Émotion : tout dans le corps !

Patience
Marraine

Bonjour tout le monde,

Je viens de vivre une expérience très profonde de pleine conscience qui m'a donné l'idée de créer ce fil si ça vous intéresse.
Je me rends compte que l'émotion démarre d'abord par des sensations corporelles plus ou moins marquées selon l'intensité.
Et comme, pour éviter qu'une EME se termine la main de le paquet de gâteaux, j'essaye de vivre mon émotion le plus pleinement possible ; donc j'observe la manière dont elle se manifeste dans mon corps.

Alors je vous propose de venir décrire ici, en cas d'émotion plus ou moins forte, l'effet qu'elle provoque dans votre corps.
Pour ma part, remarquer ces manifestations m'aide à poser une certaine distance et à faire le bon choix ensuite entre manger ou ne pas manger pour me réconforter.

Alors je commence !

Commentaires

Patience
Marraine

En ce moment même, conscience particulièrement aiguisée de la tristesse. Elle se manifeste à plusieurs endroits de mon corps.


- Mon visage est fermé. Je sens les muscles contractés entre mes sourcils. Idem pour mes mâchoires, qui se bloquent, comme pour m’empêcher de hurler ou de pleurer. J’ai comme des sensations de bulles dans le cerveau ! Et du coup, il est comme anesthésié, hors service : je n'ai aucune pensée. Et j’ai la bouche sèche.

- Et puis j’ai une boule dans la gorge, pile poil au milieu du cou. Elle m’empêche de respirer amplement, de prendre assez d’air… Et j’ai mal aux épaules.

- Et surtout, j’ai le cœur pris dans un étau. Il est serré, mais serré !! Et je ressens une sensation de chaleur intense, presque comme si mon cœur se consumait. Pas des grosses flammes ! Juste un petit bout de feu qui fait le tour du cœur, avant d’attaquer l’intérieur… J’ai mal au niveau des omoplates…

- Je me sens comme bloquée sous les côtes. Un peu, là aussi, comme si je ne pouvais pas vraiment bien respirer.

- Rien dans le ventre ni dans le reste du corps.

C'est dingue comme le corps peut parler quand on l'écoute vraiment attentivement.

Du coup, aucune envie de manger. Juste besoin de patience, le temps que tout ça s'éteigne...

 

Au plaisir de vous lire

capuccino
Marraine

Ta tristesse me fait de la peine Patience.

 

Je te serre virtuellement sur mon coeur. 

Clairette287
Ancien abonné

Tu décris tellement bien ta tristesse que j'arrive à la ressentir physiquement. Je pense aussi très fort à toi Patience n'hésite pas à laisser sortir ta tristesse. Courage

Patience
Marraine

Capuccino, Clairette,

Pas de souci, j'ai bien vécu ma tristesse !
Mais j'ai surtout pris encore mieux mesurer, aujourd'hui, l'importance de vivre son émotion. Lui laisser toute sa place, ça signifie la laisser s'exprimer via toutes ces sensations, même si elles sont désagréables. Et c'est intéressant d'observer aussi comment l'émotion s'atténue. Et enfin, se rendre compte qu'on est capable de la supporter, de la porter en nous, de vivre avec elle...

Au plaisir de vous lire

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

je viens de faire un espace de respiration  sur un sentiment de "pas assez bien"  (de moi)

c'était lié à l'émotion de la tristesse, et au niveau du corps, cela a été le même ressenti que j'ai toujours pour ce genre de tristesse-là

un espèce de "creux" au niveau des yeux, c'est assez dur à décrire en fait, mais c'est lié au fait de pleurer je pense

 

un creux qui pleure au niveau des yeux, voilà ce que j'ai ressenti dans mon corps pour ma tristesse du jour

 

très bonne idée ce fil, car vivre dans le corps, c'est vivre en pleine conscience

pas forcément agréable, mais réel  et ça dédramatise

Patience
Marraine

Bravo izabelle ! Oui, c'est exactement ça : vivre l'émotion en toute conscience, vivre son confort ou son inconfort là maintenant tout de suite dans le corps. Se rendre compte de sa présence physique. Et donc nous ancrer véritablement, par le biais du corps, dans l'instant présent. Et du coup, comme tu dis, cette réalité dont on prend conscience finit par poser de la distance "intellectuelle", mentale...
Et plus je vis pleinement l'émotion dans mon corps, moins je ressens d'EME !

 

Aujourd'hui, la colère... Très brutale, la colère !

- Sensation générale, dans tout le corps, d'une espèce de pulsion, d'énergie très concentrée qui ne veut qu'une chose : s'exprimer, sortir, exploser. Comme un volcan.
D'ailleurs, j'ai fini par aller marcher 1/2h car je sentais qu'il fallait évacuer cette énergie. Et je crois que j'aurais pu taper un punching ball, ou sur un mur, ou sur quelqu'un !

- Au niveau de la tête : les sourcils très froncés, les yeux plissés, les mâchoires et les dents très serrées. Et une sorte de mal de tête lié à cette boule d'énergie qu'il y a à l'intérieur...

- Les épaules remontées et très contractées.

- La poitrine serrée également. Mais un serrement qui ressemble à quelque chose qu'on contient. Ce n'est pas particulièrement douloureux ; mais c'est comme si ma cage thoracique essayait de contenir cette boule d'énergie qui veut exploser. Je sens que c'est tendu, là dedans...

- Une légère contraction en haut du ventre, qui sert, elle aussi, à contenir l'énergie.

- Rien à signaler dans les jambes.

Cette colère est une énergie énorme !! Il y a un potentiel de violence vraiment particulier là dedans ! Je suis comme les enfants : j'ai envie de taper, de crier. Seule la politesse m'empêche de le faire !

Et en même temps, cette énergie me surprend, me fait presque peur ; car j'ai l'impression de détenir une force herculéenne et vraiment ravageuse. Du coup, cette énergie explosive, à défaut de se muer en violence, se transforme en pleurs. Impossible de faire autrement : il faut qu'elle se manifeste.

Je crois que pour moi, c'est l'émotion la plus difficile. D'une part parce que j'ai longtemps pensé que j'étais incapable de ressentir de la colère (moi la Patience toujours bien gentille et bien calme !). D'autre part parce que je sens que je suis obligée de la contenir pour ne pas faire de mal par les gestes ou par les mots.

En tout cas, comme pour la tristesse, je constate aussi que de grandes respirations, très amples, aident vraiment à calmer l'inconfort émotionnel...

Sacrée expérience et au plaisir de vous lire !

Clairette287
Ancien abonné

J'espère que ta colère est passée Patience.

Allez je me lance dans l'exercice, ça sera la tristesse pour moi. C'est une tristesse particulière car celle ci est présente depuis 15 ans en arrière fond de ma vie. Elle remonte par moment quand un évènement me rappelle à elle.

Je la ressens au fond de mes tripes, comme une boule tendue et énorme tout au fond de mon ventre derrière les abdominaux. C'est une tristesse vicérale. Cette tension irradie un peu au niveau du plexus solaire, ce qui gène un peu ma respiration. J'ai aussi comme une fébrilité dans les épaules et les bras. Au niveau du visage, je sens les larmes qui voudraient sortir et qui me brouillent la vue.

