retrouve,

c'est quand même pas si simple de rester connectée en permanence, en tous cas, en qualité de connection ....en compréhension ...

Mais quand c'est là, vrai, quel bonheur !

lorraine
Marraine

Pour entretenir ce sentiment d'amitié amour inconditionelle envers moi ressenti fortement hier soir ,  je viens de faire une séance de rpc sur Giraudeau cette fois . 20mn de l'amour bienveillant entre autre envers soi même

Aujourd'hui 0 pause au boulot, pas pu faire autrement, même pas 5 mn  tout s'est enchaîné, de 8h à 18h sans repas ,cela ne m'arrive plus beaucoup car ces pauses sont toujours autant de moments de re connexion à moi même.

Alors ce soir, jai préfèré faire une séance rpc, stopper toute cette excitation interne qui a tendance à m'éloigner de moi même et de l'instant que je suis en train de vivre avec autrui.

Car oui, je pense comme toi Anmary la connexion en permanence n'est pas simple surtout quand on est lancée toute la journée, sans répit  comme un lave linge qui tourne sans s'arrêter.

C'est sûr plus on est présent à soi même , plus on est  présent dans la relation aux Autres.

 

Et je continue, tous les matins pendant 2-3 mn à me faire une joie de boire mon café de le déguster en pc, j'acte aussi du coup une journée qui commence. J'adore cette distillation d'amour tous les matins et ce rappel de l'importance de la pc .....

Jazlyneloseweight.
Ancien abonné

Bonsoir à toutes,

Je n'ai pas posté depuis un moment mais je lis tout vos messages et il font du bien. Tous.

Votre honneteté fait du bien et elle m'inspire. Elle me donne moi aussi l'envie de perseverer.

Je voulais vous raconter ce qui m'est arrivé vendredi dernier.

En general, le vendredi je rentre avant mon fils et mon mari, je cours meme, pour m'assurer d'avoir une heure sans eux et je me goinfre, seule, rapidement et je descend tous mes dechets avant que tout le monde ne rentre. Vendredi dernier j'ai voulu poursuivre mes habitudes et je me suis demandé pourquoi je faisais ça? Qu'est ce qui m'angoissait autant dns le fait d'etre en tete à tete avec moi meme.

Je me fuis, j'estime ne pas valoir le coup.

J'ai donc décidé de ne pas me goinfrer ett de lutter contre mon EME par une seance de bodyscan, qui a été suivi par une séance de RPC de 10 min et je me suis sentie tellement bien apres ça. Je me suis dit que j'étais quelqu'un de valeur, au moins pour moi. Qu'avant de chercher l'amour de mes amis desespereent, de ma famille, de mon homme, je devais moi meme commencer par reussir a prendre conscience que je le mérite. Commencer moi meme à avoir de l'estime pour moi meme. Et je peux dire fierement que meme si j'ai mangé le paquet de chips, les 3/4 du paquet sont encore là aujourd'hui, je n'ai pas ressenti le besoin de le finir, ni d'entamer le deuxieme. Je n'aurais jamais cru ça possible.

Je suis fiere de moi, alors que j'ai pris 3 kilos et que les 3 chiffres qui s'affichent a present me font mal. Je ne me suis pas acharné sur moi meme en me traitant de tous les noms, j'ai reussi à me dire, que je faisais de mon mieux.

Je commence à ressentir le besoin de faire mes seances tres tot le matin ou tard le soir quand je suis seule et que tout le monde est couché, pour que ce soit réelement un moment uniquement pour moi. C'est pas toujours évident encore, il m'arrive de ne pas avoir envie de me "parler" mais en meme temps j'en ai envie. Trés bizarre. Je commence à l'aube de mes 30 ans à penser à moi et pas a satisfaire les desirs de tout le monde.

M'autoriser à exister.

Verbaliser enfin ces sentiments c'est vraiment nouveau pour moi.

Merci à toutes pour ça.

C'est le début, le chemin sera long mais j'y crois.

Je peux dire que je crois en moi.

Jazlyne

Maridav.
Abonné

Wahou....Jazelyne...

A la lecture de ce message,  je me dis que tu es une belle personne. ..

On ne se connaît pas mais je trouve que tes mots sont très emouvants.

 

Ne doute plus de toi, tu as fait un premier pas vers l' acceptation de toi...Bravo vraiment heart

Maridav.
Abonné

Ici aussi j'avance....

