j'aime j'aime la faim !!! - 20032013

sorcièresucrée.
Abonné

oui, moi, l'intolérante aux frustrations, l'éternelle affamée dans ma tête et limite en hypo, obligée de manger tout et tout de suite ... ben je découvre que tout est faux, et là, je découvre que progressivement, non seulement je la supporte, la faim, mais je l'aime ... non pas le trou dans le bidou, mais bien la promesse du plaisir qui va suivre !!!!

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

oui tu as raison, quand la faim n'est plus associé à la bataille, au combat,  et qu'elle reprend son rôle normal : un signal qu'un bon repas va devoir être nécessaire...

alors les sensations de la faim deviennent agréables, une jolie promesse

ce qui nous montre que des sensations qui pouvaient être perçues comme "dangereuses"   sont ensuite perçues comme "agréable"   selon le sens qu'il y a derrière, ce que symbolise ces sensations

quand ça symbolise qu'il est temps de se régaler, c'est autrement plus sympa que quand ça symbolise la lutte contre nous-même et la peur....

 

bravo à toi

Laureline.
Abonné

Contente de lire que cela peut finir par devenir agréable . Ca donne des perspectives, merci ! smiley

Pour l'instant la sensation de faim est passée chez moi du stade "très désagréable" à "supportable". Le ressenti corporel et les émotions qui s'y attachent ont encore une valeur négative. Je suis quand même contente de supporter progressivement la faim au quotidien, et j'espère qu'un jour je la vivrai comme une promesse de plaisir !

izabelle
Animatrice forum

sûrement Laureline, car je trouve que tu progresses très vite!

Flo16.
Abonné

Je partage le point de vue de Sorcièresucrée et Laureline. Moi aussi, j'apprends à aimer la faim.

C'en est presque grisant parfois de se rendre compte qu'en vrai, on a pas besoin de toute cette nourriture qu'on ingère habituellement, automatiquement. On reprend du pouvoir sur notre vie, d'une certaine façon.

Mais au départ, ça fait peur ! Je me souviens l'année dernière, la première fois que je suis partie au travail sans avoir petit déjeuner, quelle trouille j'avais, que de questions je me posais : comment j'allais faire si j'avais trop faim ? et si je tombais dans les pommes ? et si... et si... et si... Et en fait rien de tout ça ne s'est passé, évidemment ! A un moment, je me suis même dit que de toute façon, j'étais en ville donc avec des supérettes et des boulangeries à tous les coins de rue. En plus mon bureau est au dessus d'une crèche avec une cuisine, donc au pire si je ne trouvais pas dans mon placard un bout de sucre ou un p'tit gâteau qui traîne, et que j'étais en hypoglycémie, on m'aurait de toute façon trouver un truc à grignoter pour me requinquer !! Donc j'étais vraiment ridicule d'avoir si peur ! En plus, on ne meurt pas de faim en sautant juste un repas !!

En fait, c'est vraiment dans la tête tout ça ! Maintenant j'en suis à me dire que je vais me créer un rituel à maintenir pour m'aider à me souvenir de cette expérience sur le long terme (car je sais que j'ai tendance à facilement retomber dns ms anciens travers et à remanger en automatique, à la moindre période de fatigue ou de contrariété...) : je crois, que lorsque j'aurai fini mon étape de la découverte de la faim, je continuerai à "sauter" au moins un petit déjeuner pendant le week-end. Evidemment, je peux aussi continuer la semaine mais avec le boulot, c'est tout de même un peu moins facile, donc créer ce rituel du week-end, me parait un bon pense-bête.

izabelle
Animatrice forum

oui, mais tu verras que très vite tu n'auras plus besoin de créer des rituels pour ancrer ces nouvelles façons de faire

ça devient ensuite automatique, de ne plus avoir peur de la faim

on a fait la paix, en quelque sorte....

je pense aussi que la peur de la faim est qqchse de naturel, on est programmé pour cela

mais en apprenant à l'accueillir et surtout ne plus la combattre, elle reprend sa vraie place

Lyphaé.
Abonné

J'en suis actuellement à l'étape "la pleine conscience appliquée à la faim" (je finis aujourd'hui en fait) et bizarrement cette étape me crée des problèmes avec ma faim. Je suppose que ce n'est pas le but pourtant !