Patience
Marraine

Aujourd'hui j'ai testé le vécu physique d'un pack d'émotions ! Au programme : tristesse + dégoût + colère.

- Au niveau du visage : le front plissé parce que j'étais aussi prise par mon mental (mais pourquoi ça n'a pas fonctionné ??).

- Au niveau de la poitrine : la respiration coupée, le souffle douloureux, le diaphragme contracté... Enfin, je ne sais pas si c'était vraiment le diaphragme ! Mais en tout cas, quelque chose de contracté sous les cotes.

- Dans le ventre : une légère boule, qui est arrivé beaucoup plus tard.

 

L'intensité de tous ces phénomènes était assez modérée et il a bien fallu une heure pour arriver au sommet de l'intense ! La preuve que les émotions sont parfois lentes à se manifester vraiment... Ou en tout cas, il faut vraiment une concentration bien particulière pour percevoir les sensations les plus fines.

Je suis contente de prendre le temps d'être attentive à tous ces phénomènes physiques. Et plus je prends la peine de ressentir mon corps, plus j'arrive à percevoir son langage. Et plus j'y prête attention, plus je suis tentée de l'écouter. Et plus je l'écoute, moins je fais de compulsions.
Du coup, ce matin, j'ai vécu mes émotions dans tout l'inconfort qu'elles produisaient ! J'avais une boîte de gâteaux sous les yeux. Et je n'en ai mangé que 2, ce qui est une très belle progression pour moi !

 

Au plaisir de vous lire

clemyne.
Ancien abonné

Salut à toutes et tous !

En lisant votre sujet de conversation je me rends compte à quel point je n'ai jamais réussi à ressentir mes émotions à travers mon corps. Cela m'a rendu très curieuse (ainsi qu'admirative). Quel chemin avez-vous suivi pour atteindre ce niveau d'écoute centrée sur le physique ? Et avec quelle régularité vous y concentrez-vous ?

Je suis le programme depuis plusieurs mois, avec des hauts et des bas. Dans l'ensemble je suis assez fière de moi, pourtant je bloque encore sur certains points. C'est pourquoi il me semble que votre "technique" pourrait m'aider si j'arrivais à laisser vivre et s'exprimer les émotions à travers mon corps plutôt qu'en les anésthésiant avec un trop plein alimentaire.

Je suis impatiente de vous rejoindre dans cette expérience !

Clemyne

Primevere92.
Ancien abonné
Bonjour, comme Clemyne je suis admirative et j'aimerais comme vous arriver à être autant à l'écoute de mon corps.. Je pense que la première étape, c'est d'en avoir envie, puis d'y penser au moment où l'émotion est là, et de prendre le temps de se pencher dessus Merci pour ce fil qui m'incite à le faire, j'espère avoir de quoi poster ici bientôt
Hanabi80.
Abonné

Bonjour,

moi je ne sais pas quel nom mettre sur l'émotion que je ressens, peut-être de l'anxiété par rapport à un sujet me concernant et concernant ma famille.

Je ressens également comme si mon coeur chauffait et augmentait de volume dans ma poitrine, j'ai également comme une sorte de boule dans la gorge, pas celle de la tristesse qui nous donne envie de pleurer, mais celle qui m'empêche de bien respirer, et me pousse à faire de grandes respirations pour évacuer cela.

La RPC me fait le même effet, je ne sais pas si c'est parce que j'associe une RPC à un besoin d'évacuer une émotion négative, est-ce ce que plutôt la RPC doit être dégagée de toute émotion justement pour nou permettre de ne pas être submérgé par elle et qui conduirait à une EME??

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

eh oui comme toute compétence cela demande de l'entraînement,   il faut donc se lancer, observer ses sensations, porter son attention desssus en premier lieu, elles peuvent être plus ou moins fortes

il y a un outil du site qui peut aider à plus ressentir au niveau de son corps, c'est le bodyscan, cela est dans l'étape  "j'approfondis mes sensations et mes émotions"  qu'on a plus ou moins vite dan sle programme

 

 

Hanabi, bravo pour ton observation de tes sensations

d'une façon générale, les émotions négatives n'ont en effet pas à être évacuées, et justement le fait de l'observer dans le corps est l'une des clés pour mieux tolérer  la "réalité"  émotionnelle et ne pas s'encombrer "d'histoires" mentales supplémentaires qui finissent par rendre cette émotion intolérable  (et donc déclencher une EME qui est une lutte émotionnelle)

je pense que si tu ressens ça en RPC c'est probablement parce que le fait de te centrer sur ton "intérieur"  est anxiogène, ce qui est le cas pour la plupart des personnes hypersensibles qui ont pris l'habitude de se fuir

c'est en le faisant régulièrement, et en accueillant ces ressentis à chaque fois que tu devrais intégrer que se centrer sur l'intérieur ne constitue pas un danger

tiens-nous au courant

 

Patience, super passionnant tes observations toujours très fines

Patience
Marraine

clemyne, Primevere,

Personnellement, cette connexion à mes sensations corporelles s'affine grâce à deux pratiques : la pleine conscience et la sophrologie.
La pleine conscience me permet d'accepter progressivement mon état, quel qu'il soit : agréable ou désagréable, confortable ou inconfortable, facile ou difficile, léger ou pesant, simple ou compliqué...
La sophrologie me permet de prendre conscience de mon comportement global et de le "rééquilibrer" : elle m'incite de plus en plus à être dans mon corps car c'est une pratique basée sur la présence permanente du corps.

Je jongle régulièrement avec ces deux pratiques, qui, pour moi, sont indissociables. Être pleinement conscient de ce que l'on vit est un des fondamentaux de la sophrologie. Une séance de sophrologie est pleine d'instants de pleine conscience.

Ensuite, j'évoquerai la régularité de la pratique. Plus j'essaye, plus j'expérimente, plus je pratique, plus j'éprouve... plus j'y arrive. Mon maître-mot c'est "éprouver" : éprouver le phénomène qui surgit, éprouver son évolution, éprouver ce qu'il provoque en moi, éprouver comment il me transforme...

Le changement est progressif. J'essaye sur des bouts d'émotions, des bouts de moments, à froid, à chaud, à tiède !

Alors éprouvez, éprouvez, éprouvez ! :-)

Au plaisir de vous lire

Primevere92.
Ancien abonné
Merci Patience et Izabelle, ce que vous écrivez me parle complètement... La théorie je la connais depuis bien longtemps, je n'ai pas d'excuse de ce côté la, j'ai été formée a la RPC dès 2003 car mon psy m'a fait découvrir J. Kabat Zinn, et en 2009 lorsqu'il est passé à Paris j'ai pu faire une séance avec lui - et 300 autres personnes dans la salle ;-) Donc la théorie je connais, la pratique c'est 5 a 8 minutes de RPC chaque matin depuis quatre ans, ce qui me manque encore c'est ce lien avec les émotions dans la journée.... Le matin je suis pleine de bonnes intentions, puis la journée démarre, et arrive le soir, je fais le bilan, je n'ai rien vu ni senti passer... Mais ça va venir, j'y crois, j'en suis persuadée !!!
Primevere92.
Ancien abonné

allez, j'essaie: 

une bonne surprise au boulot, une négo se passe bien, je ne m'y attendais pas - la respiration est accélérée, le coeur bat plus vite, ça tire dans la machoire et les doigts fourmillent

c'est un peu léger tout ça, le temps d'avoir l'émotion, ce n'est qu'après que je me suis rappelée LC et je me suis dit "au fait, c'était comment dans mon corps, là ?" ... quelques minutes s'étaient écoulées donc c'était moins net, mais c'est un début

clemyne.
Ancien abonné

Merci Patience et Izabelle pour avoir partagé avec nous vos connaissances à ce sujet.

