comment nos mamans (papas) nous "manipulent" ou ont manipulés sans penser à mal - 31102012

Annemie.
Abonné

 

Une line coachée parlait de ses repas avec sa mère
et j'ai repensé illico à la mienne, qui vit encore
je pense ne pas avoir été la seule à avoir été manipulée en quelque sorte et je le suis encore...
 
ah, oui, ces repas avec ma mère, 
 
quand j'arrivais elle me disait que j'avais encore grossi,
si j'avais perdu du poids, elle ne disait rien et ne voyait rien ou ne voulait pas voir
 
et à table, elle me me poussait toujours à me reservir
"mais reprends encore, ça ne peut pas te faire de mal"
"si tu ne reprends pas c'est que ce n'est pas bon"
ou alors "tu fais toujours régime quand tu viens chez moi,"
" vraiment tu ne devrais pas faire régime à chaque fois que tu viens"
 
 
 
ensuite, plus âgée, elle a commencé à faire venir ses repas... du coup ça s'est tassé...un moment...................LOL  
car maintenant, elle ne mange toujours qu' un tiers de son repas, elle n'a pas faim et ne se dépense plus,
mais elle voudrait, :) :) que je termine le sien.... ce que je refuse, alors elle me le colle à emporter :) :)
et comme je mange lentement, j'ai droit à ces nouveaux commentaires "tu manges lentement, c'est parce que ce n'est pas bon"
 
depuis que je fais LC, je me suis bien plus détachée de cela, mais ce n'est pas toujours facile
je me suis aussi apperçue, qu'en fait elle faisait la même chose avec mon père, très en surpoids, elle lui faisait remarquer qu'il était bien trop gros, qu'il allait en mourir, et quand il n'avait pas 'appétit à table, elle le lui reprochait, comme s'il lui faisait injure
 
dernièrement, comme il est mort, nous nous étions rendues au cimetière, au retour nous passions devant une boulangerie, et elle a voulu que j'achète un gâteau pour notre 4 heures.... comme j'étais dans le début de LC je lui ai dit que je n'avais pas faim et que cela ne me disait rien et elle n'en a pas pris en me disant "pusique tu n'en prends pas, je n'en prends pas non plus, tu m'obliges à me priver"
 
et une autre fois, bien avant, je lui ai demandé si elle voulait que j'achète un fruit comme dessert et non, elle voulait un gateau, une fois que j'en ai eu acheté pour elle et pour moi, elle m'a dit " "tu m'as demandé si je voulais un gateau pour pouvoir en manger un, tu vas encore grossir" cette fois là j'ai été vraiment fachée
 
mais en fait,, j'en parlerai une autre fois, je me suis rendue compte qu'elle avait un rapport faussé avec la nourriture
je précise qu'elle a toujours été mincie, voire maigre à l'adolescence, et que mm maintenant elle est hyper mince
 
et vous???
est ce que vos mamans vous ont fait des remarques sur la nourriture, sur votre poids, sur votre façon de manger?
 
je reste persuadée que notre dysfonctionnement, c'est étgalement à CES remarques qu'on le doit

Commentaires

aomame.
Abonné

Bonjour ANNEMIE,

oh que oui, ma mère m'a toujours fait des réflexions de ce genre et prône une frome d'ascétisme alimentaire pour ma fille de 21 mois!

J'ai toujours peur de son regard, lorsque je mange des gateaux, des friandises... D'ailleurs, j'ai eu droit pendant longtemps à mes kilos de grossesse (3 kilos ! soit dit en passant...) qui étaient présents et que je ne perdais pas..

Ma mère a toujours été "belle" et a toujours mis en avant le physique. D'ailleurs, sa soeur, ma tante que j'adore, était "moins jolie" et a un comportement différent face à la nourriture et au physique.

Ma mère fait extrèmement attention à ce qu'elle mange et en parle à chaque fois qu'elle passe chez moi : "bon ben d'accord, je m'autorise un petit carré de chocolat pour une fois, juste pour te faire plaisir". Elle est très mince et je me demande souvent parfois comment elle fait pour tenir toujours debout avec le peu qu'elle avale.

Paradoxalement ma mère semble moins heureuse que ma tante , qui elle ne se "prends pas la tête" pour toutes ces considérations...

J'ai toujours eu l'impression d'être un canard boiteux pour ma mère et que c'était de ma faute d'être une ado rondouillarde....

Mais aujourd'hui tant pis, elle ne m'interdira pas de fêter Halloween avec ma fille et manger des friandises au chocolat ! na !wink

Annemie.
Abonné

comme quoi, ce n'est ni la beauté  ni la minceur qui donnent le bonheur...

comme quoi aussi tout cela agi sur nous

nos "chefs" ont bien raison, la nourriture ne doit pas nous donner des sentiments de culpabilité mais au contaire des sentiments de plaisir, de joie

j'espère bien quet ta fille et toi allez pleinement savourer ces friandises halloween, car toute fête mérite d'être dignement fêtée

merci pour ton témoignage et un gros bisou à ton bout de chou qui aura l'immense avantage d'avoir une mère non culpabilisante

Flo66.
Abonné

 

Bonjour,

Alors la mienne était en surpoids étant jeune.

A 13 ans, alors qu’elle devait se faire opérer de l’apendicite, un docteur l’a humiliée devant sa mère en lui disant que si elle ne maigrissait pas avant l’opération, il aurait du mal à l’opérer avec toute cette couche de graisse.

Elle en a gardé un souvenir très douloureux quelle raconte encore.

A partir de là, ma grand-mère surveillait son alimentation, elle réduisait ses parts à table, l’empêchait de manger des biscuits (quelle mangeait en cachette avec sa tante et sa grand-mère..bref, je début de la spirale de la culpabilité je pense...

