les EME liées à l'hyper sensibilité - 23082013

izabelle
Animatrice forum

voilà je crée un post pour parler d'une cause d'EME, qui, en ce qui me concerne, est véritablement la cause principale de la majeure partie de mes EME : l'hypersensibilité...

alors que je déplorais, sur mon blog,  d'avoir énormément d'EME dans les occasions "sociales",  même agréables,   Mandala (encore merci!) m'a mis sur la piste en me citant Elaine Aron et ses travaux sur l'hypersensibilité.

J'ai commencé à lire son livre en anglais (parce que sur tablette,  mais je vais plus lentement qu'en français), et alors c'est vraiment tout à fait moi...   sur le test au début, je crois bien que j'ai répondu  "oui"   à l'intégralité des questions.....

Pour résumer très brièvement le truc ( d'autant que n'ayant pas fini le bouquin, j'aurais du mal à être exhaustive),  elle stipule que certaines personnes sont prédisposées à un trait de personnalité particulier, l'hypersensibilité,  qui fait qu'ils reçoivent les stimulations de façon beaucoup plus forte que la moyenne des gens.

Du coup,  ils sont vite submergés par l'intensité de ces stimulations....

 

quand j'étais enfant, ça partait en crise de nerfs....  et puis j'ai trouvé...... la nourriture....   

aujourd'hui personne ne voit que l'hyperstimulation me pose problème, sauf moi puisque j'ai des EME totalement irrépressibles dans ces moments-là (mais à part ça, je ne ressens rien, cela passe direct dans les EME)

si je fais l'effort de me concentrer sur un seul élément, une seule personne, les EME disparaissent, mais j'ai beaucoup de mal pour l'instant, j'écoute par exemple toutes les conversations en même temps (dont parfois dans des langues différentes), je sais où est chaque personne et ce que chaque personne écoute ou a saisi de chaque conversation....  le niveau de faim de chaque personne, ce qu'il a mangé depuis le matin, la façon dont il a dormi, bref, toutes les informations qui sont passées à ma portée et aussi l'état d'âme de chacun que je ressens, éventuellement ce que chacun pense de ci ou de ça, ainsi que leurs préférences alimentaires

je sais que je ne suis pas wonder woman, mais je sais aussi que cela m'épuise totalement et que la tablette de chocolat est ma bouée de sauvetage....

 

je comprends aussi mieux pourquoi j'ai besoin de mes deux-trois heures de silence par jour,  pour être moins stimulée

 

quand j'ai quitté Paris pour la campagne, j'ai eu une sensation de revivre,  je n'ai vu personne pendant un an, moi qui suis très sociale, et j'ai perdu 15 kg d'un coup

 

bref, je raconte ma vie, mais le but de ce post  c'est de pouvoir échanger entre personnes hypersensibles, parce que j'imagine qu'il y en a un certain nombre par ici.....

 

aujourd'hui si j'arrive à accepter le sentiment de rejet, d'échec, la colère, la tristesse, l'abandon, l'impression d'être un looser ou d'être inadaptée socialement,    il est clair que la sur-stimulation, notamment par la présence de beaucoup de monde autour de moi  me met dans un état que je n'arrive pas à supporter pour l'instant  (et que j'aimerais apprivoiser)

 

donc j'ai pensé que l'on peut réfléchir ensemble à la façon de vivre ces situations.......

 

voici le livre que je lis sur la question : HSP, the higly sensitive person  (mais il existe aussi en français, je crois)

 

Hypersensibles de tous les pays, unissez-vous!!!   laughlaughlaugh

Commentaires

liegama.
Ancien abonné

Merci pour ton post intéressant Izabelle. Je vais aller voir le lien. Je ne sais pas si je suis une hypersensible mais je sais que je joue un rôle social qui me demande beaucoup d'énergie et que souvent quand je dépasse un certain seuil j'ai des EME plus tard. 
Je sais également que j'aime beaucoup ma vie en ce moment car je suis seule avec mon mari et que nos interractions sociales sont limitées à toutes les personnes que l'on rencontre pour le magasin, ce qui fait beaucoup de personnes mais ne me demandent pas le même niveau d'énergie que des amis ou encore, le pire pour moi, ma famille. 