J'ai déjà entendu parler de sophrologie mais sans m'être plongé dans le sujet. Patience, tu as piqué ma curiosité et je vais m'y pencher de plus près. 

Primavere92, c'est intéressant de lire ton expérience, je suis contente de savoir que tu t'y mets aussi. Avec ton entrainement, tu vas certainement avoir un résultat rapide.

Quant à moi, je vais faire de mon mieux pour caser des pauses de 15min au fil de ma journée, afin d'alterner la pratique de bodyscan et de pleine conscience. Cela ne sera pas toujours évident à mettre en place avec le travail, mais il me semble que c'est raisonnablement envisageable d'y croire ;-))

Je vous tiendrai au courant de mon évolution : en espérant réussir à "ressentir" l'émotion à travers mon corps dans un avenir proche.

À bientôt !

Clemyne

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

super clemyne!

 

bravo primevere !

Patience
Marraine

Oui, bravo à vous !!

Vous faites bien de commencer par petits bouts. Tu vois primevere, tu as déjà pris conscience de pas mal de sensations ! Ce n'est que le début !

Au plaisir de vous lire

Hanabi80.
Abonné

Bonjour à toutes,

c'est vrai que c'est difficile d'exprimer ce que l'on ressent, donc je vous en félicite!

Personellement, j'ai comme l'impression que je ressens toujours la même chose quelque soit l'émotion...

Par exemple aujourd'hui grande appréhension pour aller en salle de sport car il ya une personne avec qui je ne suis plus amie qui y va aussi, du coup j'ai essayé de faire de la RPC tout le long, à chaque que j'ai des autocommentaires, je les chasse pour me concentrer sur ma respiration, je sens que ça s'était bien passé sur le moment, mais après, ça a fini par apparaitre. 

Grosse boule dans la poitrine, mon coeur qui bat tellement que je le sens, ma respiration qui devient difficile et toujours cette sensation de chaleur dans la poitrine qui me gêne.

J'ai essayé de faire des RPC pour que ça ne se transforme pas en EME, je ne sais pas si ça a bien marché mais en tout cas, je me suis écoutée, j'ai déjeuné et je n'ai pas fini ce que j'avais à manger, et je n'avais pas forcèment envie de tout manger, juste une envie d'une touche sucrée que j'ai assouvie mais sans excès!

lorraine
Marraine

Bravo Hanabi, cette pause-pose en toi même a payé!

 

Moi les émotions inconfortables se traduisent à nouveau en rumination. Le cerveau est encombré , je me refais des films en boucle des situations "qui m"ont pris la tête", ou qui sont prégnantes et évidemment par moments je n'ai aucun contôle sur mes actes alimentaires !..;

Je sais maintenant depuis LC que cesactivités mentales incessantes et stériles cachent des émotions .. Je me suis posée, j'ai respiré le mot "inquiétude" a jailli dans mon esprit , j'ai déconstruit, mentalement, les sujets d'inquiétude actuelsnombreux  , rien de très rationnel...et en même temps je reconnais bien l'anxieuse de toujours que je suis...

Puis ,forte de ces constats, je me suis arrêtée plus longuement, bien droite en posture pleine conscience, à respre et comme cela plusieurs fois depuis deux jours...C'est serré au niveau de la gorge et du plexus solalire. Les épaules me font mal, enraidies, je pense que c'est parce que  je me crispe. Les mâchoires sont durcies et se touchent avec une tendance à me tirer dans le cou

Et c'est vrai que cette rpc, cette connexion à son corps "vide" la tête de ses tourments...Et du coup tout est plus apaisé. Je rajoute quelques exercices d'étirement (type yoga en pleine conscience) pour assouplir mes muscles tendus

FRED73
Marraine
Hanabi 80,pas la peine de chasser tes auto commentaires, mieux vaut les laisser passer. Plus on cherche à les faire partir plus ils s'accrochent. Le mieux est d'accepter qu'ils soient là sans chercher à les faire partir mais quand notre esprit repart, revenir sur sa respiration sans se faire de reproche. Juste prendre conscience que notre esprit s'évade et le faire revenir sur la respiration. Tu peux aussi utiliser la defusion pour les auto commentaires. C'est à dire que tu peux les exagérer jusqu'à ce qu'ils deviennent ridicules. Ça aide à dédramatiser les pensées automatiques.
Hanabi80.
Abonné

Merci Fred et Lorraine pour vos coms, ça m'aide d'avoir des avis d'autres personnes pour que je sache où j'en suis.
Je vais essayer de faire comme tu proposes Fred et d'exagérer mes autocommentaires, mais en même temps j'ai peur de leur donner une place qu'ils ne méritent pas et que ça m'énerve ou me stresse plus...Mais je vais essayer.

Lorraine, comme toi quand j'ai quelque chose qui m'angoisse, je me retrouve en train de serrer mes dents et de crisper mes épaules. Je ne m'en rends pas compte tout de suite mais bien après car je me rends compte que j'ai mal!

Hanabi80.
Abonné

Aujourd'hui, l'émotion prédominante c'est "la tristesse" et pourtant je ne sais pas pourquoi. Si en fait, il ya plusieurs sujets qui m'inquiètent, dont mon poids et ma santé, mais je pense des fois pouvoir passer outre ce sentiment, et avancer dans ma quête de l'amigrissement sans dégâts, or non cela finit par me rattraper, et d'ailleurs aujourd'hui je n'ai qu'une seule envie c'est d'éclater en sanglots, malheureusement je n'y arrive pas, mais je sais que ça me fait beaucoup de bien quand ça arrive.

Cette fois, je sens comme Izabelle le décrivait bien, quelque chose au niveau des yeux, comme si le poids des larmes reposait sur mes yeux en attendant de tomber, j'ai aussi le coeur serré mais pas de la même manière que les autres fois, j'ai aussi envie de prendre une grande respiration pour pouvoir me libérer de ce poids sur ma poitrine. 

En attendant, je vai sessayer de faire une rpc pour me recentrer sur moi-même.

Passez une belle journée!!

lorraine
Marraine

Ah c'est joliment dit Hanabi dit le poids des larmes qui pèsent sur les yeux .

Je connais aussi mais c'est plus quand c'est une tristesse/inquiétude  teintée de colère ou d'agacement pas vraiment un chagrin.

Le corps crispé si je ne me pose pas je ne m'en rends pas compte non plus Hanabi. Mais ça y est je m'évertue à nouveau d'être régulière dans la rpc.  C'est ce que j'ai fait aujourd'hui à nouveau, plus particulièrement à faire du yoga en pleine conscience (celui de Christophe André -  à LC y  a celui de GApfeldorfer) totalmement connectée à  mon corps, le ressentir  l'étirer et corriger mes postures

D'accord avec Fred dans les ressassements l'idée de ne pas s'accrocher à ses pensées et la rpc (statique ou en mouvement) aide bien. Et à l'époque où je faissais de la rpc très activement, je ne ressassais plus et mon esprit était  apaisé.

