d'appétit d'ogresse à appétit d'oiseau - 28112011

exekia.
Abonné

Je suis une grosse mangeuse depuis tout le temps. Or, avec LC je viens de me rendre compte qu'en réalité j'ai un tout petit appétit... C'est très déstabilisant.

Pour le moment je ne parviens pas à prendre en compte mon appétit, je mange au-delà de la satiété. Je parviens cependant à respecter ma faim. Donc je ne mange qu'une fois par jour, en quantité qui me semble normale.

Je ne parviens pas à manger 3 fois par jour en petite quantité (la quantité dont j'ai besoin physiologiquement).

Cette découverte me chamboule et pour le moment je ne parviens pas à modifier 30 ans d'habitude de grosse mangeuse.

Commentaires

capuccino
Marraine

Visiblement, c'est le cas pour beaucoup de personnes, s'apercevoir qu'on avait pas besoin de beaucoup pour vivre alors qu'on a toujours cru le contraire.

Pour moi, les quantités qui étaient déjà moindre ont aussi diminué parce que je ne mange plus de produits allégés. Le plus dur est d'accepter de ne pas pouvoir faire un repas classique lorsque nos besoins nous dictent de le faire et que l'on est en société par exemple. C'est moins difficle à accepter quand on commence à pouvoir laisser des aliments dans son assiette et là on peut manger des 1/2 parts de tout par exemple. Je me rends compte que chez moi, c'est ou des 1/2 parts ou une entrée et un dessert ou 1/2 plat et un dessert ! Quelquefois je m'obstine et je me rends très vite compte que c'est au-delà de ma vraie faim.

Nimue.
Abonné

Bonjour à vous !

Je m'insère dans votre discussion car elle m'a tout de suite interpelée ! Je comprends totalement ce que vous ressentez car je suis passée par le même constat, au début de mon parcours ! Et quel plaisir ça procure !! 

En tout cas, soyez rassurée, vous allez vite réussir à vous caler sur des horaires de repas plus "sociaux" ! Au départ aussi je ne faisais pas beaucoup de repas par jour, écoutant ma faim et ayant un peu plus de difficultés avec ma satiété... mais très vite, vous allez ressentir comme une euphorie (ça a été le cas pour moi !) à déceler votre rassasiement et c'st formidable !!

Là, je pense avoir vraiment intégré les besoins de mon corps et la balance m'en remercie ! ;-) Je me sens bien, en harmonie avec mon corps et avec ma tête, et... je garde le meilleur pour la fin.... je viens d'atteindre les - 10 kg !!!! Comme s'il s'agissait de kilos d'anxiété, de culpabilité et de tristesse. Me voilà désormais déchargée de tout ce poids (et physique et moral) et ne peux que vous encourager à poursuivre dans cette voie dont vous tirerez tous les bénéfices au fil des jours !!

Bonne continuation à vous 2 et j'espère à bientôt !

exekia.
Abonné

Je suis inscrite depuis mi-juillet et je n'ai pris conscience de ça qu'il y a 2 semaines, suite à un exercice du programme où je devais déterminer quel type de mangeuse j'étais... Je ne suis pas une rapide.

Je vais tenter de vous donner un exemple de quantité alimentaire pour la journée.

Au petit déjeuner je n'avais pas assez faim pour manger, d'autant que j'allais déjeuner au restaurant. J'ai juste pris un thé. A midi j'avais ma bonne faim. J'ai commandé une salade composée (salade verte, tomates, jambon cru, chèvre chaud). Je n'ai pas pris de dessert car je n'avais pas respecté ma satiété et j'avais trop mangé. Au moment du dîner je n'avais toujours pas faim.

C'est sans comparaison avec ce que je mangeais avant de commencer LC... Et c'est ça qui me perturbe, beaucoup plus que de devoir refuser de la nourriture lors d'une invitation. Je n'arrive pas à adapter mon esprit à la quantité de nourriture dont j'ai vraiment besoin. Je suis habituée à certaines quantité et je n'arrive pas à faire la bonne mise au point. C'est un peu difficile à expliquer, désolée de ne pas être plus claire.