Je me sens également plus à l'aise en tête à tête avec les gens. Tous mes repas de famille étaient remplis de bruits, d'émotions, de discussions (6 enfants ça fait du monde à table, et on était souvent 15 ou 20 durant l'été et plus durant certaines fêtes). 

Ce fut un apprentissage d'arrêter d'essayer de faire plaisir à tout le monde et peu à peu ça m'aide à ne plus avoir d'EME après une sortie. 

Comme toi j'ai compris il y a deux ans que j'avais besoin de calme mais ce fut un long apprentissage car avant je vivais constamment dans le speed, en faisant l'autruche avec des énormes EME comme bouées de sauvetage. 

Pourtant l'image que je donne de moi est quelqu'un de très extravertie, ouverte, rigolote, bavarde, volubile. Mais c'est lié à mon besoin d'être souvent au centre de l'attention, pour compenser mon manque d'amour. Quand j'ai conscience de ce besoin et que j'arrive à me l'octroyer seule, je n'ai plus besoin de faire mon show et ça va mieux, ça appaise mes rapports aux autres également. 

Je n'ai pas encore cherché, encore moins trouvé de solutions pour les grands repas en famille, pour l'instant je les évite. Je sens que j'ai besoin de me stabiliser seule un peu plus, je m'octroie de grandes vacances loin de ma famille et ça me fait un bien fou. 

serenite8.
Abonné

Je me sens moins seule en vous lisant.

izabelle
Animatrice forum

toi aussi serenité?  dis-nous en un peu plus  (si le coeur t'en dit..)

 

Liegama je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis

moi aussi je fais mon show, parfois, je parle, je parle, et même j'adore ça, avoir du monde à la maison, et refaire le monde en éclusant des litres de café

dès que je suis en relation duelle, aucun problème, je reçois aussi beaucoup de monde pour mon travail, aucun problème,  par contre quand je travaille dans des groupes à gérer, là j'assure professionnellement (du coup avec cette conscience de chacun, c'est pratique), mais c'est le même phénomène, je tiens  "au chocolat"

la seule façon que j'ai aujourd'hui de voir qu'il y a un truc qui ne va pas, ce sont des EME super intenses, avec aucune émotion négative, que des ressentis super-agréables,  mais un besoin de se calmer..... ultra fort

j'essaie de travailler entre tolérer cette stimulation et l'excitation    et   pouvoir m'accorder des plages de récupération....

je pense qu'il y a des méthodes à trouver avec la pleine conscience, in situ

 

de plus les interactions sociales sont une valeur forte pour moi,  et je m'aperçois que je ne peux le vivre pleinement en raison de cette hypersensibilité, donc il me faut trouver un mode de fonctionnement dans ces situations

leena.
Abonné

Merci Izabelle d'avoir créé ce post !

J'ai fait quelques recherches sur le sujet... et je crois bien que le diagnostic peut être posé pour moi aussi !

J'ai compris il y a un moment que j'étais hyperempathique. C'est d'ailleurs une qualité que j'utilise et que je développe au quotidien, étant dans une profession paramédicale. Comme toi, je donne beaucoup de ma personne et cela m'épuise. Je rentre chez moi le soir vidée, surtout les jours où mes patients ont du mal eux-mêmes à avancer.

Contrairement à toi par contre, je ne suis absolument pas capable d'être attentive à chacun en situation collective ! Par exemple, je me suis souvent fait la réflexion que je suis tellement peu physionomiste que je serais incapable de faire une description en cas d'agression ! En revanche, en situation duelle, je perçois pas mal de choses. Mes amis m'apprécient pour ça d'ailleurs : je sens rapidement quand ça ne va pas, ne crois pas à un sourire de façade ou ressens les préoccupations des autres. Ils me disent aussi que je sais trouver les mots.

En amour, cette hypersensibilité m'a déjà joué des tours. Je m'attends à ce que l'autre soit sensible comme moi, mais ce n'est pas toujours le cas. Résultat je m'emballe très vite, je me fais des films à partir d'un message reçu, d'une parole, d'un regard... Et je mets du temps à guérir d'une déception. Bref, je suis toujours célibataire !