A 15 ans elle s’est mise toute seule au régime. Un régime draconien, une biscotte le matin, jamais de pain, jamais de biscuits ni autre sucrerie, des portions ultra-réduites..elle a maigri, énormément maigri. (ne perdant quand même pas ses fesses et ses cuisses un peu rondes qui font parties de sa silhouette même quand elle est très maigre du haut).

Depuis, toute sa vie elle s’est privée, enfin, non je ne pense pas qu’elle se soit privée puisqu’elle a depuis cette époque un appétit d’oiseau. dès qu’elle mange la moitié d’un steack elle est « pleine » et ne peut plus rien avaler.

Elle n’a jamais regrossi (comme quoi, les effets rebond...ça n’est pas non plus une règle absolue, d’autant que ma cousine germaine a fait son premier régime à 17 ans, elle a perdu 15 kilos jamais repris puisque qu’elle se surveille toujours mais ça fonctionne, elle est mince, très mince. Et si elle vous invite à manger un soir, elle-même ne se met pas de couvert car elle ne mange pas – bon ce n’est pas très convivial, ça surprend, mais elle tient bon et n’a jamais craqué. A 47 ans elle est aussi mince qu’à ses 17 ans). Pour en revenir à  ma mère n’a jamais regrossi non plus, mais on la sent « envieuse » quand on mange des sucreries, elle veut savoir ce que c’est, si c’est bon, elle regarde...etc.. on sent qu’elle a envie de goûter telle ou telle chose, si elle vient à la maison, je lui sert un thé, un gâteau que j’ai fait, elle va dire non, pas de gâteau, puis quand on commence à le manger...elle dit « fait voir, juste un bout pour le goût » ..et on sent qu’elle a envie mais qu’elle se prive.

Du coup, moi je ne me suis jamais privée de rien. Si j’avais envie je mangeais...et même trop, à m’en faire péter le ventre parfois quand j’étais ado, devant la télé avec ses biscuits ! Et jusqu’à présent ça allait...mais j’ai fini par grossir il y a 3 ou 4 ans...20 kilos...(15 réellement de trop).

Je me demande parfois si ma façon de m’empiffrer et celle de mon frère aussi (qui est en surpoids) ne prend par ses racines dans son histoire...

celisaone.
Abonné
Hey ! Pareil chez moi, ma mère a toujours été mince, a toujours mangé des pâtisseries le dimanche ne disant : "demain, régime !" Elle et ma soeur se régalent de quelques asperges, d'une feuille de salade. Ma grand mère était obèse, ma tante aussi, je suppose que ça a joué. Ma mère m'a souvent dit qu'il faudrait que je maigrisse, tout en me proposant une belle part de gateau au chocolat. Je n'ai pas appris à écouter ma faim, il y a toujours eu des tas de trucs bons à manger à la maison et les repas étaient joyeux. C'est ce que je garde. Je vous laisse, je vais chez elle justement... bye
Sylvie75.
Abonné

Je ne vois pas pourquoi une mère, et pas une "maman", ne peut pas "penser à mal" et être méchante avec sa fille, personnellement. Ce que tu décris dans ton premier message Annemie y ressemble fort, d'ailleurs. Il ne faut pas dé-responsabiliser les gens, c'est les infantiliser.

Je me disais quand j'étais plus jeune en regardant "Tatie Danielle", je vieillirai sans doute ainsi, si la seule façon pour une vieille de rester digne, c'est d'être méchante, je préfère méchante que gâteuse. Lol, je ne sais pas si j'en prends le chemin.

Ma mère est la plupart du temps très gentille et ne m'a jamais beaucoup fait de méchancetés avec la nourriture ou mon mode d'alimentation. Elle m'a fait du mal sur d'autres terrains, très sensibles aussi... C'est ainsi, ce sont des personnes, les mères, et les pères, et les enfants, pas des concepts creux, des personnes avec lesquelles on a bien le droit d'avoir des conflits, parfois même violents, des personnes avec qui l'on a le droit de rompre ou de tendre vers des relations apaisées, bref, des personnes.

Annemie.
Abonné

merci à vous trois

FLO quelle tristesse pour ta maman ce qu'elle a vécu et ses privations par la suite...peut être effectviement que ton frère et toi vous avez voulu réparer ses privations à elle...en tous cas  c'est envisageable... merci beaucoup pour ton témoignage qui m'a beaucoup émlu et donné à réfléchir... une piste, car mon père qui était gros se l'eet toujours vu reprocher par ma mère qui pourtant l'adorait, grossir pourrait être pour moi une justiification ou réparation pour mon père.... d'ailleurs quand je l'ai revu après une longue coupure, peu de temps avant sa mort, il  ml'a dit (sans reporche, juste une constatation) tu as grossi, je lui ai répondu, c'est si difficile de se priver et de maigrir et il m'a dit dans un gros soupir, à qui le dis tu....

