Blessures d'abandon - 31052013

Bliss.
Abonné
Je viens ici parler de ce sujet très sensible pour moi en ce moment. Il apparait de plus en plus nettement que des vécus d'abandon même de quelques semaines dans ma petite enfance ont laissé leurs marques. Et que la nourriture a été dans ces périodes déjà une manière d'être rassurée voir même simplement de me faire taire quand je hurlais. Je fais un travail thérapeutique et cette dimension est abordée bien sûr, mais c'est une heure par semaine. Et moi le reste du temps je patauge un peu dans ma semoule. Si certaines d'entre vous ont des pistes de réflexions à ce sujet car je vois combien mon comportement actuel a d'impact notamment sur mes relations de couple et aussi sur le bien être de mon fils. Comment faites vous personnellement avec ces vécus? les angoisses que cela peut provoquer? l'isolement dans mon cas personnel aussi.

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

je vois que tu creuses la question.....

pour ma part, ce que je vais dire, tu le sais déjà, je pense, pas très original de ma part, mais bon....

tout simplement l'accueillir, comme tu le fais, et mettre des mots là-dessus, sur ces "histoires" qui se rejouent en toi, des histoires du passé

quand tu te sens abandonnée par ton chéri, par exemple (alors qu'en fait non, enfin j'imagine....), le mieux serait d'avoir conscience que cette "histoire" s'est réveillée, l'histoire de l'abandonnée (de Fantine? ce n'est pas toi qui avait donné ce nom-là à une de tes histoires, ou bien je confonds?)

et accepter, surtout que cette histoire soit là

peut-être même accepter que dans ta vie tu aies pu vivre cela, dans ton enfance

accepter ton parcours, ton vécu, ton expérience

ça ne veut pas dire pardonner ou trouver que c'est bien, juste accepter ce qui "a été", sans jugement de valeur

et surtout constater combien aujourd'hui ces blessures peuvent se rouvrir

mais quand on a conscience que c'est cette blessure-là qui se réveille, on arrive à ne pas tout mélanger et par exemple, à ne pas accuser le mari d'un truc qu'on a vécu il y a trente ans.....   et on se sent plus libre, intérieurement, même si l'émotion est là, et déplaisante, au moins elle ne guide pas nos actes

courage à toi, j'espère que tu te "requinques"

fleur2lotus.
Abonné

Un peu de rose pour te redonner le moral heart

Ce que tu décris et ce que répond Isabelle résonne très dort en moi. Je connais l'angoisse d'abandon et je la vis depuis toute petite sans pouvoir mettre un nom dessus avant il y 6 mois. J'ai la peur constante que les gens que j'aime (famille, amis, amoureux) meurent ou me quittent. J'imaginais que ça veanit de ma faible estime de moi-même.

Lorque j'ai pu mettre un mot dessus, je me suis presque effondrée, parce que c'est une peur dure à vivre et longue à guérir. A certains moment mon RDV de 30mn tous les 15 jours était la seule chose qui m'empêchait de faire une grosse bêtise.

Aujourd'hui, j'ai toujours cette peur, mais je travaille à l'affirmation de moi-même et du coup, l'entourage réagit mal : pas l'habitude forcément devil. Du coup, j'accepte les angoisses que ça provoque mais il n'empêche que je suis au bord de quitter mon conjoint parce que la relation que nous avons n'est pas celle que je souhaite pour un couple : j'ai longtemps joué à la maman (ou la sauveuse du monde) et maintenant j'en ai marre et ça rue dans les brancards et fort.

Bref, je m'étale sur moi-même comme d'habitude pour juste te dire que même si c'est dur, accroche-toi fort, on finit par voir le bout du tunnel. Isabelle dit qu'elle se répète, au début je n'y croyais pas, mais à force je me suis dit que je ne risquais pas grand chose à essayer de comtempler et de vivre ces angoisses et les sensations physiques qui les accompagnent et ça marche.

Laureline.
Abonné

Bonjour Bliss,

Sujet super intéressant, et sûrement lié à la nourriture pour nombre d'entre nous...

J'ai été longtemps soumise à ces angoisses, et elles reviennent parfois.