Je m'explique. Je n'ai jamais eu de problème à ressentir ma faim. Je la sens de manière vraiment "instinctive" et je n'ai aucun doute quant au fait qu'il s'agisse de faim et pas d'EME, je n'ai jamais confondu les deux. Alors avec la pleine conscience appliquée à la faim, j'approfondis les sensations : il ne s'agit pas que d'un "creux" sous le sternum (que je ressens facilement et instinctivement) mais également d'une gorge serrée, voire le creux à l'estomac remonte dans l'oesophage.

Jusque là tout va bien. Sauf qu'habituellement je n'ai pas peur de la faim (sauf exception si je sais que je n'aurai pas l'occasion de manger avant longtemps), je ne la crains pas. Mais le fait de me concentrer sur ces sensations via la PC les amplifie et la peur apparaît !!! Quand j'applique la PC sur la faim, je deviens incapable d'attendre avant de manger, ça amplifie les sensations et ça les rend insupportable... Alors qu'elles l'étaient tout à fait sans la PC !

Vous en pensez quoi ? Je devrais laisser tomber puisque ma faim allait très bien, ou au contraire ça cache quelque chose et j'ai intérêt à approfondir ?

izabelle
Animatrice forum

moi aussi ça remonte dans l'oesphage et de plus en plus si j'attends.....

je pense que tu dois approfondir en effet, pour que ces sensations te deviennent supportables

pas la peine de retarder la faim très longtemps, le tout est de pouvoir garder son "calme"  tout en ressentant cela

moi cela m'avait aidé dans la vidéo quand JPZ dit  "vous ressentez ça et pourtant votre corps est calme"  ou un truc dans le genre

c'est ce que je me dis quand je crève la dalle et que je suis en rendez-vous pas moyen de croquer ne serait-ce qu'un bout de pomme

je prends conscience de ces sensations et que je suis calme malgré tout....

cela me permet de ne pas me ruer sur la nourriture après d'ailleurs

bon week-end à toi

bises

 

Lyphaé.
Abonné

Merci pour ton commentaire, le "pas la peine de retarder la faim très longtemps" m'a fait du bien, je suppose que j'ai voulu mettre la barre trop haut. Attendre quinze minutes par exemple, ça me paraît tout à fait faisable !

Lyphaé.
Abonné

Hé bien, je suis contente d'avoir persévéré. Je crois que j'avais plus de problèmes avec ma faim que ce que j'imaginais. Pas au niveau de la reconnaître ou d'en évaluer l'intensité, ça ça allait très bien. Mais j'avais encore des problèmes avec la peur de la faim.

J'ai écrit un message à ma coach qui a eu la même réaction qu'Izabelle : continuer l'exercice, ne pas attendre longtemps, cinq minutes suffisent. Et je vois déjà la différence !

Là, par exemple, j'ai faim, une faim qui m'aurait poussé à manger un petit truc il y a encore trois jours, même une demi-heure avant le repas, parce que je ne me sentais pas capable d'attendre. En fait, le problème n'était pas la capacité à attendre pour cause de "trop faim" mais simplement la peur de cette sensation. Du coup, là, je ne mange pas et ça ne me pose pas plus de problème que ça, je suis consciente, et je suis capable d'attendre encore une demi-heure !

izabelle
Animatrice forum

super comme ça tu ne gâcheras plus l'appétit !

et tu pourras par ex  prendre le temps de cuisiner!!!

Patience
Marraine

"En fait, le problème n'était pas la capacité à attendre pour cause de "trop faim" mais simplement la peur de cette sensation"...

Merci pour cet éclairage, Lyphaé. Car je n'ai pas de difficulté à détecter ma faim. Le matin, je peux même ne pas manger alors que j'ai faim, sans que cela m'angoisse. Pas de peur particulière, comme si j'appréciais ce ventre vide du matin.

Par contre, plus la journée avance, plus la faim me fait peur. Je me sens d'ailleurs totalement incapable de la ressentir ; en fait je suis même totalement incapable de l'attendre...
Je ne sais pas, il y a sans doute quelque chose à creuser ... même si je ne sais pas encore bien quoi...

Et puis ta réflexion m'amène à penser que je peux finalement me faire plaisir en mangeant le matin quand j'ai faim. Or, souvent, malgré la faim, je zappe le repas ; sans doute pour me "punir" d'avoir trop mangé la veille (le soir est un moment difficile pour moi)...

Humm... Complexe, tout ça...

