La personne que vous voulez devenir - 03112012

Sylvie75.
Abonné

La personne que vous voulez devenir ou La personne que vous ne voulez surtout pas devenir ?

Que vous disent vos émotions à ce sujet ? Moi, c'est une question qui revient régulièrement en ce moment.

Et il m'est en ce moment plus facile de dire celle ou celles que je ne veux pas devenir, dessinant ainsi un portrait en creux de celle ou celles vers laquelle je veux tendre.

Je ne veux pas devenir telle dame de ma famille, qui m'étourdit de paroles et de pensées, sérieuses et intéressantes il est vrai, mais surabondantes, envahissantes, elle ne se pose jamais.

Je ne veux plus materner qui que ce soit. Je lance une invitation quelconque, untel ne répond pas ? cela équivaut à un non. Depuis que je n'enseigne plus ni ne milite, je refuse de materner qui que ce soit, et j'ai choisi un métier pour m'éviter ce genre de relations qui m'engagerait à être envahissante. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées.

Je veux savoir écouter, dialoguer, laisser passer un silence dans une conversation sans m'en inquiéter.

Je veux savoir entendre quelqu'un pester contre moi, et me dire que ça n'a aucune espèce d'importance, n'essayer ni de lui plaire, ni de m'excuser, ni de me justifier.

Je ne veux plus avoir peur de perdre ceux que j'aime, de découvrir de nouvelles amitiés, je veux admettre que les amitiés sont un peu superficielles, sont destinées à passer sans que ce soit un problème; L'important, c'est d'y trouver de la douceur.

Je voudrais devenir l'amie d'un de mes frères, celui avec qui je pense que c'est possible, et cesser de vouloir devenir l'amie de mes deux autres frères et de mes parents, avec qui je n'ai pas grand chose de commun. Du coup, cela signifie les voir moins longtemps à Noël, car passer une semaine entière avec des gens avec qui on n'a pas grand chose en commun, c'est bien long. Visons d'abord 4 jours.

Je souhaite passer nouvel an toute seule, et pas avec mon mari chez ma belle famille. Il faudra voir comment j'ai envie d'occuper ce soir un peu particulier.

Je souhaite faire ce qui me plaît et l'assumer, sans me soucier si cela paraît extravagant aux yeux de la plupart des gens. Dès l'instant où, de moi à moi, je sais que je ne le fais pas POUR être extravagante ni choquer, mais pour respecter mes voeux personnels.

Commentaires

viviette.
Abonné

Bonjour Sylvie,

Tu es diécidément sur tout les fronts, et ma foi, c'est très bien. Ce que tu souhaites, c'est ce que j'ai commencé à faire mais plus doucement. Ne faire que ce qui est important pour moi, pas forcément pour les autres. Mais cela prend du temps!

Alors je vais suivre ce post.

Bonne continuation

Viviette

elsab.
Abonné

 

Merci Sylvie pour tout ce que tu écris. J'aime beaucoup ce post et je veux le suivre. A mon tour je vais réfléchir à ce que j'aimerai voir changer dans ma vie... J'ai quelques idées là-dessus et j'ai aussi commencé à changer quasi-inconsciemment. La RPC aide beaucoup pour ça. Parfois quand un évènement ou un sujet me touche particulièrement, je respire pour prendre du recul, pour voir avec plus de distance ce qui me touche pour que ça ne me touche pas de façon négative, et ca marche même si je dois encore progresser là dessus.. Mais faire le tri parmi ceux qui m'entourent, je veux faire ça, ne pas subir les névroses des autres, dire non, j'ai beaucoup d'ambition mais ca va prendre du temps. Le temps, LC m'a appris à le prendre, d'ailleurs je reviens d'une semaine de vacances pendant laquelle j'ai eu besoin de prendre du recul et je n'ai pas mangé plus pour autant... J'ai beaucoup de plaisir à revenir aujourd'hui et retrouver le forum!

Donc je vais réfléchir..

apolline.
Abonné

Toujours des sujets qui interpellent Sylvie et me font gratter la tête...