Hier soir gros craquage. Semaine compliquée sur plein de points et surtout immense fatigue. ...j'ai dérapé sévère et je m'en doutais. ..je n'ai pas lutté trop épuisée pour ...

Mais l'immense nouveauté c'est que ce matin je ne me déteste pas et que j'ai accueilli ce trop plein d émotions hier...j'ai même analysé tout ça en me couchant...

 

Et surtout je ne vais pas me laisser glisser dans la spirale de nouvelles EME et ça c'est nouveau pour moi....car 1 craquage en entrainait souvent 3 autres derrière. ..

On avance!!!

izabelle
Animatrice forum

bravo les filles c'est super

Jazlyne, superbes avancées, c'est tellement précieux aussi de se sentir vivant, et donc que rien n'est déterminé parce qu'on est créateur

non plus dans la volonté, le contrôle, mais la création c'est à dire le choix

c'est un choix quotidien que de développer et entretenir cette bonne relation avec soi-même

 

de mon côté je suis en train d'apprendre cela, et aussi garder contact avec moi même dans le rapport aux autres

en ce moment dans mon assoc, on prépare des festivités de Noel et j'ai un rôle central par une activité que j'ai proposée et qui génère beaucup d'échanges, communication, fort sympathiques

et donc pour moi  fortement stimulantes

donc gros moments de bonheur

mais aussi de sur-excitation  que j'ai tendance à calmer avec des EME en pagaille

 

depuis aujourd'hui je me suis reconnectée avec ma respiration et ce faisant je comprends que même lorsque les interactions sociales sont stimulantes, dynamisantes, enthousiasmantes, je dois garder le fil rouge de mon contact à mon corps, comme une prise de "terre" dans un courant électrique

depuis ce matin, je me  "plugge" sur ma respiration au moins une fois par heure, et je sens qu'il s'agit là d'une véritable amitié envers moi-même,  car cela me permettra d'avoir encore plus d'interactions sociales et donc encore plus de bonheur

mais j'ai besoin de ne pas m'oublier dans toutes ces interactions

lorraine
Marraine

C'est vraiment sympa de vous lire, toutes et de nous voir, toutes en marche vers nous même et donc vers "le monde"

 

Aujourdh'ui encore un mercredi  où je n'ai pas travaillé . Maintenant, je suis vraiment ravie quand je travaille moins. Mes besoins (ou valeurs) de moins travailler  sont, alors , respectés et je suis fière de moi, de ne plus me juger de fainéante

J'ai commencé la journée, comme tous ces derniers jours, par prendre la température de mes états, café en mains....Je vais bien....Je sens que les séances de rpc journalières font leur effet. Je me sens plus en paix avec moi même

 

Ce matin, j'ai fait beaucoup de rangement de mes affaires personnelles et j'ai retrouvé un papier qui m'avait été donné lors d'une séance de groupe.

Comme nous sommes sur le fil de l'amitié à soi même, je me permets de vous en livrer un p'tit bout :

".............Or, il ne s'agit pas d'essayer de nous changer. La pratique de la méditation (rpc, pour moi c'est la même chose) N' pas pour but de nous rejeter de nous mêmes et de devenir meilleur. Son objetest de nous lier d'amitié avec la personne que nous sommes déjà. La pratique se onde sur vous, moi, qui que nous soyons, maintennt, exactement, tels que nous sommes." (d'un  Monsieur que je ne connais pas : Pema Chödrön)

Jazlyneloseweight.
Ancien abonné
merci beaucoup pour ton message. Il m'a enormenent touchée, si je veux etre vraiment honnete, il m'a meme fait verser une petite larme. Parce qu'on ne me le dit pas souvent, pour ne pas dire jamais mais aussi et surtout que je n'arrives pas (encore) a le penser moi meme. Alors merci pour ces doux mots. Ce soir, j'ai un peu trop mangé, je me suis jeté sur les restes de mon fils, j'ai commencé mon repas debout dans la cuisine, dos a mon homme, et a table j'ai engloutis. Dans un premier temps je m'en suis vraiment voulu. Dans un second temps j'ai voulu continuer a me goinfrer en me disant "foutu pour foutu" et puis je me suis vraiment forcé a m'arreter 1 minute. 1 minute pour me demander pourquoi, pourquoi apres 2 jours sans EME, j'avais cette envie irrepressible de manger. Demain je commence l'experimentation de la fin et je pense que ca m'angoisse. Je n'arrete pas de manger en me disant comme ca demain je n'aurais pas trop faim. J'essaie de me rassurer autant que possible, mais jamais je n'aurais pensé que me confronter a la faim me ferais aussi peur. La nouveauté c'est donc que je me parle avec bienveillance et que je suis patiente envers moi meme. Merci pour votre ecoute et vos mots.
Ilona.
Abonné

