Comment s'arrêter de manger - 28102016

Bab001.
Abonné

Bonjour à tous,

J'arrive à sentir quand il faut que j'arrête de manger...mais je ne le fait pas. J'arrive à sentir les changements de goûts mais une fois le constat fait, je fini quand mm mon assiette. Je n'ai pas de soucis en général pour jetter la nouriture restante donc ça ne vient pas d'une obligation à finir mon assiette. C'est comme si j'étais déjà très satisfaite de sentir ces changements, puis je continue.

Ya t-il des personnes comme moi? Avez-vous des conseils?

Bonne journée,

 

Barbara

Commentaires

Jlsls.
Abonné

Peut-être tout simplement prendre le temps ? La première étape est de remarquer les changements. Puis d'en faire une habitude. Et seulement ensuite d'agir en fonction ?

Clara1975.
Abonné
Je suis exactement dans la même situation que toi. Mais, si je prends le temps d'écouter mes émotions, mais pensées automatiques et profondes (presque silencieuses tellement elles viennent de loin), je m'aperçois que ne pas pouvoir s'arrêter a toujours une raison liées aux habitudes passées, à des peurs et des manques qui datent. J'ai identifié par exemple que mon ex-mari et ma fille (6 ou 9 mois à l'époque, assise sur mes genoux) me piquaient gentiment ce qu'il y avait dans mon assiette car je mangeais lentement. Et actuellement, mon chéri mange très vite et se met à bouger en tous sens pendant que j'essaie de déguster les plats, me mettant dans ne situation de stress. Il mange vite le dessert qd je suis encore au plat et je dit que si je veux du raisin, par exemple, il faut que je speed et ça me donne envie de raisin alors que je ne sais même pas si j'aurai encore l'appétit pour. ET aussi quand j'étais enfant et ado,j'ai vécu de terribles moments de disputes et des cris pendant des repas, ce qui fait que j'ai du mal à m'asseoir à table sans crainte et une certaine vitesse d'ingestion anesthésique. Ouf! Tout cela m'a été révélé cette nuit (très pratique cette insomnie). J'espère que ce chemin que j'ai parcouru te sera utile. :-)
izabelle
Animatrice forum

eh bien Clara je vois que tu as bien avancé dans la compréhension de ces peurs et ces limites au changement, c'est super, cela va t'aider à passer en mode "présent"

 

bab  c'est dur de savoir pourquoi tu continues, mais il y a surement qqchose

si tu n'as pas le problème de jeter, cela peut être lié à diverses peurs, la simple peur du changement, mais aussi comme Clara l'évoquait sur un autre fil,  la peur de manger peu,   pour des raisons qui peuvent être différentes pour chacun

c'est parfois simplement la force de l'habitude, ce qui est lié à la peur du changement

peu importe.....   essaie de prendre qq secondes, avant de finir ton assiette sans faim, pour observer ton état intérieur

ceci non pas dans le but de t'arrêter, mais simplement de te comprendre, d'observer   ce qui se joue

 

et puis avec le temps, cette observation, tout ça,  tu pourras sans doute peu à peu progresser

 

tu peux aussi te servir de plus petites portions quitte à te resservir si besoin

parfois  cela suffit pour que cela soit largmeent plus facilement de réduire les quantités

Clara1975.
Abonné

winkmerci Izabelle,

je vie effectivement un grand bouleversement.

Je suis en train de repérer toutes mes petites manies qui mettent en évidence le "manque" (je prends toujours les petits gâteaux sur les tables e cafés par exemple -alors que je ne les mange JAMAIS, c'est "au cas où"-; je me sers toujours e premier qd je suis en famille car j'ai peur qu'il n'en reste plus pour moi -ce qui est totalement impossible, bien sûr!- ; je lorgne du coin de l'oeil les plats qui m'intéressent sur un buffet en soirée et je mange vite des trucs que j'aime pour être certaine qu'on me laissera un bout -alors que clairement je n'ai déjà plus faim- etc)

Et je cherche surtout à ressentir les émotions qui accompagnent ces gestes: détresse et abandon. Probablement un vrai manque de nourriture dans la toute toute petute enfance lié aussi à un abandon réel.