J'ai tendance à être influencée par l'état d'esprit des autres aussi : mes amis vont bien, je vais bien. Ils dépriment, moi aussi. Après, je pense que l'on dégage inconsciemment qch qui fait écho à ceux qui ont une humeur proche de la nôtre à un moment donné... Donc je crois à une influence réciproque, une espèce de force d'attraction inconsciente...

J'ai découvert le lien aussi avec ma sensibilité aux bruits. Déjà petite, j'ai toujours sursauté aux bruits, aux personnes... Je suis très sensible aux cris dans la rue, aux sirènes des pompiers, aux fanfares ou encore aux feux d'artifice.  Mes parents ont même cru que j'avais des problèmes d'audition, mais les audiogrammes ont toujours été bons. Je crois que depuis toute petite je me mets facilement "dans ma bulle", pour me protéger, m'isoler, me retrouver. Du coup je vis les bruits forts comme une intrusion.

J'ai aussi une forte sensibilité tactile : je ne supporte pas les chatouilles, les contacts corporels dans les lieux publics, les gens qui se mettent trop près de moi pour me parler... A l'inverse, je fonds quand on me prend la main ou qu'on me fait un câlin !

Je suis assez créative, plutôt artiste dans l'âme, du genre réfléchie et rêveuse en même temps. Je me suis toujours posé beaucoup de questions, on me disait mature déjà à 10 ans. Je suis très réceptive à tout ce qui touche au bien être (massages, relaxation...) D'ailleurs, la découverte de la méditation et du yoga, ça a été une révélation pour moi : un vrai apprentissage du lâcher-prise !

Je suis très sensible à la musique aussi : elle a toujours fait partie de ma vie, m'a aidée à prendre conscience de mes états d'âme et me permet de vivre mes émotions. D'ailleurs, pour les mariages et anniversaires, on m'a souvent confié les recherches de musique et les discours, et à en croire les larmes et les retours de chacun, je vise assez bien la corde sensible !

Voilà pour mon hypersensibilité à moi. Désolée pour le pavé un peu décousu...

Je vais creuser le sujet  en tout cas, merci encore Isabelle !

noodledish.
Abonné

Salut tout le monde :)

Je rejoins le club...

J'ai fréquemment (et de plus en plus souvent) des frissons le long de ma colonne vertébrale lors d'émotions.

L'autre jour j'ai laissé passé une voiture qui sortait de son stationnement. Le monsieur m'a bien dit merci. J'ai ressenti une vive émotion, je me suis dit "tu vas pas pleurer quand même!".

Lorsque mes patients me racontent leurs difficultés je ressens souvent un poids qui me tombe dans la poitrine. Je poursuis parfois leurs phrases lorsqu'ils ne trouvent pas les mots et ils n'ont jamais l'air de s'en sentir frustrés.

Je crois que je vis dans l'autre alors parfois quand je suis seule je me sens drôlement vide. Il faudrait que je fasse attention à me regarder plus souvent moi-même. Sinon c'est le trop plein.

Petite je suis tombée dans les pommes à un enterrement. Pourtant je pense qu'à l'époque j'avais fortement inhibé ma sensibilité. Elle se découvre de mieux en mieux ces dernières semaines. Je suis allée voir un thérapeute en médiation sinokinétique, il a "fait tomber des noix de cocos" comme il l'a si bien dit. Et plus les fleurs de Bach m'aident à sortir de ma chrysalide aussi...

Toujours est-il que ce n'est pas facile de mettre à nu cette sensibilité. Les émotions positives peuvent être très intenses mais la douleur est tellement vive parfois... Je m'y noie.

leena.
Abonné

Merci Noodledish pour ta contribution. 

Je viens de réaliser que cette discussion parlait aussi des EME, et que je vous ai raconté ma vie, avec mes avancées positives, sans parler de ce qui est douloureux. C'est tout moi ça...

Si je suis là, c'est aussi parce que j'ai des EME récalcitrantes, qui me gâchent encore la vie, et qui sont là pour me rappeler que tout ne va pas si bien que je peux le dire.

Je complète avec ce que je commence à comprendre des liens entre hypersensibilité et EME, si ça peut nous faire avancer...