Impossible de me pardonner d'être laide, vieille et grosse. D'autant plus qu'en ce moment je ne ressens plus la bonte et la tendresse de ceux qui m'entourent, même si je sais que c'est de mon incapacité à ressentir qu'il s'agit.

Vos temoignages sont très jolis, j'envie cette capacité à se regarder de l'intérieur , j'ai l'impression que je n'y arriverai jamais, mais c'est promis je réessaye encore cette fameuse respiration en pleine conscience qui m'échappe,que j'ai l'impression de ne pas savoir faire (comme tout le reste)

Des années d'effort pour me contraindre à penser aux autres, a agir pour leur faire du bien, à me centrer sur eux,  n'ont apporte que ce sentiment de tristesse , d'avoir rate ma vie.

Alors demani j'experimente cette nouvelle façon de manger un aliment réconfort. Et aujourd'hui,là, tout de suite, je respire et j'essaie de chanter, parce que pour moi chanter à voix basse c'est respirer et arreter les pensées désagréables sur moi même.

Bonne journée à tous

lylyoz
Marraine

Je me suis découverte tolérante avec moi-même en étant fatigué. C'est la seconde fois, comme si j'avais passé le cap. Finalement, j'ai accepté de ne pas être performante. Je me suis donnée de la chaleur et du repos (aussi parce que j'ai choisi de le faire et aussi parce que j'ai pu le faire, ce qui facilité grandement les choses quand même).

Finalement, ça ne serait pas un peu s'accepter comme on est et l'état dans lequel on est se lier d'amitié avec soi-même? 

izabelle
Animatrice forum

[quote=lylyoz]

Finalement, ça ne serait pas un peu s'accepter comme on est et l'état dans lequel on est se lier d'amitié avec soi-même? 

[/quote]

oui je le pense !

ce qui n'empeche pas d'avoir envie de développer certaines choses en plus

mais s'accepter totalement dans l'expérience de ce jour

et pour moi, toujours diriger des actions en ce sens

par exemple aujourd'hui j'ai fait 15 min de sieste, car je sentais que j'étais déjà  "à fond"  et que la journée est bien chargée jusqu'au soir

bon pour tout vous avouer, ça a commencé lecture, allongée sur le canapé, puis  RPC

et puis rêveries... et puis..... sieste !!!!!

 

mais super, ça m'a rechargé les batteries

izabelle
Animatrice forum

[quote=Ilona]

Impossible de me pardonner d'être laide, vieille et grosse. D'autant plus qu'en ce moment je ne ressens plus la bonte et la tendresse de ceux qui m'entourent, même si je sais que c'est de mon incapacité à ressentir qu'il s'agit.

[/quote]

oui c'est sûr que le "filtre" est assez épais  si déjà ces jugements très durs pèsent sur toi de l'intérieur

je pense qu'il n'y a rien à pardonner, alors surtout "vieille", franchement là faudrait bien chercher pour se sentir coupable d'avoir son âge

pour la laideur, c'est sûr que moi je n'aime pas ça, mais y'a toujours moyen de s'embellir

je veux dire que peut-être la beauté est importante pour toi, dans ce cas tu peux y consacrer du temps

bien sûr c'est une souffrance au début car se trouvant laide, on cherche à ne pas s'y confronter, mais plus on consacre d'énergie à cette valeur, plus elle s'incarne en nous

se dirigier vers la beauté, en soi, est une récompense quand on aime la beauté (c'est mon cas)

j'ai longtemps été freinée pour la beauté, car  étant plus dans les "canons" d'un autre siècle (bien en chair quoi...) et pas dans la norme actuelle, cela me semblait un obstacle

or c'est réellement une illusion,  et avant-hier une amie m'a dit, en parlant d'autre chose : "c'est pour ça que tu as tellement embelli"  (sachant qu'a priori je ne rajeunis pas)

la recherche de la beauté finit par se refléter

 

je suis aussi à la recherche de la légereté, mais mon système nerveux, lui, a tendance à plaider pour l'inverse, un bon matelas isolant