En tout cas, merci pour vos échanges, qui m'aident à avancer dans ma réflexion et ma pratique !

Flo16.
Abonné

Je pense que notre rapport à la faim est complexe. Parfois on n'entend pas ou on ne comprend pas les signaux que nous envoie notre corps. Parfois on n'arrive pas à les respecter : soit on refuse de manger quand on a faim (parce qu'on est en restriction cognitive), soit on mange alors qu'on sait parfaitement qu'on n'a pas du tout faim ou juste un tout petit peu et qu'on aurait pu bien attendre un peu plus. Et en plus, il y a cette fameuse peur de la faim qui est souvent très présente et qui vent parfois tout brouiller dans le peu qu'on avait réussi à comprendre...

Je viens de finir l'étape de la découverte de la faim. Comme lors de mon premier passage sur le site, elle a été très importante, très riche en découvertes (ou redécouvertes). J'ai bien pris conscience que je n'attendais pas d'avoir la bonne faim pour manger. Bien souvent, je ne me posais même pas la question... juste je me mettais à manger par habitude ou parce que je savais que cela me ferait du bien (au moins momentanément...) ou encore plus souvent parce que je n'avais pas envie de me dire non (et que je pensais que je faisais déjà assez d'efforts dans ma vie, dans mon travail, alors que je n'allais pas encore en plus me priver pour la nourriture... faut pas déconner non plus !).

La peur d'avoir faim, la peur de manquer était assez présente pour moi, mais je trouve que l'expériementation des différentes faims (petite, moyenne, grande) m'a bien permis de dédramatiser tout ça et de me rendre comme que c'était dans ma tête que ça se passait et pas dans mon corps. Je me suis rendue compte que je ne risquais rien à ne pas manger tout de suite, à attendre d'être sûre d'avoir bien faim.

Je me suis rendue compte aussi que la RPC (même juste quelques respirations profondes) m'aidait beaucoup aussi à gérer les choses lorsque la faim augmentait et que je ne pouvais pas manger tout de suite, car une des peurs est que la faim devienne trop forte à un moment où on ne peut pas manger (notamment quand on est au boulot).

Donc plus besoin d'avoir peur et par contre, besoin de garder cela en conscience et donc de me rapperler régulièrement ces sensations pour ne pas que les bonnes vieilles habitudes ne reviennent au galop... Donc le week-end, je me crée un nouveau rituel : je fais sauter ou je décale au moins petit déj pour attendre d'avoir vraiment faim au moins une fois dans la semaine et garder en tête l'échelle des petite/moyenne/grande faim (je sais que progressivement, je peux oublier ce que j'ai trouvé si parlant quelques semaines/mois auparavant).

J'aime, j'aime la faim ! Oui, je suis bien d'accord avec ça !

Lyphaé.
Abonné

Je viens d'achever la dernière sous-étape de l'étape de la faim, au cours de laquelle il faut manger un aliment apprécié (j'ai choisi un carré de chocolat noir noisette) avant le repas en ayant une bonne faim et ensuite remanger la même chose après le repas, sans faim.

Durant cette étape, on distingue le soulagement (manger quand on a faim soulage un inconfort), le goût (le goût de l'aliment) et la satisfaction (sensation agréable due au fait de manger un aliment qu'on apprécie).

J'ai remarqué un truc intéressant et qui m'a étonnée : le premier carré de chocolat, mangé avec faim, m'a clairement soulagée et le goût était bon. Par contre, la satisfaction n'était pas au rendez-vous : j'ai réalisé que malgré le fait que j'aime l'aliment, je n'étais pas satisfaite parce que de un je n'avais pas envie de manger ça (je voulais mes asperges pelées "avec amour" durant 45 minutes !!!) et de deux, il y avait une petite voix qui me disait que "ça ne va pas" de commencer le déjeuner par du chocolat !

Par contre, le second carré, mangé sans faim, ne m'a pas soulagée (logique, je n'avais plus faim), était moins bon au goût (logique, j'avais plus faim) mais m'a procuré une satisfaction supérieure parce que "ça va" de manger un carré de chocolat noir avec un thé après le repas.

Tout ça pour dire que je suis plus(+)  influencée par les règles alimentaires et la restriction que ce que j'imaginais. Je crois que je n'en suis pas encore débarrassée et que les étapes du parcours sur ces sujets vont m'aider.