Petite, j'étouffais mes émotions : je me retenais de pleurer, de rire aux éclats. Dans ma famille, on me renvoyait que la sensibilité était une faiblesse. Je crois bien que j'étais au bord de l'implosion quand j'ai quitté le nid familial... Comme Isabelle, et sans doute pas mal d'autres ici, j'ai vite compris que la nourriture pouvait me remplir et étouffer mes ressentis.

J'ai longtemps cru qu'il fallait faire comme si tout allait bien. D'ailleurs, tout le monde autour de moi croyait que ça allait. Jusqu'au jour où à trop m'occuper des douleurs des autres, j'ai craqué. Ca devenait trop lourd de faire semblant.

Grâce à mon psy, j'ai appris à laisser s'exprimer ce que j'ai en moi, je me découvre telle que je suis au fond, et pas comme on voulait que je sois. Ma créativité et ma sensibilité se révèlent petit à petit.

Comme tu le dis Noodledish, tout cela implique davantage d'intensité dans ce que l'on vit, dans les moments négatifs comme positifs... Je pense que notre hypersensibilité est une richesse, une profondeur d'âme qu'il est bon de cultiver... Mais il faut aussi apprendre à  ne pas se laisser submerger, et ce n'est pas toujours simple...

Mille pensées à la communauté des hypersensibles !

Bises

serenite8.
Abonné

Et oui Iza, moi aussi mais quand je vous lis j'ai le sentiment de n'avoir rien d'autre à ajouter, tout est dit, tout est là...

Je ne vis que pour les autres, s'ils vont bien je vais bien, je peux même dire que je supporte difficilement que quelqu'un soit malheureux et je suis prête à remuer ciel et terre pour dénoncer une injustice, surtout vis-à-vis de personnes vulnérables qui ne peuvent se défendre.

Mais je me soigne.....et je pense avoir ouvert une porte...j'arrive de plus en plus souvent à prendre de la distance et du recul, cela reste problématique avec mes proches, mon compagnon, mon fils, mes amis intimes mais j'apprends la distance émotionnelle avec les autres, enfin.....parfois j'échoue encore...néanmoins je suis sur la voie.

Je n'ai pas le choix, c'est cela ou.....je ne sais pas

J'ai trop donné de ma personne et je suis au bout de quelque chose, les crises de boulimie que j'ai connu ces derniers temps ont été révélatrices du trop plein, de la limite que j'avais franchie.  J'ai toujours été là pour les autres mais maintenant je DOIS vraiment penser à moi;

j'ai aussi compris que mon besoin de reconnaissance m'empêche d'être vraiment moi-même ; donner, aider les autres c'est aussi me donner de la valeur et donne un sens à ma vie. 

Je ne pourrai pas changer fondamentalement mais  suis convaincue que je peux parvenir à un équilibre. 

C'est étrange ce point commun que nous avons, je suis moi aussi fantastique en tête à tête,  la meilleure conseillère, j'en ai consolé des âmes en peine et on me dit aussi que mon empathie fait un bien fou mais une fois en groupe ou à plusieurs je ne trouve pas ma place, je suis tout à coup en retrait ou alors je peux faire mon show les jours de grande forme mais c'est très rare.  Je dois préciser qu'à la base je suis une grande timide qui avec le temps a tout de même pris un peu plus d'assurance. 

Le regard des autres a toujours été un problème, surtout ne pas décevoir, surtout ne pas déplaire....(sauf dans les "batailles" pour la bonne cause bien sûr)

voili voilà, je suis une personne bien complexe en réalité.  Vous savez je regrette de ne pas avoir rencontré des personnes comme vous sur ma route, ça m'aurait fait vachement du bien!!! eh eh non non je veux vous épargner cela aussi!!