Je ressens, je ressens, j'écoute... et je vois si oui ou non je peux choisir ce réconfort là (nourriture) ou un autre (film, bouquinage, câlins, écriture, dessin).

J'avance (sans les résultats escomptés indecision qui m'avaient fait m'inscrire à LC), mais j'avance.

Les faims ne se ressemblent plus.

FRED73
Marraine

Cela peut venir de plusieurs choses: le contrôle que tu t'impose pour finir manger quand tu n'as plus faim te fais perdre le contrôle en fin de repas. 

La restriction que tu t'es mise lors de précédents régimes te donne envie de manger des choses dont tu sais que tu pourras être privée. 

liegama.
Ancien abonné

Pour moi c'est la peur du manque qui me fait terminer mes plats. En ce moment je travaille plutôt sur les sensations de faim, car manger avec une petite faim rend difficile le ressenti de la satiété et du coup l'arrêt naturel. 

J'ai noté depuis une semaine sur un carnet mes prises alimentaire et à chaque fois que je mange avec une petite faim, c'est la peur du manque qui me fait manger "au cas où". Quand je mange avec une bonne faim, j'ai réussi deux fois à laisser dans mon assiette, une fois la moitié d'un petit bol de salade.

La coach me dit que c'est probablement la restriction dans laquelle je suis encore (sur les quantités) qui me pousse à finir mes assiettes.

Ce qui m'aide c'est de faire une pause au milieu du repas, mais ça me demande beaucoup d'effort d'attention aujourd'hui et si je "pousse" trop cet effort ça devient une frustration qui risque d'entraîner des EME. 

Ce qui m'aide également c'est de me "rassurer" en prenant de la nourriture partout avec moi.

C'est pas facile de trouver l'équilibre.

izabelle
Animatrice forum

en te lisant, je me dis  qu'avec une petite faim,  les signaux du corps ne sont pas assez importants, et c'est alors que la tête prend les commandes : peur de ci, de ça, et toutes règles ou contrôles divers et variés

alors qu'avec une bonne faim, le corps parle, et fort

cela devient au bout du compte plus facile de l'écouter et de moins porter attentions aux discours intérieurs parfois anxiogènes

Clarisse_and_me.
Abonné

Comme Bab et Clara, je peux sentir la satiété, me sentir a priori bien et... continuer à manger.  Je n'ai pas vraiment creusé les raisons: besoin de me sentir "remplie", gourmandise, ...

J'ai adopté quelques trucs pour maximiser mes chances d'arrêter de manger quand je n'ai plus faim. Je vous les partage. 

- Me servir une petite assiette pour avoir le plaisir de me resservir (plusieurs fois éventuellement mais toujours de petites assiettes).  J'ai plus de chance de m'arrêter entre chaque "re-service" que face à une assiette contenant encore de la nourriture.  En plus, j'ai l'impression d'avoir plus facile à déguster des assiettes de taille réduite.

- Prévoir un dessert ou un en-cas pour plus tard.  Je m'arrête (quand tout va bien...) en me disant que plus tard, je mangerai ce dessert.  La motivation de garder une place pour profiter pleinement du dessert !

Je ne vous cache pas que ça ne fonctionne pas à chaque fois ! ;-)  Mais ça m'aide à modifier doucement mes habitudes...

izabelle
Animatrice forum

oui c'est bien je fais pareil

 

sinon la chose qui m'aide le plus à m'arrêter : une excellente satisfaction alimentaire

quand mes papilles ont eu leur compte je trouve ça plus facile d'arrêter

 

et pour moi satisfaction alimentaire sous-entend presque toujours : bonne faim + bons petits plats cuisinés ou qui changent de l'ordinaire

aby00.
Abonné
Tout cela est bien compliqué Dire que l'on ne parle que de manger...Comme respirer, boire, dormir S'arrêter, penser à pourquoi.. Bien compliqué mais sûrement essentiel pour que manger soit juste normal, vital et plaisir Oui, comme vous j'essaye de me convaincre Des fois ça marche Et puis on mérite... Ça c'est l'effet lc...indulgence envers soi même Déjà on a fait le pas pour être ici et essayer de suivre la methode.,... Enfin presque.. On va y arriver
choucathou.
Abonné

bonjour

J'ai eu deux petits succès ces jours ci:

je me suis arrêtée de manger une poire alors que je l'aurais terminée d'habitude mais j'ai senti que je n'avais plus faim

et ce matin j'ai arrêté de manger du fromage alors qu'il en restait du morceau que j'avais découpé, ce matin au petit dejeuner. Là aussi, je n'avais plus faim.