Je ne regrette absolument pas de recommencer mon parcours ! Je l'aborde vraiment différemment, en mode "observation", sans a priori (ou en tout cas beaucoup moins). Et j'apprends beaucoup plus ! Ceci dit, je n'étais tout simplement pas capable d'agir comme ça lors de mon premier parcours. Les EME étaient encore beaucoup trop présentes, les émotions insupportables et l'envie de maigrir beaucoup trop pressante.

Courtepatte.
Abonné

Tout à fait d'accord avec le titre de ce fil que je découvre seulement maintenant: "J'aime j'aime la faim" (allusion à ma petite compatriote qui avait il y bien des années gagné l'Eurovision avec son "J'aime j'aime la vie", Sandra Kim? Ca m'amuse, dorénavant, quand je sentirai la faim se pointer, je chantonnerais ça dans ma tête, tiens!)

Ca a été la première grosse différence qui m'a frappée dès que j'ai commencé LC: avec un régime classique, la grosse panique, c'était d'avoir faim, il fallait surtout ne jamais avoir faim pour ne pas craquer. Et avec LC, le plus souvent, j'enrage parce que je n'ai pas (assez) faim, et je commence tout doucement à savoir m'arranger pour avoir une bonne faim quand ça va être important (par exemple avant un resto ou un repas chez des amis ou un plat dont je me réjouis tout particulièrement).

Depuis mes débuts sur LC, je suis d'accord avec ma grand-mère (admirable mangeuse régulée): "Tu as faim? C'est bien, c'est une bonne maladie!"

sorcièresucrée.
Abonné

[quote=Courtepatte]

Tout à fait d'accord avec le titre de ce fil que je découvre seulement maintenant: "J'aime j'aime la faim" (allusion à ma petite compatriote qui avait il y bien des années gagné l'Eurovision avec son "J'aime j'aime la vie", Sandra Kim? Ca m'amuse, dorénavant, quand je sentirai la faim se pointer, je chantonnerais ça dans ma tête, tiens!"

[/quote]

 

bien sûr ! je penserai à toi en train de chantonner !!!

 

et dac avec "la bonne maladie'; on me disait ça aussi, d'ailleurs !

Aphrodyta.
Abonné

J'ai lu ce post il y a quelques temps en me disant qu'une personne qui aimait la faim ne pouvait être qu'une vilaine menteuse ou bien une masochiste assumée.

Et pourtant, comme je me suis trompée!

Aujourd'hui j'ai su attendre une vraie bonne faim, et ça a été facile de l'identifier, car lorsque j'ai bu mon orange pressée et dégusté ma barre aux fruits = une véritable EXPLOSION de plaisir dans ma bouche. surprise Pourtant ce n'était pas le déjeuner que j'espérais, je n'avais plus les ingrédients pour me faire du pain perdu...

J'ai eu l'impression d'être à nouveau enfant, lorsque je rentrais de la piscine et mangeais un délicieux goûter. Ce goûter était délicieux non pas parce que j'avais des "goûts d'enfant" mais parce qu'à cette époque je savais naturellement quand manger.

Quelle expérience incroyable!  Du coup j'ai envie de renouveller laugh. Malheureusement j'ai cette bonne faim que très rarement, il va falloir que je m'arme de patience, ou alors que je mange moins (j'ai déjà diminué mes portions d'un tiers pourtant).

Le pain perdu, du coup, il est complètement sorti de ma tête. smiley

charlotte37.
Abonné

Je découvre le site tout juste mais dès que j'ai vu le titre de ce forum, me suis précipitée !!!!

LA grande raison pour laquelle j'ai tout de suite su que cette méthode me correspondrait c'est que j'ai cette envie folle depuis longtemps (depuis que je me trouve vraiment trop grosse) de retrouver cette chère sensation de faim, ça fait tellement longtemps que je mange sans faim ! 

J'ai commencé seulement hier à attendre cette sensation avant de manger et ça a mis un temps fou à arriver ! Levée à 7h je n'ai vraiment éprouvé le besoin de manger qu'à 10h30 : ce petit déj tardif a été un vrai REGAL !!!!!

izabelle
Animatrice forum

bravo Aphrodyta et Charlotte!!!

c'est vrai que la faim est non seulement une sensation plutôt agréable quand on ne s'affame plus, qu'elle n'est plus le synonyme d'un manque, mais plutôt l'annonce d'un bon repas à venir

mais de plus tout à meilleur goût quand on a faim.....

d'ailleurs depuis que je mange AVEC faim, je suis devenue beaucoup moins difficile!