Bulle.
Ancien abonné

Je partage cette découverte également!!!

Mais contrairement à toi Nimue, ça n'est pas du totu un plaisir pour moi, au contraire, c'est plutôt très frustrant!!!!! Comme exekia, ça me chagrine de refuser la nourriture (encore que, je suis de plus en plus à l'aise avec ça), mais surtout, ça me frustre vraiment de ne plus avoir faim pour manger ce qui me faisait pourtant envie!

Quand je vais au resto, je mange un tiers de mon plat, et je ne prends pas de dessert car je n'ai plus faim, mais c'est frustrant, car j'aurais bien voulu avoir encore assez faim pour déguster un bon dessert...

Je me rassure en me disant que comme pour l'heure des repas, ça va peut-être se réguler une fois que l'équilibre de mon poids sera rétabli...

exekia.
Abonné

Bulle, moi je ne trouve pas ça frustrant, mais vraiment destabilisant... il faut dire que je n'en suis pas à ton stade de parvenir vraiment de façon significative la quantité.

LCQR.
Abonné

Bonjour,

Je me permets de rejoindre ce post, car je me retrouve tout à fait dans ce que vous dites. Je suis fraichement inscrite, mais j'ai commencé la méthode de mon coté grace au livre du Dr Zermati, et j'ai constaté la même chose : je n'ai pas besoin de grosses quantités afin d'être rassasiée... (ce qui ne m'empêche pas de craquer sur des aliments qui me font envie... mais c'est un autre problème)

 

Du coup, je me sens un peu comme prise entre deux feux, car oui, c'est une bonne nouvelle : je mange moins ! (si je respecte mes sensations)

Mais tout comme Bulle, je trouve ça un tantinet frustrant, car j'aimerais avoir une plus grande faim pour pouvoir consommer mes aliments plaisir !!

 

J'ai pensé qu'en augmentant le sport, j'aurais donc plus de besoins, et je pourrais manger plus de choses qui me font envie... Pour l'instant, je n'ai pas casé assez de sport dans mes journées pour que ce soit significatif.... Mais j'y crois !! :)

J'ai aussi lu à droite à gauche qu'après une certaine période, la faim augmentait (une fois qu'on est à son set-point, si j'ai bien compris).... Donc, bonne nouvelle, non ??

Kirilune.
Abonné

LCQR, je me suis fait la même réflexion concernant le sport !!  Mais pour l'instant, ça passe toujours après le reste, l'activité physique... je ne comprends pas pourquoi.. (hum !!!)

Je me suis rendue compte tout comme vous que les quantités que j'ingurgite depuis que je suis enfant sont disproportionnées.. ça fait drôle.
Je me souviens être passée aussi il y a quelques années par le stade "manger peu mais tout le temps" (et finalement c'est ce qui a causé le plus de dégâts sur mon poids)

Là, je suis perdue de constater que NON, ni le matin, ni à l'heure du goûter je n'ai faim (mes repas préférés !). Et que seuls deux petits repas vers 12h30 et 19h30 comblent mes besoins la plupart du temps !!

Peut-être que c'est juste une question d'habitude non ? Et j'imagine qu'en apprenant la dégustation, le fait de manger peu devient moins frustrant..
à voir par la suite smiley

lizzz.
Abonné

J'ai encore beaucoup de mal à supporter de respecter ma faim, s'arrêter à "si peu" de nourriture..... je me sens "vide" ensuite...... il me manque quelque chose.

Et puis, comme on disait dans ma famille, étant enfant: " c'est bon mais.....ça a un goût de "trop peu"!" ....

Le trop peu..... manger 2 bouchées d'un gâteau, j'ai du mal à me résigner...... ça me frustre vraiment trop! J'ai peur aussi de tomber dans la restriction en m'arrêtant......

je ne suis pas sûre de moi d'une part, pas sur mes sensations, donc s'arrêter sans signe clair, c'est dur..... et quand visuellement on a le sentiment d'avoir "rien mangé" ou si peu..... c'est très dur....