Et puisque on est  à parler du corps qui s'exprime : quand je ressasse et me refais les films, je crois même que desfois je parle toute seule  et je fais des mimiques et des gestes ! frown

Et là pendant que j'écris, je sens une barre dans le dos du côté de la spondylarthrite. Et là, je m'interroge sur la part émotionnelle dans les douleurs....

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

Hanabi80  Je rejoins les filles sur le fait de ne pas bloquer les pensées, c'est impossible en fait !

la façon la plus simple de pratiquer la défusion (prise de distance avec les pensées) c'est de considérer qu'il s'agit d'histoires que ta tête te raconte

notre tête nous raconte tout un tas d'histoires, c'est son job, ok c'est normal

mais si tu les observes, et que tu les considères comme des histoires (peu importe qu'elles soient "vraies ou non)  eh bien tu as déjà un autre rapport avec ces pensées

tu élargis ton champ de vision, ton champ comportemental aussi

bravo pour ton ressenti de la tristesse dans le corps !!!

à chaque fois que tu ressens dans le corps, et surtout que tu acceptes de ressentir,   tu sors de la lutte contre les pensées, lutte vaine qui épuise toute notre énergie

 

 

Lorraine, je ne savais pas que tu avais cette maladie, j'espère que les douleurs ne sont pas trop intenses

pour ma part quand j'ai des douleurs au niveau du dos, cela a tendance à m'angoisser, à réactiver des histoires d'impuissance et de "nul",  ce qui ne fait bien sûr qu'amplifier l'intolérance à cette douleur

mon ostéo a le donc de m'apaiser par le rapport si simple qu'il peut avoir avec ma douleur, mon corps en général, il est d'une patience et d'une bienveillance qui a fini par rejaillir sur moi

 

zenattitude.
Ancien abonné

Bonjour,

 

Moi là j'éprouve un sentiment d'insatisfaction générale sur toute ma vie, de frustration totale:

tout d'abord j'ai des pensées: "j'aime pas mon boulot et je sais meme pas si en changeant je serais plus satisfaite... j'aime pas mon appart... ma vie sociale n'est pas satisfaisante".

et puis il y a les sensations physiques: estomac noué, gorge nouée, opression cage thoracique, tension dans le ventre, visage fermé, sourcils froncés, bouche qui fait la moue.

une réflexion me vient: tout cela incarne le contexte idéal pour manger et obtenir le plaisir gustatif et immédiat que j'aime tant. J'éprouve le sentiment que cette insatisfaction émerge simplement pour me donner une bonne raison de ceder à ma vieille habitude réconfortante.

cela me fait penser aux enfants qui ont du mal à se sentir bien à l'école, et qui développe des maux de ventre pour pouvoir rentrer à la maison et être chouchouter par leur maman.

J'ai l'impression que l'argument s'organise comme cela dans ma tête:

"Si vraiment rien ne va, et si ma tete et mon corps m'envoient les signaux que rien ne va alors c'est que ça doit etre vrai, et tous mes efforts pour etre plus positive n'étaient que du vent. Vraiment ça ne va pas et donc il est normal que j'obtienne du réconfort..."

et là je me sens triste parce que j'ai l'impression que je dois laisser tomber mon doudou et c'est trop dur. J'ai pas envie d'arreter de me réconforter, pas envie de me priver de cette douceur et de ce plaisir.

et là ce qui me vient c'est cette scène où je rentre à l'école maternelle, je pleure toutes les larmes de mon corps parce que je ne veux pas que ma mère me quitte, c'est terrible! et là l'un de mes camarades me montre sa tortue qu'il avait amené à l'école, et là... ma mère devient le cadet de mes soucis et ma curiosité pour cette tortue me sort totalement de la tristesse.

Je crois que pour dire au revoir au doudou "nourriture" je dois mettre en place dans ma vie des choses stimulantes.

 

Patience
Marraine

zenattitude,

Ton post me touche beaucoup...

Et je pense que tu es dans le vrai avec ta dernière phrase : "Je crois que pour dire au revoir au doudou "nourriture" je dois mettre en place dans ma vie des choses stimulantes."

Je pense que tu es dans le vrai parce que j'ai constaté que plus je mets en place dans ma vie des choses stimulantes, moins je ressens cette compulsion à manger. Ces choses stimulantes correspondent à mes valeurs, que je nourris et qui me remplissent à tel point que je me sens réellement exister, je me sens pleinement exister...

Au plaisir de te lire

lorraine
Marraine

 

"Je crois que pour dire au revoir au doudou "nourriture" je dois mettre en place dans ma vie des choses stimulantes."

Zenatitude,Ta  phrase me fait penser à l'aspect  "ennui" qui nous fait manger. C'est selon G Apfeldorfer une raison majeure d' EME.

Avec le programme , je l'ai vraiment constaté. Et j'ai aussi pu expérimenter que le fait de m'occuper le soir autrement qu'en regardant la télé me faisait oublier l'a nourriure. Cest un aspect sur lequel beaucoup de linecoachés se sont penchés. Comment s'occuper ? Quelles passions, quels loisirs développer  Quelque part sur le site il y a un ou des fils sur les nourritures spirituelles. Bon courage à toi et à bientôt.

Izabelle, C'est un diagnostic qui s'est archi confirmé ce printemps par un rhumato de la grande ville où m'avait envoyé ma rhumato...Spondylarthrite ankylosante de sapho...Ils évoquent une biothérapie( depuis deux ans) et insistaient , traitement très lourd et non sans conséquences. J'ai refusé catégoriquement. J'arrive  encore pour le moment  à gérer mes douleurs avec de l'antiinflammatoire ou juste de l'aspirine.  Depuis plusieurs mois, les douleurs avaient disparu, juste des raideurs supportables. C'est comme cela que je m'étais mise au yoga il y a quelques années , mieux ressentir le corps et étirer en douceur (je prenais de l'antiinflammatoire avant les séances) . Maintenant je ne tiens plus une heure, un quart d'heure tous les jours me convient beaucoup mieux et marcher un peu. Nager j'aime beaucoup mais comme je ne sais faire que la brasse c'est pas génial et je pense que cela a contribué à mes douleurs hier. Comme toi j'avais été voir un ostéo mais il n'a pas vu l'utilité que je revienne. Par contre l'accupunture, c'est très bien en période de douleurs continues.

Oui comme tu le dis les douleurs font angoisser , ont un très fort impact sur le moral, et à un moment donné on ne sait plus qui de la poule et de l'oeuf commence... Et je trouve aussi ,en tos les cas pour moi, que la rpc apporte beaucoup quand on en fait tous les jours. Ca apaise l'anxiété. Ca permet aussi de se connecter à son corps et à accueillir ses douleurs pour d'une certaine façon arriver à les apprivoiser. 

Et toi c'est quoi ton problème de dos ?

