La lutte - 10112013

Zab33.
Abonné
Bonjour... Je viens essayer de poser des choses ici, parce que je viens de lire un article sur la lutte qui me parle à un point que ça me fait pleurer... Je lutte, je lutte tout le temps, depuis toujours, depuis aussi longtemps que je me souvienne, contre moi, contre mes émotions, contre ce que je suis, ce que je ressens. Je suis épuisée, une fatigue profonde, nerveuse. En ce moment mon corps crie, j'ai mal partout, dans le cou, dans le dos, dans toutes les articulations. La nourriture est un outil de contrôle, comme les médocs que je prends par wagons à certains moments. Je mange pour ne plus sentir, je ne mange pas pour contrôler. Je pense que vous voyez ce que je veux dire ;-) Je n'en peux plus de cette lutte et pourtant je sais que j'ai encore de la réserve. Mais c'est vrai qu'en ce moment c'est la crise, j'ai mal, je pleure je ne sais même pas pourquoi, comme les bébés qui "déchargent" sauf que ça ne suffit pas à faire retomber la tension. Les anxiolytiques n'agissent plus, les anti douleurs non plus, je sais que la solution est à chercher ailleurs mais... Lâcher prise ? Je ne comprends même pas ce que ça veut dire... Accepter ? Mais accepter quoi ? Tout est tellement enfoui que je ne sais même pas ce que je ressens, ce que j'enfouis, qui je suis... Je suis une thérapie et là ce matin, je me rends compte à quel point je reste "en surface", mon psy me dit bien que des qu'on aborde l'affect, le ressenti, je fais une pirouette, je shoote en touche. Ça me fait peur tout ça... Je ne voudrais pas continuer à vivre comme ça même si je suis, la plupart du temps souriante ;-) Je suis aussi très impulsive, colérique parfois, même ça ça serait plutôt mon tempérament et me mettre en colère ne me soulage pas. En vrai je suis qu'un de très énergique, qui fourmille d'idées et d'envies mais là je suis juste un légume tout sec qui se traine ;-) Z'avez des pistes les lutteurses ou les lutteurs ? Isa PS je suis toute émue d'écrire tout ça déjà......

Commentaires

marinebreizh.
Abonné

Hello Zabb,

Comme je te comprends. Moi aussi j'ai ressenti que "le mode lutte" me parlait... est ce à ce post que tu fais allusion ? peu importe en fait.

La plupart de ce que tu décris moi aussi je le ressens ou l'ai ressenti à un moment ou un autre.

Ces larmes de bébé ça m'arrive aussi quand vraiment trop c'est trop... hé oui de l'extérieur les autres ne voient que quelqu'un de souriant, d'attentif aux autres sauf parfois !! il y a quelques années lors d'évenements très rudes pour moi j'ai croisé le week end dans mon quartier (qui était aussi le leur !) la famille de ma directrice : j'avais plein de larmes dans les yeux car je me relâchais après avoir montré mon côté solide pendant une matinée au coeur de ma tourmente personnelle... On n'en a jamais parlé bien sûr.

La thérapie où on botte en touche sur l'affect, le ressenti j'ai connu ; un psy qui m'a suivie 3 ans et m'a un jour dit que tout était ok : je venais de rencontrer mon mari, sûrement signe pour lui que je devenais capable de mener une vie normale...

Mon mari s'étant révélé un perers narcissique la relation s'est terminée dramatiquement et m'a laissée bien des blessures, de nouvelles, des interrogations aussi. Je sentais que j'avais besoin de mettre des choses au clair et suis allée voir 2 psy différents à plusieurs mois d'intervalle ;

  • le premier m'a dit après le premier RDV : tout va bien, ne revenez pas, vous vous en sortirez toute seule,
  • le second m'a reçue 2 fois et au  moment de prendre un nouveau RDV m'a dit que ce n'était pas la peine...

Mutation, changement de cadre, changement de boulot, de région etc... l'an dernnier un évenement de santé (opération mais pas de gravité sur le souci) me bouleverse à l'excès ; je prends conscience que cette intervention n'est que le déclencheur ; je n'ai rien réglé ; j'explique succinctement le contexte à mon généraliste et lui demande les coordonnées d'un psy qui ne me renverra pas ...

