J'ai faim, je mange, mais je ne m'arrête pas... - le 22/10/2011

Lee-lix.
Abonné

Pour moi, le problème le plus difficile à gérer c'est "l'arrêt" de la prise alimentaire.

Si j'ai une EME isolée, en journée, je la repère bien car elle arrive "comme un cheveu sur la soupe", en dehors de toute faim. C'est super évident ! (déjà je suis très contente de les repérer, celles là !)

Par contre, lors d'un repas notamment, je commence à manger avec la faim et puis... le vide... je ne suis pas mal à l'aise, je ne me sens pas mal ni rien, enfin je n'en ai aucunement conscience en tout cas. Et là je n'arrive pas à savoir quand arrêter. Après le repas, parfois j'ai encore faim rapidement, parfois j'ai trop mangé... impossible de me réguler correctement là dessus

Et vous ?

Commentaires

dreamscometrue.
Abonné

j'ai le même genre de sensation à la fin des repas. J'ai beau m'arrêter parce que je n'ai plus faim une voix me dit "non prend encore un dessert et après tu t'arrêtes". Le problème c'est que souvent je ne m'arrête pas et donc ça se transforme en crise alors que le repas etait parfait: bon, degusté, pris mon temps etc...

 

Je ne sias pas non plus pourquoi jça me fait ça, je sais juste que souvent c'est lié à l'idée du manque mais mis a part ca c'est tout, désolée.

Mais je voulais juste te dire que tu n'étais pas seule et que je comprenais parfaitement ce que tu décrivais. 

=^^=

zouzou.
Abonné

vous n etes pas seules les filles , moi aussi je n arrive pas a m arreter de manger , je n arrive pas a reconnaitre la satiete , j arrive a attendre la faim pour manger mais impossible de m arreter et quand enfin j arrete j ai vraiment trop manger que j ai des envies de vomir!!

 

merci d avance

Line77.
Abonné

Exactement pareil. Je ne sais pas comment interrompre ce phénomène. Je n'ai pas de problème pour attendre la faim pour manger, mais une fois que je mange, c'est comme si j'étais sur un tobbogan qui me fait dévaler vers toujours plus de nourriture...  J'aimerais bien trouver le bouton "off" pour arrêter ces envies irrationnelles!

Lia.
Abonné

D'après ce que j'ai vu dans le programme le travail sur la satiété est en fin de programme. Docn moi je dirai patience, ne attendant souvent je ne sais pas dire nettement quand arrive la satiété, mais par contre je sais qu l'assiette consommée par exemple fait que j'aurai faim vers telle ou telle heure. Donc j'attends la faim et après je remange. 

POur ma part el fait d'utiliser de petits couverts, de manger si possible doucement sans rien faire d'autre ni discussion émotionnelle (dur dur) aide bien. Par exemple el plateau de fromage je me sers une portion, mais je ne le laisse pas trainer sur la table, mon mari se relève pour se resservir. Parce que sur cet aliment là je focntionne à la tentation telle qu'elle est expliquée dans les exercices avec la rpc et la faim. 

babydols.
Abonné

ah le fromage, miaaaaam !!!

 

alors moi je fonctionnais comme ça, depuis des années, je refusais d'avoir la nourriture (aliments tabous surtout) sous les yeux, donc je rangeais voir cachait la bouffe.

Depuis que j'ai commencé LC, j'ai décidé d'affronter la nourriture, du coup je ne cache plus rien et j'essaie de "resister" quand je l'ai en face de moi.

des exemples : mon paquet de gateau SUR le bureau (avant je pouvais meme pas l'avoir dans mon tiroir), le plateau de fromage SUR la table, etc

au final, la bouffe me fais de moins en moins peur et plus je la vois, moins elle m'attire, j'arrive a ne plus y penser durant plus d'une heure UN RECORD !!!!

 

donc en fait au lieu de fuir ses démons, il faut essayer de les affronter. Et quand on est tenté, on essaye de reflechir  : faim ? pas faim ? envie ? 