 

Ce soir j'ai été à un concert méditatif en groupe...donc une séance de rpc par les sens là en l'occurence l'audition et la vue (puisque je garde les yeux ouverts) . J'étais là assise en tailleur avec ma petite douleur à la côte droite , me rappelant gentiment (des fois que je l'oublierai) que j'ai (je suis?) un corps. Posture très droite et épaules ouvertes, j'adore , ressentis de joie. Plaisir d'être là .Se laisser porter par les sons , laisser les pensées s'envoler.

Primevere92.
Ancien abonné

Zenattitude à mon tour je me reconnais dans ce que tu écris, la stimulation, à nous de la trouver ailleurs que uniquement dans la nourriture. cela demande des efforts, mais c'est tellement de bonheur en retour !

Lorraine merci aussi pour ton commentaire qui me parle

me concernant, hier j'ai enfin réussi à m'observer au moment où j'étais assaillie par une forte émotion; tout y était: la gorge resserrée, du mal à respirer, un poids sur la poitrine... en fait depuis toujours, je pleure facilement. Cela m'ennuie car c'est visible des autres, et ce n'est pas toujours bien vu, surtout au boulot.

eh bien je me demande finalement si ces larmes n'arrivent pas parce que je néglige les autres signes, les premières manifestations du corps, et qu'en désespoir de cause, mon corps m'envoie ces larmes en sachant que pour le coup, je ne peux pas les ignorer ! à creuser.... piste à suivre

XENA7587
Abonné

bonsoir,

Je trouve très intéressante la façon dont tu arrives à observer tout ce qui se passe dans ton corps et combien cela t'aide à ne pas te jeter sur la nourriture ; moi j'essaie de faire la même chose, je trouve très utile la RPC et le body scan que je pratique régulièrement, mais cela ne fait que différer mon repas ou collation. Exemple je ressens physiquement dans mon corps des émotions (gorge nouée, yeux lourds, barre au ventre...) j'analyse, je nomme, je laisse évoluer, souvent je me sens mieux mais ce n'est pas pour cela que je ne vais pas manger  ensuite un gâteau, ou un morceau de fromage ou de saucisson selon l'heure.... j'aimerais avoir ton avis

zenattitude.
Ancien abonné

Bonjour Xena,

Je partage le même vécu que toi. Mes EME apparaissent à peu près toujours au même moment. En rentrant chez moi après le boulot vers 18h. Alors je me pose, je fais la RPC. Cela fait disparaitre l'inconfort, je me sens mieux. Je vaque à mes occupations. Et puis vient le moment du diner, et là je mange systématiquement au delà de ma faim, notamment des aliments réconfortants. C'est comme si je reportais mon EME. Et puis j'ai l'impression, qu'émotionnellement c'est assez neutre, mais que l'habitude est tellement ancrée, que lorsque j'essaie de m'en débarrasser cela crée une frustration.

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

zen attitude,  en effet c'est important de pouvoir recentrer sa vie sur ce qui est important, pour nous, à vivre

sinon on finit par être uniquement dans le controle de la souffrance et c'est une impasse

organiser sa vie, faire des choix qui vont dans le sens de ce quie st important pour nous (valeurs) est vraiment profitable

 

 

Lorraine, je suis touchée de ce partage et aussi de ton vécu

pour ma part j'ai simplement une déficience musculaire qui induit une mauvaise posture  et donc c'est le dos qui prend

enfin pour l'instant c'est ça, je réponds très vite à l'ostéopathie, ce qui est très pratique

mais l'ostéo a néanmoins demandé à ce que je fasse du Pilates pour renforcer l'ensemble de mes chaines musculaires  sinon on ne s'en sortirait jamais

donc je fais du Pilates, et y'a du boulot mais je fais ma bonne élève  et bien que la prof m'ai dit qu'on allait aller  "trèèèèès" doucement (ce que j'ai immédiatement compris comme  "vu l'absence totale de muscles, ça va pas être du gateau"  histoire, histoire), elle n'a pas l'air desespéré par mon cas, alors je continue

de plus c'est vraiment la conscience très focalisée sur le corps et la respi, donc tout bénéf 

 

Primevere, bravo pour ton observation

moi aussi j'ai la larme facile, mais je n'ai plus de scrupules pour ça en fait

 

Xena,  le but n'est pas de ne pas manger, donc c'est très bien ce que tu fais

normalement n'ayant plus le "besoin" de t'anesthésier, la prise alimentaire sera plus de l'ordre du réconfort, donc plus efficace, et aussi souvent en moindre quantité

donc c'est très bien c'est exactement ce qu'il faut faire

 

[quote=zenattitude]

Alors je me pose, je fais la RPC. Cela fait disparaitre l'inconfort, je me sens mieux. Je vaque à mes occupations. Et puis vient le moment du diner, et là je mange systématiquement au delà de ma faim, notamment des aliments réconfortants. C'est comme si je reportais mon EME. Et puis j'ai l'impression, qu'émotionnellement c'est assez neutre, mais que l'habitude est tellement ancrée, que lorsque j'essaie de m'en débarrasser cela crée une frustration.

[/quote]

eh bien justement il ne faut pas  faire disparaitre ou se débarasser

le but n'est pas de faire disparaitre l'inconfort, mais de lui faire de la place, de l'accueillir

 

dès qu'on pense "disparaitre",  "se débarasser",  on est dans le contrôle émotionnel,  qui est en fait le fer de lance du processus de l'EME

 

ce que te conseille c'est de continuer à faire ta RPC, ton sas de décompression c'est très bien, mais sans chercher à faire disparaitre, juste faire de la place à cet inconfort  (il est vrai que parfois il peut disparaitre de lui-même, mais cela n'a rien de systématique, sinon c'est de la lutte,  en tous cas quand on lui fait de la place il est largement plus supportable)

 

ensuite pour le diner,  eh bien prévoir ton réconfort,   en ayant prévu par exemple un dessert, et en gardant suffisamment d'appétit pour le consommer avec appétit  (ce qui est vraiment réconfortant)

en le dégustant, vraiment sentir le réconfort

 

c'est important aussi de savoir se réconforter, on en a besoin !!

pas tout le temps, mais quand on en a besoin, il suffit de le prendre en compte, et garder de la place pour ce réconfort

lorraine
Marraine

Primevère, Moi aussi je pleure facilement ou j'ai envie de pleurer facilement lorsque je me sens rejetée (il ne me faut pas grand chose !) mais aussi quand je suis en colère, le sentiment de rejet quand je le trouve injuste me met en colère - tristesse.

Je ne suis pas une  explosive , comme certains qui hurlent ou alors de l'intérieur. Et pour pas que les larmes sortent ou qu'il y ait des trémolos dans la voix  je ne dis rien à ce moment là ...Par contre quand je suis touchée par une situation de grande détresse au boulot , et que la situation m' émeut je peux avoir les yeux qui se mouillent et j'assume.

Et à une époque je pleurais toute seule en silence, même quand il y avait des gens pas loin. Je pleurais par rapport à un détachement qui ne se faisait pas et sur lequel je ressassais en m'accrochant  désespérément à mes pensées. Maintenant je ferai de la rpc et reviendra à ma respiration mais je ne ressasserais plus comme cela. Je passerais à autre chose et je passerai au rire !