Je ne voudrai pas devenir une grosse dame "gentille" sympathique,qui est censée, puisque ronde ,être douce ,charmante,une femme qui quand elle dirait non je ne suis pas d'accord ferait l'etonnement de toute sa famille...une femme qui comme pour se faire pardonner de vivre s'excuse de tout par avance...un exemple frappant mon pseudo d'un blog...la petite souris...en somme je ne veux pas devenir ce que je suis en ce moment...

Je veux devenir moi ,ni plus ni moins,sans pulsion agressive,que je retourne contre moi si souvent en mangeant,je veux pouvoir dire NON quand j'en ai envie...je veux exister au sein de ma famille en tant que moi même là ou on me m'attend pas...j'ai fait mes choix qui n'étaient pas ceux de mes parents et j'ai besoin d'exister aussi dans ces choix(on peut être mère au foyer sans être débile,s'interesser à tout et même mieux que beaucoup car nous avons du temps).Mon cerveau n'est pas en jachère il fonctionne...je ne suis pas entre closer et un livre harlequin...a vous de le comprendre...j'aimerai retourner à la piscine même grosse car c'est un vrai plaisir dont je me prive ce qui est idiot car j'en ai vraiment besoin et je n'ai pas envie de faire parti d'un guetto genre toutes les grosses ensemble au bain...je veux juste m'assumer ...retrouver le plaisir de vivre sans penser à ma constante...la mort...ras le bol d'être vécue comme malade depuis toujours,présentée comme diabétique alors que mes résultats sanguins sont normaux(mais bon pour des parents médecins mon poids les remettaient en question)...je veux me reconstruire je vous le dis d'ailleurs les filles"je suis en travaux"...

elsab.
Abonné
Oh Apolline! Comme ton message me parle. J'aurai presque pu l'écrire... Il paraît que je suis le pilier de ma famille, car je suis le pacificateur, celle qui trouve toutes les solutions pour tout le monde, qui a toujours une oreille attentive, un regard compréhensif, un sourire encourageant... Ou suis-je vraiment dans cette description, je ne le sais pas moi-même, ce que je sais c'est que la plupart du temps je m'ennuie quand ma famille est la, que leur manque d'intérêt pour moi me ferait presque sourire si ce n'était que ça fait quand même un peu mal quand personne n'a cette gentillesse de remarquer que je me suis affinée alors que mes collegues au travail ont eu cette attention. Même si je sais que la réaction de ma famille est aussi un peu de ma faute, à force de s'effacer on finit peut être par disparaître...je me pose quand même beaucoup de questions. Apolline pour la piscine, si tu peux faire de l'aquagym près de chez toi, je te le recommande car hormis la facilité que ça donne à faire de l'exercice sans sentir son poids, la plupart des participants à ce type de cours sont des femmes très loin d.etre des sylphides comme moi et le regard et bienveillant (on s.en fiche en fait..). Lance toi, si j.habitais ta région j'irais bien avec toi mais...
Sylvie75.
Abonné

[quote=apolline]j'aimerai retourner à la piscine même grosse car c'est un vrai plaisir dont je me prive ce qui est idiot car j'en ai vraiment besoin[/quote]

Moi, à la piscine où je vais, je ne me sens pas trop mal en maillot de bain, genre, moche mais c'est pas grave. C'est une petite piscine (assez) calme aux heures où j'y vais, et assez souvent un ou une handicapé(e) mental(e) nage voluptueusement. Comme lui ou elle, je me dis que je me sens "enfin normale" dans l'eau. A part que je nage beaucoup moins bien !

[quote=elsab]à force de s'effacer on finit peut être par disparaître...[/quote]

Pas à mes yeux Elsab. Pour moi qui ne sais pas m'effacer assez ou assez souvent, les gens discrets, je bois leurs paroles le peu de temps où ils ouvrent la bouche. Je vous le donne en mille, mon mari est discret. Lol. Pour moi, c'est un sérieux atout de séduction, la discrétion. Quand en plus, ils citent du Shakespeare dans le texte quand ils ouvrent la bouche "This above all..to thine own self, be true" (Hamlet) lol... Merveilleuse citation, elsab. J'adore également celle-ci Weigh oath with oath, and you will nothing weigh. Pesez des serments avec des serments, et vous péserez le néant.