Clarisse_and_me.
Abonné

Je découvre seulement ce fil et je me permets de le relancer, d'abord parce que le titre est accrocheur ;-), ensuite parce qu'il m'a renvoyé à la question du plaisir de manger et du désir qui précède.  J'associe maintenant la faim au désir. Et se dire qu'on éprouve le désir de telle ou telle chose, plutôt qu'avoir faim, c'est plus motivant.

Concrètement, sans bonne faim, je ne sais pas ce que je veux ! Avec une bonne faim, j'ai souvent envie d'un aliment ou d'un plat en particulier.  Et la plupart du temps, il répond à mes attentes et m'apporte de la satisfaction (haaa... un peu de satisfaction dans ce monde de brutes...).

L'anecdote d'Aphrodyta sur le goûter après la piscine quand on était enfant fait écho en moi. 

Alors, je fais mon coming-out: Moi aussi, j'aime la faim ! :-)

Soazigou.
Abonné

Hello, 

Ce qu'avoir faim peut vouloir dire :

Au cours des mois passés à suivre le programme, je me suis souvent fait la réflexion que la  sensation de faim nous fait nous sentir vivant, et j'écris ça avec des pincettes, pensant en même temps à tous ces gens qui aimeraient dans ce cas se sentir vivant d'une autre manière, mais n'ont pas cette possibilté.

Aussi, il faut lire et comprendre cette réflexion rattachée au contexte du programme, et pas autre chose.

Je  ressens aussi la même impression avec le froid : on se sent vivant.

Allez comprendre!!

izabelle
Animatrice forum

moi aussi, je suis comme vous, et je retiens ce terme : avoir de l'appétit

l'appétit de vivre, de manger aussi,  se sentir très vivant....

ça m'a effrayé longtemps,   j'essaie d'apprivoiser, maintenant....

Caro31.
Abonné

Bonjour,

Je commence je découvre la faim aujourd'hui!

En fait pour moi la difficulté, ce n'est pas d'avoir faim, je ne redoute pas du tout cette sensation que je trouve plutôt agréable. D'autant plus en sachant que si je mange quand j'ai faim je n'ai aucun risque de grossir!!

Mon gros soucis, c'est que j'ai ENVIE de manger en permanence. Plus j'avance dans LC et plus je ressens ce problème. La PCS ne m'aide pas plus que ça, ça va se calmer pendant l'exercice de PCS puis ça recommence peu après... Je sais que ça viens de la façon que j'ai de me frustrer, je n'arrive pas à lacher prise sur mes préjuger alimentaires et je continue à me restreindre... J'ai échangé avec un coach à ce sujet mais je ne vois pas de progrès... Je bute!!! quelle caboche!!!

J'ai une grosse baisse de motivation en ce moment!!! Dur dur!!

Caro

Anonyme

 

J'aime aussi avoir faim !  wink

Lcoaching a éveillé ma gourmandise, je me régale et mange sans culpabiliser, chaque bouchée me fait plaisir. Je ne me bats plus contre les aliments gras et sucré comme je devais le faire avec mes régimes. C'est le début du bonheur...heart

marinebreizh.
Abonné

[quote=Soazigou]

Hello, 

Ce qu'avoir faim peut vouloir dire :

Au cours des mois passés à suivre le programme, je me suis souvent fait la réflexion que la  sensation de faim nous fait nous sentir vivant, et j'écris ça avec des pincettes, pensant en même temps à tous ces gens qui aimeraient dans ce cas se sentir vivant d'une autre manière, mais n'ont pas cette possibilté.

Aussi, il faut lire et comprendre cette réflexion rattachée au contexte du programme, et pas autre chose.

Je  ressens aussi la même impression avec le froid : on se sent vivant.

Allez comprendre!!

[/quote]

Si au contraire Soazigou c'est très clair : ressentir froid, chaud, faim, sommeil, etc c'est se sentir et donc ETRE VIVANT tout simplement.

Mais tu as raison il y a aussi le contexte ... notamment pour la faim...

izabelle
Animatrice forum

courage Caro !!!

si la pcs ne te fait pas d'effet,  c'est en effet peut-être plutôt la restriction cognitive qui est un souci

il y a des étapes qui sont cruciales pour ça dans le programme, genre celle où on mange une tablette de chocolat pour déjeuner et on s'aperçoit qu'on maigrit.....