CELISAONE mon père; comme déj)à dit plus haut, était oblèse et sa mère aussi, ce qui a toujorus été copieusement criqtiqué par ma mère...en même temps ta mère faisait comme la mienne, quand elle vait trop mangé, elle se régulait elle même le lendemain... tu nous raconteras, si tu veux bien, comment s'est passé ta visite chez elle... merci en tous cas

SYLVIE bien sur qu'on a le droit de dire les choses et qu'il ne faut pas infantilser les gens... bon elle a 87 ans, beaucoup souffert et je ne lui en parle pratiquement pas, je reste gentille, mais FERME sauf la fois du magasin, où je me suis mise en colère et je lui ai dit " c'est pour te faire plaisir que j'ai acheté ces gateaux, c'est toi qui en voulait et tu en profites pour m'assomer... et tu n'as même pas vu que j'ai perdu du poids" bon elle a regretté un moment, s'est excusée, mais essaie encore et toujorus de me faire manger au delà e ma faim, non pas par méchanceté, mais tout simplement parce qu'elle pense que bien me recevoir et me faire plaisir c'est me donner un bon repas...et aissi parce qu'elle même a eu un rapport faussé avec la nourriture... à la guerre, elle n'avait jamais faim, et sa mère lui faisait toujours des gouter, que, elle, jetait ensuite aux poules, jusqu'au jour ou sa maman s'en est apperçue.... les choses se transmettent de génération en génération... merci pour ton mot et aussi pour me conforter dans le fait que j'ai le droit d'avoir des conflits, car c'est justement là que j'ai du mal.... merci

gaelle52.
Abonné

Ben malheureusement j'arrive à un moment de ma vie où je m'aperçois que ma maman, comme mon papa, ont joué un rôle dans ma prise de poids et d'autres travers que j'ai!

Ce n'est pas facile à l'accepter et comme tu dis annémie, c'est encore moins drôle d'avoir des conflits avec. 

Pour ma part, j'ai remarqué dernièrement qu'en fait ma maman ne savait me donner que de l'affection ou du plaisir en m'achetant des aliments qui me font plaisir. Je ne l'avais jamais remarqé jusqu'à cette heure. Par contre, quand j'étais, j'étais en surpoids depuis mes 6-8 ans, je ne me rappelle plus trop. Ma mère a voulu que je mincisse et m'a obligée à suivre ces régimes draconiens que je ne comprenais pas évidemment. C'était bizarre car d'un côté ma mère se rendait compte que je souffrais de mon surpoids mais du côté de mon père et de sa famille, on disait que je ressemblais à ma grand-mère (assez forte) et que j'avais de la force comme un garçon. Donc, je crois que je n'ai jamais vraiment su vers quel schéma je devais aller. 

Il y a des erreurs de la part de mes parents comme venant de moi, car le jour où j'ai eu ma petite soeur, j'ai été jalouse et me suis à avaler tout rond les aliments bien que ma maman me dispute la dessus. La compétition règnait à la maison.

Merci Annémie d'avoir lancer ce sujet,

Annemie.
Abonné

merci Gaelle pour ton témoignage

dire que tu ressemblais à ta grand mère et que tu avais de la force a pu te pousser à vouloir continuer à être ronde... et la jalousie n'a fait qu'accenteur les choses....c'est ce qui ressort de ton écrit...

cela me donne à réfléchir, car il faut toujours que je surmonte les obstacles moi aussi, je ne m'accorde pas le droit d'être faiible et je ne fais que me dire "tu vas y arriver, tu vas y arriver".... 

peut être que si je lachais prise, plus, cela irait mieux aussi du côté du surpoids

merci

mamzelzoï.
Abonné

Ce qu'il y a de terrible dans tous ces récits, c'est que dans l'esprit de vos parents, et donc la culture alimentaire qu'ils vous ont donné, il n'y avait que 2 options possibles : soit faire attention à vie, se priver à vie, soit aimer manger mais manger trop. Pas de juste milieu, or on apprend sur LC qu'il est possible de manger ce qu'on aime avec beaucoup de plaisir mais selon sa faim. Si seulement ces personnes-là l'avaient su....!!! Sans doute que la présence de personnes en surpoids ou obèse dans ces familles a influencé les choses de cette façon. Je connais des famillles où ils mangent ce qu'ils veulent sans se poser de questions, ce sont des gens bien régulés.

tupenses.
Abonné

Ma mère me disait que j'étais maigre comme un clou. Quand je regarde les photos, je n'étais pas maigre mais mince. Ma mère était ronde, elle ne faisait que projeter sur moi ces propres angoisses. Je n'oublie pas sa propre histoire faite de privations de frustrations ( la guerre) elle savait ce que c'était avoir faim. Etre gros était signe de bonne santé à l'époque, de prospérité  et des enfants bien portants donnaient une image positive à la mère. Aujourd'hui ça à changer oh combien !!! Je n'oublie pas non plus qu'un enfant va tout faire pour plaire inconsciemment à ses parents et plus particulièrement à la mère. Je n'oublie pas non plus qu'un enfant à aussi des sensations et des émotions comme tout être humain, et c'est cette prise en compte avec LC que j'apprécie.

Sylvie75.
Abonné

En même temps Mamzel, j'en suis encore là : c'est l'effet boîte de pandore. Quand j'ai envie d'une alimentation réconfort (comme ces derniers jours par exemple), comme on a envie d'un bon gros calin, on est en mode abondance donc excès. Qui pourrait bien avoir envie d'un tout petit bout de calin, avec modération ? lol...

Je ne sais pas si ce sont mes parents qui m'ont passé cela, c'est possible mais c'est très répandu. Ma mère, c'est le modèle bonne vivante, volubile, qui aime faire des bonnes choses  manger, qui adore manger, elle mange voluptueusement, lentement mais beaucoup, est un petit peu grosse mais beaucoup moins que moi, et mon père, pas du tout "bon vivant", de corpulence normale, adore charrier ma mère comme si elle était énorme, mais c'est leur jeu, leur mode de fonctionnement. Maintenant, à chaque fois que je les vois et que j'entends mon père faire son sketch, je réponds "Han, c'est vrai qu'elle est énorme ta femme, éléphantesque !" Et bien sûr, il ne comprend pas trop, sourit sans être totalement sûr que je suis au second degré, moi qui suis vraiment grosse, même si ça s'est un peu arrangé depuis 2 ans.