Ce sont deux petits succès que je note dans ma tête. Donc ,je sais comment faire avec la poire et le fromage, c'est super mais avec le chocolat.... c'est une autre paire de manche.

hier soir j'ai voulu déguster un peu de chocolat blanc et j'en ai mangé 100 gr dans une compulsion sur ce qui devait être une dégustation pour me détendre avant d'aller dormir.

J'apprends à ne pas faire de compulsion avec le chocolat en faisant l'exercice d'en manger à volonté au déjeûner et lors d'une collation au moins une heure après., j'ai oublié le nom de l'exercice.

Au total, j'aurai mangé 200 gr de chocolat hier et j'avais mal au ventre ce matin (estomac).

 

J'ai sauté la collation de 10h30 car petite faim seulement ( je n'avais pas résisté à un restant de tourte laissé par ma fille après le petit dej)

 

je me prépare à faire mon exercice au chocolat , Ma petite faim de 10h30 est passée et j'attends la bonne faim pour le déj.

je mets mon espoir dans cet exercice car avec le choclat c'est dur dur.

merci de m'avoir lue

bon congé à tous et toutes

 

Clara1975.
Abonné
C'est super de noter ces (ses) bons moments ! Bravo, chou!
choucathou.
Abonné

Merci Clara

 

ça a marché super pour le chocolat pas eu besoin de collation chocolatée après. je suis contente d emoi.... toujours mes jugements de valeur....

Mais pour mon goûter....j'ai mangé trois viennoiseries sans avoit faim après la première grrr c'était trop bon pas eu envie d'écouter la non faim et le rassasiement.

Maintenant j'ai le ventre qui tire et je digère mal..et je suis fâchée sur moi.

bon je vais attendre ma bonne faim pour remanger.

 

Est-ce que le fait de me juger (contente de moi/ fâchée sur moi) c'est encore de la restriction cognitive?.

Qu'ne pensez-vous?

aby00.
Abonné
Bravo Chou pour la poire et le fromage...lol Pour le choco, as-tu essayé de le sucer longuement en salivant autour du morceau au lieu de croquer?et de couper chaque carré en 4 ou 2 morceaux Ça durera plus longtemps pour moins de quantité Ça te coupera peut-être l'envie Moi ça m'écoeure.... Et je le mets à un autre étage.. Suis obligé de monter et descendre l'escalier ou inversement pour l'avoir...! Ce n'est pas kho lantha mais quand meme..
aby00.
Abonné
Il me semble que oui, Chou, tu te grondes beaucoup Essaye,quand tu as des envies ou compulsions, sinon de faire une seance de 3mn de Pleine Conscience, du moins de respirer quelquefois, bien profondément et entendre la voix qui te dit...sois indulgente avec toi même Tu Verras si ça calme un peu. Et en fonction l'utiliser + souvent AU petit déjeuner. J'ai mangé sagement mes 2 tartines avec un choco chaud.... Puis mon mari est arrivé tout fier avec des chouquettes ( 30 au moins!) comment résister? Je ne sais pas et ne l'ai pas fait... mais je les ai dégustées lentement...10 seulement ... 30 bouchées... Lol Je respire beaucoup depuis Et j'attends mon curry de ce soir
choucathou.
Abonné

merci Aby

tu as raison pour la respiration, je n'en fais pas, je vais essayer. je suis tellement dans la précipitation et l'envie de tout avaler que je n'ai pas le temsp d'y penser tellement ça va vite quand je fais ça..

et je me gronde beaucoup, je me donne des "fessées" mentales :-)

Par contre, j'ai mangé le chocolat par petits bouts en le laissant fondre et en le croquant car il y a du maïs en pétales dedans et de la noix de coco. Il est trop bon :-)

je digère mal mon goûter et j'essaie d'être bienveillante avec moi mais mon ventre tire et ça me rappelle que je suis fâchée sur moi.

