la fin du plaisir gustatif

Anonyme

Bonjour,

j'ai beaucoup de mal à resentir la faim du plaisir à manger. Comment faites-vous ?

Et comment parvenir à arrêter de manger des aliments que l'on adore? J'ai l'impression que le plaisir ne diminue pas. Quelqu'un ressent-il ça aussi ?

Commentaires

saha.
Abonné

bonsoir

ce soir situation border line.

en compagnie d'amis, j'ai mangé des gateaux salés, l'un après l'autre, doucement, en interrompant de tps en tps.....une fois les amis partis, j'avais encore envie de qqch (ou p-e j'étais tt simplem fatiguée) et j'ai encore mangé 2 pan cakes, tjrs lentem (en consultant les mails....ahi,ahi....). les pancakes finis, j'ai entamé un 4/4 bretons. je l'ai mangé doucement, tranche après tranche, par petits morceaux.....c'est une crise, je me suis dit.....refléchis!....jusqu'au mom où j'ai senti qqch (ou plutot qqun) qui m'a envoyé un signal que je reconnais facilement maintenant: une sorte de recul du corps face à la nourriture, une fermeture, un refus....c'est comme une pulsation, un petit coup qui dit stop....c'est très vague, désolée, mais c'est cela pr moi. c'est pas tellem gustatif: c'est vraim physique....p-e suis-je déjà bien au delà de la satiété?. je n'ai pas eu de difficulté à fermer ce qui restait du gateau et à le ranger.

question: crise ou pas crise? compulsion ou simplement faim?

j'attends votre opinion (de mes copains d'aventure et des docs)

Applepie.
Abonné

Pour moi ça dépend vraiment des aliments...

Deux aliments où je n'arrive pas à percevoir cette fin du plaisir, où du moins, après en avoir beaucoup mangé et là ça devient de l'écoeurement : les frites et le nutella.

Bon pour les frites c'est un peu plus facile dans le sens où je suis assez difficile et les frites de mauvaise qualité, je n'en mange pas.

Et l'autre drogue marron, aie, aie. j'en ai acheté et j'arrive à ne pas y penser en permanence ce qui est déjà une victoire. J'arrive à contrôler plus ou moins les quantités et ne plus compulser dessus comme avant, mais je dois vraiment me raisonner. Parce que j'en ai encore envie quand j'arrête (je ne perçois pas la fin du plaisir gustatif).

Pour le reste des aliments, la fin du plaisir est variable d'un jour à l'autre mais bon je suppose que c'est normal. Et bizzarement, ce ne sont pas les3  premières bouchées les meilleures mais les 3 suivantes ! Donc je prends de toutes petites bouchées, je ne sais pas si je déguste bien mais selon l'aliment le garder en bouche assez longtemps c'est pas terrible, comme la viande ou le poisson par exemple. Je pense qu'il faut là aussi trouver le juste équilibre dans la dégustation (on peut garder un carré de chocolat 10 minutes dans la bouche, un morceau de côte de boeuf c'est plus difficile ^^)

erin94.
Abonné

moi aussi j'ai beaucoup de mal avec le rassasiement ...  il m'arrive de l'eprouver suite à une bonne degustation , ou suite à des aliments tres marqués en gout ... mais quand c'est pluis fade j'ai plus de mal

puis c'est le syndrome : les yeux plus gros que le ventre, je sens que j'ai plus faim, que je suis "pleine" comme je dis, et pourtant je veux tenter la bouchée ou deux de plus ... les bouchées en trop qui me rendent malades, physiquement et psychologiquement :(

stridline.
Abonné

[quote=Applepie]

Pour moi ça dépend vraiment des aliments...

Deux aliments où je n'arrive pas à percevoir cette fin du plaisir, où du moins, après en avoir beaucoup mangé et là ça devient de l'écoeurement : les frites et le nutella.

[/quote]

Ah, c'est marrant parce que moi, ce sont les deux aliments où ca a été le plus facile.

Pour les frites, j'avais déjà remarqué par le passé qu'à un moment elles avaient un goût de carton. Et pourtant je continuais à les manger, en me disant que tant pis même mauvaise faut en profiter et en cherchant à retrouver le bon goût qu'elles avaient au début. Ce qui n'arrivait bien sûr pas, puisque j'étais arrivée à satitiété (et peut-être même au-delà) de frites, mais à l'époque je ne le savais pas. Et donc maintenant, j'arrive bien à identifier la faim du plaisir gustatif avec les frites.

Pour le nutella, comme pour le chocolat blanc ou noir, et comme tous les aliments très riches je suppose, je trouve que c'est encore plus facile. Quand il n'y a pas de faim, quand c'est la bouchée de trop, le goût devient dégueulasse. Ca peut être tellement bon et d'autres fois vraiment affreux. Quand je doute sur ce que j'ai envie de manger, je goute un peu sur une cuillère pour voir le goût que ca prend.