Alors c'est vrai que moi à la maison, j'ai le père sage à table mais qui passe ses journées à s'ennuyer devant la télé, et la mère bonne vivante, rigolote qui n'a jamais l'air de s'ennuyer, qui est toujours dans la maison en train de s'activer à quelque chose, qui a toujours un truc à raconter et qui "mange bien", comme on dit. Le cliché quoi... La bonne bouffe est associée pour moi à une femme pétaradante de vie.

 

PS merci pour ce fil Anne. Je ne sais pas si c'est une des clés de mon problème, mes parents, je suis même loin d'en être convaincue, mais c'est vrai que ça fait partie du motif.

(J'ai du mal à dire annemie, ça me rappelle trop ennemie):)

mamzelzoï.
Abonné

On est d'accord que ça peut faire une peu rabat-joie les "non merci je n'ai plus faim" ou "mmmh ce gateau a l'air délicieux, mais donnes -m'en un tout petit bout, parce que c'est de la gourmandise".

Et en même temps, la dégustation c'est fait pour apprendre à prendre autant de plaisir voire plus, avec de petites quantités. Bon j'y suis pas encore (au bout de 10 mois... je comprends vite mais faut m'expliquer longtemps cool)

Sylvie75.
Abonné

[quote=Mamzel]On est d'accord que ça peut faire une peu rabat-joie les "non merci je n'ai plus faim"[/quote]

 

Mais nan, Mamzel, t'es pas dans la ligne,  cheekyil faut dire "Non merci, mais ce gâteau est délicieux ! Tu as rajouté de la cannelle ?" blablabla...

Il ne faut pas dire "Je n'ai plus faim" c'est déjà se justifier... Oui, la théorie, je commence à la connaître, la pratique ne suit pas en un mois, si elle suit jamais. (quoi ? Je suis pessimiste ce matin ? C'est vrai. Comme le ciel est gris, ça ne durera pas toujours).

 

[quote=TuPenses]Ma mère me disait que j'étais maigre comme un clou. Quand je regarde les photos, je n'étais pas maigre mais mince[/quote]

Pareil, Tupenses, sur les photos de mes 7 à 10 ans,  elle dit "maigre" pour une petite fille mince, bien balancée quoi. Pour autant, je pense que j'ai grossi à partir de 11 ans pour des raisons hormonales, avec mes premières règles, pas pour lui faire plaisir. Pour moi, les années de la 6ème à la 4ème, ce sont de bien curieuses années, où les rares fois où je me pesais sur la balance de ma mère, je passais allègrement la barre des 40K, puis celle des 50K, puis celle des 60K... Très très bizarre. Avec un frère qui me traite de grosse vache et qui me dit "A 18 ans, tu pèseras 80K". Bienvenue dans le monde des aliens, oups, des adultes.

Bref, c'est surtout là qu'il m'a manqué une mère rassurante, qui m'explique qu'une grossse partie de ma courbe de poids est dûe au fait que je pousse en hauteur, ce qu'est un poids moyen d'adulte en fonction d'une taille, que je reste jolie, que je me mette nue devant elle pour lui montrer ce qui ne va pas selon moi, que l'on peut aller à la piscine ensemble, qu'il n'y a pas lieu d'avoir si peur. Non, ce n'était pas ce style de mère, la mère qui comprend, la mère qui explique. Ce n'est pas grave. Ou bien c'est grave, peut-être finalement. Elle avait 4 enfants et d'autres chats à fouetter. Ca n'a pas arrangé mes affaires.

babyloo.
Abonné

ça c'est tout moi! enfin ma mère!!

blonde, très mince, élancée, bonne cuisinière!!!

toujours en train de remplir mon assiette! et de critiquer mon aspect extérieur!! mon poids....

"il faudrait que tu fasses quelque chose quand même!" et 15 mn après "reprends donc un peu de viande...il est pas bon mon roti?" mais pour elle souvent le soir c'était 2 feuilles de salade et un oeuf dur!

 

ma fille de 2ans 1/2 n'aime pas les biscuits et ne finit jamais ses assiettes ...elle aime le lait et les tomates!!! c'est un poids plume...

après avoir beaucoup culpabilisé de ne pas parvenir à la faire manger...(chacun son tour!!) j'accepte ses envies et sa faculté à manger à sa faim...mais maintenant j'ai peur qu'elle ne se restreigne en copiant mon comportement alimentaire....

 

c'est dur d'être une maman! ça ne va jamais comme il faut :))

 

babyloo

Annemie.
Abonné

[quote=mamzelzoï]

Ce qu'il y a de terrible dans tous ces récits, c'est que dans l'esprit de vos parents, et donc la culture alimentaire qu'ils vous ont donné, il n'y avait que 2 options possibles : soit faire attention à vie, se priver à vie, soit

c'est tout  à fait cela, soit c'était manger ce qui est politiquement correct soit grossir... une psy m'avait dit un jour, vous pensez que mangez fait autaomatiquement grossir....

 

Annemie.
Abonné

[quote=tupenses]

Ma mère me disait que j'étais maigre comme un clou. Quand je regarde les photos, je n'étais pas maigre mais mince. Ma mère était ronde, elle ne faisait que projeter sur moi ces propres angoisses. Je n'oublie pas sa propre histoire faite de privations de frustrations ( la guerre) elle savait ce que c'était avoir faim. Etre gros était signe de bonne santé à l'époque, de prospérité  et des enfants bien portants donnaient une image positive à la mère.

