est-ce possible? - 23052013

noodledish.
Abonné

Bonjour tout le monde!!

J'ai une question à poser (merci d'avance!! :) ). J'aimerais atteindre quelque chose mais je me demande si ce n'est pas une utopie.

Quand je m'achète des biscuits gerblé au sesame (ou citron pavot), que je trouve absolument délicieux, je les mange.

Je les mange avec un yaourt nature (au lait de brebis) et du sucre d'agave, et je trouve cela délicieux.

Mais je ne m'en lasse pas. Je déguste lentement, je prends tout mon temps sur chaque bouchée, je ne m'en lasse pas. Je n'ai pas envie de m'arrêter. Je n'ai pas de rassasiement gustatif du genre "je n'ai plus envie de manger quoi que ce soit, je m'en ennuie, je préfère faire autre chose". Pas de ça. Et pourtant j'aimerais. J'aimerais avoir envie naturellement de m'arrêter pour "aller jouer" comme quand j'étais petite.

Aujourd'hui je me suis arrêtée quand mon estomac m'a dit "si tu en manges plus on va se sentir mal".

Cette situation ne serait pas un problème si j'avais pu attendre la faim pour le prochain repas (mais je mangeais au restaurant avec ma grand mère ce midi). Et puis ce n'est pas cool aussi du fait que la digestion est plus fatigante avec cette quantité, et que si j'avais été trop retournée pendant le TP du matin (je suis en kiné), je n'aurais pas aimé. Et puis que c'est long de manger autant. Et puis que je pense quand même que ça n'aide pas à s'alléger.

 

Dans cette situation que je vous explique, je pourrais m'arrêter en faisant un petit effort à une quantité normale, car je ne suis pas sur une crise incontrôlable.

Il s'agit d'une EME me direz-vous, mais arrivera-t-il un jour où je n'aurais plus d'EME en ayant ces aliments dans mon placard?

J'ai l'impression que les gens s'arrêtent de manger lorsqu'ils estiment qu'ils ont consommé une quantité raisonnable (pour la plupart, certains préfèrent vraiment aller faire autre chose que de continuer à mâcher et à avaler alors qu'ils trouvent cela rapidement sans intérêt).

 

Je n'ai pas envie de manger de ces biscuits matin-midi-et soir jusqu'à m'en lasser. Parce que quand je mange autant de gluten et de lactose j'ai les yeux qui gonflent, qu'il faudrait que je prenne des compléments alimentaires, et que socialement ce n'est pas possible.

 

Dois-je faire l'effort de m'arrêter jusqu'à ce que cela soit vraiment naturel (cela le sera-t-il un jour? arriverai-je un jour à être si équilibrée en moi pour ne plus rien avoir à compenser par des envies émotionnelles? n'est ce pas utopique?)?

Commentaires

Totom.
Abonné

Bonsoir Noodledich

 

Je ne vais pas beaucoup t'aider car j'ai le même soucis que toi : le plaisir gustatif ne cesse pas facilement ... ou alors il faut que je sois remplie à rabord pour ne plus avoir de plaisir gustatif ...

 

Ainsi, ce midi, au resto, je me suis lachée et je pensais manger léger ce soir en fonction de ma faim, mais un client m'a rapporté des petits gateaux délicieux pour me remercier (pfffffff) et j'ai craqué  : je n'avais pas faim du tout, mais pourtant je me suis régalée de 3 gateaux bien gras ... j'aurai pu en manger un 4ème avant de commencer à ressentir le plaisir faiblir je pense

Et pourtant vu la difficulté avec laquelle je digère ce soir c'est clair que j'ai dépassé allègrement ma satiété ..

Alors voilà je ne t'aide pas beaucoup, mais tu n'es pas seule :)

izabelle
Animatrice forum

il faut savoir que la diminution du plaisir gustatif  est  facilement repérable sur des aliments très riches

pour moi, sur des pommes dauphines, des chips, ça le fait tout de sutie

en revanche sur des biscuits gerblé  (tu aimes les mêmes que mon mari!  moi je préfère les pommes-noisette), qui ne sont pas très riches, c'est normal de ne pas sentir une grosse différence dans le palais

alors oui, sur les aliments moins riches,  ce sont surtout les habitudes qui jouent.....

c'est pour ça que dans l'étape de la satiété, on s'habitue justement en faisant varier les quantités pour intégrer peu à peu les choses, en voyant si on a faim au repas suivant.....

 

pour moi qui n'aime pas les aliments riches en général, je ne peux pas compter sur la diminution du goût, mais par contre je me fie à mes "envies"

il y a quelque chose en nous qui nous dit que l'on a assez mangé d'un aliment, parfois ça peut sembler presque une pensée, mais en fait ça vient du corps

c'est comme la satiété,  c'est une sorte de  "désinteressement de la nourriture", plus rien ne nous attire, ce n'est pas vraiment une sensation physique, plutôt une idée

 

ce n'est pas facile de faire la différence,  quand on a pris l'habitude justement de manger avec des pensées contraignantes et qu'on voudrait un signal  clair et précis de notre corps, sur tous les aliments, et pas que les caloriques!!!