Kirilune.
Abonné

Aahhh Lizzz !!!
ce "goût de trop peu" que j'entends depuis ma naissance ! Ce pourrait être la devise de mon père !
Bon, ça n'apporte rien du tout au débat... mais ça me fait réfléchir ! laugh

exekia.
Abonné

Lizzz j'ai essayé un truc qui marche parfois : manger 2 bouchées du gâteau et garder le reste "pour plus tard". Parfois plus tard je n'en ai plus envie. Mais le fait de garder pour plus tard est moins frustrant je trouve.

Quoiqu'il en soit, ce qui me pose problème c'est plus l'aspect visuel que la sensation d'avoir peu mangé.

Lia.
Abonné

Et bine moi aussi je vais devoir faire mon deuil de portions "moyennes" et passer à des petites, mais pas à petites touhces, de manière plus systématique. POur le moment je me sers ma quantité dans uen assiette et j'enlève environ le 1/3. Je passe aussi à uen demi cc de sucre par ex. Je me sens triste mais ca va être le passage obligé si je souhaite perdre un peu de poids, ce que j'avoue je souhaite très fort aujour'dhui.

Kirilune.
Abonné

Ce qu'on pourrait se demander, c'est pourquoi faire ce deuil est si difficile...

Lia.
Abonné

question de renoncement à une forme d'identité pour moi......quoi reconstruire à la place? histoire d'ego,de se rendre compte que l'on n'a pas eu raison, que l'en s'est foruvoyée dans une chemin sans issue........

lizzz.
Abonné

tout changement est angoissant!

moi je me connais comme une grosse mangeuse, alors qui suis-je si je ne me définis plus comme ça?!

manger occupait tant de temps dans ma journée, je m'en rends compte maintenant.....que ça me "bouffait" du temps..... (le mot est bien choisi, non? LOL) du coup...... je me rends compte qu'il faut que je fasse autre chose, plutot que manger..... manger était mon seul moment à moi, de "pause", de temps pour moi......

Alors..... mangé moins =  moins de temps pour moi...... bref, il faut dans mon cas, que j'augmente le temps d'une autre activité.....pour compenser....

ça c'est ce que j'ai cogité ce week end, suite à ce post.....

Bulle.
Ancien abonné

Lizzz, tu exprimes très très bien ce que je ressens...

Et c'est en plus amplifié chez moi en ce moment du fait de mes conditions de vie : je travaille à temps très partiel (malheureusement), et je passe donc beaucoup beaucoup de temps seule chez moi. Et donc, cuisiner et manger me permettent de "remplir" ma journée (les mots que nous choisissons de sont décidemment pas anodin...). Je viens de m'inscrire à un cours de yoga, espérons que ça insufle une dynamique différente...

exekia.
Abonné

J'ai une copine, qui, pour arrêter de fumer s'est trouvée comme occupation de se faire une manucure.

à la place de la 1ère cigarette : limage

à la place de la 2nde : polissage

etc...

Tu as raison Lizzz il y a le changement qui difficile et la perte de repère/ou d'identité avec le "je pensais être une grosse mangeuse, mais finalement je ne suis pas ainsi, alors qui suis-je ?"

lizzz.
Abonné

Oui et puis aussi : mon problème de poids, ma relation avec la nourriture me prend la tête, je pense à ça "tant d'heures" par jour..... je vais devoir penser à autre chose à la place, et j'en n'ai peut être pas envie! les autres problèmes étant angoissant ++++ peut être que d'être grosse m'en préserve, non?

C'est qu'une idée..........

Kirilune.
Abonné

Je te rejoins sur ce point Lizzz

Hier j'ai fait une énorme crise d'angoisse en prenant conscience qu'il fallait maintenant s'attaquer "au reste" si la nourriture n'est plus le problème n°1. ça fait écran à pas mal de choses, les compulsions... Et il faut maintenant avoir le courage d'affronter. Tout en mangeant peu. DIs comme ça, cela me semble totalement insurmontable ;-)

AguaMaria
Marraine

De mon côté, je pense beaucoup à la nourriture depuis que j'ai commencé le programme. Autant que quand j'étais au régime. La différence c'est que j'y pense en anticipant avec plaisir ce que je peux manger. En attendant avec impatience le repas où j'aurai faim pour manger ce que j'aime et en quantité illimitée.... selon ma faim bien entendu. J'ai l'impression de me faire du bien et de réconcilier mon coeur et ma raison et d'avoir retrouvé ma liberté.... d'avoir le sentiment que cette fois je peux réellement sortir du cercle infernal. Je pense que ma rondeur servait à me protéger du fait que ma raison ne voulait pas entendre mon coeur (besoins, instinct, etc.).