Ingalill.
Abonné

[quote=Lia]Par exemple el plateau de fromage je me sers une portion, mais je ne le laisse pas trainer sur la table, mon mari se relève pour se resservir. Parce que sur cet aliment là je focntionne à la tentation telle qu'elle est expliquée dans les exercices avec la rpc et la faim.[/quote]

Alors là, c'est un truc tout bête mais quelle excellentissime idée ! Je vais adopter ce système dès aujourd'hui ! Le fromage, c'est mon péché mignon, je peux en engloutir plusieurs parts sans même m'en rendre compte ! Merci pour le "truc", Lia ! 

Je suis en plein travail sur la satiété et ce n'est pas si évident... Moi, je mange souvent vite parce que je n'ai pas le choix (pause déjeuner très courte au boulot) et cela ne me laisse pas le temps d'apprécier mes sensations alimentaires...

marie4.
Abonné

Bonjour Lee-Lix, bonjour à toutes,

MERCI pour ce post, qui décrit exactement mon problème! Comme toi, je gère pas mal les EME hors repas, j'arrive à attendre ma faim, j'arrive à respecter ma satiété... mais parfois, la machine s'emballe, et paf, c'est la compulsion pendant et en fin de repas! Alors que je suis consciente de ce que je fais, je mange frénétiquement en mode "tout ou rien". Et puis, un peu difficile d'arrêter le repas pour faire une RPC...

Je suis bien contente de constater que nous sommes plusieurs à affronter cela. Me concernant, voilà ce que j'ai observé: 

- C'est presque toujours le soir

- La compulsion est empirée si je suis seule et si je suis devant la télé

- Et en fait, il y a toujours des signes avant coureurs dans la journée: émotions inconfortables, sentiment d'échec pour telle ou telle raison ou déprime, qui font que le soir, j'ai finalement besoin de me réconforter parce que je n'ai pas suffisamment pris soin de moi avant. 

- Souvent, ça me le fait un ou deux soirs de suite, puis ça se calme. Donc, il faut avoir confiance dans le fait que c'est pas "à chaque fois", et reprendre le programme en mode bienveillance envers soi même.... 

Et vous? En tout cas c'est encourageant de voir qu'on n'est pas seules avec nos problèmes.

Bon courage à toi et à toutes les autres qui sont dans le même cas!

Marie

LCQR.
Abonné

Bonjour a toutes,

Je me joins à Marie pour les remerciements : ce post est quasiment un copier-coller de ce que j'aurai pu écrire...

 

Je suis fraichement débarquée sur LC mais j'avais déjà entamé la méthode de mon côté, en suivant le livre du Dr Zermati, et je suis "contente" de voir que je ne suis pas la seule à avoir ce genre de problème, ça dédramatise !!

 

J'ai exactement le même problème avec les compulsions, en cas de "non-faim", pas de problème, je gère, je me dis que j'attendrai la prochaine faim...

Mais une fois que j'ai commencé de manger (en ayant faim), il m'arrive de ne pas pouvoir m'arrêter !! Et j'enrage !!

Par contre, petit progrès : je prends mon temps pour compulser, je le fais toujours à table, dans le calme, et j'essaie de déguster (bien entendu, parfois je me rends compte que j'ai eu comme un moment d'absence, continuant de manger mécaniquement, sans prêter attention au contenu de la cuillère...) ce qui limite un peu les dégats, car j'arrive la plupart du temps à m'arrêter avant un trop-plein de mon estomac...

Après, je suis toujours un peu désespérée suite à ces compulsions (en ce moment, c'est tous les soirs, et là j'en ai même eu une dans l'après midi) car je me dis que ça ne va jamais s'améliorer... Mais en voyant les divers témoignages du site, je me dis qu'au contraire, ça va aller mieux, ce n'est qu'une question de temps !!

En tout cas, courage à toutes, et bonne continuation dans la méthode !!