[/quote]

 

oui,on en revient toujours là, elles ont voulu être de bonnes mères et nous le voulons aussi, n'est ce pas.

la mienne avait vécu les premiers biberons ce qui était, à l'époque, vécu comme une ligération de la femme

quand elle m'a vu allaîter mes 4 enfants, non seulement elle n'a pas compris, mais encore elle s'est dit que je rejetais certainement sa manière de procéder à elle

Annemie.
Abonné

Bzbyloo, qiuestion cuisine, elle n'aime pas du tout, dailleurs maintenant à 87 ans, elle se fait livrer ses repas....

et souvent elle me dit, "hein t''es comme moi, tu n'aimes pas faire la cuisine" et ça a le don de m'hérisser, mêeme si je ne le montre pas....

car maintenant grâce à LC j'ai compris que j'aimais me faire les choses que j'aime manger... c'est devenu un plaisir, non pas que je fais des choses très élaborées, mais je me fais ce que j'aime

gaelle52.
Abonné

Oui c'est vrai ça me donnait envie d'être plus forte, ce que j'ai réussi à faire mais pas dans le bon sens! C'est un ancien psy qui m'en a fait prendre conscience.

Il m'a fait remarquer que tout m'on vocabulaire est ou était axé sur le poids. Quand je disais que je devais être forte, mon corps l'a interprété comme ronde. Aussi à la place de dire que qqun m'ennuyait, je disais que la personne me gonflait ou qu'elle me gavais. Plein de petites choses comme ça dont je ne m'étais jamais aperçue et qu'apparemment jouent aussi sur lea prise alimentaire. 

Bon j'avouerai que je n'ai pas perdu de poids en modifiant mon vocabulaire mais ça m'a ouvert l'esprit de ne plus faire tout le tempsd référence au poids comme si mon identité était ce foutu poids. 

Je suis d'accord avec toi, Annemie, je crois qu'il faut qu'on se laisse aller plus facilement plutôt que vouloir tout contrôler ou se battre!

Merci à toi et à toutes qui témoignent ici. smiley

maligne.
Abonné

Bonjour Annemie,

moi j'ai le même problème avec mon père: au resto, il a honte avec le restaurateur si on ne comande pas assez de plats (entrée. repas dessert). Puis il dit  "tu ne peux pas gâcher ça, c'est extaordinaire!", ou " mange, ça a peu de calories". Combein de fois dans mon enfance il a ouvert un fruit et nous adonné la moitié qu'on devait manger "parce que sinon ça s'abîme".S'il ne veut pas quelque chose pour sa ligne, ou s'il n'aime pas ce qu'on prépare, il dit qu'il est sensible au diabète des personnes âgées, et comme nous ne sommes pas vieux, nous sommes sommée de manger.  je précise que lui même est très en forme, fit et sportif avec ses 80 ans. Mais il nous traite de grosses, ma mère, ma soeur en moi.

Annemie.
Abonné

je n'uy avais pas pensé, GAELLE, mais c'est vrai, moi j'emploie aussi ce vocabulaire, ça me gonfle, ça m'étouffe, ça me gave.... merci

MALIGNE, eh oui, j'aurai dû mettre les parents, car les papas influencent aussi, bien entendu, notre manière de manger...ma mère veut me donner ses restes, quand elle ne les donne pas à mon frère en surpoids lui aussi... et du coup je me rends compte que moi aussi, qaund je me suis lachée sur l'achat des sucreries en magasin, je m'en  rends compte en arrivent chez moi et je donne le surplus à mes enfants, finalement, l'exercice de LC (auquel je ne suis pas encore) de jeter le surplus, a vraiment un sens....car donner aux autres, c'est leur faire manger nos restes et leur inculquer qu'il faut tout manger sous peine de gacher.... merci

Sylvie75.
Abonné

Vos anecdotes me font penser aussi à ce que j'entendais de ma mère quand je ne finissais pas mon café au lait.

"Finis-le, pense aux petits africains qui meurent de faim."

Même enfant, je me souviens que je trouvais ça totalement illogique : 'Ben, s'ils meurent de faim, il faut leur envoyer à manger à eux. Que je finisse mon café au lait, moi, je ne vois pas en quoi ça peut leur faire du bien !!!"

Aujourd'hui bien sûr, en plus de trouver cela stupide, je trouve ça infect, cette instrumentalisation d'un drame. Je ne sais pas si je l'entendais souvent, mais je m'en rappelle avec colère.

Sylvie75.
Abonné

[quote=Anne]car donner aux autres, c'est leur faire manger nos restes[/quote]

Comme des animaux domestiques finalement. Les chiens, les poules ou les lapins se nourrissent de nos restes en général. Les mères avec des familles nombreuses acquièrent un peu trop vite ces méthodes d'élevage, plus que d'éducation. Eh oui, je pense à ma mère, contre qui je suis parfois en colère, mais que j'aime beaucoup aussi.

Toi qui es adepte de la méthode douce, Anne, la prochaine fois que ta maman te somme de manger ses restes, demande lui "avec un sourire enjôleur" si elle souhaite un chien ? Si ça se trouve, elle en souhaite vraiment un ! Ce ne serait pas la première vieille dame qui se prend d'affection pour un petit chien, et elle aura peut-être ensuite une meilleure relation d'adulte avec sa fille adulte.

Annemie.
Abonné

non mdr, elle ne veut ni chien ni chat, elle n'a pas de "contact" avec les animaux....

elle le fait plutôt dans l'esprit de ne pas gacher... ou???? faudrait que je demande à un psy

et oui, ce que nous engrangeons pour ne pas jeter ne fera pas manger ceux qui ont faim, ça c'et à plus grande échelle qu'il faudrait ne pas gaspieller...

suffit e voir tout ce que jettent les grands magasins... mais ce n'est plus le sujet lol

Sylvie75.
Abonné

C'est vrai que nos mères ont plus ou moins connu la guerre et les privations.