Comment sortir de cette colère sur moi? peut-être une respi?

sûrement que c'est ça le truc, je vais essayer avec bienveillance.

bonne fin d'aprem

Chou

izabelle
Animatrice forum

Choucathou,  l'exercice avec le chocolat c'est surtout pour apprendre à sentir  "en bouche"  le point de rassasiement pour les aliments riches sucrés

le fait que le chocolat soit pour toi un aliment encore un peu tabou et compulsif rend l'exercice un chouilla plus difficile

parce que ça te provoque des EME en plein exercice,  du au rapport que tu as avec cet aliment

 

le fait de te juger n'est pas de la restriction cognitive,  mais c'est un peu relié d'une certaine façon, car cela relève de "règles" que tu t'imposes

 

essaie de prendre les exercices comme des expériences, des observations, plutôt que comme des façons d'arriver à te contrôler

essaie de te centrer sur ce que tu ressens, sans trop réfléchir sur la performance

Faustine.C.
Abonné
Moi aussi j'éprouve d'énormes difficultés à m'arrêter alors que je ressens la satiété. J'ai peur de manquer, d'avoir faim aprés, où qu'il n'y en ait plus alors que c'est un aliment que j'affectionne particulièrement donc je préfère en manger jusqu'à me sentir "pleine" et jeter est impensable pour moi. Par contre je culpabilise pas aprés. J'ai essayé la technique de l'assiette et de la petite fourchette mais c'est compliqué quand les personnes autour de vous ne le font pas. Je ne trouve pas de réelle solution à ce problème :/
Clara1975.
Abonné
En ce moment, je parviens de plus en plus à m'arrêter: qd je mange en pleine conscience, ce n'est pas seulement la dégustation, mais la conscience du souvenir que j'essaie de nourrir. Et finalement moins besoin de nourriture pour les souvenirs passés. Aussi, j'aime sentir mon système digestif me remercier de le laisser libre de gargouiller et de fonctionner toute la journée sans ce trop plein qui le fatigue (et m'épuise). Voilà, cela me fait du bien d'offrir à mon corps un peu de confort. Ça se fait tout seul. Je me pose de moins en moins souvent la question.
liegama.
Ancien abonné

Grippée, je ne sens pas bien mes sensations, hier j'ai mangé 3 fois dans la journée sans faim, j'ai eu l'impression de faire 3 pas en arrière après mes petites avancées des deux dernières semaines. Je mangeais de nouveau sans conscience, sans faim et sans plaisir. Ce n'est pas des compulsions, je n'ai pas hyper mal au ventre après mais je ne prends aucun plaisir.

J'attends d'aller mieux et en attendant, j'attends de ressentir quelque chose avant de manger, le tout est de trouver à quoi m'occuper en attendant toute cette attente.

chris212
Marraine

[quote=liegama]

Grippée, je ne sens pas bien mes sensations, hier j'ai mangé 3 fois dans la journée sans faim, j'ai eu l'impression de faire 3 pas en arrière après mes petites avancées des deux dernières semaines. Je mangeais de nouveau sans conscience, sans faim et sans plaisir. Ce n'est pas des compulsions, je n'ai pas hyper mal au ventre après mais je ne prends aucun plaisir.

J'attends d'aller mieux et en attendant, j'attends de ressentir quelque chose avant de manger, le tout est de trouver à quoi m'occuper en attendant toute cette attente.

[/quote]

Bonjour Liegama,

Ne te fais pas trop de soucis.
Si tu prends des médicaments pour soigner ta grippe il y a de grandes chances que ça modifie le goût des aliments. 
Tu ne dois plus percevoir les aliments de la même façon.  Donc le plaisir ne peut pas être au rendez-vous.

Repose toi, essaye de dormir... Et quand tu retrouveras la forme tes sensations reviendront.
Bon rétablissement.

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

chris212
Marraine

[quote=Faustine.C]Moi aussi j'éprouve d'énormes difficultés à m'arrêter alors que je ressens la satiété. J'ai peur de manquer, d'avoir faim aprés, où qu'il n'y en ait plus alors que c'est un aliment que j'affectionne particulièrement donc je préfère en manger jusqu'à me sentir "pleine" et jeter est impensable pour moi. [/quote]

Bonjour Faustine,

Il m'a fallu 5 mois pour retrouver mes sensations de faim et maintenant depuis un bon mois je travaille la satiété.