 

quant à l'âge qui passe, je viens de passer un cap, et je dois dire que se profile qq inquiétudes, mais j'imagine qu'en vivant uen vie riche de sens, cela doit finir par paraitre accessoire

je suis largement plus heureuse aujourd'hui à 40 que je ne l'étais à 20, et j'ai des amis de 60-70  qui disent que non, c'est eux les plus heureux

 

bref l'âge a aussi d'immenses privilèges

 

 

bref je suis partie là-dessus pour dire que certaines souffrances intenses sont liées au fait que certaines valeurs sont bafouées

la beauté peut être cultivée à tout moment, personnellement je m'attache à la cultiver au quotidien car c'est une de mes valeurs principales  (chose que j'ai découvert assez récemment)

lorraine
Marraine

Ilona écrit  :

Impossible de me pardonner d'être laide, vieille et grosse. D'autant plus qu'en ce moment je ne ressens plus la bonte et la tendresse de ceux qui m'entourent, même si je sais que c'est de mon incapacité à ressentir qu'il s'agit.

 

En fait, de ce que je comprends c'est toi qui n'es pas en mesure, en ce moment, de recevoir la tendresse et la bonté des personnes ? Sais tu pourquoi ? Ce ne sont pas eux, on dirait à te lire,  qui ne te prêtent pas d'attention...

 

Tu envies la capacité de se regarder de l'intérieur mais  toi aussi tu en es capable. Mais   ton regard est très jugeant à ton égard. Et probablement erroné, comme souvent quand on es très jugeant à son égard  Pourquoi tu te sens fautive ?

 

Mais ça peut changer, ça a été le cas pour moi (et de beaucoup d'autres) , à force de prise de conscience, d'attentions portées, de patience (4 ans à LC, tout de même, toi tu viens d'arriver)...La bienveillance à son égard est un apprentissage quand on ne l'a pas intégré naturellement  pendant l'enfance . Et tout apprentissage est possible quelque soit l'âge smiley Je ne connais pas ton âge, moi j' ai 54..et demi bientôt (et sans lifting wink) !

 

Ton post me touche beaucoup  Ilona. Je te sens très triste, et déçue aussi, quand tu dis "d'avoir rate ma vie."  Ce serait pas ce sentiment là qu'il t'es impossible à pardonner ?

 

En tous les cas, génial, tu fais  le programme,  et forcément tu  progresseras, et peut être audelà de ce que tu avais escompté. Et, veinarde  tu sais chanter (pas moi)  ! Si tu peux te donner de l'amour/amitié/douceur de cette façon , tu as raison ne t'en prive pas.

A bientôt , pour d'autres partages smiley

lorraine
Marraine

Jazlyneloseweight écrit :

"Dans un premier temps je m'en suis vraiment voulu. Dans un second temps j'ai voulu continuer a me goinfrer en me disant "foutu pour foutu" et puis je me suis vraiment forcé a m'arreter 1 minute. 1 minute pour me demander pourquoi, pourquoi apres 2 jours sans EME, j'avais cette envie irrepressible de manger. "

 

Ca c'est un pogrès énorme de ne plus raisonner "en foutu pour foutu".

En tous les cas pour moi, c'est vraiment un des acquis LC   qui me facilite vachement la vie '.

En éternelle mangeuse émotionnelle (qui "se soigne", qui n'est plus qu'une "assez petite" mangeuse émotionnelle mais quand même!) ) , cela contribue à ce que je ne me juge plus quand je fais une EME, que j'arrive mieux à me réconforter avec la nourriture etc ... Car je sais d'office, que je saurai attendre que la faim  revienne , ou que c'est pas parce que je fais une EME aujourd'hui que j'en ferai une demain...

"mais jamais je n'aurais pensé que me confronter a la faim me ferais aussi peur."

J'avais eu la même réaction que toi.

Me concernant, Ca va beaucoup mieux , à la fin de mon programme je n'avais plus cette peur, là dernèrement  ça revient un peu mais c'est très très atténué..

.Moi, c'est l'expérimentation de la grande faim, quand il a fallu sauter deux repas que j'étais très crispée...Mais je suis très contente de l'avoir expérimenté car je n'avais jamais été à l'écoute de mes sensations de faims et llà, j'ai pu la ressentir dans mon corps.