merci pour votre partage

izabelle
Animatrice forum

eh ben finalement t'en avais des choses à dire

merci aussi à leena et noodledish pour vos témoignages passionnants

nos profils sont si proches, même si nous sommes différentes

 

après avoir passé trois jours   en "overarousal" (sur-excitation),  aujourd'hui la décompression a été très rude pour les EME,  et c'est ça qui est le plus douloureux pour moi,  car quand je retrouve enfin mon calme, j'engloutis la moitié de la maison

j'ai quand même pris le temps d'accueillir tout ceci, je ne me suis pas précipitée directement sur la nourriture, mais à un moment donné, il a fallu y passer,  et là ce n'était pas des petites EME (dont j'ai l'habitude)  plutôt des grosses qui me rendent tristes

je n'ai qu'une envie c'est de dire "non"  aux autres cousins qui vont se pointer vendredi  et d'annuler le voyage  à Paris prévu dans un élan de sociabilité........

et pourtant j'adore les échanges et je déplore la solitude sociale dont je m'entoure à cause de cette hypersensibilité

 

j'ai 6 jours pour mettre au point un premier essai de "protocole"  pour supporter deux jours avec du monde à la maison....   ça fait un peu film américain, là....  ;-)

si vous avez des idées.......

je pensais déjà

1/ prévoir des menus le plus simple possible  (dur dur car en général je profite d'avoir des invités pour m'éclater un peu en cuisine, mais après ça me bouffe tout mon temps)

2/ avoir un lieu refuge (autre que mon bureau) où je peux m'eclipser qq minutes régulièrement en cours de journée

3/   à table,   tout mettre sur la table ou à portée, me concentrer sur une seule personne et demander à mon mari de faire le service

 

pourtant je sais que ça ne suffira pas,  mais bon je cherche des pistes

si vous avez des idées

serenite8.
Abonné

oh la la, je ressens déjà la pression.

et bien bravo tout de même de pouvoir assumer tant de monde!  J'ai grandi dans cette atmosphère de bruit, des voisins qui entrent et sortent, des visites à l'improviste, des tablées, et donc spontanément je suis toujours prête à proposer de venir, de passer nous voir etc etc, d'inviter et tout comme toi j'ai une pression qui monte juste avant, j'assume pendant, et je suis même très hospitalière puisque je veux surtout que tout le monde se sente bien (sauf moi) et après je paye pendant une semaine, je me jette sur la bouffe pour récupérer...

sorry Iza....ça n'arrivera pas cette fois car tu sais maintenant comment préparer le terrain, comme tu dis comment t'aménager ton petit havre de paix quelque part (n'oublie pas d'y aller) pour pouvoir te relaxer et récupérer un peu d'énergie.

avec le temps tout comme toi je préfère m'isoler, car je connais l'ampleur des dégats et j'aime tellement cette solitude qui te permet de te régénérer.

Essaye de rester un peu plus seule les jours qui précèdent, si cela est toutefois possible?

ca va très bien se passer...

serenite8.
Abonné

prepare déjà des lasagne et tu les mets au surgélateur.  cheeky

leena.
Abonné

Effectivement c'est troublant de nous trouver ces points communs, alors que j'ai toujours eu l'impression d'être décalée par rapport à mon entourage. Serenite8, moi aussi j'aurais bien aimé qu'on se croise en vrai, on se serait bien comprises ! Peut-être même par simple télépathie du coup !

Isabelle, je comprends ton angoisse de recevoir. Je la partage, j'en avais déjà parlé sur la discussion "Solitude quand tu nous tiens" : les EME d'avant et après vacances et repas, moments conviviaux qui me font tant de bien et me bouffent toute mon énergie en même temps. Cette peur de décevoir, cette envie de tout bien faire (qui passe aussi par la préparation de menus élaborés, c'est marrant ça !).

Mon psy m'avait fait travailler là-dessus en recevant des amis et en ne prévoyant rien. La grosse angoisse ! Finalement on s'est fait des spaghetti sauce tomate sans aucun chichi. Je n'assumais pas trop sur le moment, et en fait, on s'est régalés, j'ai su manger en pleine conscience, et je ne crois pas que mes amis m'en aient voulu. On en a même parlé, et ils ont un peu halluciné quand ils ont vu à quelle point je me prenais la tête pour qu'ils passent un bon week-end. Ils avaient juste envie de me voir et qu'on passe des bons moments. Voilà, pas besoin de se prendre la tête pour ça. En résumé, Isabelle, fais des raviolis et tout le monde sera ravi ^_^

J'essaie d'être imparfaite quand je reçois, mais c'est un vrai travail. Ca me fait penser que c'est pareil pour faire des cadeaux : je veux à tout prix personnaliser, être sûre de viser juste, et du coup c'est très prise de tête, ça me prend beaucoup de temps, et je finis souvent les cadeaux de Noël le jour J...