Pour le moment, la décision de s'arrêter de manger lorsque je suis à satiété, est encore une décision volontaire. Elle devriendra un comportement naturel à force d'accepter de prendre le risque de m'arrêter.wink

Je peux maintenant dire si oui on non je suis à sasiété à moins que j'ai trop dépassé le stade de la bonne faim.
Il est vrai qu'il est difficile d'accepter de s'arrêter de manger en pleine conscience.
On sait qu'on a plus faim de cet aliment même si on l'aime beaucoup. Tout dans notre corps dit : non je n'ai plus faim.

Peur de manquer, oui et non... ce n'est pas rationnel. A moins d'être en rase campagne, on trouve assez facilement de quoi manger. On peut prévoir une collation, un en-cas pour plus tard au cas où. Donc en fait on ne peut pas manquer.

Et ce qu'on laisse, on peut toujours le mettre de côté (le congeler)...
Cela te procurera un plaisir encore plus grand. Plaisir aujourd'hui, maintenant, tout de suite, en dégustant ton aliment préféré... Plaisir dans quelques heures ou des quelques jours, lorsque tu mangeras le reste. 

J'essaie de vivre la satiété comme une expérience. Lorsque je la ressens, je décide volontairement de laisser ce qu'il reste même si je l'apprécie énormément. Ce midi j'ai laissé de côté le dessert : une belle grappe de raisin muscat.
Peut-être que je mangerai à quatre heures ou ce soir au dîner ou dans la soirée... Mais je sais qu'elle est là. Que je peux la prendre quand je veux.
Cela commence à porter ces fruits.smiley
 

[quote=Faustine.C]...J'ai essayé la technique de l'assiette et de la petite fourchette mais c'est compliqué quand les personnes autour de vous ne le font pas. Je ne trouve pas de réelle solution à ce problème :/[/quote]

Beaucoup ne jure que par cette technique de la petite assiette. J'ai même vu un défi où on nous propose d'utiliser des baguettes pour manger. J'ai essayé par le passé non pas pour moins manger, mais parce qu'on nous servait certains aliments de cette manière. Je n'en ai tiré aucun bénéfice. A l'époque, ça ne m'a jamais donné l'ilusion de manger autant que si j'avais eu une assiette de taille supérieure.
Maintenant il est vrai que mes grandes assiettes sont de taille moyenne.

Et être la seule à table à utiliser une petite assiette, je me sentirai le point de mire. 
Maintenant tant mieux pour ceux pour qui ça fonctionne !
J'aurai l'impression de jouer à la dinette. 

Si je mange seule, je préfère utiliser une belle assiette, me préparer un beau plateau... Bien présenter mon assiette. Cela va beaucoup plus m'aider dans ma démarche pour moins manger que de m'imposer de nouvelles règles.

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

izabelle
Animatrice forum

[quote=Faustine.C]Moi aussi j'éprouve d'énormes difficultés à m'arrêter alors que je ressens la satiété. J'ai peur de manquer, d'avoir faim aprés, où qu'il n'y en ait plus alors que c'est un aliment que j'affectionne particulièrement donc je préfère en manger jusqu'à me sentir "pleine" et jeter est impensable pour moi. Par contre je culpabilise pas aprés. J'ai essayé la technique de l'assiette et de la petite fourchette mais c'est compliqué quand les personnes autour de vous ne le font pas. Je ne trouve pas de réelle solution à ce problème :/[/quote]

la première chose à travailler, c'est cette peur de la faim

car c'est sûr que tant que tu restes avec ça, je ne vois pas comment tu vas pouvoir apprendre à t'écouter

dans le programme,  l'étape de la faim, qui est longue, est vraiment très efficace par rapport à ça

de mon côté j'avais effectivmeent peur de la faim et d'ailleurs je ne m'en rendais pas forcément compte

après cette étape et toutes les activités, notamment la pleine conscience sur la faim,  je suis sortie de cette peur

la faim est une amie, c'est un signal, ce n'est pas quelque chose de dangereux

Pinkunicorn
Ancien abonné

Je vois que le fil de la conversation est ancien... Mais en lisant tous vos messages je me suis sentie tellement concernée ! 