Maintenant, grâce à ce travail je suis plus au claire avec les niveaux de faims. Tu verras après coup tu seras fière de toi ! D'autant plus, que rien ne nous oblige d'attendre le repas du soir pour remanger. Moi, j'avais pris mon repas de midi vers 15h.

"La nouveauté c'est donc que je me parle avec bienveillance et que je suis patiente envers moi meme."

Encore un autre énorme progrès. Super

 

Bonne continuation et à bientôt pour d'autres partages

lorraine
Marraine

lylyoz a écrit :

Finalement, ça ne serait pas un peu s'accepter comme on est et l'état dans lequel on est se lier d'amitié avec soi-même?

oui, quelque soit les spécialistes de la rpc ou méditation que j'ai pu lire  , c'est ce qu'il en ressort.

En ce moment j'ai ressorti le "pratique de la méditation" de Fabrice Midal, il fait l'éloge , avec des mots ordinaires, de l'attention (celle qu'on se porte) et il l'explique en long et en large.C'est cette attention (qui se décline en  plusieurs aspects)  sans jugement  tournée vers soi qui nous amène/aide petit à petit   à nous porter de l'amour/bienveillance.

Bien sûr, cette présence à soi  n'est pas incompatible avec le fait  d'avoir des projets d'apprentissages ou de changements.

Justement, je me rends compte que la rpc (ou méditaion) pratiquée régulièrement m'apporte une plus grande clarté sur moi même, une plus grande connaissance de moi avec  une ouverture à tout ce qui m'entoure . Y a des obstacles qui peuvent se  débloquer  (celui de la relation  avec ma mère a été le plus criant) .

 

 

Mon attitude d'amitié envers moi même d'hier,

Hier soir j'étais à la piscine. J'ai accepté d'y aller chaque mercredi sur la proposition d'une amie prof d'EPS . Cela me permet de la voir systématquement -pour mon plus grand bonheur- au moins une fois par semaine, en particulier sur le parking avant et après pour papoter , car nous ne travaillons pas dans la même ligne d'eau ....et que nous sommes là pour travailler smiley

Et aussi, apprendre à nager sur le dos, peut m'aider à soigner (en me  musclant)  mes douleurs articulaires et dorsales (la brasse c'est pas le top). C'est mon projet "prendre soin de moi et de ma santé"

J'étais dans ma ligne 1, celle "des petits niveaux". Hier, je n'ai pas été plus que cela en pleine conscience de mes mouvements et sensations. Simplement, je  pensais à comment je ne suis plus la même depuis que j'ai découvert la rpc. Et comment aussi peut être ça influençait l'attitude du maître nageur à mon égard.

Avant , j'aurai été gênée , mal à l'aise d'être aussi peu dégourdie dans l'eau, j'aurai chercher ou à me justifier ou sans arrêt à dire, "ah qu'est ce que je suis nulle" ou encore "je n'y arriverai jamais" . Ou pire encore je n'y serai allée qu'une fois ou deux, découragée et me sentant en échec total.

Là, rien du tout de tout cela, j'étais bien un peu tentée de me juger, mais j'en ai pris conscience à temps et  je me taisais...J'ai juste à un moment dit , de manière neutre, face à son insistance que je garde la tête dans l'eau que je suffoquais à un moment donné ...Alors il m'a donné des tuyaux pour mieux y arriver . Et encore il me faisait remarquer que j'avais progressé et j'ai répondu avec un sourire que oui j'avais remarqué...Avant j'aurai dit "bof! moi je ne trouve pas .... j'en suis encore loin...." etc

Voilà c'était mon  exemple de tentative  "d'acceptation de moi  de ce qui est dans l'instant"  d'hier . Là, il m'a semblé que j'avais fait un gros pas en avant....A suivre wink

 

Ce matin au lever encore un peu de ressassements stériles professionnels dont je suis la spécialiste... Ce sont eux, le plus souvent,  qui m'empêchent de me sentir en paix avec moi même .....Cet aprèm c'était passé....J'ai quand même fait une séance de rpc  de 20 mn

 

Bonne soirée à toutes et tous et à bientôt

 

izabelle
Animatrice forum

alors moi je commence à sentir le délicat ajustage entre moi et les autres, ma tension nerveuse (excitation), mes valeurs et mon corps

bref tout un programme

hier soir je suis sortie, parce ce que j'en avais l'occasion, alors qu'en semaine, bon....