Mais il faut leur expliquer que c'est fini depuis belle lurette, et que maintenant que l'on vit (en France en tout cas) dans une société abondante et surabondante, donner ses restes à qui que ce soit, c'est considérer ces personnes comme des animaux domestiques, et que ça ne se fait pas. Les gens ne sont pas des poules ou des lapins. On peut le dire sèchement ou avec légéreté et humour, bien sûr. Mais je crois qu'il y a un syndrôme de la mère poule, derrière tout ça, et on peut dire 'stop' à nos mères.

Cela me fait penser que cet été, j'ai eu 2 bonnes grosses disputes avec ma mère sur la semaine où je suis restée chez mes parents. En fait, les 2 seules fois où j'ai pu discuter avec elle en tête à tête, elle a refusé toute forme de discussion ou de négociation. La première était sur le fait qu'elle refusait totalement de recevoir, elle qui donnait sans compter. La seconde était sur le fait qu'elle refusait totalement d'écouter, elle qui émettait sans compter.

Je dois être honnête, ces disputes et cette fin de non-recevoir de sa part (c'est le cas de le dire) ont sérieusement entamé la qualité de notre relation. Nous n'avons tout de même pas grand chose de commun, en dehors de ce lien filial dont on fait tout un fromage pour pas grand chose. Je leur devrai toujours de s'être occupée de moi et d'avoir pris soin de moi quand j'étais enfant, ma mère de son temps et de ses efforts, mon père de ses finances... Et c'est énorme je suppose. Alors bien sûr, en retour, je prendrai soin d'eux s'ils en ont besoin et deviennent dépendants... Mais, en dehors de cela, il faut reconnaître que si nous étions des adultes sans lien de parenté, nous ne serions pas amis, à peine voisins... Ma formulation vous semble dure je n'en doute pas, elle est encore plus dure pour moi. Mais je compare avec mon mari, qui a des relations très douces et très chaleureuses avec sa mère, sa soeur et sa nièce. Il me semble que s'ils n'étaient pas parents, ils seraient tout de même d'excellents amis. Mon 'si' est un peu artificiel et naïf, j'en ai conscience, mais je me débats depuis l'adolescence avec cette contradiction que je n'ai pas grand chose de commun dans mes valeurs et mes choix de vie avec mes parents, c'est vraiment désagréable.

Annemie.
Abonné

surtout que ma mère, sa nourriture dont elle ne voulait pas, elle la donnait vraiment aux poules de la sienne de mère

mais bon, je pense que c'est surtout à moi de changer, car,elle, à son âge, je doute fort de la faire changer...

c'est bien de comprejndre tous ces tenants et aboutissants, ça pemet de rester plus ferme

je dois y aller la semaine prochaine, je raconterai :)

apolline.
Abonné

Sylvie ton post me fait question ou reflexion plutôt...mes parents j'aurai adoré les avoir pour amis;père sympathique sportif drôle,attachant toujours là pour les amis,mère intelligente toujours prête à aider ses patients,tous deux dévoués à leur métier,mais je n'étais ni l'ami de papa qui partageait ses heures de sport ni le patient de maman juste leur fille...c'était le hic j'ai été des années avec mon père faire du sport il n'a jamais échanger une balle avec moi il préférait emmener une de mes amies avec moi,quand à maman à partir du moment ou nous ne manquions de rien elle pouvait se dévouer aux autres...toutes mes amies m'enviaient mes parents.Pendant les vacances que nous passions en famille eh bien chacun des enfants avaient ses amis que mes parents emmenaient avecd nous un mois...façon pour mes parents d'être tranquilles je pense ...j'ai eu une vie rose je le sais mais élévée par d'autres que mes parents,par contre quand j'avais un gros souci j'ai toujours pu compter sur eux...l'argent n'est pas tout j'aurai voulu tellement que maman vienne me chercher à l'école et que papa juste une fois s'occupe de moi...dans 5 minutes je vous raconte ma vie lol ça bouscule LC...

Annemie.
Abonné

venir te chercher, s'occuper de toi, ok, c'est  une chose

mais ce n'est pas tout

et nos parents sont nos parents et pas nos amis

je ne pense pas, sincèrement, qu'ils voulaient être tranquilles, je pense qu'lls voulaienjt te faire plaisir, car c'est un plaisir d'avoir des amis autour de soi...

ma mère voulait toujours faire de moi son amie, ce que je n'étais pas, cela a tout faussé et elle n'a pas respecté la barrière des générations...

elle est ma mère, pas mon amie... et je m'entends mieux avec elle et suis plus tendre quand elle est ma mère alors que lorsqu'elle se la joue à être mon amie, je suis bloquée, comme si ce n'était pas bon....

rosa.
Abonné

Bonjour,

 

J'ai bien apprécié ce que tu dis, car c'est également mon cas avec mes parents. Pas plus tard que ce matin, mon père (87 ans) m'a dit que ma fille avait grossi et qu'elle devait faire attention. C'est vrai, elle vient de se marier et elle a pris du poids. Pas trop grave. Donc, je ne dis rien à ma fille (mais cela me dérange de ne rien dire, mais j'ai compris que cela lui ferait du tort). Mes parents ont toujours eu un problème avec le poids (image) et j'imagine que c'est également pour cela que j'ai difficile moi aussi à en perdre. Je viens de commencer LC, mais je me donne le temps pour démarrer en douceur.

 

J'espère avancer petit à petit. Pour mes parents, ma mère à 92 ans, je pense que c'est inutile d'argumenter. En effet, cela va me prendre trop d'énergie. 

 

Rosa

Annemie.
Abonné

d'accord avec toi, Rosa

ta fille, si tu lui dis, ce sera comme quand on nous le dit à nous

elle sait elle même si elle a pris du poids...                

quant à nos mères, tu as raison aussi, ça demanderait énormément d'energie de revenirs sur certaines choses et sans savoir si cela porterait ses fruits...

merci pour ton témoignage

                                                                                                                   

Frunobulax.
Abonné

C'est très intéressant de lire tous ces témoignages. Il est essentiel de comprendre d'où viennent les problèmes de poids et/ou de TCA, et il est vrai que les parents sont souvent derrie tout ça.