 

il faut que tu passes progressivement d'un "contrôle" de ton alimentation par ta tête  (aliments pas bons, quantités pensées)  par une régulation par ton "corps"......   c'est lui qui va te "restreindre"  peut-être... simplement parce qu'il te dira : ah non, pas maintenant je n'ai pas faim....  garde-ça pour plus tard....

ce que je te conseille c'est de prendre conscience de tes pensées restrictives et controlantes, les pensées angoissées aussi peut-être,  et de les laisser "causer" sans chercher à les contredire

ça fait comme une radio, à laquelle tu peux donner un nom, genre  "radio régime"

ce qu'il y a c'est que c'est genre une radio pirate, qui vient '"squatter" les ondes sans crier gare, tu ne peux pas l'arrêter

en revanche, ce que tu peux faire, c'est baisser un peu le son, et te concentrer sur autre chose, par exemple : le goût des aliments, la sensation que tu as dans ta bouche..........

 

il faut aussi persévérer bien sûr...

courage à toi

Caro31.
Abonné

Merci Izabelle pour ton soutien...

En effet, je rêve d'évoluer sur l'aspect psychique de mon rapport à l'alimentation!! J'attends donc avec impatience le travail sur la restriction cognitive... et je vais essayer de baisser le son de "Radio régime"

En tout cas vos encouragements à toutes ainsi que ceux des coach est une aide formidable!! Qu'est-ce que ça booste!!!

MERCI!!!

Caro

Chléa.
Abonné

Je remonte ce post que je trouve interessant : j'apprends moi aussi à " aimer" la faim

Comme vous toutes/ tous , jusque là, endoctrinée par les régimes, la faim me faisait peur : elle était forcémet synonime de "craquage " sur des aliments " interdits " ; l'objectif était donc de ne surtout pas avoir faim, donc remplissage avec des aliments qui ne me faisaient pas plus envie que ça( vou sconnaissez) ...mais soit disant " bons " pour moi  ( j'ai qd même appris, tout n'est pas négatif, à en apprecier quelques uns ).

J'avais bien un peu découvert, il y a environ 2 ans, par ci par là, que c'était sympa d'avoir faim, que j'aimais bien ressentir la faim, que le repas était alors bien meilleur...mais ça allait tellement à l'encontre de tout ce que j'avais appris pendant toutes ces années, que j'ai zappé: je n'ai pas trop accordé d'attention à ça, et je suis repartie dans mes restrictions diverses et variées ( et tout ce qui va avec) .

Depuis 1 semaine, je redécouvre cette sensation et j'apprécie .Vraiment .

Je la vois plus comme une promesse de plaisir : je sais que je vais " aimer " maNger le repas qui va suivre; et la découverte que , quand on a faim, on peut manger des aliments jusque là" interdits" est un vrai soulagement

Par exemple, hier , j'ai pris un petit dej et vers 14h, je n'avais pas encore vraiment faim; j'ai donc renoncé à déjeuner avec mon fils ( qui a pris son repas seul ); à peine 30 mn après j'ai commencé à ressentir la faim ; petite faim, somme toute très supportable; y'avait rien dans mon fridge qui me faisait vraiment envie( et pourtant, j'avais fait plein de petits desserts que j'aime ).Donc, j'ai attendu

J'avais une course à faire , je savais que la faim allait augmenter encore et que je ne tiendrais pas jusqu'au soir ( enfin, j'aurais pu , mais ça n'aurait pas été très confortable )

 J'avais envie de me faire plaisir, d'assouvir ma faim ...sans surmanger,car je devais diner avec une amie vers 21 h et que j'avais envie d'avoir faim aussi pour ce repas là.

 Pain au chocolat a commencé à clignoter dans ma tête.Comme une evidence. Ca me semblait parfait, ni trop , ni trop peu ... sauf que pain au chocolat, pour moi jusque là était un aliment interdit  ; jamaisje ne m'autorise de pains au chocolat sauf en " periode yolooo"...Et là, c'est par pack de 12 !!!!

Dont acte; j'ai acheté 1 pain au chocolat, ( enfin 2 : j'en ai pris un pour mon fils, qu'il n'a d'aileurs pas mangé et qui est encore là...)