Quand tu dis "ta famille", je traduis par tes parents, frères et soeurs, me trompai-je ? Ou bien tu veux dire ton mari et tes enfants ?

elsab.
Abonné

Oui, j'aurai du préciser le mot "famille". Il s'agit davantage de la famille moins proche, frère, soeurs, nièces, belle-soeur. Mon mari est heureusement attentif à ce que je fais et ne manque pas de me complimenter. Mes enfants sont sympas aussi mais pour eux je pense que mon aspect physique est un aspect de moi qu'ils ont appris à gommer, à considérer comme secondaire, en fait je me rends compte que  j'ai si bien masqué ma souffrance par rapport à mon poids que personne ne voit l'intéret de m'en parler, dans un sens comme dans l'autre, ça pourrait expliquer ce que je ressens comme de l'indifférence soit en fait de la pudeur... 

LC m'a aidé à exprimer tout ce que j'ai enfoui, notamment grâce au forum et mon évolution n'est pas vraiment visible encore pour mon entourage.. 

Ta citation vient de quelle pièce?J'adore...

Sylvie75.
Abonné

Le songe d'une nuit d'été. :)

Zabouillette.
Abonné

Vous êtes géniaux! je ne sais pas si c'est le fait de suivre le programme de LC qui nous fait arrier à un moment ou à un autre à cette étape..... Après un séjour chez mes parents, j'en suis arrivée au constat que je ne voualis pas devenir comme ma ère (et j'en prenais le chemin!). J'aime tendrement  ma mère, mais ça ne veut pas dire que je veux lui ressebler, en particulier sur certains traits de caractères....

 

Je ne veux pas non plus devenir la bonne grosse qui a toujours bon caractère et qui dit toujours oui aux corvées (boulot).

 

Je veux devenir à la fois plus serine et plus ferme (caractère.... et physique?).

 

Je veux cesser de faire passer les autres avant moi.

 

Je veux aimer et être aimée!

 

biz à tous

Sylvie75.
Abonné

[quote=la personne qui tient les promesses qu elle se fait à elle-même]Du coup, cela signifie les voir moins longtemps à Noël, car passer une semaine entière avec des gens avec qui on n'a pas grand chose en commun, c'est bien long. Visons d'abord 4 jours.[/quote]

J'ai pris mon billet pour aller dans ma famille à Noel, pour 4 jours...

Et j'ai déjà discuté avec mon mari que je ne passerais pas forcément le nouvel an avec sa mère... à regarder Sébastien à la télé. Je déteste Sébastien.

Je pense que je dégusterai quelques fruits de mer puis lirai un bon polar... Et le 1er de l'an au matin, à l'heure où tout le monde cuve sa gueule de bois, j'irai marcher au bois de vincennes, s'il ne pleut pas.

[quote]Je ne veux plus avoir peur de perdre ceux que j'aime, de découvrir de nouvelles amitiés, je veux admettre que les amitiés sont un peu superficielles, sont destinées à passer sans que ce soit un problème; L'important, c'est d'y trouver de la douceur.[/quote]

J'ai répondu présente à cette collègue du travail qui m'a proposé son amitié. Avec elle, je sens que les relations seront douces et bienveillantes.

Ariciane.
Abonné

Bonsoir Sylvie smiley

Je lis ton post et la première chose que je me dis en le lisant c'est ... mais qui elle est, c'est déjà super ! 

Bon, je fais référence à l'image que je me suis formée de toi, à travers ce post ou à travers d'autres interventions. Une personne coloré et généreuse, bavarde et pleine d'humour, franche aussi. Une personne bout en train, qui aime être au centre de l'animation, pleine d'énergie, une personne sensible et enjouée, qui aime se sentir entourée, qui aime faire la fête et ne pas se prendre la tête, une femme un tantinet rebelle, qui aime à jouer avec les mots et aime à taquiner...