Pour ma part, j'ai commencé les régimes vers 10-11ans, sans AUCUNE raison (en revoyant les films de vacances de cette période, je dirais que j'étais même plutôt maigrichonne...). Ma mère, ancienne danseuse et elle-même ayant eu des problèmes de poids après l'arrêt de la danse, ne m'a jamais dissuadé de vouloir maigrir. Au contraire, elle m'a amené vers 13 ans chez notre médecin de famille pour qu'il me prescrive un "vrai" régime, ce qu'il a fait. Un régime à 1200 calories environ (très indiqué pour une adolescente en pleine croissance...hum...)

J'ai découvert vers l'âge de 18 ans que ma mère se faisait vomir, elle le fait toujours à plus de 60 ans (elle a un IMC de 17 environ) Donc en ce qui me concerne, il ne s'agit pas vraiment de petites phrases assassines lancées l'air de rien, mais d'une situation malsaine à vivre au jour le jour pendant des années.

la farfa-mtc.
Abonné

Oh, ça me parle bien ce post. (bon, désolée, j'ai pas eu le courage de lire toutes les réponses par contre. ^^)
Moi aussi, ma mère, en voulant bien faire, a faussé mon rapport à la nourriture.
Elle m'a déjà dit qu'elle a souffert d'avoir été ronde à 20 ans. Quand je vois des photos d'elle à 20 ans, on ne peut pas vraiment dire qu'elle était grosse, ni même ronde de mon point de vue. Du coup, elle a transféré ses angoisses sur moi, en étant persuadée que si j'étais ronde (ou grosse), je le vivrai mal puisqu'elle, l'a mal vécu. (je suis peut être pas très claire.)
Bref, depuis longtemps, elle surveille ce que je mange (quand je suis chez elle), me demande si je fais bien attention à mon poids, me dit que c'est dur de perdre, (pendant ma grossesse, je vous raconte pas comme elle m'a tannée avec ça...) Pour le moment, je me vois comme un peu grosse. Je préfèrerais être plus mince, c'est sûr, mais je n'ai pas non plus envie de m'empoisonner la vie pour ça. Et elle a du mal à le comprendre.
Le plus compliqué étant que quand on va les voir, elle a tendance à faire mes plats préférés (pour me faire plaisir) mais me fait des remarques si je me ressers. (style "nan mais t'es sûr que tu as encore faim?" ou "C'est pas très raisonnable".)
J'ai déjà entamé des régimes ou des suivis nutritionnistes JUSTE pour qu'elle me lâche un peu la grappe, pas tellement parce que je le souhaitait. Pas terrible hein...
Alors je sais qu'elle m'aime énormément et qu'elle ne veut que mon bien, mais si elle pouvait arrêter d'être obnubilée par mon poids, ça me ferait du bien. ;)
(Du coup, je lui ai dis que je commençais LC, en lui expliquant un peu comment ça marche. Comme ça, elle sait que je fais quelque chose et y a plus de chance pour qu'elle ne me "harcèle" pas avec ça. ;) )

la farfa-mtc.
Abonné

Oh, ça me parle bien ce post. (bon, désolée, j'ai pas eu le courage de lire toutes les réponses par contre. ^^)
Moi aussi, ma mère, en voulant bien faire, a faussé mon rapport à la nourriture.
Elle m'a déjà dit qu'elle a souffert d'avoir été ronde à 20 ans. Quand je vois des photos d'elle à 20 ans, on ne peut pas vraiment dire qu'elle était grosse, ni même ronde de mon point de vue. Du coup, elle a transféré ses angoisses sur moi, en étant persuadée que si j'étais ronde (ou grosse), je le vivrai mal puisqu'elle, l'a mal vécu. (je suis peut être pas très claire.)
Bref, depuis longtemps, elle surveille ce que je mange (quand je suis chez elle), me demande si je fais bien attention à mon poids, me dit que c'est dur de perdre, (pendant ma grossesse, je vous raconte pas comme elle m'a tannée avec ça...) Pour le moment, je me vois comme un peu grosse. Je préfèrerais être plus mince, c'est sûr, mais je n'ai pas non plus envie de m'empoisonner la vie pour ça. Et elle a du mal à le comprendre.
Le plus compliqué étant que quand on va les voir, elle a tendance à faire mes plats préférés (pour me faire plaisir) mais me fait des remarques si je me ressers. (style "nan mais t'es sûr que tu as encore faim?" ou "C'est pas très raisonnable".)
J'ai déjà entamé des régimes ou des suivis nutritionnistes JUSTE pour qu'elle me lâche un peu la grappe, pas tellement parce que je le souhaitait. Pas terrible hein...
Alors je sais qu'elle m'aime énormément et qu'elle ne veut que mon bien, mais si elle pouvait arrêter d'être obnubilée par mon poids, ça me ferait du bien. ;)
(Du coup, je lui ai dis que je commençais LC, en lui expliquant un peu comment ça marche. Comme ça, elle sait que je fais quelque chose et y a plus de chance pour qu'elle ne me "harcèle" pas avec ça. ;) )

la farfa-mtc.
Abonné

Oups, désolée pour le doublon, l'ordi a bugué.