Je le vois depuis environ 1 an 1 à 2 fois par mois ; j'ai encore des blocages à exprimer ce qui ressort de l'affect mais tout doucement je commence à débloquer aussi ce pan. Et de toute façon quand je me mets à pleurer quand certains sujets sont évoqués cela remplace la parole, pour le moment, et fait quand même avancer !

Je n'ai pas de recette si ce n'est de perséverer, trouver le bon psy (ou thérapeute),....

Sinon plein de stratégie pour m'aider à vivre et supporter les difficultés : le sport, l'écoute de musique qui me réconforte, le travail, ... et sûrement la nourriture aussi wink! même si pas en forme boulimie ou autre très visible ...

Bises et bon courage.

 

Zab33.
Abonné
Merci o combien merci de ton témoignage qui me touche tant... Comme c'est amusant, moi aussi, mutation, séparation, changement de cadre, de vie, souci de santé sans gravité aussi mais opération, congé pendant 6 mois parce que simplement je ne pouvais plus... Mon psy ne m'a pas renvoyée, celui là dont j'ai eu les coordonnées par ma généraliste qui me suis de près, parce que je sens qu'elle est touchée en tant que femme. Et cette empathie-là fait du bien. Mon psy ne me lâche p, il m'a dit que je n'étais pas déprimée mais que je ne pouvais plus fonctionner comme avant et que c'était ça qui me rongeait, cette lutte... Simplement je pensais que ça serait "simple" Ben non y du taf... Et je recommence à de pas avoir envie de travailler, parce que j'ai mes filles tout le temps (5 et 9 ans je les adore mais bon) et mon ex sur le dos, chez moi, transitoirement verte mais ce n'est pas pour rien que je l'ai quitté... Et je découvre que chez le psy n'esquive et ça fait mal... Il y a des jours, même au fond je suis qu'un de très positif, tout va toujours s'arranger un jour, ben là je ne sais pas, est- ce que je vais y arriver ? Est-ce qu'on change au donc ? Est-ce qu'il ne faudrait pas accepter cette vie-là ? Y a des jours où j'ai l'impression que je vais crever (symboliquement bien sur) et puis ça repart, ça repart toujours en brinquebalant... J'aimerais autre chose juste...
izabelle
Animatrice forum

mais Isabelle, tu n'es pas la seule!

Je suis psy, en fait  (pour tout t'avouer)  et je vois surtout des bouts de chou.....  qui du  haut de leur 6 ans,  sont déjà en train d'esquiver leurs émotions

je peux te dire que c'est très rare les personnes qui arrivent à ne pas botter en touche quand ils commencent un travail psy (d'ailleurs quand j'en ai, en suivi, pour moi c'est Noel!!!!  trop bien!)

la confrontation aux ressentis douloureux est quelquechose qui n'est pas "intuitif"

c'est le boulot du psy de pouvoir t'y amener, t'y accompagner, mais en douceur

toutes ces prises de conscience que tu fais sont excellentes, ton travail est bien engagé, je crois que ton psy est tout à fait celui qu'il te faut

d'abord on prend conscience de cette lutte, de tout ce qu'on enfouit au quotidien  (pour nous, surtout grace à la nourriture, à l'excès)

et ça fait peur :   c'est normal !!!

 

on se dit : je n'arriverais pas à supporter tout ça  :  c'est normal!!!!

en fait si, mais on ne le sait pas encore

 

la pleine conscience est qqchse de formidable pour ça,  car il ne s'agit pas de "supporter", finalement (qui évoque aussi une sorte de lutte), mais d'accepter

accepter ce qui nous traverse, les vagues, les nuages,  se sentir  "assez grand"  pour les contenir simplement, voir les observer, laisser cette "vie" là en nous, si temporaire

 

tu es en très très bon chemin......   tu as entamé un travail courageux, parce que ta conscience, sans doute, t'y amène

tu en es capable, ça ne se fera pas en un jour non plus....

Je ne sais pas si tu pratiques la RPC, mais en faire au quotidien, comme une routine, pourrait beaucoup t'aider

 

bon dimanche!