Mais bon, ca ne signifie pas que je m'arrête immédiatement après la première mauvaise bouchée. Ou que je ne mange pas même mauvais sous le ccoup d'une EME. Peut-être ce que tu peux faire, c'est de manger de ces aliments à jeun pour découvrir quel est vraiment leur goût et pour repérer ce goût

Anonyme

Bonjour Stidline,

merci c'est une bonne idée d'essayer de manger ces aliments à jeun. Je vais essayer !

dreamscometrue.
Abonné

Je n'en suis pas encore aux exercices puisque je viens de m'inscrire il n'y à que 4 jours mais en lisant les différentes expériences j'ai voulu tenter celle de "laisser l'aliment en bouche" ....WOW! 

Ce fut un succès pour moi dans le sens où j'ai pu sentir tout d'abord le vrai gout de l'aliment (un gâteau au chocolat) et le fait qu'il m'a paru Beacoup plus riche (une sensation de "gras" presque, comme si je pouvais sentir "l"huile dedans assez étrange d'ailleurs à expliquer) que d'habitude.

Toutefois j'ai recommencé l'expérience sur un deuxième gâteau car dans ma tête j'étais toujours pas rassasié et à la deuxième bouchée (toujours en prenant le temps de laisser l'aliment en bouche) j'ai eu une fine sensation au niveau de la gorge et l'estomac me disant presque "ok c'est bon tu peux t'arreter t'es rassasiée".

Bien sûre dans ma tete je me dit toujours "allez encore un petit, tu mangeras plus après tu peux bien prendre celui-là encore" mais je sais aussi que notre estomac nous envoi un signal presque 15min avant d'être complètement plein, comme pour nous dire "si tu t'arrêtes maintenant, c'est parfait. Après ce sera trop et tu seras passé de l'autre côté". C'est donc ce que j'ai fait et je sens bien que petit à petit mon envie d'une autre bouchée diminue parce que le signal disant que je suis repus monte à mon cerveau!

Donc peut être que la satiété c'est ça: savoir entendre ce signal qui même si il va à l'encontre de ce qu'on pense sur le moment est en fait le vrai signal de notre estomac nous disant "c'est bon t'as plus faim arrête toi"..............

Merci en tout cas pour vos témoignages parce que ça a été une vrai découverte pour moi! ^^

lizzz.
Abonné

je me pose la question : car quand je ressens une EME donc et que je mange sans faim, l'aliment est bon quand même..... parfois...... est ce que c'est parce que je confonds parfois, et que je classe une faim dans EME?

Parce que les dernières EME que j'ai faite, sur période "crise ++++ " plus rien ne m'interessait, et je trouvais tous les aliments dégueu, sans gout, ou carrément mauvais!

du coup, j'ai eu peur de ne plus rien aimer! mais là, avec les exercices de la faim, j'ai redécouvert les aliments!

alors du coup, si les aliments sont mauvais c'est qu'il n'y a pas de faim du tout, mais si les aliments sont bons, même pendant une EME , c'est qu'on avait faim?

papaye971
Ancien abonné

Bonsoir...

moi je refais pour la 2eme ou la 3eme fois l'expérience du rassasiement gustatif, pour mieux ressentir la satiété pour tél ou tel aliment.

Bilan mitigé:

en début d'expérience, je me suis arrêtée sans problème lorque j'étais rassaisée: en fait, je ne prenais plus de plaisir à manger... je n'ai pas vraiment trouvé un changement de goût, simplement une diminution brutale du plaisir à manger.. et là je me suis dit, ne gâche pas ton bon repas par des bouchées excessives, car après tu te sentiras mal (lourde, barbouillée, en crise EME).

Aujourd'hui, lorsque j'ai pris mon repas, je crois que j'étais en pleine EME sans savoir pourquoi,je n'avais pas fait de pleine conscience, mais je me sentais abattue... et c'est vrai aussi que les enfants m'avait déçue et j'ai culpabilisé de ne pas m'être suffisament occupée d'elles... mais ça c'est ce soir que j'ai fait la relation en en repensant à ma journée. Du coup, j'ai mangé sans plaisir réellement... je me suis remplie. 

ET SURTOUT, je ne suis plus du tout en restriction cognitive, donc j'ai du mal à manger 4 jours le même repas!!!! quelle galère...

hier j'ai d'ailleurs changé le menu (pause d'un jour) ça fausse sans doute l'expérience, d'autant plus que j'en ai mangé plus que ma faim car euphorique de manger quelque chose d'autre qui me faisait plus envie (même envie que ce que j'avais choisi le premier jour de l'expérience!!!!)

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