je l'ai fait pour respecter mes valeurs essentielles que sont l'amitié et la musique

mais par la fatigue induite, et l'excitation totale de mes nerfs (que j'ai fini par calmer à coup de tarte aux framboises laugh), cela contrarie aussi la valeur "soin de moi"

et c'est là où c'est intéressant c'est de voir que l'on "dose"  pour donner à une valeur ou à une autre

 

la semaine dernière, au même genre de soirée, je n'étais pas allée, car mon chéri ne voulait pas,  donc j'aurais du conduire  aller et retour de nuit

et j'ai respecté mon corps en ne franchissant pas cette limite

mais de l'avoir malmené un peu hier pour avoir la joie de faire un boeuf avec mes amis, finalement je me sens bien dans mes bottes

même si j'ai les épaules nouées de stress, une barre sur la tête  et j'ai même pris un café moi qui n'en prend plus depuis des lustres

mais bon malgré un corps fatigué, je me sens heureuse dans le fond

 

c'est un délicat dosage entre ces valeurs et je m'aperçois qu'il faut vraiment y aller au "feeling" et surtout rester connecté à soi-même

lorraine
Marraine

En tous les cas, t'as passé une bonne soirée Izabelle et ça c'est top ! smiley

Je comprends ce que tu veux dire sur l'hésitation de sortir en pleine semaine// à la fatigue..

J'avais déjà constaté aussi que "les soirées plaisir" de milieu de semaine font un bien fou, sacré break adoucissant nos journées de travail un peu foldingues parfois, souvent...

Oui, et je me dis aussi que c'est bien aussi de moduler quand on peut  , d'éviter les extrêmes.

Perso, je l'exprime en terme de mettre de la légèreté dans nos vies, éviter toutes prises de têtes inutiles et relativiser..

Car après tout nous vivons tout de même , me concernant sûr, de belles vies...Tous les jours, je me le dis

 

Ce matin, plein de petites pensées parasites, d'ailleurs difficilement identifiables..Du coup, en sortant de la douche, je me suis dit , allez, petit dej en pleine conscience, et avec mon café, j'ai réussi un peitit temps à rester connectée à moi même  et à apprécier mon café.

Puis,j'ai eu l'agréable surprise de trouver un temps clément ce matin en partant au boulot, sensation agréable....

Entre midi et deux heures, 15 mn de yoga en pleine conscience...besoin de faire bouger mon corps enraidi

 

Et, je constate aussi  que les journées passent et ne se ressemblent pas forcément !  côté émotions en tous les cas....

izabelle
Animatrice forum

oui, alors je l'ai "payé" hier,  j'étais toute la journée totalement crevée, avec une migraine depuis le matin, fini par me coucher à 21h le soir

bref, en fait je ne regrette pas, mais je vais orienter pour que ce genre de soirée ne soit plus en semaine, sauf si je peux dormir un peu plus tard le lendemain, pour respect de mon corps et mon système nerveux

en même temps je ne regrette pas, mais bon je ne referai pas ça toutes les semaines

 

bravo pour la pleine conscience au petit dej !

Ilona.
Abonné

Pas tout à fait facile pour moi de prendre la plume (enfin... le clavier). Affaire de génération sans doute. Mais je suis reconaissante de l'attention que tu (ouh là là, je te connais même pas)as porté à mon triste mot.

Alors voila ce que ça a donné ce matin: jolie sortie au marché, petit écart côté porte monnaie pour acheter d'horribles bonbons à la sève de pin vendus par une intermittente du cirque (pas vraiment sûr, mais elle avait un joli sourire). Elle a eu l'air contente, alors moi aussi.

Je suis seule aujourd'hui et très ronchon parce que je suppose que ce que vivent les autres est bien mieux, plus intéressant, plus racontable: ils vont manger au restaurant. C'est vrai, je devrais bien savoir que les restaurants interminables a 60 personnes c'est particulièrement dur de faire autre chose que manger machinalement les petits bouts de pain que le serveur n'a pas encore débarrassés, dans un brouhaha qui laisse sur sa faim (!) les appétits de rencontres et d'échanges. 

Mon defi d'aujourd'hui c'est de trouver la bonne humeur et d'avoir de la fierté à raconter mon vécu, même si toute seule (d'habitude je ressasse des emotions désagréables quand je suis seule du genre bien fait pour toi, tu ne mérites pas d'être accompagnée, tu es tellement nulle etc...) Tellement excessif qu'on en rigolerait bien si on était un peu sensé. Mais être sensé c'est sans doute à la fin que ça vient (à la faim?)