la farfa-mtc.
Abonné

Oh, ça me parle bien ce post. (bon, désolée, j'ai pas eu le courage de lire toutes les réponses par contre. ^^)
Moi aussi, ma mère, en voulant bien faire, a faussé mon rapport à la nourriture.
Elle m'a déjà dit qu'elle a souffert d'avoir été ronde à 20 ans. Quand je vois des photos d'elle à 20 ans, on ne peut pas vraiment dire qu'elle était grosse, ni même ronde de mon point de vue. Du coup, elle a transféré ses angoisses sur moi, en étant persuadée que si j'étais ronde (ou grosse), je le vivrai mal puisqu'elle, l'a mal vécu. (je suis peut être pas très claire.)
Bref, depuis longtemps, elle surveille ce que je mange (quand je suis chez elle), me demande si je fais bien attention à mon poids, me dit que c'est dur de perdre, (pendant ma grossesse, je vous raconte pas comme elle m'a tannée avec ça...) Pour le moment, je me vois comme un peu grosse. Je préfèrerais être plus mince, c'est sûr, mais je n'ai pas non plus envie de m'empoisonner la vie pour ça. Et elle a du mal à le comprendre.
Le plus compliqué étant que quand on va les voir, elle a tendance à faire mes plats préférés (pour me faire plaisir) mais me fait des remarques si je me ressers. (style "nan mais t'es sûr que tu as encore faim?" ou "C'est pas très raisonnable".)
J'ai déjà entamé des régimes ou des suivis nutritionnistes JUSTE pour qu'elle me lâche un peu la grappe, pas tellement parce que je le souhaitait. Pas terrible hein...
Alors je sais qu'elle m'aime énormément et qu'elle ne veut que mon bien, mais si elle pouvait arrêter d'être obnubilée par mon poids, ça me ferait du bien. ;)
(Du coup, je lui ai dis que je commençais LC, en lui expliquant un peu comment ça marche. Comme ça, elle sait que je fais quelque chose et y a plus de chance pour qu'elle ne me "harcèle" pas avec ça. ;) )

la farfa-mtc.
Abonné

Oups, désolée pour le doublon, l'ordi a bugué.

Didoune.
Abonné

Alors moi non plus je n'ai pas lu tous les messages mais au moins les premiers :) 

Moi aussi, ma mère m'a aidé à développer des relations pas très saines avec la nourriture. Ce n'est pas de sa faute en soi, j'en assume les responsabilités mais quand même... quand on est à un âge de vulnérabilité ou le regard des parents est si fondamental ou ce qu'ils disent est pris pour argent comptant, on ne peut s'attendre à ce que ce soit sans effet. 

De mon côté ma mère est ronde depuis qu'elle a des enfants. Avant elle était très mince, mais dans mon pays d'origine, être trop mince c'est être trop pauvre, aussi a-t-elle été heureuse de voir ses hanches se développer. 

Pour ma part j'ai toujours été ronde, gamine et honnêtement, plus j'y pense plus j'ai l'impression qu'enfant j'étais plutôt fière d'être ronde, avec mes bonnes joues, ma bonne bouille et ma gourmandise mes parents me valorisaient en ce sens et ma mère était heureuse de sa fille qui aimait tout et mangeait tout. 

Et puis, en grandissant... les remarques ont changé, et ma mère, qui était si fière de sa fille ronde à commencer à avoir un discours différents auprès des autres personnes (amis, vendeuses) et même avoir un discours de pitié du type "ah la la la pauvre, c'est dur pour elle de trouver des vêtements à sa taille". "Benh oui à cet âge là toutes ses copines sont minces"... Mais d'un autre côté elle m'incitait à manger de bonnes choses pour me faire plaisir. Parce que pour elle, la nourriture c'est son moyen le plus sûr de "tenir" ses enfants. 

A cette époque à commencer le yoyo pour moi et ces remarques n'y sont pas pour rien. Quand je suis mince, elle m'encense, quand je suis grosse elle veut me faire manger davantage... Elle sent bien que je n'ai pas un rapport apaisé avec la nourriture mais aujourd'hui pour elle la nourriture c'est son unique moyen de me donner son affection et p-e de recevoir la mienne... Complexe. 

En tout cas je me rends compte qu'enfant je n'étais pas mécontente d'être ronde, je ne le vivais pas mal, j'étais même plutôt heureuse et épanouie avec ces bonnes joues, alors que pendant longtemps je pensais que j'en souffrais... La souffrance est venue plus tard en même temps que l'hyperphagie...
 

Frunobulax.
Abonné

Annemie, il me semble que nos mères se ressemblent quelque peu !

Un souvenir vient de remonter, comme quoi ça aide de continuer l'introspection. Un jour que je me plaignais à ma mère car mon régime était difficile et que je bavais devant les assiettes de mes frères, elle m'a répondu : "Oui mais après tu seras belle !" Ça se passe de commentaires, n'est-ce pas ?

izabelle
Animatrice forum

sad

Annemie.
Abonné

merci pour vos témoignages

ils sont tous intéressants, passionnants et confirment nos points commun en  ce qui concerne l'attutude de nos mamans

je me dis que nos mamans, en voulant bien faire, on contribué à notre mal être ou disyfonctionnement en ce qui concerne la nourriture

il ne s'agit pas ici de les condamner, et personne ne le fait, mais juste de reconnaitre un fait

si nous leur posions la question quel était leur rappart à leur mère et la nourriture?

ce serait peut être très révélateur

Annemie.
Abonné

merci pour vos témoignages

ils sont tous intéressants, passionnants et confirment nos points commun en  ce qui concerne l'attutude de nos mamans

je me dis que nos mamans, en voulant bien faire, on contribué à notre mal être ou disyfonctionnement en ce qui concerne la nourriture

il ne s'agit pas ici de les condamner, et personne ne le fait, mais juste de reconnaitre un fait

si nous leur posions la question quel était leur rappart à leur mère et la nourriture?

ce serait peut être très révélateur

 

PARDON pour le double post, je n'avais pourtant plas cliqué deux fois

un dysfonctionnement du forum???

Haut de page 
X