 

Oui, les commentaires des uns et des autres nous parlent et certains plus que d'autres c'est pour cela, aussi, que ça vaut la peine de se raconter ici et de partager nos expériences de vie. smiley

 

Izabelle, c'est super que tu fasses du Pilates pour te muscler, se bouger malgré la  douleur -sauf quand elle est aïgue ou qu'il y a des "poussées" me disent les toubibs, là il faut plutôt des massages- Mon Kiné me disait que le manque e gainage (voilà que je m'approprie le langage ! wink) entraîne les mauvaises postures qui entrâine les douleurs. Se tenir bien droite peut faire des miracles paraît il . Aucun cas n'est desespérée, pas du côté de profs de pilates, yoga et autre qi quong. Aller doucement très doucement, extrêmement doucement. Et c'est pour cela que j'aime le yoga et s'étirer en profondeur avec des gestes d'une simplicité inouïe.  Mais maintenant faire des séances d'une heure et quart je n'y arrive plus. Et mon médecin du travail me rappelait dernièrement que faire une activité physique régulière  même  peu et très douce est fondamentale. Et en plus, lorsque nous arrivons à bouger le corps en pleine conscience connecté à nos sensations comme tu le fais , c'est le pied !   Bonne continuation à toi.

 

En effet,  nous toutes  prenons le temps de nous réconforter  par la nourriture ou par autre chose et de trouver ce qui fait sens dans notre vie.  En apprenant à s'accorder de la bienveillance on gagne en estime de soi et les possibles s'ouvrent à nous.

Kaylee
Marraine

J'ai remarqué que lorsque je n'arrive pas à me débarrasser ou à accepter mes émotions, mon corps somatise : constipation style rétention, ou alors pire, eczéma ou herpès dans l'heure qui suit.

Cette somatisation remplace la bouffe compensatoire que je pratiquais avant LC, me réfugiant dans la nourriture dès que quelque chose me dérangeait.

J'ai beaucoup de mal avec le fait "d'accueillir" une émotion, de faire avec, une petite voix me souffle d'accueillir, et une autre me dit que "c'est quand même bien désagréable tout ça, ça me perturbe beaucoup". Et lorsque ces pensées négatives persistent, elles enchaînent sur "comment je pourrais faire pour éviter ça, comment y remédier, pourquoi ça me dérange", etc. Puis l'herpès ou l'eczéma prennent le relais angry

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

toutes ces pensées sont des tentatives de controle, pour ne pas ressentir le "désagréable" en effet

plutôt qu'accueillir, ce que je préfère  c'et le terme  "faire de la place"

c'est à dire que tu n'es pas maso,  l'émotion désagréable, elle est là, tu n'es pas allée la chercher, mais elle est là

et nous les humains, nous sommes capables d'avoir des émotions désagréables même si on vit dans une villa de rêve sans avoir besoin de bosser

bref apparemment ça fait vraiment partie de l'expérience humaine

 

donc faire de la place c'est élargir l'espace, au lieu de chercher à faire disparaitre, à se contracter pour essayer de ne pas ressentir

au contraire, s'élargir

bien sûr c'est désagréable, mais c'est là, donc autant faire de la place pour que ça fasse "moins mal"

simplement par réflexe, on fait l'inverse, on se contracte on lutte

 

faire de la place à un inconfort émotionnel, c'est contre-intuitif, mais c'est vraiment utile pour ne pas entrer dans une lutte vaine et fatigante

 

tu n'as pas besoin "d'arriver" à accepter une émotion, juste lui faire une place

quand on fait une place, on ne peut pas en même temps chercher à la faire disparaitre (lutter)

 

 

 

tiens moi en ce moment je suis en train de faire une place au fait de me sentir "nulle"  (un classique me direz-vous...)

simplement j'élargis mon espace intérieur, j'accepte sa présence, je sais pourquoi c'est là et je sais que c'est inconfortable, mais pas dangereux

très inconfortable bien sûr

mais ce que ça apporte, en plus, c'est une impression de bienveillance envers soi-même  qui, en soi, apporte du réconfort

Patience
Marraine

Par rapport à cette idée de "faire de la place" à son émotion...

Moi, à chaque fois que j'inspire, je me mets dans l'intention de faire cette place.
Quand je sens ma poitrine qui se gonfle, j'imagine que c'est de la place supplémentaire que je donne à mon émotion, à l'intérieur de mon corps.

C'est donc un "faire de la place" vraiment physique, vraiment concret : dans la poitrine, dans le ventre, dans les épaules, dans les narines... Cette "visualisation" m'aide.

Alors si elle peut vous aider aussi, je partage ! :-)

 

Au plaisir de vous lire

ladyl56.
Abonné
Ce n'est pas nouveau, les anciennes s'en souviennent peut être, j'ai un vrai problème avec les émotions ou plutôt avec le peu d'émotions. Quand je médite je suis bien connectée à mon corps puisque je peux facilement entendre mes battements cardiaques, d'abord dans le thorax et si je balaie dans le cou, le poignet etc.. J'ai la chance ou plutôt la très grande chance de ne pas avoir de douleurs sauf ma rupture de la coiffe des rotateurs, mais quand je suis assise en méditation aucun ressenti désagréable, donc mon corps est très silencieux a tel point que j'ai du mal à ressentir les contacts sur la chaise ou les pieds au sol et même mes mains posées sur le cuises se relèvent imperceptiblement. pas facile de ressentir une émotion mais si j'observe mon état d'âme (c'est l'intitulé sur Petit Bambou) ce matin j'ai ressenti une lêgere inquiétude et l'autre jour l'insatisfaction de ne pas être auprès de mon petit fils. Je suis très contente de pouvoir partager cette avancée. Très belle soirée.
VéroniqueT.
Ancien abonné
Patience, merci beaucoup pour ce partage sur la façon de faire de la place aux émotions. Concrètement je ne voyais pas comment faire. Maintenant je sais....
izabelle
Animatrice forum Coach marraines

bravo ladyl c'est vraiment super que tu puisses avoir plus accès à tes états d'âme, cela montre que ces états d'âme sont de moins en moins bloqués, et les ressentir plus significativement devrait beaucoup t'aider à mener ta vie, surtout dans le relationnel

en t'entrainant à ressentir les points de contact de ton corps avec la chaise, tu exerces vraiment ta capacité à revenir dans la perception des 5 sens et c'est vraiment super

peu importe que cela ne soit pas fort, c'est le fait de porter attention qui est essentiel

lylyoz
Marraine

Je crois que j'ai parler un peu vite hier.

Aujourd'hui EME auquel j'ai cedé un peu trop ce midi.

Ce soir donc fin de repas et l'envie que ça se prolonge à l'infini.

Pression dans la gorge mais je reste avec sans tenter d'en faire "quoique ce soit...". Désagréable, j'ai plein d'idées d'aliments réconfort en tête  et là ce qui me vient présentement c'est un bon chocolat chaud mais j'ai pas ce qu'il faut. Mon estomac quant à lui bénit le sort de cette infortune car je ne suis pas sûre qu'il aurait autant apprécier que ma tête.

Bon, la pression est toujours là. Pas cool du tout.

Je m'efforce de l'acceuillir tant bien que mal.

Je ferme les yeux 2 sec, respire dans le ventre. Regarde où elle est dans la gorge, l'intensité. 