 

mais ça vient peu à peu.... au début on a du mal à déceler, mais ensuite ces certitudes s'installent, on "sait" quand on a assez mangé d'un aliment, sans avoir besoin de réfléchir

mais il faut le temps que tout cela se mette en place

noodledish.
Abonné

Merci Totom! Merci Izabelle!

Je vais donc tenter de m'arrêter lorsque la quantité absorbée me semble convenir, en espérant que l'utopie arrivera avec le temps, plutôt que de la chercher en m'écoeurant...

nouvomoi.
Abonné

Coucou tout le monde, coucou Izabelle

Je réagis à ton message !! enlightened

Depuis que je fais LC, environ 1mois 1/2, je me casse la tête à essayer de ressentir la satiété. Je n'arrive pas à ressentir que je n'ai plus faim, et les aliments me semblent bons et goûteux de la même façon d'un bout à l'autre du repas. Alors, sur les carnets alimentaires, je remplis toujours "je ne sais pas" à la question "avez-vous assez mangé?" !!!

Or je "sais" que j'ai assez mangé, ou bien trop mangé, ou bien pas assez mangé. Je le sais, c'est tout !! Je ne ressens pas clairement (je n'ai plus faim, ou c'est moins bon : je ne ressens rien de ça), mais je le sais.

Tu as raison, Izabelle, ça me semble une pensée et je me disais que je ne pouvais pas m'y fier parce que je croyais que j'étais dans le contrôle mental.

Alors là, ben quelle découverte !!!enlightened

Et en fait, je grossis quand je fais trop d'EME, plusieurs jours de suite, et que je mange trop au repas et que je remange le repas suivant sans avoir forcément faim. Mais j'en suis tout à fait consciente !!!

Maintenant, je vais pouvoir remplir mes carnet : oui j'ai assez mangé ou pas assez hi hi hi !!!

C'est vrai que ce forum, c'est top !!!smiley

nouvomoi.
Abonné

Bonjour noodledish

Je crois qu'il y a une activité qui consiste à manger d'un aliment à chaque repas. As-tu fait cette étape ?

Il y a quelque temps, j'ai fait ça avec le fromage (hors LC). J'adore le fromage, mais en restriction, pas question d'en manger. Alors je me suis mis à en manger le matin au petit déjeuner, et à midi à la plce de la viande (je n'étais pas encore végétarienne) (en pesant et en calculant les calories) mais au moins, j'avais mon comptant - content (!!) de fromage.

Il est arrivé un moment où je n'en avais plus envie du tout !!

Tu pourrais faire ça avec tes gerblé, à mon avis ça ne durerait pas très longtemps, ou d'autres gâteaux sans gluten, ou avec des compléments alimentiares sur quelques jours . je pense que ça vaudrait le coup d'essayer.

bon courage et hautssmiley les coeurs !!!

izabelle
Animatrice forum

ah bah oui, mais tout à fait, quand on "sait" qu'on a assez mangé, il faut s'y fier, c'est un signal en tant que tel

ce n'est pas notre mental, mais l'intelligence de notre corps qui nous le dit

cette intelligence qui est capable, en ayant l'habitude des aliments que l'on a absorbé, de savoir si on a pris suffisamment d'énergie par rapport à nos besoins

il n'y a pas de sensation  et ça ressemble plus à une "intuition"

j'ai entendu les docs le décrire comme un "désintéressement de la nourriture"  (et là pas facile quand on a des EME de fin de repas, ce qui est mon cas....)

donc tu vois, ce n'est pas vraiment une sensation

c'est bien pour ça que c'est dur de le repérer, bien plus dur que la faim....

on en prend l'habitude sur la durée....  ensuite ça devient aussi facile que de répérer quand on n'a plus soif  (bon je dis ça, je n'en suis pas encore là, mais je connais tellement de gens qui font ça naturellement...)

 

 

alors oui la frontière est mince avec un contrôle mental  où se fixerait telle quantité "parce que"

mais il y a bien une différence.... à trouver....

 

ensuite on apprend à jongler avec tout ça, il ne s'agit pas de se stresser à respecter au gramme près sa satiété, mais de façon globale....

mavo.
Marraine
Très intéressant cette discussion ! Je me retrouve beaucoup à la fois dans la question... et dans les réponses. Nouvomoi tu as déclenché une prise de conscience importante ! Complètement d'accord sur ce ressenti : je ne savais pas non plus remplir les compte-rendus, mais tu as raison, dans le fond je sais très bien quand j'ai trop mangé ! Je sais moins quand je n'ai pas assez mangé... mais c'est sûrement parce que ça ne m'arrive jamais. Ayant un petit appétit, il m'est très difficile de manger moins que ma faim... Merci pour cette illumination matinale ! :-)
Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Bonjour tout le monde !