Je me sentirais bien d'hymeur taquine moi aussi ! 

Sans aucun doute, il me semble que tu peux décider de faire les choses différemment (ne plus prendre en charge ou materner, faire plus ce qui te plait, développer l'amitié avec l'un et pas avec les autres ...) mais je suis certaine que ce que tu es ne doit en rien être modifier. Une thérapeute s'amusait souvent à chantonner "tout est bon chez elle, y a rien à jeter !". Je passe ...

Bon. Ceci dit, moi aussi j'aimerais devenir la personne que je rêve d'être ... (quoi que je pense que j'apprécierais qu'on me réponde que je suis très bien comme je suis cool).

J'aspire à développer des talents de sagesse et de respect : apprendre à mettre plus de nuances dans mes propos, à être plus diplomate, à mettre de la douceur dans ma vie, ne plus me laisser autant toucher par les critiques et les problèmes des autres, pouvoir m'affirmer et mettre mes limites sans colère, me faire respecter de manière naturelle, me respecter et prendre soin de moi, ne plus me positionner dans les groupes comme sauveur tout en restant généreuse, mais surtout ne plus me positionner comme bouc émissaire (me donner suffisamment d'importance pour ne plus me "sacrifier" pour les autres ou pour le groupe).

Au sujet du silence ... Personnellement, j'adore le silence. Une des choses que je préfère, c'est quand mon mari et moi sommes en train de faire chacun ce dont on a envie : lire un livre, surfer sur Internet, regarder un film. On est en co-présence mais on ne parle pas nécessairement. On est chacun dans notre bulle et heureux d'y être et en même temps, on est content que l'autre ne soit pas loin.

J'ai remarqué que ma capacité à être dans le silence avec quelqu'un dépend de mon sentiment de sécurité avec cette personne. Si un silence se prolonge et que je suis capable de rester centrée sur moi sans me sentir en danger tout en restant dans l'ouverture avec l'autre ... c'est souvent un signe que je suis dans une relation bienveillante. Quand la relation ne me sécurise pas assez, j'ouvre mes frontières et j'ai tendance à me perdre dans la relation à l'autre. Après,  j'ai besoin de retrait / de solitude pour me retrouver mais ... l'autre n'est pas bienvenu aux abords de ma bulle. 

Sur ces pensées du soir, bonsoir ! 

Sylvie75.
Abonné

Bonjour Ariciane,

Je me reconnais totalement dans ton dernier message. Non pas dans la description que tu fais de moi, mais dans la description que tu fais de toi. lol.

Quand on voit à quel point on ressemble psychologiquement à d'autres femmes plus ou moins rondes, on acquiert la conviction que notre problème de surpoids a bien de bonnes grosses racines psychologiques. Ce forum en est pour moi la preuve chaque jour.

Je ne souhaite pas évoluer parce que je ne m'aime pas. Je m'aime bien la plupart du temps, et assez sereinement.

Je souhaite évoluer sur les points que je n'aime pas chez moi, et il y en a quelques-uns, assez peu. (Dame ! J'ai 45 ans, alors depuis 30 ans, j'ai déjà fait un gros travail heureusement.) D'ailleurs tu me fais toucher du doigt ce problème : ce ne sont pas seulement mes parents ou ma fratrie que je n'aime guère, c'est celle que je suis quand ils sont présents. Les frictions douloureuses avec eux me stressent, polluent mon comportement conscient. Je me dis que c'est eux qui entament les hostilités avec leurs provocations, et c'est vrai. Alors il faut que je sois davantage bienveillante avec moi-même quand ils sont dans les parages et qu'ils mettent des coups de griffe. Il est normal que je me sente en danger avec eux, et que je me tienne sur la réserve, à ne jamais me lâcher tout à fait, pour ne pas passer en une remarque d'un bien-être savoureux à une douleur criante. CE NE SONT PAS DES AMIS QUE JE ME SUIS CHOISIE. Je dois me comporter avec certains d'entre eux, dont mon père, comme si c'était des voisins qui m'avaient invité à l'apéritif. Hormi cette proximité géographique (ou génétique en l'occurrence) de hasard, tout nous sépare.