 

Nath

(et si quelqu'un a la formule miracle, ne pas hesiter à la donner !! wink)

isabellej.
Abonné

hello les filles

pour moi, c'est si qqchse me contrarie pendant le repas que ça peut me faire ce genre de phénomènes, à savoir :

mon mari me prend la tête, alors que je lui ai demandé 100 fois que le repas soit un moment de calme (mais bon, il suffit que je lui rappelle)

ma fille me prenne la tête (ça c'est pas souvent)

la nourriture n'est pas bonne (des mauvaises surprises sur des nouvelles recette ou des plats préparés)

etc

 

alors là la tentation est grande d'aller complèter mon repas, qui n'a pas été satisfaisant, par du chocolat devant mon écran....

 

Cela ne m'est pas encore arrivé depuis que je fais de la RPC, mais la prochaine fois j'essaierai de la pratiquer directement à table, dès que la contrariété survient, incognito...

JOEL
Abonné

je comprends bien ce que vous ressentez toutes car j'ai moi aussi cette difficulté intrinsèque à m'arrêter. j'ai compris en pratiquant la méthode qu'il faut avant tout penser à ce qu'on mange afin "d'éviter de manger ses problèmes au lieu de manger de la nourriture..."

Désormais je fais très attention à ce que je mange. Pas dans le sens de me surveiller mais plutot de prendre conscience que je mange, d'apprécier, de déguster et de prendre du temps pour me rendre compte que je suis en train de manger. J'ai constaté ainsi que je m'arrête plus vite et mieux car je sens plus facilement monter le sentiment de satieté. En parallèle j'essaie aussi plus de comprendre les émotions qui me parcours au moment où je mange ("tiens je suis en colère" , " ce client m'a énervé et m'a vraiment mis en difficulté"..., "super je suis en forme et je me sens léger ...)

J'ai bien apprécié la phase de dégustation et j'ai adapté la méthode dans mon quotidien pour penser à prendre du temps et savourer les 3 premières bouchées... Et je trouve que çà marche !

Allez y courage, pensons notre alimentation et je pense que çà peut aller mieux

lore.
Abonné

"Et en fait, il y a toujours des signes avant coureurs dans la journée: émotions inconfortables, sentiment d'échec pour telle ou telle raison ou déprime, qui font que le soir, j'ai finalement besoin de me réconforter parce que je n'ai pas suffisamment pris soin de moi avant. "

Bonjour à tous,

c'est une phrase de Marie4 qui m'éclaire beaucoup aujourd'hui donc  merci à toi  pour les signes avant coureurs  que je tâcherai de ne pas négliger

j'avais repéré la fatigue, chez moi surtout le manque de sommeil et aussi le froid, (je suis très frileuse)  et puis l'ennui parfois,alors je vais maintenant ajouter le fait de ne pas avoir bien digéré (je ne trouve pas d'autre mot...comme c'est bizarre) certaines émotions dans la journée : c'est ce qui s'est passé aujourd'hui.

mais comme beaucoup d'entre nous ici, moi aussi je suis capable de manger sans compulsion pendant presque tout le repas et juste au moment du fromage ou du dessert, parfois après, ça se réveille : je ne peux pas m'arrêter comme ça, il va me manquer quelque chose, comme si le fait de faire un repas normal, comme tout le monde, sans excès et surtout sans compulsion, c'est ça qui n'est pas normal pour moi (en fait c'est souvent au bout de plusieurs repas sans compulsion que ça se met à revenir, comme si la disparition des compulsions faisait peur : après tout c'est une perte aussi pénible qu' une autre , un deuil à faire, une séparation d'avec une partie de soi qui a toujours connu ce fonctionnement) Vivre sans compulsion, j'espère qu'on y arrivera tous

marie4.
Abonné

hello Lore, 

Ravie de t'avoir aidée! 

Je suis d'accord avec toi, l'ennui, le froid me portent également vers la nourriture. J'ai remarqué autre chose: la solitude est aussi à rajouter à la liste! Si je reste un peu trop longtemps sans parler à quelqu'un (de bienveillant, hein, la foule du métro ou les collègues hargneux, ça ne compte pas...), je vais compenser plus facilement par la bouffe... 

On en apprend tous les jours sur soi-même!