Zab33.
Abonné
Alors là izabelle, tu me fais carrément venir les larmes aux yeux... ;-) vraiment.... Je ne me rends jamais compte de là où j'en suis, si j'avance ou pas et je dois dire que mon entourage du moment ne respire pas la bienveillance. Oui mon psy est bien pour moi je crois, il ne laisse rien passer mais est d'une rigueur et d'une droiture qui me font du bien et surtout, jamais, jamais il n'est dans le jugement et même si c'est déroutant c'est important pour moi... Pour les bouts de chou de 6 ans qui refoulent leurs émotions, tu touches une corde sensible parce que ma "bébé" de 5 ans (je sais je n'arrive pas à la laisser grandir....) est incapable d'exprimer une émotion... Tout passe par son corps (crises de nerfs entre autres) que j'ai toujours su décoder donc j'ai toujours mis les mots dessus, on est tellement fusionnelles, sauf que, sauf que les mots...elle ne les dit pas. Elle se réfugie dans le silence, elle est très sauvage, elle n'est à l'aise qu'avec son tout petit groupe d'amis, avec son père, sa sœur ou moi. Mais elle n'exprime rien de ce qu'elle ressent, rien, ni positif, ni négatif. Enfin, je m'égare mais ça me tracasse tellement. Je continue de toute façon, je m'accroche, j'essaie de trouver des pistes, des solutions. Ce qui fait d'ailleurs que je m'éparpille bcp. Je commence bcp de choses, je ne vais au bout de rien... On sait jamais... si ça marchait !!! ;-) Je "sais" pour la rpc... Il faut...il faut... Bon dimanche à toi, bon dimanche à vous !
Zab33.
Abonné
Merci izabelle, je vais aller voir ça tout de suite... Si ça te parle je te fais confiance ;-) PS : tu penses que c'est elle qui est hypersensible, moi ou...les deux ? ;-) C'est marrant parce que j'ai toujours pensé que c'était ma grande qui était hypersensible et ce qui est sûr c'est que je (on) lui ai donné des outils pour gérer ça, elle parle, s'exprime sur ce qu'elle ressent, même sa colère, je trouve ça très sain... Mais ma petite hum... Je ne veux pas perdre mon bébé c'est aussi con que ça :-(
izabelle
Animatrice forum

je faisais des crises de nerfs quand j'étais enfant, mes parents étaient totalement désamparés....

ça c'était avant que je trouve la "planque"  du chocolat

donc il y a de bonnes chances, oui, pour que ta fille soit hautement sensible,  tu peux voir dans le forum   "le coin des mamans", j'ai mis en ligne le questionnaire pour les enfants, pour aider à se faire une idée sur la question.....

et toi, je ne sais pas, bien sûr.....   sur le fil de l'hypersensibilité, il y a aussi un lien vers le questionnaire adulte et la description de ce trait de personnalité, à toi de voir si tu t'y reconnais ou pas....

à +   

Zab33.
Abonné

C'est amusant, j'ai fait le test. Ma petite a un tout petit score même si quand je valide "vrai" c'est telrriblement vrai... Elle est très régulée ma petite, capable de dire "j'ai pu faim" quand il reste 2 pâtes dans son assiettes (aussi un prétexte pour manger le dessert plus vite ;-)).

Mais ma grande explose le compteur !!! ;-) Et c'est vrai qu'elle a tendance à avoir des eme... Elle mange quand elle s'ennuie, elle mange en cachette... Va falloir que je le voie ça aussi...

Je sens que je vais retourner dans le coin des mamans...

Soleluna.
Ancien abonné

Après le post sur la colère, celui-ci aussi résonne (et raisonne ;) fortement en moi. Je suis en plein dedans. Il y a un lien, c'est clair, même si je ne sais lequel :)
J'ai écrit dernièrement sur le sujet, alors le mieux que je puisse faire, c'est de partager tel quel la partie relative à la lutte.
Amitiés
 

« Votre besoin de réparation est immense » m’a dit l’année dernière la psy (et j’ai pensé « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » de Stig Dagerman). Dans réparation j’entends l’acte de réparer ou de rafistoler quelque chose qui a été abimé ou cassé ; mais j’entends aussi dédommagement. Je crois qu’il est temps que je donne sa place à ma tristesse et que je me reconnaisse le droit à la colère ou au ras le bol. Je me suis volé ça. J’ai voulu sublimer mon histoire, être positive et me focaliser sur le fait que tout ça m’avait construit, blablabla. Ce qui est vrai. Mais je l’ai fait trop vite ou trop tout simplement. Je crois, aujourd’hui du moins, mais de plus en plus fort, que la sublimation ou la transcendance d’une chose difficile, ne doit avoir lieu qu’après la phase d’expression du fait difficile. Peut-être pas après ou avant, mais l'un ne va pas sans l'autre.