Je ne suis pas du tout fêtarde, et je n'aime pas du tout être au centre du motif. Je n'aime rien tant que rester chez moi avec ou sans mon amoureux, sans tumulte et débordements émotionnels d'un groupe. Je n'aime rien tant que la parcimonie émotionnelle. (Voir la relation de M et de James Bond dans le dernier James Bond. Cette vieille femme digne et dure (probablement symbolique de la patrie Angleterre), m'a touchée au plus haut point). Ce sont deux points importants où tu te trompes, mais même ceux qui me connaissent se trompent. Car je suis la plus sociable des sauvageonnes, comme j'aime à dire. Je donne le change. Je n'aime pas du tout être le centre d'un repas. Ca me donnerait l'impression d'être un petit chien savant qui fait son numéro de cirque toute la soirée. J'aime que la parole tourne dans les réunions, aux repas, j'aime que les échanges soient sincères et circulent. Malheureusement, c'est très rare. Classiquement, les bavards parlent (tous en même temps de préférence) et les taiseux écoutent. J'aime les forums parce que l'on peut zapper les gens qui ne nous intéressent pas, et s'arrêter aux autres.

Sylvie75.
Abonné

Toute autre chose : c'est banal de dire que la sonnerie d'un téléphone vous siffle comme on siffle un chien, à un moment où vous ne vous sentez pas disponible.

J'ai pris l'habitude de laisser sonner si je fais quelque chose. De ne pas considérer que ce que je fais a moins d'importance qu'une sonnerie de téléphone. Pour moi, c'est une question de respect de soi-même. De nos jours, il y a des boîtes vocales partout, donc une sonnerie n'a rien d'impératif. Mon mari dort et son téléphone buzze. Je laisse buzzer, son sommeil est plus important que je ne sais quel coup de fil. Apparemment, c'est très minoritaire et ça choque beaucoup ma mère, dont l'activité favorite est de se sentir utile aux autres. Pas moi.

Ederl.
Ancien abonné

Ce qui est bien c'est qu'on est toujours en devenir les choses nous forment ou nous déforment, clairement les yeux dans mes yeux je sais que je voudrais être le plus simplement possible c'est à dire être toujours accorder ou où les fausses notes sont rebellions et non pas résignation ou mauvais choix, j'aimerais être emporter par la vie par sa douceur, sa violence comme un espèce de vent, d'air qui s'engouffre dans tous les pores de ma peau dans mes oreilles et me réveiller le matin avec les yeux qui pétillent car je sais que la vie est là et attend d'être prise à bras le corps, être parmis les choses, évoluer parmis les gens, sans avoir de décalage entre ce que je peux dire et ce que je peux faire, je ne veux pas me tromper sur moi ni sur mes choix et des fois je rêve à cette terre bleue, comme un mirage, elle est ce que nous en faisons et on est ce qu'elles nous a fait, la vie est là si proche, elle peut attendre qu'on y flotte dedans, elle peut être dure et se rapprocher de la mort, mais elle est toujours vie et entièrement unique.

peewi40.
Abonné

Bonjour à tous et toutes

 

Il est évident que lorsqu'on s'engage dans ce programme, on est amené à un moment ou un autre à se poser la question de qui on est et de ce qu'on voudrait devenir.

Qui suis je: je suis une jeune femme qui n'a  que peu de confiance en la vie et peu de confiance en soi. J'ai grandi avec l'idée que la vie ést dur, qu'il faut "en chier" pour avoir ce que l'on veut, que certains ont naturellement de la chance et d'autres pas, que je n'ai que peu de pouvoir sur les choses, les gens et les évènements!! Même pour le principal domaine ou j'ai réussi  ( pour les études et le travail) j'ai beaucoup mis cela sur le compte de la chance (enfin un peu de chance pour moi) et j'ai souvent oublié que j'avais beaucoup travailler pour y arriver!