Ce que tu décris sur le "deuil de la compulsion" est super intéressant. C'est vrai qu'il faut accepter de laisser mourir ce mode de fonctionnement, qui même s'il est toxique, est quand même le notre... Si ça peut t'aider j'ai un petit truc qui m'aide parfois pour les dérapages de fin de repas, enin quand la compulsion n'est pas trop forte: je me lève de table, je m'active genre je fais la vaisselle, et puis je mâche un chewing gum (ça occupe la bouche et évite l'hypersalivation désagréable des EME), puis je vais faire un tour sur internet, sur les sites que j'aime bien, pour penser à autre chose. L'idée est de dévier mon attention de la bouffe en m'appuyant sur le fait qu'après le repas, mon estomac est plein, donc j'essaie de laisser le temps à mon corps de m'envoyer le signal de la satiété, et ainsi de diminuer mon attirance pour la nourriture! Et quand ça marche la compulsion disparait assez naturellement, laissant place aux sensations de satiété habituelles de fin de repas. 

Bon courage à toi!

bejalfor.
Abonné

Hello, je suis toute nouvelle sur le site... Généralement je trouve qu'il ait plus difficile de se stopper lors des collations, l'après-midi j'ai une petite faim, mais lorsque je mange quelque chose je n'arrive plus à m'arrêter. Pour les repas, j'ai également de la peine à savoir où j'en suis...du coup j'arrête de manger, j'attends un moment et si je sens que j'avais encore faim,je prends un fruit ou un yogurt pour avoir une petite touche sucrée à la fin et du coup j'ai l'impression que je me sers moins pendant le repas.

Le soir est aussi un problème pour moi...lorsque je n'ai pas faim, mais juste envie de manger je vais me laver les dents...cela peut paraître un peu bizarre, mais du coup je ne mange plus devant ma tv (trop fatiguée pour me relaver une seconde fois les dents).

lore.
Abonné

merci Marie

et à tous ceux qui viennent partager sur le forum

luxy.
Abonné

Aussi nouvelle sur ce site, je découvre le terme ''compulsion''.

Enfin un mot pour désigner ce que je ne pouvais nommer.

Il m'arrivait très souvent -et encore aujourd'hui- d'avoir des envies de manger le soir, et essentiellement sucré. C'était comme une drogue.

J'avais déjà commencé à me réguler avant de découvrir LC, mais j'ai encore du chemin pour avoir un rapport sain avec le fait de manger (je peux ouvrir un paquet de gâteaux pour en prendre un ou 2, et le vider en 5 mn, car c'est plus fort que moi).

J'ai donc commencé à prendre mes repas au calme, et quelle surprise de voir que j'étais plus vite rassasiée!

 

Un adage que je ne comprends plus désormais est ''L'appétit vient en mangeant''. cheeky

Lia.
Abonné

J'en ai parlé dans un tchat avec zermati qui décrit le phénomène de "l'impulsivité alimentaire"encore plus préciséemtn que le compulsion. Et cet aspect comportemental facon réflexe pavlovien. Si je me souviens c'était dans un des premiers tchats de groupe sur les envies de mange rémotionnelles.Si je le retrouve je te mets le lien.

gara.
Abonné

Bonsoir,

Je partage à 100% ce que tu as écrit Lore :  je crois que l'arrêt des compulsions c'est comme un grand saut dans le vide, moi aussi dès que je commence à avoir un comportement plus ou moins normal, çà me fait  peur, çà m'angoisse....

Je n'ai pas seulement des compulsions alimentaires, je souffre aussi d'un TOC sévère, la trichotylomanie (je m'arrache les cheveux). Depuis  environ 20 ans ma vie est un enfer : j'ai des trous sur toute la tête et je suis souvent obligée de porter des perruques ou faire des tissages pour les cacher. Je ne le dis pas à tout le monde car j'en ai honte et c'est exactement cette même honte qui m'habite depuis que je suis en important surpoids (je pèse 90 kg pour 1,60 m).

Je n'ai jamais pesé ce poids jusqu'alors (même enceinte) j'ai pris 30 kilos en 4 ans suite à l'arrêt du tabac (je fumais 2 paquets et demi par jour) eh oui, même ma façon de fumer était compulsive...