Et je l'ai mangé de retour chez moi, en prenant bien soin de marcher avec le sachet dans la main et non de l'enfouir dans mon sac comme je l'aurais fait avant ( trop honte )

Bon un peu déçue quand même car même si j'avais pris soin de l'acheter dans une bonne boulangerie, il n'était pas aussi bon que ce à quoi je m'attendais. Après j'avais plus faim du tout, voire une légère sensation de "trop" ( j'ai quand même fini la partie ou il n'y avait plus de chocolat, alors même que j'avais conscience que ça me faisait moins plaisir ...difficulté à jeter de la nourriture !)

Et j'ai eu faim le soir vers 21h pour manger avec ma cop'  :  nous nous sommes contentées de tapas, avec un verre de vin , j'en ai même laissé...( des tapas, pas du vin !!) 

J'ai aussi découvert que contrairement à avant, ou je gardais" le meilleur pour la fin", il vallait mieux aujourd'hui que je mange en 1er ce qui me plaisait le plus ( dans l'exemple du pain au chocolat : la partie ou il y a du chocolat ) 

Manger d'abord "le meilleur pour ma faim"  et non "garder le meilleur pour la fin"( des fois que je ne pourrais pas le manger !!) Pas envie d'être frustrée, moi !.

J'ai bien aimé cette " expérience " : ellle m'a appris beaucoup de choses,  et j'avais envie de vous la faire partager.

Bonne journée !

mavo.
Marraine

Super expérience Chléa ! Merci de la partager avec nous de façon telement vivante, on s'y croirait !

Et j'aime beaucoup ta conclusion : manger le meilleur pour la faim, plutôt que de garder le meilleur pour la fin ! C'est une chose à laquelle je n'ai pensé que récemment, mais en effet, depuis que je suis enfant, je garde le meilleur pour la fin. C'est un de mes (rares) souvenirs d'enfance : mon frère qui râlait parce que je commençais par le "moins bon" pour garder le meilleur, quand lui faisait l'inverse (donc il était envieux de mon "meilleur" puisque lui avait déjà mangé le sien !).

Et effectivement, c'est la porte ouverte à l'assiette qu'il faut finir, puisque je garde le meilleur pour la fin...

J'ai compris ça récemment, mais c'est tellement automatisé que j'ai encore beaucoup de mal à m'en défaire !

Billie.
Abonné
Waouuuh !!! Chléa je suis épatée par ta perspicacité alors que tu commences à peine le programme ! Pour moi l'escargot ça a été plus long ! Il me semble que ça va te réussir , je crois qu'il y a une question de moment , d'être prête pour que LC nous profite et a mon avis c'est ton cas ! Il y a tout ce qu'il faut dans ton expérience partagée : la faim ', la dégustation , l'appetit prévisionnel , le lâcher prise ... Bref la régulation ! . Un grand merci de nous faire partager c'est inspirant !
Lavienrose.
Abonné
Chlea, Merci de ton partage! J'ai osé remplacer mon déjeuner par une part de tarte aux fraises! Je l'ai adorée!! C'est vrai que j'aurais pu en laisser, car grâce à la dégustation j'ai ressenti le sucre, le trop en sucre . Mais tellement fière de déjeuner avec un dessert j'ai fini ma part. Et j'ai eu faim plus tôt ce soir mais de 30mn par rapport à l'heure habituelle!!! Que c'est bon de se faire plaisir !
Chléa.
Abonné

Cooool ! je suis tres contente pour toi Lavienrose  ( au moins autant qua quand j'ai mangé mon pain au chocolat !!  ); c'est vrai que ça fait du bien de ne plus s'interdire et d'oser ce quon s'est refusé jusque là :)

Merci Mavo et Billie pour vos commentaires : c'est vrai que je n'en suis qu'au début, et je prends conscience de plein de petites choses qui je l'espère pourront m'aider à faire, enfin, la paix .J'ai bien compris que ça allait etre long, qu'il y aurait des hauts et des bas, et que ce ne sera certainement pas simple

Mais bon : ce qui est pris n'est plus à prendre !! ( faudra juste que je me souvienne de ces découvertes pour la suite, pour quand je " flancherai"...) 