En gros, avant de transcender, faut laisser les sentiments négatifs et difficiles pleinement s’exprimer. J’ai voulu aller trop vite en besogne, par pudeur et honte. Peut-être par orgueil aussi.

Ce qui m’arrive là et sur lequel je ne sais mettre de mots pour l’instant et que je vais appeler surchauffe, est peut-être l’occasion de réparer ça, dans les deux sens du terme. Donc je vais laisser de la place à ma colère, je vais me plaindre, faire mon Calimero, tout ça, j’en ai certainement besoin. C’est ce que je fais d’ailleurs ici en écrivant.

Je vais tenter de déposer les armes aussi, accepter mes limites et ma fragilité.C’est un très grand défi pour moi, très très grand.
La difficulté m’a construite, j’ai été d’une certaine manière obligée d’être forte (dans tous les sens, j’y mets le poids aussi) et ce faisant, cette warrior, c’est elle qui m’a permis de m’aimer. Je ne me suis autorisée le droit à m’accepter que parce que je réussissais à faire face, que j’étais balaise. C’est ce balaise qui m’a permis de m’accepter un tant soit peu, parce que c’est lui qui a fait ma valeur. J’ai mesuré ma valeur à l’échelle des difficultés que j’ai rencontrées et su traverser et gérer. Plus la difficulté était grande, plus je valais quelque chose.

Donc lâcher ça, ma force, c’est me mettre à nu et m’exposer à tous les dangers. Je suis un peu comme David et Goliath, tout dans les cheveux quoi. ;) La vérité c’est que je me sens déjà en danger, alors mise en danger pour mise en danger, autant y aller. J’ai atteint on dirait les limites d’un fonctionnement, je dois tenter autre chose.

Je crois que le premier pas c’est d’accepter.
Accepter même si je ne comprends pas. Même si y’a des arguments contre. J’en ai marre d’argumenter, je veux plus lutter. Je veux faire avec, afin que ça évolue dans le bon sens. Ce qui est différent de la lutte. La warrior, je crois qu’il est temps qu’elle passe le relais. Je ne veux pas la faire disparaître, elle fait partie de moi. Mais elle peut évoluer. De warrior elle peut devenir accompagnante, soignante. Elle a besoin d’être protégée elle aussi, toute comme la petite fille que j’ai pris l’année dernière dans mes bras et avec qui je chemine depuis, cahin cahan.

Evolution, pas révolution (d’autant que la révolution, on revient à son point de départ).

Entre temps, faire tomber la température, réfléchir, prendre du temps et soin de moi. Etre à l'écoute, pour une fois. Je fais comme je peux. J’ai pas envie de sombrer, alors je vais essayer de m’aider du mieux que je peux. Sans être dans le mode lutte pour autant.

Voilà j’en suis là pour le moment. Aucune certitude, que des constatations et des tentatives, c’est déjà pas si mal.

Pour finir, et boucler la boucle pour aujourd’hui, une citation dont j’ai aussi oublié la provenance, mais qui a énormément résonné en moi : « si un problème n’a pas de solution, c’est qu’il est mal posé ».