Je suis extrêmement vexée par l'attitude de mes soeurs et belles soeurs (toutes quasi squelettiques) qui trouvent que je ne fait pas le moindre effort pour maigrir (mais aussi pour arrêter mon TOC), elle n'arrêtent pas de me parler de volonté et de besoin vitale pour une femme d'être belle, pour elles c'est simple : "il suffit de le vouloir, d'avoir envie de changer", je leur répond à chaque fois poliment par mon inusable "je sais, je sais"... alors que  j'ai envie de leur hurler "je sais, mais j'y arrive pas ! c'est pas si simple ! vous croyez que j'en souffre pas ?" je ne la fais pas, je n'hurle pas car en plus de me savoir grosse et lâche elles seraient capables de me trouver amère et aigrie...

Tous les soirs je me couche en disant que demain "j'arrête" et tous les matins je me réveille encore plus obsèdée par la nourriture, je ne pense plus qu'à çà, je ne vis que de çà et plus le temps passe plus je me dégoûte...

J'ai envie qu'il se passe à nouveau des choses spéciales dans ma vie, j'espère que je vais trouver ici un point de départ.

AguaMaria
Marraine

Bonjour Gara,

Tu es certainement au bon endroit pour trouver de la compréhension et de l'empathie que tu ne rtrouves pas autour de toi. La sérénité alimentaire, sera probablemnt de la partie au fil du chemin. Alors la première étape, de la bienveillance pour toi-même, de l'écoute, et du respect.

Bonne route avec nous!

savylaeti.
Abonné

Bienvenue Gara, et oui tu es au bon endroit, bravo pour avoir fait cette démarche. Tu vas voir, c'est une approche holistique. Tu ne peux pas progresser dans ta manière de t'alimenter sans améliorer aussi les autres aspects de ta vie. A mon avis, tu verras aussi des progrès dans ton TOC. Et un jour tu pourras dire *merde* à tes soeurs et belles-soeurs et un jour elles verront le résultat de toutes tes démarches et tous tes progrès intérieurs. Il faut être patiente et bienveillante, par contre. Rien n'arrive en un jour avec cette méthode - la SEULE qui marche.

Je n'ai pas de TOC mais à mon avis, la méthode de la respiration en pleine conscience va bien t'aider. Un moyen de te relaxer et de comprendre de mieux en mieux pourquoi tu t'arraches les cheveux, littéralement et autrement.

Bon courage et comme l'a très bien dit AguaMaria, tu es ici chez des amis et nous t'offrerons la bienveillance, compréhension et empathie dont nous avons tous besoin ici.

isabellej.
Abonné

hello

je connais qq'un qui souffre de trychotyllo et de compulsions alimentaires, mais le premier trouble est bien sûr beaucoup beaucoup plus difficile à vivre

à mon avis, la pleine conscience doit aider autant la trychotyllomanie

je suis preneuse de retour sur l'effet de la pleine conscience sur la trychotyllomanie, car si cela aide, je pourrais la conseiller à mon amie

calico.
Abonné

Bonsoir Gara,

je me joins à toutes celles qui t'ont déjà encouragées. Oui, tu es à un bon endroit, peuplé de bonnes personnes, empathiques et bienveillantes. Pofites-en. Il n'y a pas de raisons pour que tu n'aies pas ta part de bonnes choses. 

Je ne pense pas me tromper si je dis que tu portes beaucoup et que tu donnes beaucoup autour de toi. Et non, tu ne manques certainement pas de volonté. Respect. Ton quotidien est ce qu'il est et je parie que tes soeurs et autres n'en voudraient pas, même si elles n'oseraient en convenir ouvertement. Ces histoires de compulsions n'ont pas grand choses à voir avec la volonté. Ce sont des réponses inadaptées à des craintes, des surcharges émotionnelles. Les femmes supportent beaucoup de choses incroyables dans leur vie de tous les jours. Ce qui passe assez souvent innaperçu, pour cause de modestie. Tout parait tellement aller de soi. Et pourtant, le découragement n'est jamais bien loin. Il est normal de chercher du réconfort. Pas toujours de la meilleure manière, hélas. 