Ah, le rassasiement et la satiété, quels problèmes !

Rappelons les bases : le rassasiement sensoriel spécifique (le nom scientifique pour rassasiement gustatif) correspond à la fin du plaisir à déguster un aliment d’une flaveur (saveurs + arômes) particulière. On est rassasié d’un aliment donné, mais on peut encore avoir faim pour un autre aliment, d’une autre flaveur. Le rassasiement global correspond à la disparition de la faim ; on est alors à satiété. Manger ne nous intéresse plus.

Comme le pointe fort judicieusement Izabelle, le rassasiement gustatif est net pour les aliments à forte densité calorique, et moins net pour les aliments à densité calorique moyenne (céréales, par exemple) pour devenir non repérable pour les aliments à faible densité calorique (légumes, fruits…)

Cela est compréhensible : pour être nourri grâce à un repas de légumes, il serait nécessaire d’en consommer d’énormes volumes, plus que l’estomac n’en peut contenir.

Les aliments à faible densité calorique se mangent donc « au volume ». Ce qui nous arrête, c’est l’inconfort d’un trop gros volume. On apprend à manger le volume qui est confortable, et qui correspond à un estomac moyennement rempli par le repas. Un estomac trop rempli est à l’évidence inconfortable, comme vous avez pu le remarquer. Les légumes, par exemple, sont considérés en cuisine comme des "garnitures", venant en complément du principal, et complètent celui-ci question volume. Ils ne sont pas considérés comme la partie nourrissante de l'assiette, ce qui ne les empêche pas d'être nécessaires, pour le plaisir, pour les vitamines et les minéraux.

Pour les aliments moyennement énergétiques, on est en fait dans un entre-deux : le goût s’épuise, mais aussi, le volume est pris en considération. Par apprentissage, on détermine peu à peu la bonne quantité d’un aliment particulier qui viendra combler un niveau de faim déterminé. En cas d’erreur en plus ou en moins, la correction se fait sur les repas suivants. Izabelle appelle cela une « intuition », et c’est un bon terme, qui correspond bien au résultat d’un conditionnement, d’un apprentissage.

Qu’est-ce qui peut faire que le plaisir ne s’épuise pas ? Les EME, bien sûr, où le plaisir correspond en fait à l’évitement d’un déplaisir émotionnel. Et puis, la restriction cognitive, aussi, où la peur de manquer, la peur d’avoir faim se manifestent, conduisant au même processus.

L’important est, me semble-t-il, de conserver une vision souple de ses processus de régulation, de ne pas les envisager comme des obligations tyranniques, faute de quoi on ferait « LineCoaching comme un régime » ainsi que cela a été dit ailleurs. On peut donc manger, parfois, selon les circonstances, selon l’envie du moment, plus ou moins que ce que nous indiquent nos sensations alimentaires. Les choses devraient se rectifier d’elles-mêmes par la suite, dans les jours qui suivent. On aura moins d’appétit, ou plus, pour tel aliment ; on aura plus ou moins faim. On osera ne rien manger si on n’a pas faim du tout, ou bien très peu. On osera aussi manger beaucoup si le besoin s’en fait sentir. Et tout cela en veillant à son confort stomacal.

En souplesse, je vous dis ! Bon appétit !

 

kara2mel.
Abonné

dans la théorie ça a l'air super simple mais la pratique.... pareil je m'arrête de manger lorsque c'est trop tard et que mon ventre me dit "on va galérer pendant quelques heures ". la pleine conscience lorsque je suis en pleine EME ne marche pas...manque de pratique? 

noodledish.
Abonné

Merci à tous!!

Je vais donc m'arrêter intuitivement de manger lorsque j'y parviens, et vivre mon déplaisir émotionnel plutôt que de manger pour esquiver cette sensation...

izabelle
Animatrice forum

kara2mel,  la pratique, ça prend du temps à s'installer

je n'ai d'autre solution à te proposer que d'essayer et d'essayer encore...

ça devient de plus en plus facile, ensuite ça s'intègre

je te conseille de faire la pleine conscience plutôt "avant" ton repas, même de façon rapide,   te centrer sur ton appétit, ton état intérieur, tes émotions, genre  "qu'est-ce qui se passe là-dedans?'

ensuite manger en dégustant le plus possible, prendre du plaisir en mangeant

en pleine EME, la pleine conscience est plus dure à mettre en place, puisque bien sûr c'est un peu le mouvement inverse.....  la pleine conscience c'est avoir conscience de ce qui se passe en nous

alors que l'EME, c'est :  "surtout ne pas avoir conscience, oublier!!!!"

 

pour ma part, avec la pleine conscience AVANT le repas,  cela réduit énormément mes EME de fin de repas, lesquelles ont persistées de longs mois....

 

il y a un défi lancé par Liegama qui se trouve sur le forum vert  "mieux gérer mes EME",   où on essaie de prendre trente secondes de pleine conscience avant chaque repas, tu pourrais peut-être le faire?

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