Aussi, je ne diminue pas mes portions. Cela crée de l'anxiété chez-moi, surtout quand j'ai très faim... comme si je contrôlais encore. J'essaie plutôt d'en laisser. Je me pratique à le faire... au moins deux bouchées. Autant la faim que la peur de manquer m'affollent.

D'autre part, je vis, à l'inverse de certaines un inconfort à avoir beaucoup plus souvent faim et rien qui me tente. Je suis une mangeuse de repas et le fait que la faim se présente souvent, je dois trouver quelque chose à manger qui me plaît et je ne suis pas friande des collations.  Je ne veux pas gâcher mon repas en n'ayant pas faim puisque je l'anticipe avec beaucoup de plaisir... Un de mes bilans m'a parlé de faim prévisionnelle. Je me rends compte que je vais un peu plus loin que ma satiété au repas pour ne pas avoir faim en soirée ou pendant la nuit. Mais j'ai très faim le matin. On me disait que c'était bien... Mais ma faim est encore très inégale en fonction de ce que je mange.

Courage toutes! On y arrivera...

cilceSH.
Abonné

Inscrite depuis qqes jours seulement, j'ai l'impression de me rendre compte de la meme chose....ou alors je me restreins trop?!

En fait, j'ai l'impression de ne jamais (ou rarement!) avoir faim et quand j'ai faim, je m'arrete rapidement en ayant le sentiment d'etre rassasiée! Mais comme je n'ai pas encore fait la transition apres mes longues années de principes WW, je pense que j'oscille entre la vraie satiété et la restriction?!

Autre chose que je n'arrive pas a bien gérer: j'ai peu souvent faim, mais je mange quand meme, parce que, quand je vois les aliments sur la table, j'ai le sentiment 'd'avoir faim'....du coup je mange peu (car finalement pas faim) mais je mange quand meme!  C'est un peu l'adage 'L'appetit vient en mangeant'..... Comment faites vous de votre coté?

Par contre, ce que j'adore dans la methode, c'est de ne pas parler d'aliments! Zero restriction....du coup, je me retrouve un peu perdue a ENFIN pouvoir manger ce que je veux et ce qui me fait reellement envie. Je me rends compte que je m'étais cree un vrai schema d'alimentation, mise des vraies barrieres et que c'était devenue mon mode de vie...ce qui ne me correspondait pas du tout, moi qui suis une vraie gourmande!

 

Je ne sais pas si je suis sur le bon fil du forum pour parler de tout ça, en tout cas, ça m'a fait plaisir de la partager avec vous! :-)

Cecile

Damaris.
Abonné

Je viens de lire vos posts et ça me parle....je crois que c'est ce que j'ai de la peine à lacher en ce moment.

Même quand je n'ai pas une grosse faim je n'arrive pas (plus) à me servir une petite portion. C'est comme si c'ètait une réaction à toutes ces années de restriction. Petite portion = régime et je ne veux plus ça. 

Mais du coup je me sens perdue et complètement désécurisée et je mange trop sans respecter ma faim.

Eva.
Abonné

Pour moi aussi, c'est vraiment etrange de réaliser que je ne suis peut être pas une grosse mangeuse. Je suis native du Sud Ouest, et là bas, les gros repas, c'était pas pour rire. Durant les fetes, c'était festins à répétition. On se levait de table à 16h, on s'y remettait à 20h et ma mère disait: on n'a pas faim mais on va manger quand même (tiens, tiens...). Et on mangeait. et c'était la convivialité qui se jouait là. Transplantée en région parisienne, j'avais ça dans les gênes: le solide coup de fourchette, la fille qui chipote pas dans son assiette, bonne vivante...tout un programme.