Pour les apprivoiser... j'en ai d'abord compris l'origine dans l'histoire de ma famille (abondon à "tous les étages" des générations), et compris aussi comment cela se traduisait avec mes parents, ce qu'ils faisaient peser sur leurs enfants avec cet héritage. Ce que j'en faisais. Du coup, j'ai fini par différencier mes fantasmes de ce qui pouvait advenir dans la réalité. Je me suis rendue compte qu'en affirmant ce qui ne me convenait pas, je ne perdais pas l'amour de l'autre. En d'autres termes, j'ai fait ma crise d'adolescence assez tardivement :-). Quand j'étais plus jeune, j'étais douce, gentille, une "bonne fifille".

Aujourd'hui, je supporte un éloignement temporaire, un refroidissement de la relation, après une colère ou un désaccord. Je me sens plus souple, moins tendue dans la peur de perdre. Ca me laisse plus d'espace et ça en laisse aussi à l'autre. Avant, ouh la la, ça m'agoissait, alors soit j'anticipais trop, soit je pensais avoir perdu l'autre et je culpabilisais...

Alors voilà, ça m'a pris du temps, c'est sûr. Pour moi le travail sur le sens de tout ça, c'était une étape importante, fondamentale. Si je n'étais pas passée par là, j'aurais tourné en rond. L'étape actuelle, quand ces angoisses ré-émergent (par exemple, dans les difficultés au travail, ou quand je rencontre un homme), c'est de les reconnaître, les accueillir. Alors je vais dans le sens des messages précédents : essayer la pleine conscience.

Laureline

curuni.
Abonné

Bonjour Bliss,

alors au début je pensais que tu parlais d'avoir été abandonnée quand tu étais petite, je n'avais rien compris au fil (j'ai lu trop vite je crois)... J'ai compris avec Fleur2Lotus que pas du tout et que j'étais totalement concernée par ton post !

Oui, j'angoisse de la mort de mes proches et cela prend des proportions gigantesques : si mon mari a 5mn de retard quand on a rendez-vous ou quand il est parti courir le film se met en marche : "il est mort, il s'est fait agresser, est à l'hôpital et ne peut pas me prévenir, il s'est fait renverser par une voiture...." Idem pour mes parents, frère, soeur mais j'y suis moins souvent confrontée et c'est moins fort.

Cela a commencé quand j'étais pré ado : je ne supportais pas que ma mère sorte sans moi, je la guettais par le balcon quand elle descendait chercher le pain, je ne voulais pas aller à l'école car elle allait rentrer seule à la maison... Et ça m'a accompagnée depuis. Il faut savoir aussi que ma mère a toujours été comme ça et qu'elle nous engloutissait dans ses angoisses, nous les faisant partager, essayant de nous convaincre qu'elle avait raison et qu'il fallait qu'on angoisse aussi (ou qu'on "fasse quelque chose").

J'ai remarqué que ces angoisses diminuaient un peu quand j'étais mieux dans ma peau et plus confiante en moi...

Côté nourriture : pour ma mère et moi, rien de tel qu'une frayeur pour nous tordre l'estomac et nous couper l'appétit (au point d'avoir des nausées)

Evidemment, je HAIS ma mère pour ça : quand je commence à la voir livide, se tordant les mains, avoir mal au ventre j'ai de vraies bouffées de violence (je les contiens hein...) et.... je fais tout pareil.......Donc je comprends que pour nos proches ce soit difficile à vivre et étouffant...

Bref, j'ai assez raconté ma vie, tu es là pour nous demander des solutions potentielles... Donc pour moi : la RPC qui marche un peu mais surtout la reprise de confiance avec LC qui me rend UN PEU plus zen....

Désolée je ne t'aide pas beaucoup sur ce coup là mais tu n'es pas la seule en effet....Donc je compatis et te souhaite bon courage (et bravo et merci d'en avoir parlé ici !)