Bref, j'ai une vision assez pessimiste de la vie en général, du bonheur innaccessible, de la chance qui est toujours + pour les autres... En faisant une thérapie et un travail sur moi je me suis rendue compte que je vivais avec l'idée que la vie n'est pas rose, n'est pas vraiment belle et que derrière chaque évènement heureux peut survenir un évènement malheureux. Je me sens "victime" d'une enfance pas trés heureuse avec une mère plus ou moins toujours dépressive qui ne m'a pas aidé à croire en moi et à la vie et qui m'a souvent repproché les kilos qu'elle a pris et jamais perdu de sa grossesse.

Mais aujourd'hui, qui je souhaite devenir: Et bien je ne veux plus être une victime, je ne veux plus m'arrêter à ce que j'ai vécut ou ce que l'on m'a appris. Je veux retrouver le pouvoir que l'on a tous en soi: celui de décider de sa vie. La thérapeute m'a dit un jour une phrase qui m'a beaucoup marqué : " Ce n'est pas ce qui nous arrive qui conditionne notre vie, c'est ce que l'on en fait". J'ai fini par comprendre pourquoi alors qu'il me semblait que mon but 1er était de perdre du poid, je me mettais en échec tout de suite. Je n'ai tout simplement pas confiance en ma capacité d'y arriver, au fait que moi seule je peux changer les choses et que je peux me rendre la vie plus belle et plus agréable. Je peux me faire ma propore opinion et décider que finalement la vie peut être belle si j'accepte de la voir comme cela et si je fais bouger les choses, si je met du positif. C'est tout un changement de pensée mais j'ai envie de me lancer, je ne veux pas me réveiller dans 20 ans et constater que ce poids m'a gâché la vie et me reprocher de n'avoir jamais rien fait pour le changer, je ne veux pas devenir aigri devant ce qu'aurait eu les autres et pas moi, je ne veux pas avoir l'impression d'avoir toujours subi les évênements ou les gens. Je ne veux pas vivre dans la rancune, je suis adulte aujourd'hui et c'est à moi de décider de ce que je fais de ce que l'on m'a donné. Il y aura des choses a jeter, des choses a garder et des choses à construire mais si je ne le fais pas moi même, personne ne pourra le faire pour moi. Ce programme m'a permis de me "réveiller" et de m'apercevoir que ce pouvoir que je croyais perdu, je l'ai en moi et qu'il n'attend qu'une chose, que je m'en serve!

viviette.
Abonné

Bonjour Peewi40,

Je vais dire que tu m'enlèves les mots de la bouche, et je ressens profondément ce que tu décrits si parfaitement.

Je sais que je ne veux plus être celle que je suisaujourd'hui, et je sais que le travail est commencé et quel travail!

"Ce n'est pas ce qui nous arrive qui conditionne notre vie, c'est ce que l'on en fait" J'ai toujours eu l'impression de marcher à côté de mes basquettes. Je veux essayer maintenant d'être bien dans mes basquettes. Un vaste programme. Je ne sais encore pas vraiment ce que je vais ou veux devenir, mais ce programme va certainement m'aider à progresser et plutôt que d'essayer de vous dire ce que je voudrais être, je préfère revenir dans quelque temps et vous dire ce que je suis devenue.

Evitement? Je suis plutôt introvertie, j'ai du mal à exprimer ce que je ressens, je reste refermée sur mes émotions, mes sentiments, mes ressentis. Mais tout ce que je peux lire sur ce forum, trouve écho en moi. Il est temps que j'enlève cette carapace qui m'étouffe. Et vous y êtes toutes un peu pour quelque chose. Oui, une thérapie ce forum.

harmony.
Abonné

Tes propos sur toi m'ont touché... certainement parce que je m'y reconnais. Tu as un regard précis, posé, détaillé et profond sur toi; est ce la preuve d'une certaine expérience dans le recul et l'analyse, la maîtrise des émotions et la psychologie; j'aimerai cheminer de la sorte

Cordialement

Bonne journée

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