Déjà parceque je suis dans l'exercice de la faim mais je trouve ça très difficile, non pas d'attendre d'avoir faim mais de ne pas "déborder" ensuite... 

Le fait d'attendre me crée un manque que je me sens obligée de comblée en mangeant plus ensuite, trop en tout cas par rapport à ma faim... 

Lors de mon dernier passage LC j'avais super bien geré la faim pourtant, voir même trop bien, en attendant la bonne faime presque toujours et en m'arrêtant dés la satieté arrivait. 

Mais là c'est très difficile d'arriver au bon déclic, à ce petit truc qui me permet de me dire "c'est bon tout va bien, tu as faim et c'est cool tu vas pouvoir manger qqch que tu aimes sans culpabiliser!" j'ai juste une grosse peur de manquer... 

Ce qui n'aide pas c'est de gérer ma fille de 3 mois...  Elle est prioritaire, et dés fois je sais que si je ne mange pas maintenant, elle ne pas va tarder à se reveiller et entre le change + le bib + le rot etc je ne mangerai pas avant 1h au moins et ça me parait insurmontable... (ce qui est faux je le sais, mais c'est plus fort que moi! )

Des trucs pour gérer cette peur de manquer ? frown

Pink

izabelle
Animatrice forum

en effet  tu es en train d'assimiler la faim et peur du manque, ce qui est vraiment construire un mauvais rapport avec elle

c'est bien que tu t'en rendes compte, car si ton rapport avec la faim est mauvais,  tout le reste est impraticable

pour moi c'est la base absolue, ça et le rapport aux émotions

 

je pense que tu es stressée par rapport aux "horaires", et par rapport à ta fille

parce que la faim, le but, ce n'est pas de "l'attendre",  ce serait comme si on attendait que le signal de sa voiture s'allume pour dire  "chouette je vais pouvoir faire le plein sans culpabilité"

déjà,  le "sans-culpabilité"  montre qu'elle est vraiment énorme et pèse beaucoup sur la balance

si on rajoute un enfant de trois mois là-dessus, ça devient vraiment difficile d'être serein en ayant faim......

 

la faim n'est pas un "anti-culpabilité", quelque chose qui te rassure que tu as fait  "bien"

c'est juste un signal qui te dit : attention remettre de l'énergie dans la voiture....  et quand ça clignote :   urgent, urgent !!!!   ça c'est la grande faim

 

bref  "attendre" la faim  peut vraiment porter sur le nerfs

je prends la comparaison de la voiture pour montrer que ça n'a pas de sens, il n'y a rien à attendre

 

quand tu as faim, tu manges, et quand à ce moment là tu ne peux pas manger, eh bien tu pourras en effet très bien attendre une heure de plus, ce qui m'arrive extrêmement souvent, car la faim progresse par vague, mais elle se met en "stand by" a des moments si on doit attendre, ce qui fait qu'on ne "souffre" pas,  on a plusieurs heures de marge, le corps est hyper souple pour cela

ce qui n'est pas souple, c'est notre peur, c'est notre peur surtout de ne pas "bien faire"  c'est notre cerveau qui veut tout cadrer

or la faim c'est une sensation puissante, liée au corps, il faut juste la "ressentir" et apprendre à l'aimer

 

par exemple quand tu la ressens et que par exemple tu ne peux pas manger parce que tu dois t'occuper de ta fille, eh bien essaie de la ressentir en pleine conscience, la sentir dans ton corps, les sensations, ce que ça fait, les émotions que ça provoque, mais toujours toujours dans ton corps

fais ceci à  chaque fois et progressivement tu intégreras que cette sensation est un signal merveilleux que l'on a pas à attendre car il s'impose de lui-même et tu apprendras à l'aimer

il y a un exercice dans le programme sur le ressenti de la faim en pleine conscience, c'est à peu près cela que je t'ai décrit

de mon côté après avoir fait cet exercice un certain nombre de fois, je n'ai plus jamais eu peur de la faim  et ensuite elle est devenue ma meilleure copine

X