Je suis ravie si ça a pu vous servir :))

izabelle
Animatrice forum

super vos partages d'expérience

c'est vrai que l'on change totalement de rapport avec la faim

au lieu de cette impression de danger qu'elle peut procurer,  ça devient un signal que TOUT VA BIEN

j'ai faim, j'ai de l'appétit, je suis en vie, je vais pouvoir manger et donner à mon corps l'énergie dont il a besoin  et sentir le moment où c'est assez...

j'avais "un peu" peur de la faim avant, maintenant c'est vraiment devenu indispensable pour moi, un vrai plaisir presque,  vu que c'est un signal que j'ai appris à apprivoisé et à considérer comme tel

Billie.
Abonné
Pour moi aussi c'est devenu rejouissant cette sensation de faim grâce à l'apaisement , la confiance , le sentiment d'etre en accord avec mon corps et le plaisir alimentaire qui l'accompagne . Je la chéris , je la recherche , cultive de plus en plus même . Par contre je sais que je peux toujours la perdre de vue ( par exemple dans des situations de détente type vacances ) , je la retrouve facilement donc je régule mais j'ai encore un peu la crainte dans un coin de ma tête de la perdre pour de bon , que les mauvaises habitudes reviennent insidieusement ... Un peu vous savez comme quand on prend goût au jogging au point d'en avoir besoin chaque semaine mais que pour une raison ou une autre on arrête ( grosse chaleur , vacances , blessure ... ) et que l'on se réhabitue vite aussi à ne plus courir ! Pour autant , je me donne du temps pour ancrer les choses et contrairement à avant je ne panique plus , j'ai maintenant confiance en la capacité à retrouver mes sensations . Fini le tout ou rien quoi :-) . Ce sera définitivement ancré sans doute lorsque ce ne sera plus rejouissant non plus , juste normal . Un événement de la journée parmi d'autres.
Fyfy.
Abonné
J aime j aime la sensation de faim, et je la preferre a la sensation de faim a la sensation d avoir trop mangé. La premiere est un inconfort dont la resolution me parait facile a mettre en oeuvre et est source de plaisir. la deuxieme est un inconfort dont la resolution passe, pour moi, par un inconfort encore plus grand : aller marcher, en me sentant lourde et culpabilisee d avoir trop mangé. Action qui demande du temps ( plus que pour un repas). Bien sur apres le reconfort est a la hauteur de l effort consenti , mais dur dur. J ai beaucoup aime l etape " j experimente la faim". j ai retardé voir sauté mon pdj avec bcq de plaisir, moi qui etait persuadée que cela me serait impossible.... D où un sentiment de maitrise tres reconfortant.... Maitrise, controle de mes pulsions ou habitudes ou croyyances alimentairses.... Tres reconfortant et sentiment de competence. Mais c etait en filigramme l objectif de mes journees, meme si j ai vaqué a mes activites habituelles. C etait la consigne sur mes cadrans interieurs. Je ne peux pas vivre chaque journee comme cela, il faudrait que "attendre la faim pour manger" devienne automatique, ou en tout cas un peu moins consommatteur de pleine conscience. C est peut etre pour cela que je bute maintenant sur l etape " attendre la bonne faim " .... En effet , avec la pleine conscience , je supporte tres bien la sensation de faim, mais beaucoup moins si d autres inconforts, stresseurs se rajoutent... En fait, c est cela qui me fait peur, gerer les situations stressantes , ou ennuyantes , en ayant faim... Je sais plus bien comment avanceŕdans le programme , du coup.
izabelle
Animatrice forum

mais le but du programme n'est pas de rester sur sa faim!!!!!!

tu n'es pas censé avoir faim   et ............. ne pas manger

mais avoir faim et........ manger

 

donc ce que tu décris au début

 

maintenant que tu reconnais bien la bonne faim,   eh bien elle va devenir un simple signal qu'il est temps de manger

tu tolères la petite, et à la bonne faim, tu manges!!!!!

 

tout cela devient en effet automatique, même si pour ma part j'ai du me relancer un défi de bonne faim, car insidieusement j'avais recommencé à manger dès que j'avais une petite faim

donc un petit coup de rappel  : attendre la bonne faim à nouveau

 

mais l'attendre ce n'est pas se focaliser sur elle

c'est juste la sentir, quand elle est là, et alors manger

et tant qu'elle n'est pas là,  eh bien on fait sa vie

 

 

ensuite moi je m'arrange pour qu'elle arrive plutôt aux  heures ds repas c'est quand même plus pratique

ça c'est une étpae qui s'appelle l'appétit prévisionnel et qui se met en place après

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