Lavienrose.
Abonné
C'est vrai qu'à nos problèmes de math y'a tjrs une solution....Mais j'en ai fait des maths, j'avais un prof pour ça!!! Mais quand on ne sait pas !!!ben on peut pas inventer!! La lutte la colère être forte!!!!! Qui parles de moi???? Lol Comment ne pas lutter quand autour de moi, petite,c'était la lutte et le déni des émotions!!! Comment ne pas être en colère quand depuis 3 générations les femmes sont nées en colères du côté de ma mère!!! Comment ne pas être forte quand les hommes de la famille ne le sont pas ( heu je parle pas de mon homme, il assure mais il m'a fallu 3 essais avant) Je pense que tout est question de modèle, d'éducation. Après il faut lâcher tout ça! Mais ou est le mode d'emploi!!! Je crois que pour commencer à amorcer tout changement il faut se dire qu'on est un être unique respectable et qu'on se le doit. J'apprends à commencer par moi! Heu c'est redondant si je dis que je suis la pour ça, LC. En fait il faut réapprendre à se vouloir du bien. Quand je lutte c'est que je suis en désaccord avec moi. Quand mon corps me parle j'essaye de l'écouter!!! Pour se respecter on se doit de connaître ses limites.....depuis que j'ai conscience que mon corps m'a dit stop j'apprends à trouver mes limites!!!! Vaste programme. Mais plus j'avance dans ma vie et plus les paysages changent et le méconnu fait place....c'est la que ça se complique pour moi car je n'ai pas le mode d'emploi alors je dépasse mes limites..... Lutte fatigue colère réapparaissent!!!! Mais je connais ces symptômes alors avec la PC et mon expérience de moi même je ne sombre pas, mais p*** que c'est dur de voir qu'on est pas encore sortie d'affaire.... Donc oui la lutte est la, Tout est question de prise de conscience et après d'apprendre à lâcher prise... Bon après ce beau discours je retourne avec mes nœuds finir ma journée ;-) je vais aller marcher .... Ça aide!
mavo.
Marraine

Le système lutte, les générations de femmes nées en coère, la warrior : comme je me reconnais aussi...

Je suis le pilier de famille. Je suis celle qui pense pour les autres. Je suis la grande fille solide à qui on peut tout dire. Etc...

 

Et aujourd'hui : je suis pleine d'empathie pour vous, pour nous, pour les petites files que nous avons été, pour celles que nous élevons.

La pleine conscience, je l'ai déjà écrit 100 fois je crois, est une sorte de coffre aux mille merveilles pour moi. L'EMDR m'a aidé aussi à poser quelques bagages vraiment qui me prenaient trop d'énergie.

Courage à toutes dans les chemins qui sont les vôtres !

izabelle
Animatrice forum

[quote=Zab33]

C'est amusant, j'ai fait le test. Ma petite a un tout petit score même si quand je valide "vrai" c'est telrriblement vrai... Elle est très régulée ma petite, capable de dire "j'ai pu faim" quand il reste 2 pâtes dans son assiettes (aussi un prétexte pour manger le dessert plus vite ;-)).

Mais ma grande explose le compteur !!! ;-) Et c'est vrai qu'elle a tendance à avoir des eme... Elle mange quand elle s'ennuie, elle mange en cachette... Va falloir que je le voie ça aussi...

Je sens que je vais retourner dans le coin des mamans...

[/quote]

on peut être hautement sensible et bien régulé alimentairement, c'est le cas de ma fille, qui explose aussi le compteur (21) mais qui en effet suit totalement les besoins de son corps (bon je lui ai appris depuis toujours, aussi)
bien sûr dans une fratrie, l'un peut être plus sensible que l'autre, c'est juste comme ça,  comme l'un peut avoir besoin de lunettes et pas l'autre...
pour ta grande, ça peut être intéressant d'en parler avec elle, de l'aider  à mettre des mots sur ce qu'elle ressent, et savoir doser
avec ma fille de 10 ans, j'utilise pleine conscience ET défusion, et cela l'aide énormément au quotidien à gérer sa sensibilité

izabelle
Animatrice forum

[quote=Soleluna]

En gros, avant de transcender, faut laisser les sentiments négatifs et difficiles pleinement s’exprimer. J’ai voulu aller trop vite en besogne, par pudeur et honte. Peut-être par orgueil aussi.

[/quote]

tout à fait Soleluna

parfois, vouloir trouver un "sens" à son expérience désagréable est aussi un moyen de lutte, de fuite

par ce mécanisme de défense que l'on appelle la rationnalisation...

oh que je connais moi aussi !!