Et si finalement, je passais du côté des chipoteuses? autant dire des tristes sires? Je viens de commencer mais déjà j'experimente qu'il semble y avoir un fossé entre mes quantités supposées normales et ce que ma faim semble necessiter. Alors, oui, cela peut être un changement d'identité...et si je perdais mon énergie, ma générosité, mon élan...se retenir, peser le pour et le contre devant l'assiette même pas pleine...est ce que ce sera encore moi?

lizzz.
Abonné

Depuis mon dernier message ça va mieux!

Je me sers uniquement dans des assiettes à dessert, au début les assiettes étaient pleine, ça m'a donné une sensation agréable et pas du tout "régime"......puisque ce que je fais, c'est déguster chaque bouchée, je mange en pensant à ce qu'il y a dans ma bouche et finalement, ça me suffit!

Pas besoin de beaucoup quand on savoure, quand on mange doucement, en pleine conscience.

J'utilise des petites fourchettes à dessert aussi, ça permet de prendre des minis bouchées!

Mon repas dure autant de temps qu'avant, sauf que je ressors en étant bien, sans mal de ventre.

Il faut du temps pour accepter qu'on n'a pas besoin de tout ça, mais quand on décide de s'écouter vraiment, de se respecter et de se faire du bien, ben.....ça va tout seul......

Patience donc.....

Damaris, chouchoute toi, ce sera la meilleure chose à faire pour le moment...... et déculpabilises, ça ne mène à rien.....

Petite assiette, ok, et si tu as encore faim, tu te ressers, rien à voir avec un régime!

surtout que tu mets ce que tu veux, dans cette petite assiette!

plaisirdevivre.
Abonné

bonsoir

je viens de debuter le programme il y a 2 semaines.Je suis un peu perdue avec ces changements etonnants,j apprend un autre fonctionnement,je suis stupefaite de l evolution,la semaine derniere j ai eu tres faim,(etait ce vraiment de la faim physiologique ou des EME ,ej ne sais pas),je m interdisais donc un peu de popursuivre mes repas car j avais l impression que sinon ceux si ne finiraient jamais et que j allais grossir a vitesse V.Mais cette semaine,c est incroyable je n ai pas faim!!!je mange tres peu,je saute des repas,je jette la moitie de l assiette sans culpabilite,je me sens trs en forme...est ce une periode normale?qui ressemble a toute periode de debut d un regime ou on se sent fort dans la matrise de soi et un peu euphorique?est ce que cette sensation diminue avec le temps ?

Autre quesrtiion je vois beaucoup de commentaires qui commencent a dater (2011,2012),est ce que les membres sont encore actifs?si oui pourriez vous nous parler de votre parcopurs?(j avais que ca m inquiete de voir autant de membres rester sur LC des annees......)blush

Merci d avance!!!

izabelle
Animatrice forum

hello

bravo!!!

l'essentiel c'est d'être attentive à tes sensations et surtout ne pas trop réfléchir!!!

il y a toujorus des périodes plus faciles que d'autres de toute façon

à te lire, je n'ai pas l'impression qu'il s'agit de contrôle, mais plutôt de confiance en ton corps, ce qui est le but!

 

bcp de personnes de cette discussion là ne sont plus abonnées, en tous cas lizzz ça fait un bout de temps

(au fait, si jamais tu nous lis....   j'espère que tu vas bien!)

 

bonne continuation à toi plaisirdevivre!

Clarisse_and_me.
Abonné

Salut plaisirdevivre,

j'ai démarré LC mi-août et je dois avouer que j'ai eu une période d'euphorie de quelques semaines en début de parcours suivie d'un "down" (une semaine d'hyperphagie).  Aujourd'hui, je suis le programme plus sereinement et plus "fondamentalement" je dirais, c'est difficile à expliquer.