Julia2.
Abonné

Bonjour,

parfois, à ce qu'il paraît, l'angoisse que nous ressentons quand nos proches s'absentent, même pendant très peu de temps, peut en réalité être une peur inconsciente de sa propre agressivité envers les autres, que l'inconscient renverserait simplement en peur qu'il arrive quelque chose aux autres, par le biais d'un facteur extérieur à nous-mêmes. Ce mécanisme peut remonter à l'enfance, quand on craint que nos pensées, parfois très violentes envers ceux qu'on aime, soient des "pensées magiques" et aient une influence réelle sur le cours des choses.  C'est en tout cas ce que m'a dit ma psy.

Mais c'est peut-être une fausse piste ici.

Alwena.
Abonné

une peur inconsciente de sa propre agressivité envers les autres, que l'inconscient renverserait simplement en peur qu'il arrive quelque chose aux autres, par le biais d'un facteur extérieur à nous-mêmes. Ce mécanisme peut remonter à l'enfance, quand on craint que nos pensées, parfois très violentes envers ceux qu'on aime, soient des "pensées magiques" et aient une influence réelle sur le cours des choses.

Oh la la, JULIA, même si c'est dans la très petite enfance? aurais-tu un exemple précis pour me faire mieux comprendre?

merci à toi. wink

Bliss.
Abonné
Merci pour vos suggestions. Dans le fond c'est déjà ce qu ej fais en partie et je peux m'atteler à le faire de manière plus systématique. L'abandon que je ressens se déclenche très vite et avec de petites choses pas forcément graves en elle même. Mon mari e une nouvelle amie, mon mari a toujours eu beuaocup d'amies depuis toujours, il les écoute, rit avec elles se confient etc et il n'y a pas de notion d'infidélité je connais presque toutes ses amies et je fais de la gym avec même. Cette nouvelle amie est différente belle, job super, thérapeute, très joyeuse etc etc. Et elle je ne la connais pas ils se voient tous les deux. Et j'ai des réactions hyperviolentes, je regarde ma montre, j'aurai envie de fouiller ses affaires (je n'ai jamais eu cette envie en 10 ans c'est ahurissant). Bref je me sens extrêmement désécurisée. Il mange avec elle et une heure de retard sur ce qu'il avait prévu c'est l'horreur angoisses insomnies etc.... Dans le fond le burn out est la pointe de l'iceberg et toutes les vieilles histoires non résolues ressurgissent et de très très vieilles histoires. Quand ma mère attendait mon frère j'avais un an elle était très angoissée elle a fait plusieures fausses couches et m'a dit qu'elle hurlait parfois de terreur. Qu'est ce qui se trame là dessous. Bon je ne cherche pas à anlayser. POur le moment il y a juste ces moments d'intense détresse qui me traversent. Et c'est déstabilisant pour mon mari parce que par exemple ce matin je me réveille j'ai la forme je vais à la piscine etc......et lui est resté sur l'image de sa femme démolie hier soir pleurant à grands sanglots dans le canapé. Bon bref rpc s'y remettre ok. plus rgulièrement.
izabelle
Animatrice forum

ah oui ce n'est pas facile

c'est drôle parce que j'ai une copine qui vivait exactement la même situation que toi il y a deux mois

en fait, pour elle (je ne dis pas que c'est pareil pour toi bien sûr),   elle refusait une émotion en elle :   la jalousie

c'est à dire qu'elle était jalouse mais qu'elle estimait que ce n'était pas "légitime"

je l'ai incité à regarder sa jalousie en face et surtout à se dire  "oui, ce que je ressens est légitime,  voir son mec parler avec une autre fille pendant des soirées, même s'il ne se passe rien au lit, c'est quelque chose que je ne supporte pas"

du coup, elle a pu en parlé avec lui, et tout s'est arrangé

la fidelité a plusieurs niveaux, et ça dépend des gens, moi je ne supporterai pas que mon chéri aille diner avec une femme, d'ailleurs pour lui aussi cela lui semblerait totalement incongru, tout comme moi je me vois mal aller diner avec un copain....  je veux dire, on y va ensemble, quoi...  a priori on partage nos amis....   ça dépend vraiment des couples bien sûr, mais je veux dire cette copine avait besoin de s'entendre dire    :   "c'est normal que tu sois jalouse si ton mec parle pendant trois heures à une autre fille, ça veut pas dire qu'il faut lui faire une scène, mais juste accepter le fait d'être jalouse, ne pas chercher à faire comme ça n'existait pas, parce que ça n'aide pas, ça renforce encore plus la jalousie et ça te rend dingue"