Je me positionne en remettant mes pieds sur le sol histoire d'être ancré.

Je m'étire les bras, ça craque.

Je me concentre sur ma respiration, la pression est toujours là. Elle est tenace.

Je vais attendre encore un peu, voir comme elle évolue.

N'oublions pas c'est un nuage, juste un nuage.

Patience
Marraine
Aujourd'hui, belle avancée pour moi sur cette idée de "faire de la place" à ses émotions. La journée a été dense en la matière. Colère, joie, dégoût, peur, tristesse : j'ai eu le pack complet. Du coup, j'ai eu des ressentis assez diffus : - dans la tête, une sorte de mal de tête, vraiment comme si les émotions me prenaient la tête au sens littéral. - dans tout le reste du corps, une sensation d'intense fatigue ! Et là, deux fois de suite, j'ai véritablement laissé de la place à tout ça. Sur chaque inspiration, j'ai vraiment porté mon attention sur l'amplitude, le son et le mouvement de ma respiration. Quand je suis sentais ma cage thoracique s'ouvrir, mon diaphragme s'étirer, mon ventre se gonfler, je sentais vraiment physiquement cette place que je donnais à mes émotions. Ce n'est pas seulement quand je respire. Ça va plus loin. C'est quand j'inspire, et c'est quand chaque mouvement induit par ma respiration provoque cette ouverture, cette place supplémentaire... Et il y en a, du mouvement, quand on respire ! Vraiment, cette concentration sur la respiration est particulièrement fine et aidant. Du coup, après une EME qui a fini en compulsion, ce soir je n'ai pas dîné. J'ai pleinement écouté mes sensations. Et je crois que chaque cellule de mon corps me remercie ! Au plaisir de vous lire
redgine's cocktail.
Abonné

Zenattitude : Je crois que pour dire au revoir au doudou "nourriture" je dois mettre en place dans ma vie des choses stimulantes.

Gérard Apfeldorfer : la souffrance à laquelle conduit la surcharge pondérale, l'incapacité dans laquelle on est d'y remédier, ainsi que le rejet social. Il en résulte un profond malheur.  Le problème, c'est que le poids et l'alimentation finissent par envahir la totalité de l'existence. Peut-être à un moment donné faut-il se décentrer de cela, se retrouver soi-même, s'engager dans la vie pour des choses dont on peut se dire qu'elles sont essentielles. On ne vit pas deux fois, la vie ne commence pas après que l'on a maigri, ce qu'on ne fait pas aujourd'hui ne sera pas fait. Cela ne veut bien entendu pas dire qu'il ne faut pas s'occuper de son poids et de son alimentation, mais qu'il faut que notre vie ait par ailleurs du sens. Qu'il y ait, là, tout de suite, des choses, mêmes toutes petites, dont on puisse se réjouir, faire qu'on se sente vivant..Si je n'ai qu'un conseil à vous donner ce sera celui-là: ne restez pas seul avec votre malheur, partagez-le.

Kaylee : J'ai remarqué que lorsque je n'arrive pas à me débarrasser ou à accepter mes émotions, mon corps somatise : constipation style rétention, ou alors pire, eczéma ou herpès dans l'heure qui suit.

Lady56 : j'ai un vrai problème avec les émotions ou plutôt avec le peu d'émotions.

 

Tous ces témoignages résument bien où j'en suis en ce moment. C'est pour pouvoir ressentir pleinement mes sensations et émotions que j'avais arrêté le prozac il y a 2 ans, que je prenais depuis 10 ans. Et maintenant, je m'aperçois que c'est mon traitement pour le diabète qui m'empêche de percevoir mes signaux de faim.

Et depuis que je suis sur LC, mon corps se manifeste face à ma souffrace, au manque de respect, à ma sidération face à ma tristesse : je deviens aphone, j'ai de l'herpes, je tombe malade, j'ai des maigraines, des tendinites ....

Je ne suis plus où j'en suis, j'ai le moral en berne, je me remet à culpabiliser et à me punir en mangeant. Et j'arrête quand je commence à avoir mal à mon estomac distendu.

Je perds mes cheveux par poignées. Je ne supporte aucun bruit. Le simple ronronnement du moteur du frigot me fait mal aux oreilles.

Je ne sais plus que faire de moi. Je cherche mes valeurs, à lâcher prise avec mes nouveaux contrôles. Voir souffrir mon époux ou mon père, tous les 2 malades, me fais terriblement souffrir, et me provoque des EME récurrentes qui durent sur plusieurs jous. Sans parler de mon fossé de Russ Harris, que je n'arrive pas à finir.

Help

Kaylee
Marraine

@Redgine's : très émue en lisant ton post... il faudrait que tu puisses te poser, pauser, les deux, pour que ton corps et ta tête puissent trouver un peu de paix, que tu puisses avoir quelques bonnes et longues nuits de sommeil d'affilée, te détendre en allant à la piscine (mouvements salutaires et bienfaisants du corps dans de l'eau chaude), un bain apaisant le soir avant de te coucher, ou... te faire aider par un psy avec lequel le contact passe bien. Pensées de soutien.

Primevere92.
Ancien abonné

Redgine's je ne sais que te dire, si ce n'est que le chemin peut être long, parfois tortueux ... bon courage ...

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

Redgine, cela n'a rien d'anodin, ces molécules que tu prenais et que tu ne prends plus, le traitement pour le diabète dont tu dis qu'il a des effets secondaires  et le fossé de la réalité auquel tu es confrontée

tu n'as pas besoin de finir le livre pour mettre en application les premiers conseils :   être bienveillant avec soi-même, jeter l'ancre (RPC), prendre position  (vivre selon ses valeurs), trouver le trésor ( à peu près ce qu'il y a dans le fil  trois choses positives par jour)

 

tu cherches tes valeurs, et apparemment tu butes là-dessus

or c'est effectivement essentiel pour donner sens à sa vie, surtout dans les phases aussi difficiles

il est parfois difficile de contacter ses valeurs  parce que la valeur, c'est ce qui est important pour nous

et comme c'est important, eh bien nous voilà vulnérables, pas loin de la souffrance

 

par exemple si ta valeur est  amitié, mais que la plupart de tes amis sont loins ou pas disponibles, contacter cette valeur  provoque de la souffrance, et c'est pourquoi on a tendance à ne pas la contacter, pour se protéger

et cependant.....   pour ma part je l'ai fait  avec cette valeur-là

et en faisant de la place aux souffrances que cela pouvait impliquer, eh bien je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie

 

on se met beaucoup d'obstacles intérieurs pour se protéger des souffrances

pour se protéger des souffrances, on utilise aussi les moyens de contrôle

c'est vrai que notre vie se trouve piégée du coté du controle de la souffrance, elle devient vraiment difficile

 

les souffrances peuvent aussi, du coup, nous indiquer les valeurs

par exemple quand on souffre de la solitude, cela nous indique que la connexion à l'autre fait partie de nos valeurs

 

 

est-ce que tu te fais accompagner et en as-tu la possibilité?

ce n'est pas facile de faire de la place à une telle souffrance que la maladie grave de plusieurs proches,  un peu d'aide est parfois nécessaire