En ce qui concerne les personnes qui restent longtemps, cela m'étonnait aussi au début mais je commence à comprendre l'importance de l'enjeu.  Il s'agit de changement comportemental à long terme ! Vu comme ça, il n'est absolument pas surprenant que cela prenne un an, deux ans, ou 5 ans ! Et le jeu en vaut la peine.  D'autant qu'à côté du programme établi, il y a toute la richesse des forums qui permet de consolider les acquis et continuer à avancer.  Personnellement, j'envisage de rester plus longtemps que les 6 mois prévus initialement.

Tu verras en avançant que, souvent, le programme dépasse le cadre alimentaire et conduit à de véritables remises en question.  Ici, on s'attaque aux sources du problème.  Cela en fait, non pas un projet de vie, mais bien un outil décisif pour mener à bien ses projets de vie.  :-)

Voilà ma perception des choses.
Et je te remercie d'avoir relancé ce fil, je le trouve vraiment intéressant. ;-)

plaisirdevivre.
Abonné

Merci pour vos reponses!!

effectivement ce sujet est tres interessant,c est comme se deprfogrammer et tout reconfigurer dans notre tete et notre corps,vaste programme!Je peux vous demander si vous avez perdu du poids quand meme?plus de serenite ce serait super oui,mais j ai le secret espoir de perdre un peu de poids quand meme....Mrci

Pattie.
Ancien abonné

Bonjour !

Je suis inscrite depuis fin août. Dans l'ensemble, pour le moment, ça se passe comme dans un rêve. Comme une pub qui tiendrait ses promesses ! Donc je mange ce que je veux, en tentant de savoir si c'est mon moi d'ancienne régimeuse qui en a envie ou si c'est mon corps qui le demande (mais pour le moment, je ne sais pas trop, et ça ne me préoccupe pas plus que ça). Je me recentre sur moi (quelle découverte, la RPC !). Et je perds du poids (pour répondre à la question de Plaisirdevivre). Il n'y a plus de piles dans ma balance, mais je suis allée chez mon médecin un peu avant de m'inscrire et environ un mois et demi après. Il est formel (et assez étonné).

Sauf qu'en fait, ce n'est pas un rêve. Ca passe par de brusques retours à la réalité, comme si je n'avais pas pris pied dans la réalité depuis longtemps.

Un matin, ma cafetière sur le gaz, un scone à la main, je me rends compte avec stupéfaction que je n'ai pas faim. (M'enfin, mais si, voyons, j'ai toujours eu très faim le matin... si si, je me souviens bien, très très faim... non ??? - ben non.)

Un midi, pareil : je n'ai pas faim. (Mais... mais... le boulot reprend dans un quart d'heure... je vais défaillir d'inanition ! non ? - ben non.)

Un soir, en pleine crème de marrons (le concept de "pas d'aliments tabous", c'est celui que j'ai intégré le plus rapidement !), je m'aperçois, toujours stupéfaite, que je n'ai plus faim. (M'enfin, je ne vais quand même pas m'arrêter là, si ? - ben si.)

Un autre soir, un quart après le début de mon pancake de dessert, en mode dégustation (8 sur l'échelle) je me rends compte qu'il n'a plus le même goût. Il est passé de "trooooooooooop bon" à "fadasse". Par contre, le chocolat (noir, au piment) que j'ai pris peu après était délicieux (du moins la moitié du carré. La deuxième moitié était fadasse). Là, j'étais aussi stupéfaite, mais un peu choquée, aussi. Limite en colère. Mais zut, quoi, hé, mon pancake ! Et mon chocolat ! Comment ça, ils sont fadasses ???

Une nuit, je me rends compte que le plaisir que je tire du fait de manger pendant mon EME du soir, ça me procure moins de plaisir que de manger avec faim dans la journée...

Sur le blog d'une ancienne de Linecoaching (ou qui a pratiqué la méthode avec le livre du Dr Zermati, je ne sais plus), je lis : "J'ai la chance d'avoir un grand appétit". Rhâ ! zut. Moi non. J'ai tiré le mauvais numéro à la loterie de l'appétit. Je réalise (avec un peu d'horreur) que le mien est tout petit. La RPC m'a pas mal aidée à ce que ça ne me frustre pas trop. Mais maintenant, c'est surtout la dégustation qui m'aide. Quand je déguste, la petite quantité de nourriture libère une dose de plaisir plus importante et incomparablement plus intense qu'avant. Ca me rassure : apprendre à vivre avec des émotions de frustration, c'est bien joli. Mais apprendre à tirer un maximum de plaisir des aliments de manière à ne pas ressentir la frustration (ou, bon, pas longtemps), c'est pour moi une condition pour que j'aie envie de continuer.