Donc respiration pleine conscience, non? Je me suis fait un bon petit repas léger et agréable, et je me paie un petit film.

Merci encore, je suis vraiment aidée par tes mots et ceux d'Izabelle

lorraine
Marraine

Ilona a écrit :

Mais je suis reconaissante de l'attention que tu (ouh là là, je te connais même pas)as porté à mon triste mot.

Alors voila ce que ça a donné ce matin: jolie sortie au marché, petit écart côté porte monnaie pour acheter d'horribles bonbons à la sève de pin vendus par une intermittente du cirque (pas vraiment sûr, mais elle avait un joli sourire). Elle a eu l'air contente, alors moi aussi.

Je suis seule aujourd'hui et très ronchon parce que je suppose que ce que vivent les autres est bien mieux, plus intéressant, plus racontable: ils vont manger au restaurant. C'est vrai, je devrais bien savoir que les restaurants interminables a 60 personnes c'est particulièrement dur de faire autre chose que manger machinalement les petits bouts de pain que le serveur n'a pas encore débarrassés, dans un brouhaha qui laisse sur sa faim (!) les appétits de rencontres et d'échanges.

Mon defi d'aujourd'hui c'est de trouver la bonne humeur et d'avoir de la fierté à raconter mon vécu, même si toute seule (d'habitude je ressasse des emotions désagréables quand je suis seule du genre bien fait pour toi, tu ne mérites pas d'être accompagnée, tu es tellement nulle etc...) Tellement excessif qu'on en rigolerait bien si on était un peu sensé. Mais être sensé c'est sans doute à la fin que ça vient (à la faim?)

Donc respiration pleine conscience, non? Je me suis fait un bon petit repas léger et agréable, et je me paie un petit film.

 

 

 Je m'appelle comme la région dont sont -normalement- issus les bonbons que tu as achetés (pins des Vosges) , c'est à dire Lorraine! winkcheeky...enfin de mon pseudo LC, sinon c'est Fabienne. smiley

Je crois qu'on est bien nombreux à penser ou avoir pensé que les autres ont une vie plus intéressante plus riche que la nôtre...Alors, ça,  c'est vraiment une croyance erronée et tu le sais bien.

A te lire, je te perçois très enjouée et de bonne humeur donc défi réussi. smiley

A mes moments de grande solitude, j'en ai eu quelqes uns dans ma vie, j'ai été une spécialiste des ressassements comme toi  en boucle à me dévaloriser . et c'est là, où les séances de rpc sont d'une très grande aide. Ne pas s'accrocher à ses penses. Passer à autre chose, avancer. Je regrette de ne pas avoir connu la pleine conscience avant, j'aurai gagné du temps...Bon, c'est comme ça....

J'espère que repas et film t'ont apporté du plaisir !

 

Pour moi le WE a été fait de pleine conscience, certes, mais j'a aussi pas mal "couru" . Hier j'ai pas réussi à faire une longue séance de rpc. Juste plein de petits bouts de quelques secondes dont celle du matin, au café.

J'ai dit "Oui" à ma fille qui voulait inviter ses copines pour manger et dormir. Je  l'aide ainsi  à entretenir ses amitiés. C'est important.

Au  moment où on est allé les chercher, je lui ai demandé si elle était amie avec elle même . Je comprends rien à ta question m'a t-elle répondu . sadwink je le lui ai traduit en "est ce que tu aimes bien comme tu es,   ton caractère?" Elle m'a répondu d'une voix affirmée "Ah  ben oui, ça va "...Quel aplomb, me suis je dis rassurée et contente ! 

Y a juste qu'elle s'est sentie obligée , du haut de ses presque 14 ans , de rajouter "sauf  que je me trouve trop grosse! "10 fois par jour, elle le dit, et 10 fois par jour je lui réponds que non (ce qui est vrai) smiley

Aujourd'hui, marche en PC sur le chemin du vote, et PC, 5 bonnes minutes, devant mon thé cet 16h. Je me suis obligée de faire une pause (J'étais dans la cuisine à préparer des biscuits de Noël et plusieurs plats pour la semaine) . Ca m'a fait un grand bien. Et en respirant, je sentais les tensions dans mon corps. Les tensions ont fini par disparaître .

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