 

de tout coeur avec toi

Hanabi80.
Abonné
Redgine c'est pas facile de vivre avec le diabète et malheureusement avec tout ce que tu vis là où ça prend un mois, toi ça te prendrait le double du temps pour y arriver mais faut pas baisser les bras, le corps'arrive toujours à guérir'quand on l'écoute et l'accompagne. Pour ça vas y par'petits objectifs et n'essaie pas d'aller vite. Va faire un bilan général, peut etre que tu manques de fer, de magnesium ou meme de vitamine D, ça provoque des maux comme chute de cheveux, depression, mal aux articulations, etc En tout cas bon courage dans ton combat! Moi ces derniers temps, j'ai une sensation bizarre en mangeant, au milieu du repas j'ai la gorge qui me serre et mon estomac qui se noue comme si j'avais envie de pleurer et j'avoue ne pas comprendre pourquoi? Est-ce que je commence à appréhender le moment du repas ou j'ai vraiment mal à l'estomac ou je dois m'arrêter de manger même si je n'ai pas encore ressenti la satiété car j'ai du mal à la percevoir mais mon estomac lui oui, ce qui dans ce cas là est nouveau pour moi... Bonne soirée à toutes!
redgine's cocktail.
Abonné

Chère Izabelle, et oui, je pense que tu es précieuse pour beaucoup d'entre nous, pour ma part c'est le cas. Tu m'as souvent comprise, expliquée, donnée et inspirée, à la fois bienveillante et acceuillante.

Je te remercie une nouvelle fois pour ce message. Je suis souvent longue à la détente. Il me faut quelques jours pour que cela se mette en place, pour que je comprenne, et que cela se face naturellement.

J'ai fait peu à peu de la place à ce que tu viens de m'écrire. J'ai continué à lire Russ Harris, en plusieurs fois. J'ai pu le faire en conscience, tranquillement. Aujourd'hui je viens de le finir. Ah, il me manque encore les annexes.

Je pense que ton message m'a donné la possibilité d'apprécier ce livre. Livre-médicament au début, nécessaire pour mon équilibre et mon psychisme en souffrance, puis il a donné un sens pour me positionner.

J'ai particulièrement apprécié, ressenti et expérimenté "jetez l'ancre" avec les 5 choses que l'on peut voir et les 5 choses que l'on peut entendre.

Quand à la résilience, j'ai choisi de rester dés le début. Accepter ce qui peut être changé, et vivre en accord avec mes valeurs, est plus difficile à mettre en place. A essayer de faire au mieux, j'ai fait en pire et du mal. J'ai aussi pris conscience de mes valeurs, que j'en possédais, et qu'elles avaient était trop souvent mises au placard pour de mauvaises raisons. Et que vivre avec elles est ma force vitale. Que je n'ai pas besoin de monter aux crénaux pour les défendre. Elles sont là, elles me constituent, elles sont ce que je suis, là maintenant. Qu'elles ne sont pas les mêmes que celles de mon époux, voire à l'opposé. J'ai d'abord était triste et affligée, alors qu'en fait cela n'a pas d'importance. Puisqu'elles font partie de moi, et que moi je suis là, elles sont là aussi, présentes. Si elles sont présentes, c'est que j'existe. Et j'en ai douter pendant fort longtemps.

Mon existence fait partie de mes trésors.

Bonne soirée

PS : merci Hanabi pour ton soutien, il est fort réconfortant de lire tes lignes

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

bravo Redgine, tu as très bien observé ton vécu

c'est difficile d'avoir des valeurs opposées à celle de son époux, car cela peut nous faire sentir  parfois un manque de reconnaissance, de notre qualité intrisèque

et tu as raison, lorsqu'on lache prise sur cette reconnaissance et qu'on se connecte à ses valeurs sans rien attendre d'autre,  eh bien ces valeurs-là  nous portent dans la vie

en effet se connecter à ses valeurs, c'est EXISTER

et il peut  y avoir eu beaucoup de souffrances là dessus, ce qui est souvent le cas quand on a du mal à se connecter avec

 

tu fais un beau travail sur toi !

redgine's cocktail.
Abonné

Ce soir pétage de plomb : une bouffée de colère qui monte le long des jambes jusqu'au torax. Des accouphènes pleins les oreilles, la respiration qui se bloque en haut des poumons, des sanglots et les larmes qui coulent. Direct au frigot, puis au placard. Puis demi tour, j'haléte comme si j'avais couru, direction le sallon. Je secoue les bras et les mains vers le bas, je souffle , encore et encore, en murmurant : mais pourqoui, pourqoi, qu'est ce qui m'arrive, mais pourquoi je me mets dans un état pareil, qu'est ce qui m'arrive ???????? Et je secoue toujours mes bras, je pleure toujours, puis je mets les mains sur le dossier du canapé, j'inspire par le nez. j'arrête de pleurer : lâcher prise. Je suis aller dire à l'homme que je suis perturbée de ce qu'il a fait seul,alors que d'habitude, c'est moi qui le fait.

J'ai totalement perdu pied devant un simple sac de pharmacie rempli de boites de médicaments. Je connais l'homme, je sais comment il fonctionne, et je suis persuadée de ce qu'il va faire. Je le lui ai dit, puis devant son désaroi devant toutes ces boites, je lui ai conseillé de retourner voir le pharmacien pour qu'il lui explique quoi prendre quand, et à quoi servaient ces médocs.

D'habitude, je lis les notices, et me débrouille pour expliquer. Mais là, devant toutes ces boites génériques presques toutes pareilles .... j'ai déclaré forfait.

J'ai expliqué que pour moi même, je faisais comme ci et comme ça. Que je trouvé que la préparatrice avais mal fait son travail, et que tout ça n'engageait que moi, que j'étais comme ça trés rituels. Et que lui, c'était lui, que je le laissais gérer son truc.

J'ai laissé la perfection de côté, ainsi que l'urgence de la chose. Car tout est devenu urgent dans ma vie, à partir du moment où l'action débute. Tout est risque si pas parfait. Même une feille de papier avec des bords pas trés nets m'irrite.

Mon corps hurle silencieusement de douleur : mes tendons et mes ligaments me font souffrir jours et nuits. Mes chevilles, mes cuisses, mes hanches, mes mains sont aux supplices.

Mon lâcher prise va me faire du bien, mais il me reste derrière les côtes une sorte de poids. Un malaise, comme si quelque chose de grave m'arrivait, de fatal. Et si veiller et prendre en charge l'homme n'était pas mon job ? Si être moi, pour moi était suffisant pour avoir le droit justement, d'être ? Que je suis responsable de moi, et l'homme de lui même.

Qu'il m'est douloureux de laisser ma toute puissance au placard. Il m'ai impossible de tout tenir. Même pour ceux que j'aime.

Burn out de la "femme au foyer" ?

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

ah que c'est difficile ce lacher-prise   alors même que l'impuissance est le sentiment le plus difficile que nous ayons à vivre quand nos proches sont malades

donc  yes

en fait ton corps, par sa réaction émotionnelle, t'a indiqué qu'il y avait un truc qui clochait,  et tu as eu la bonne réaction

tu as écouté cette émotion, qui vous mènent tous deux vers une relation plus fonctionnelle

pour lui, de prendre son corps et son traitement en "mains"

et toi  de renoncer à être en lutte perpétuelle, et seule  contre tout

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