Bien sûr, je n'applique pas tout à la lettre. Je mange parfois sans faim à midi, pour ne pas défaillir d'inanition au boulot, même si j'ai testé, et non, je ne défaille pas, j'ai juste faim pour un goûter bien plus tard. Je prends toujours au moins deux cuillérées en trop de dessert (ça m'épate, cette histoire de disparition du goût). J'ai toujours mon EME résistante du soir, et j'y cède toujours (enfin, sauf 3 fois). J'ai arrêté la RPC pendant plus de 2 semaines alors que ça n'était pas le moment (quand le stress monte, c'est le moment de la faire, pas de l'arrêter !). Je ne la pratique pas le dos droit, pas appuyé sur le dossier de la chaise, je suis dans mon lit, sous la couette, ou assise par terre, appuyée contre le mur, quand je suis au boulot. J'ai aussi un peu peur du moment où ça deviendra plus difficile (j'ai lu des choses, ici et sur des blogs extérieurs, qui montre que ça n'est pas toujours comme dans un rêve, et que le pire n'est pas de percevoir qu'un pancake perd son goût en cours de dégustation).

En tous cas, ce fil m'a beaucoup parlé ! Merci, Plaisirdevivre, de l'avoir remonté.

(Ca m'a donné envie d'oser écrire dans le forum pour la première fois !)

(Et tant que j'y suis : Izabelle, tes posts répondent souvent à des questions que j'ai et que je vois, posées par d'autres, dans le forum. Et un article sur ton blog, "Sortir du mode lutte", a été très important pour moi, pour trouver mes marques dans le programme, pour sortir du mode "régimeuse". Du coup, je n'ai jamais eu l'occasion de (jamais osé) le dire, mais voilà, quoi : merci.)

izabelle
Animatrice forum

eh bien Pattie, merci à toi!!

ton post est extraordinaire!   te lire de bon matin est un vrai plaisir!

à très vite j'espère

Clarisse_and_me.
Abonné

Ha ha, Pattie, pour un premier post, il est réussi et me fait bien rire !laugh
Moi aussi, je suis vexée, (que dis-je, outrée !) quand je me rends compte en cours de repas que je n'ai plus faim alors que je ne suis qu'à la moitié de mon assiette !

Pour répondre à Plaisirdevivre, en respectant ma faim (dans 2/3 des cas) et en respectant la satiété (dans 1/10 des cas... hum...), je perds du poids ! Il faut aussi dire que je pratique assidûment la RPC et que mes eme se sont réduites drastiquement (si on exclut les eme en cours de repas).

Voilà voilà... au plaisir de vous lire à nouveau.

 

"comme si je n'avais pas pris pied dans la réalité depuis longtemps"
--> C'est exactement ça ! Merci de cette formulation; elle me parle.

plaisirdevivre.
Abonné

tres drole ton post pattie!et ca fait echo a mes propres discours interieurs!ca rassure!j en suis a 15 jours de Lc et j avoue que du coup je suis tentee de me peser(juste pour voir).La balance affiche -1,8 kilos.Mais mon corps est tout gonfle alors je suis perplexe mais bon c tot pour en tirer des conclusions.En tout cas merci pour vos reponses,ca aide beaucoup ce forum :-)

Pattie.
Ancien abonné

On dit qu'un vêtement peut mesurer une perte ou un gain de poids de manière plus sûre que la balance. Mais, foi de balance-addict (et de mètre de couturière-addict), ça ne marche pas comme ça.