Apprendre à s'aimer, à s'écouter c'est pas facile tous les jours. Et ça fait peur aussi. On se découvre parfois au bord de gouffres insondables. D'où l'importance des espaces de parole pour éviter les vertiges et se sentir en sécurité.

Celui-ci me parait safe et cosy. 

Tout de bon pour la semaine à venir. Bises.

mamzelzoï.
Abonné

Vous me faites plaisir, je découvre que je ne suis pas la seule à enrager lorsqu'après un bon repas, qui cale mon estomac et satisfait mes papilles juste comme il faut, je me vois impuissante ouvrir le placard et prendre du chocolat, du pain, puis des gâteaux... et pas de signal de fin si ce n'est ma volonté qui finit par dire stop alors que je ne sens même pas de satiété. Depuis longtemps je compare mon estomac à un puits sans fond : je n'ai que très rarement l'impression qu'il est rempli!!

J'adhère tout à fait à la description du Dr Z "impulsivité alimentaire", "réflexes pavloviens".

Et sinon pour ce qui est d'ouvrir un paquet de gâteaux et de le finir en 5 minutes je suis championne : mes préférés ce sont les pepitos chocolat au lait, mais je finis le paquet par habitude, dès qu'il est ouvert...Comme ça je me dis qu'au moins on n'en parle plus il est à la poubelle il n'est plus là pour me narguer!

bejalfor.
Abonné

Salut Lia,

ce sujet m'interesse égalemnt, peux-tu me donner le lien si tu le retrouves ?

Merci d'avance.

Bejaflor

alicegi.
Abonné

Bonsoir à tous et à toutes

 

Ayant déjà testé avec succès la "méthode zermati" je peux vous dire que si la faim est assez facile à dicerner effectivement la satiété c'est plus long. ce la preut prendre plusieurs mois. A force de travail sur les sensations on y arrive !

 

C'est tout le "diététiquement correct" qui bousille nos sensations surtout celle de satiété !

 

Par exemple depuis 2 ans je ne prends jamais de fruit à la fin de mes repas (ouh la vilaine !) et même je mange rarement des fruits car je les trouve chers et pas bons (à part les figues en automne et le cerises! mais ne me parlez plus de pommes j'en ai trop mangé dans mes anciens régimes!!!)

bejalfor.
Abonné

En fait, c'est bon. J'ai trouvé un article en tapant pavlov dans recherche laugh

Nicole44.
Abonné

Bonjour à toutes (et à un seul) !

C'est avec soulagement que je vous lis....

Je suis moi-même inscrite depuis pas très longtemps et hier, j'ai pour ainsi dire "fait" ma première "EME" en "pleine conscience" !

Je me retrouve beaucoup dans ce qu'écrit Marie4, oui, on les "sent venir", d'une certaine façon, chez moi hier, je crois que c'était le froid, la fatigue et, paradoxalement, le fait d'avoir constaté que j'avais perdu du poids !... Presque 2 kilos depuis que j'ai commencé il y a maintenant un peu plus de 15 jours... Je crois que c'est la perte de poids qui m'a fait en quelque sorte partir en vrille, je me suis mise en "mode régime", et qui dit régime dit bien sûr dérapages !

Alors pendant que je faisais d'incessants allers-retours entre mon bureau et ma cuisine (je travaille chez moi) en quête d'un petit gâteau, puis d'un carré de chocolat, puis, même, d'une cuillérée de confiture, puis etc. etc. je n'arrêtais pas de me dire : "Mais arrête, de toute façon, tu as le droit ! Et puis assieds-toi, au moins !" Bref, j'ai passé mon temps à me semoncer tout en continuant à grignoter de la sorte toute l'après-midi... Sans tenir compte, bien entendu, d'aucun signal que m'envoyait mon corps (sauf bien sûr l'écoeurement, que je me suis empressée d'exploiter pour alimenter ma tristesse et mon découragement d'avoir "craqué")....