 

j'y vais avec des pincettes car je ne connais pas ta situation,   mais j'ai la sensation  (c'est fort possible que je me trompe, on est d'accord)  que tu luttes toute seule contre ta jalousie et que ton homme ne voit qu'une partie de ton comportement, pas forcément le plus valorisant, et du coup il comprend que dalle.....
si vous n'avez pas encore discuté de ce que tu ressens, je crois qu'il faut le faire, car aussi forte et courageuse que tu es, même avec la RPC,  parfois une bonne discussion permet de se comprendre l'un l'autre

 

en tous cas courage à toi c'est une période vraiment mouvementée

Noelle
Marraine

Bonjour Bliss

j'ai connu ce sentiment envahissant, tellement envahissant que je ne pouvais rein faire d'autre qu'attendre ..

bon, depuis, j'ai vieilli (ah ah ah ) et surtout commencé a vivre  plus en fonction de moi, avoir plus d'amis , avoir une vie personnelle plus riche et d'autres centres d'interet

 

bon courage pour ce moment difficile

curuni.
Abonné

Coucou,

très intéressant Julia2... Il y a peut-être un peu de ça... Moi il paraît que je veux tout contrôler, tout le temps (pourquoi j'ai mis "il paraît?"...) et donc, au final je voudrais contrôler : la mort... Rien que ça...

Bliss : oh là là alors moi mon mari me fait ça, je me tire... Attention je ne dis pas que ton mari fait quelque chose de mal ni que tu es trop cool hein, chacun son mode de fonctionnement... Mais, tout comme Izabelle, je ne vis pas du tout comme ça et mon mari n'accepterait pas non plus que je m'absente avec un autre... Izabelle a raison : je pense qu'il faut que tu travailles sur le sentiment de jalousie, qui est aussi naturel. Et il me semble important d'en parler avec ton mari.

Par contre, pourquoi cette femme là en particulier ? Qu'est ce qu'elle représente pour toi ? Ce que tu aimerais être ? Une femme pour laquelle tu aurais pu "craquer" (attention, pas de mésentente je ne parle pas de sexe ici mais d'affection ou d'une attirance quelconque) ?

Bon courage à toi et bonne journée à toutes ! 

Alwena.
Abonné

OK BLISS, tu as donné la réponse merci Asmiley

Bliss.
Abonné
Je reviens par ici avec mes ressentis d'abandon. Il se trouve que les miens ressurgissent dans une situation de jalousie (oui c'est de la jalousie voir même de l'envie). Nous en parlons depuis le début avec mon mari nous avons toujours beaucoup parlé mais là il y a quelque chose d'une blessure d'enfance réanimée et lui ne m'est d'aucune aide puisqu'il est de parti pris si on veut. Pour les relations hommes-femmes amicales il m'a toujours paru sain que j'ai des amis hommes (enfin je n'en ai qu'un et un copain que je vois de temps en temps) et que lui aie des amies femmes. Sa mère a abandonné ses enfants quand ils étaient petits et lui a toujours cherché des "femmes tuteurs de résilience". Et je n'ai jamais eu ce genre de réactions en 10 ans. Donc là hier soir il est partit manger chez elle avec d'autres personnes. Situation pour moi d'exercice d'observation intense. Comme l'a dit l'une d'entre vous dans le fond cette femme j'aurai aimé l'avoir pour amie, j'aurai aimé qu'elle s'intéresse à moi, rire avec elle, partager ses connaissances etc. et ce n'est pas le cas. Je n'ai pas assez de temps avec ma thérapeute pour aborder tous ces points il y a plein de choses à discuter mais clairement pour moi cela a à voir avec la naissance de mpn frère quand j'étais petite et avec le fait de devoir "partager" l'attention et l'amour. Au delà de cette situation spécifique qui n'a rien de spécialement intéressant en tant que tel ce sont les sentiments sous jacents assez universels qui sont réanimés qui me questionnent. Parce que clairement ce sont ce genre de pensées qui m'ont amenée dans ma vie a trop manger. Manger pour me rassurer, me réconforter, m'apaiser quand j'avais peur ou était anxieuse. C'est tellement classique quand un petit enfant pleure de croire que lui donner à manger va résoudre tout...... Trouble du réconfort. Ce mot me parle fort. Maintenant en tant qu'adulte c'est à moi de trouver des manières créatives sympathiques et non destructrices de me réconforter. Et bien sur de conserver aussi la dimension réconfort de l'alimentation qui existera toujours avec la fonction nutritive. Comment se réconforter? Comment me rassurer? Comment m'aimer telle que je suis m'accepter avec tous mes ressentis?
curuni.
Abonné