Je comprends aussi ton paradoxal besoin de solitude sociale, Isabelle. Je suis comme ça aussi ! Alors même que je suis dans la communication toute la journée au boulot, j'éprouve un fort besoin d'avoir mes moments de repli, de silence. Parfois, j'ai l'impression que les autres me saoûlent, et quand ils sont partis, j'ai besoin de me remplir parce que je me sens vide de leur absence...

Ton idée de lieu refuge est intéressante. Peut-être faire des courtes séances de RPC en péventif, avant que ça ne monte trop... Courage !

Merci pour ces échanges dans lesquels je me retrouve tellement... Moi qui étais du genre introvertie, je découvre depuis quelque temps que j'avais beaucoup à exprimer en moi. Je suis assez troublée de me trouver tant de points communs avec vous. Je suis de plus en plus convaincue que mes problèmes de poids sont à 100 % émotionnels, et qu'aucun conseil diététique ne parviendra à m'aider à en sortir...

Belle journée à vous ! 

noodledish.
Abonné

Oui, les cadeaux des noël ça me parle aussi! (Et autres cadeaux bien sûr).

J'ai besoin de ce moment où je me dis que ça y est, j'ai trouvé le bon cadeau. Celui qui est à l'image de la personne à qui je l'offre, qui lui correspond bien, qui va lui parler, qui va vraiment lui faire plaisir. Et puis celui qu'il me convient aussi d'offrir, dont j'aime véhiculer l'idée...

J'ai peur aussi de recevoir. J'ai peur de cuisiner pour les autres. Parce que mes goûts sont particuliers, et que j'ai besoin de voir que les gens sont vraiment contents d'avoir dans leur palais ce que j'ai fait.

Par ces recettes ou cadeaux, je crois que je recherche également à m'exprimer. Je sais que les gens vont m'attribuer quelque part à ce que j'ai cuisiné ou offert. Je crois que j'essaye d'exister à travers ça. Je cherche donc à donner de moi tout en étant adaptée à l'autre. Et je sais que je suis très différente. A la fois je ne veux pas être quelqu'un d'autre pour être vraie et partager. En même temps je sais que je dois chercher un juste milieu pour ne pas faire peur par ma différence.

 

Le thérapeute en médiation sinokinétique que j'ai vu m'avait dit: "si un homme secoue un morceau de steack devant son chien, et que ce chien lui mort la main en voulant attraper le steack, est-ce vraiment de la faute du chien?".

Oui, c'est souvent de mon fait si les chiens me mordent la main.

Il m'a expliqué que je sentais et comprenais beaucoup de choses que la plupart ne concevait pas; que je devais apprendre à respecter cette différence.

ça m'a fait sourire en pensant aux chiens du film Disney "Là-haut" (je ne sais pas si vous l'avez vu).

Parfois je suis en colère, jalouse de tous ses gens qui ne se "rendent pas compte" du "poids des choses". Ou en colère pour leur incompréhension. Et puis surtout en colère contre moi-même qui suis responsable au final, en ayant "secoué le steack".

Je sais que je "secoue le steack" parfois très violemment. Avec des mots très forts. Comme pour hurler "ne voyez-vous pas??".

Lorsque le thérapeute m'a expliqué sa métaphore, je lui ai répondu que je tentais souvent des "ouvertures" avec les gens. Que j'avais envie de leur montrer quelque chose. Que j'avais besoin de cela. Que j'avais envie de les amener à comprendre l'essence.

Je sais que c'est une partie importante de ma vie que de chercher ce partage. Cependant j'ai encore beaucoup à apprendre. Je suis trop impatiente. Et je souffre encore trop de ma différence.