 

c'est un moyen de lutter contre ce qu'on ressent

et pourtant, trouver un sens à son expérience est hyper important, quand on veut le faire  "trop vite",  on  zappe la phase de vécu de l'émotion

et à force de zapper c'est la lutte continuelle

 

ton raisonnement me parle tout à fait

izabelle
Animatrice forum

[quote=Lavienrose]

Mais plus j'avance dans ma vie et plus les paysages changent et le méconnu fait place....c'est la que ça se complique pour moi car je n'ai pas le mode d'emploi alors je dépasse mes limites..... Lutte fatigue colère réapparaissent!!!! Mais je connais ces symptômes alors avec la PC et mon expérience de moi même je ne sombre pas, mais p*** que c'est dur de voir qu'on est pas encore sortie d'affaire.... Donc oui la lutte est la, Tout est question de prise de conscience et après d'apprendre à lâcher prise... [/quote]

oui  c'est vrai je l'ai ressenti moi aussi

depuis que j'ai compris cette histoire de haute sensibilité, j'ai ouvert une porte : oui, je ne serais pas cantonné à un univers maitrisé et connu,  je peux  apprendre à vivre des situations plus stimulantes.....

allez hop, en avant....

ben le système interne, lui....  ouh là là.....  petite panique à bord....  ça va trop vite......

et la lutte revient automatiquement

je crois que ce sont des systèmes bien efficaces et bien automatisés, tant mieux, ça nous protège

pour faire bouger les choses, je crois qu'il faut le faire une grande intelligence, c'est à dire  patience !!   progressivement....

 

la prise de conscience et le lacher prise.....  c'est l'essentiel

Soleluna.
Ancien abonné

[/quote]

parfois, vouloir trouver un "sens" à son expérience désagréable est aussi un moyen de lutte, de fuite

par ce mécanisme de défense que l'on appelle la rationnalisation...

[/quote]

Oui exactement Izabelle !!! Ca aussi ca me parle, beaucoup, ça trottait dans ma tête et tu l'as mis en mots autrement et comme un aphorisme, exactement dans le mille, il y a tout dedans et à partir de là, je peux redéployer les idées derrière ! Je vais me le garder :)

J'ai souvent eu le sentiment aussi que je pouvais m'enfermer dans les raisonnements, je jouais avec les concepts et les mots, je voyais (et je vois) super clair, vraiment, et vaste, une image large du processus et ce faisant je croyais maîtriser mon sujet. (Maitrise, contrôle etc). Ce qui est vrai, j'ai la connaissance, mais alors faire avec, pfoui! Comme disait Prunille ailleurs, 20/20 en théorie, pas grande chose en pratique ! damned!

Je veux réussir à faire avec, pas juste à comprendre, bordel. bon bon.

Zab33.
Abonné

Hélas il y une grosse différence entre la compréhension et l'intégration :-(

Et c'est tellement vrai que la comprehénsion ou sa recherche peut être un écran de fumée qui permet encore...de se cacher...

Zab33.
Abonné

[quote=izabelle]

pour ta grande, ça peut être intéressant d'en parler avec elle, de l'aider  à mettre des mots sur ce qu'elle ressent, et savoir doser

avec ma fille de 10 ans, j'utilise pleine conscience ET défusion, et cela l'aide énormément au quotidien à gérer sa sensibilité

[/quote]

 

J'ai essayé d'en parler avec elle mais j'avoue que je ne sais pas bien parce que tout n'est pas clair pour moi. Disons que j'ai déjà du mal à gérer mes eme alors pour elle c'est encore plus dure de l'accompagner. Là encore je suis démunie...

izabelle
Animatrice forum

oui bien sûr, mais en tant que maman tu n'as pas à faire grand chose, sauf que c'est absolulment pas ce qu'on fait intuitvement

juste  "être là"  avec elle quand elle vit des émotions fortes,  l'aider à accepter de les vivre simplement en ne cherchant pas à les faire disparaitre, les controler

juste être là, et dédramatiser sans minimiser

du style :  je comprends, cette émotion est forte, c'est diffcile pour toi  et puis être simplement avec elle

 

le but est qu'elle perde peu à peu l'habitude (spontanée) de lutter contre ses émotions

et n'oublie pas que tu peux la faire aider, aussi, pour ça, si besoin

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