Bonjour Bliss,

je pense que c'est une bonne chose déjà que tu aies clairement identifié la jalousie et l'envie.

Pour ta question sur le réconfort... Je suis un peu dans le même questionnement que toi car remplacer la nourriture n'est pas chose aisée.... Peut-être un bon bain avec des bougies, un bon bouquin, la musique, un massage, une dégustation de produits très bons ?

Pour te rassurer et t'aimer telle que tu es... Je ne peux malheureusement pas t'aider car je me pose les mêmes questions !!

Désolée de ne pas t'aider plus mais je te souhaite sincérement de trouver des réponses !

Belle journée à toi.

Bliss.
Abonné
Les réponses ne sont en tous cas pas dans les livres, ou seulement partielles (j'en ai tellement lus!). Les réponses sont sans doute au fond de notre coeur et doivent émerger, avoir des circonstances qui permettent de les vivre. Je sais qu'en 2009 quand j'ai perdu mon rein j'ai vécu ne partie de m'aimer me faire confiance être joyeuse etc....je sais que c'est en moi et que c'est juste une histoire d'y avoir accès. Nous sommes en chemin;)
izabelle
Animatrice forum

[quote=Bliss]Comment m'aimer telle que je suis m'accepter avec tous mes ressentis?[/quote]

Avec la pleine conscience,  tu sais que ces ressentis viennent  en toi, mais qu'ils ne sont pas toi, ce sont des ressentis très répandus chez les humains en général, chez toi cela s'active particulièrement dans certains cas précis, à cause de ton histoire

pour ma part, ce que je n'aimais pas en moi c'était lié aussi à ces mauvais souvenris de mon adolescence,   ce que je rejettais, ce n'était pas seulement  "ressentir cela",  mais bien  " pourquoi moi, j'ai dû ressentir cela"  (genre : c'est pas juste....)

je pense que c'est en ce sens que la pleine conscience m'a aidée, à voir que simplement j'ai vécu cela, et qu'il n'y a pas de honte à ça, notamment la honte

pas sûr que mon message soit très clair, mais c'est dur d'exprimer des choses de ce genre

à bientôt

Bliss.
Abonné
Oui c'est clair en fait j'ai honte de me sentir tellement abandonnée. Alors que c'est juste ce qui est, faceà certains événements et certaines pensées je suis très anxieuse et j'ai peur d'être abandonnée.
izabelle
Animatrice forum

 ben oui, quand on a honte d'un truc comme ça, en fait on le combat, genre on essaie de se prouver à soi-même que l'on n'a pas de raisons de se sentir abandonnée, que ce n'est pas bien, etc....

et ça renforce ce sentiment, alors que.....

si tu arrives à le sentir sans le combattre, à le laisser être là sans TE juger,   il part beaucoup plus vite  et il arrête de s'incruster sans arrêt....

moi je l'ai fait non pas avec l'abandon, ce n'est pas trop mon "trip" ;-),  mais le sentiment de rejet   ça c'est mon trip.... enfin façon de parler.....

je remarque que depuis que j'arrête de me culpabiliser de me sentir mal et rejetée quand je suis avec les autres (même si je n'ai aucune raison objective de le ressentir),  eh bien cela devient anecdotique, la souffrance est de moins en moins forte, je commence à intégrer que quand c'est là, ce n'est pas là pour toujours, je ne suis plus bloquée dedans, c'est juste un truc qui se réveille, la blessure de guerre..... 

mais ce qui fait la grosse différence, c'est que je ne m'autorise plus à me juger sur mes ressentis, ce que je ressens n'est ni bien ni mal, ni vrai, ni faux, c'est juste là pour l'instant.....

alyan.
Abonné

Vous avez quand même pensé qu'il y a peut-être de quoi s'alerter ? Personnellement, l'amitié entre femme et homme je n'y crois pas. Il peut y avoir des relations amicales qui ont des barrières, oui, du style vous êtes dans le même club de sport et les gars biens vont pas piquer la femme de l'autre. Il y a aussi quand on a déjà couché ensemble donc là, c'est fait. Il y a aussi quand la personne ne vous attire pas du tout et là bizarement l'amité n'est pas vraiment là non plus.