Ce qui m'a rassurée, c'est de pouvoir mettre enfin un nom (même si c'est plutôt un sigle (!)) sur un fonctionnement que je connais hélas depuis si longtemps !!!... Dont je voudrais tellement me débarrasser et dont j'ai peut-être encore besoin, du moins pour le moment..

Je voulais aussi féliciter Gara, qui a parlé de sa trichotillomanie et de ses soeurs et belles-soeurs. D'abord, je veux la féliciter de son courage d'avoir osé en parler. Son histoire me rappelle un peu la mienne, mais je n'aurais sans doute pas osé en parler... Ensuite, ton histoire m'intéresse, Gara, car j'ai deux de mes enfants (sur trois, ils ont 18 et 14 ans) qui souffrent de ce problème de trichotillomanie et je ne sais pas si j'arrive à les aider. Celle qui n'a pas ce problème a commencé à fumer à 15 ans (elle en a 16...).... Nous sommes de grands anxieux dans la famille ( les ongles rongés jusqu'à l'os et moi avec mes "EME"), mais voilà, je souhaiterais vraiment les aider.

L'aventure "de A. à Z." est un chemin semé d'embûches, mais comme le dit une autre intervenante sur ce forum, je crois que c'est la seule méthode qui marche...

Tenons bon !

Dorothée.
Abonné

"Alors pendant que je faisais d'incessants allers-retours entre mon bureau et ma cuisine (je travaille chez moi) en quête d'un petit gâteau, puis d'un carré de chocolat, puis, même, d'une cuillérée de confiture, puis etc. etc. je n'arrêtais pas de me dire : "Mais arrête, de toute façon, tu as le droit ! Et puis assieds-toi, au moins !" Bref, j'ai passé mon temps à me semoncer tout en continuant à grignoter de la sorte toute l'après-midi... Sans tenir compte, bien entendu, d'aucun signal que m'envoyait mon corps (sauf bien sûr l'écoeurement, que je me suis empressée d'exploiter pour alimenter ma tristesse et mon découragement d'avoir "craqué")...."

 

Bonjour,

Les incessants allers-retours pour du sucré... Mon problème majeur! Je rajoute que quand je finis par être écoeurée par le sucré je me sens obligée de manger du salé pour en finir avec le gout sucré qui m'écoeure!

De l'écrire ça finit par me faire rire, parce que j'en perçoit le grotesque!

Merci à tous de partager vos réactions, ça permet de voir noir sur blanc: 1. qu'on est pas seul avec ce problème et 2. de prendre de la distance avec le dit problème en se disant, tiens elle fait ça... puis ah m... moi aussi!

Eh bien bon courage à tous!

Nicole44.
Abonné

Bonjour Dorothée,

Je viens de passer au chapitre "j'évalue ma faim" (ou quelque chose dans ce genre) de la méthode.

Manger sans pouvoir s'arrêter, c'est en fait la peur de manquer, d'après ce que j'ai lu. C'est aussi les dégâts des régimes, on a tellement eu l'habitude de se priver qu'on mange trop comme si on allait nous remettre au régime... Comme on (en tous cas, je !) faisait la veille de commencer un régime...

Mais je sais que c'est très facile à dire et un peu plus difficile à faire, écouter ses sensations, s'ar-rê-ter quand on a assez mangé, etc....

Et puis oui, ça fait du bien de se dire qu'on n'est pas seule avec ce problème, je suis moi même étonnée (agréablement) par ce que je lis sur ces forums....

Personnellement, quand j'ai découvert le bouquin du docteur Z., j'ai failli me mettre à pleurer (ah, ces émotions !), parce que ça faisait presque 30 ans que je me sentais complètement incomprise (de ma famille, de mon entourage et même du corps médical...)....

dreamscometrue.
Abonné

"Les incessants allers-retours pour du sucré... Mon problème majeur! Je rajoute que quand je finis par être écoeurée par le sucré je me sens obligée de manger du salé pour en finir avec le gout sucré qui m'écoeure!"

 

Dorothée@ Merci!! parce que j'ai exactement la mme chose, mais je m'en rendais moyennement compte, alors de le lire ca fait du bien  et puis ca fait prendre conscience effectivement du grotesque de la chose. ^^

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