Parfois, on gonfle parce qu'il fait chaud. Parfois parce que notre corps a chaud. Parfois à cause du syndrome pré-menstruel (motif plus rare chez les hommes, selon les dernières études scientifiques). Parfois parce que cette saleté de jean vient d'être lavé et qu'il a rétréci. Parfois parce qu'il y a plus d'eau que d'habitude dans notre corps. Je suis aussi persuadée qu'il peut gonfler juste parce qu'on est stressée à l'idée de gonfler (mais là, je n'ai aucune preuve tangible, juste une nette impression).

J'ai solutionné mon problème de balance quand les piles sont mortes : je n'en achète pas (sinon, je me connais, j'écrirais ce message assise dessus). Les docteurs Apfeldorfer et Zermati conseillent, au tout début du programme, de ne pas réintroduire tout de suite dans notre maison des produits auxquels on ne sait pas encore résister. Moi, ce sont les piles de balance.

Le problème du mètre de couturière s'est solutionné tout seul : c'est péniiiiiiiiiiiiiible ! Ca s'emberlificote, je ne sais pas si j'ai expiré ou inspiré à la dernière mesure (ben quoi, le souffle, ça fait des centimètres, hein !), si la semaine précédente c'était un peu au-dessus des hanches ou encore un peu plus, mes doigts glissent et je perds la mesure, et puis chacun sait que les mètres de couturière se déforment à force d'étirer. (Mais si !)

plaisirdevivre.
Abonné

LOL tu devrais ecrire un livre,tu sais bien decrire toutes les nevroses des femmes au regime !!(perso ma balance dit oui et mon jean dit non,c est pourca que je m emballe pas....) d ailleurs hier c etait huitres bon pain de seigle,beurre et fondant au chocolat.Cest mon corps qui me le reclamait!suiis docile j obeis!cool

Clarisse_and_me.
Abonné

Je manger de moins en moins en respectant naturellement ma faim et ma satiété.  C'est bien, allez-vous me dire.  Oui, en effet et je me sens beaucoup mieux dans mon corps bien que mon poids stagne depuis quelques semaines (comme quoi être bien dans son corps ne veut pas dire être mince)

Mais de manière générale, la réduction de mes portions m'angoisse.  D'abord, parce que je ne maigris pas en accord avec ses nouvelles quantités et surtout, je me demande où cette diminution va s'arrêter.  Je ne peux pas m'empêcher de me demander comment cela va se passer si je ne perds pas de poids en mangeant peu !  surprise Je n'aurais plus de marge de manoeuvre en quelque sorte...

Je comprends bien l'intérêt de laisser mon corps se réguler mais ma tête aime bien comprendre aussi ! Et actuellement, elle ne comprend pas...

izabelle
Animatrice forum

ta tête ne peut pas comprendre une mécanique aussi complexe....   il faut en effet que tu laches prise complètement, que tu te contentes de manger selon tes sensations

si tes portions se réduisent, c'est bien que tu n'as pas besoin d'autant qu'avant....   ensuite ton corps va simplement réguler à sa manière

le poids stagne toujours par moment, je ne sais pas pourquoi, je ne veux pas savoir pourquoi sinon ça va m'entrainer dans des cogitations sans fin, qui sont des tentatives de  "contrôle"

ne cherche pas à manoeuvrer, à contrôler,  laisse ces angoisses passer et reconcentre-toi systématiquement sur tes sensations, de quoi mon corps a besoin, là maintenant? 

Clarisse_and_me.
Abonné

Ouille, le besoin de comprendre est en fait une tentative de contrôle.  Zut, je ne l'avais pas vue venir celle-là ! enlightened

Merci Izabelle !

izabelle
Animatrice forum

oui, non pas que le contrôle soit mauvais en soi

y'a plein de situations où c'est vraiment important de contrôler

mais pour ton poids, mieux vaut laisser faire l'expert ....  ton corps !!!!

faut juste apprendre à l'écouter,  et le ré-écouter... et quand on lui a rabattu son clapet...

se remettre encore à son écoute....

l'intelligence du corps est telle que même si on voulait, on ne pourrait pas faire aussi bien que lui avec nos ruminations.....

alors autant se détendre....

après ce n'est pas évident non plus, mais ça fonctionne mieux!

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