Je vous vois déjà répondre que je ne suis pas moderne et tout, réac, anti féministe, en fait c'est tout l'inverse. Bref, un homme qui mange avec une femme des heures, seuls, à deux, moi je suis désolée mais y a de quoi s'alerter et c'est juste normal d'avoir le boules. Désolée, Bliss...la tolérance ça va 5 minutes.

alyan.
Abonné

Et d'ailleurs, juste, demandez-vous si le mari en question aurait les mêmes attitudes avec un homme. S'éterniser, se mettre en retard, rire de conivence etc...

Bliss.
Abonné
En fait le but de ce message au départ était de mieux cerner et comprendre mon vécu d'abandon, et de voir par ex grâce à iza que derrière il y a la non acceptation de la honte d'avoir ces sentiments. En aucun cas il ne s'agissait d'être suspicieuse envers mon mari on de savoir si oui ou non c'est bien ou mal. Je crois à l'amitié homme femme, tout a fait possible en ayant un "cadre clair". J'ai 2 amis hommes j'en suis très heureuse. Et par exemple dans cette situation que je vis un de mes amis homme me permet par son propre vécu de comprendre ce qui peut se passer dans la vie d'un homme de 40 ans marié depuis 10 ans avec une femme en arrêt maladie et pas très drôle pour le moment. Je souhaite que malgré mon vécu d'abandon mon mari puisse s'épanouir aussi dans d'autres relations masculines et féminines. Ce n'est pas en m'inquiétant excessivement ou en développant des attitudes de jalousie fortes que je vais empêcher qu'il me trompe un jour si cela doit arriver. Par contre en travaillant sur moi à accepter mes sentiments et mes émotions je fais de moi une personne plus équilibrée et mieux dans ses baskets que mon mari aura envie de continuer à aimer. Et justement c'est ce qui se passe ces jours en travaillant sur mes ressentis. Et en même temps je règle d'autres trucs, dans les relations avec ma mère notamment et d'autres membres de ma famille.
alyan.
Abonné
Ma réponse était sans doute déplacée, excuse-moi. Je dirais un peu comme Izabelle, gérer cette émotion en étant en pleine conscience au moment de la souffrance, se rendre compte que ce ressenti ne te tue pas, que tu peux le supporter, parce qu'aujourd'hui tu as le pouvoir d'un adulte pour faire face...et passer à autre chose, comme lors d'un mal de tête où on continue à vivre malgrè l'inconfort.
pleinedespoir.
Abonné

Hello Bliss et toutes les participantes à c epost!

Je viens mettre mon petit grain de sel.....( vous avez remarqué dans nos expresssions toutes ces références à la nourriture? on patauge dans la semoule, on pédale dans la choucroute etc... hihi)

Bliss il n'y a qu'une personne qui ne doit pas t'abandonner c'est toi-même tout le reste est  en plus! laisse ton homme manger avec son amie et mange avec ton ami homme ! ça fait tellement de bien de diversifier les contacts et de voir ensuite la richesse de chacun... moi je crois ferme à l'amitié entre homme et femme!

Moi ce qui m'aide contre l'angoisse c'est de réaliser que ce qui est vécu nous appartient ,personne ne peut nous  l'enlever... ce que tu donnes, ce que tu partages, ton histoire est forcément unique. La jalousie ,l'envie ... on les laisse passer comme des petits nuages qui ne remettent pas en cause l'existence du soleil!

Avoir été abandonné petit est certes dur, mais je pense qu'on peut faire grandir en soi un Soi qui ne t'abandonnera jamais.

Bisous à toutes

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