Je me sens si seule dans cette façon de voir le monde parfois. Le thérapeute m'a dit que j'avais encore du chemin devant moi pour accepter cette solitude fondamentale, et qu'il savait aussi qu'au fond de moi j'étais au courant de cette force qui unit au-delà la solitude.

serenite8.
Abonné

A Toutes! vous me faites simplement pleurer d'émotion....

je n'ai pas le temps de réagir plus longuement mais dieu que tout ça me touche!!!

bon dimanche et à bientôt

azalée.
Abonné

L'hypersensibilité ça me parle aussi...

J'ai l'impression d'avoir des petites antennes, je perçois très fort ce que les gens pensent mais ne disent pas. Mais c'est souvent difficile de faire la part des choses entre ce qui est surement vrai et une forme de paranoia ou de manière de me faire des fims sur pas grand chose.

Cet aspect de ma personnalité m'a beaucoup fait souffrir au début de ma vie prfessionnelle, alors que j'avais des responsabilités et de la pression. Maintenant j'ai bien simplifié cette vie professionnelle et je m'en porte mieux. Dans les relations damitié je trouve agréable cette capacité à être en empathie avec les autres.

Mais je reste hypersensible. Je pleure souvent devant un film, un livre, par exemple. J'ai un grand besoin de calme.

J'ai récemment réfléchi à cette caractéristique en parcourant des livres sur les enfants précoces. Il semblerait qu'un fonctionnement différent du cerveau crée cette hypersensibilité. 

mavo.
Marraine
Izabelle, quelques idées supplémentaires : penser aux recettes préparées à l'avance. Faire un repas dînette : des trucs à tartiner, des légumes, des petits gâteaux apéro, un peu de fromage... on pioche. Te mettre un minuteur pendant ces deux jours pour penser à faire une mini-pause, même juste une minute, toutes les deux heures par exemple. Et pourquoi pas lancer le débat le soir.... Expliquer à tes hôtes comment tu vis les choses, voir comment eux les vivent quand ils ont du monde à la maison ? Voilà, en vrac ! Et c'est très intéressant ce fil !! Au début, je me disais que ça ne me concernait pas trop, cette question d'hypersensibilité. Et puis en vous lisant, il y a des petites choses qui me reviennent. Le fait que petite, on me décrivait comme trop sensible. Et très créative. Le fait que je ne peux pas regarder un film violent, ça me blesse trop. Le fait que je peux pleurer en lisant les news sur internet ou en regardant une série américaine de base, ou parfois en étant témoin d'un élan d'affection dans la rue... Mon empathie empoisonnante parfois. Ça me renvoie à une question toujours ouverte : je me demande si dans la fond, ma nature ne serait pas celle d'une grande sensible, qui a appris pour X ou Y raison, à faire taire cette sensibilité avec la nourriture... Merci pour ces échanges !
nickette.
Abonné

Azalée, j'aurais pu écrire la même chose que toi, au mot près.

Cette impression tout le temps de "deviner" les choses, les gens, d'avoir un "6ème" sens ou une grande intuition, parfois je me suis demandé aussi si je me faisais des films.

Avec mes enfants, mes intuitions ne me trompent quasiment jamais. Mais comment savoir dans les groupes que je connais moins bien si mon jugement n'est pas trop hâtif. C'est pour çà que je me sens mieux dans les relations à 2.

 

Un truc qui m'est revenu en lisant ce post : il y a environ 30 ans, la graphologie était très à la mode et j'ai eu droit à une analyse graphologique. Hé bien, il était écrit " vous avez une hypersensibilité, probablement héréditaire."

Je n'ai toujours pas compris comment à partir de l' écriture, on pouvait dire des choses pareilles mais le fait est  que c'était quand même assez bien vu.

 

Décidément, ce forum me pousse à l'introspection, alors que j'avais laissé tomber depuis un bon moment.

liegama.
Ancien abonné

Noodledish, je me retrouve beaucoup quand tu dis que tu cherche à montrer quelque chose aux gens, à leur faire comprendre l'essence. C'est tellement ce que je ressens, mon mari n'arrête pas de me dire que je passe mon temps à donner des armes aux autres et qu'ensuite je m'étonne qu'ils me blessent avec. Mais ce besoin que j'ai de faire comprendre les choses, de partager est hyper fort en moi.

Izabelle je pense que tu as de bonnes pistes, je dirai également de te détacher de l'envie de faire parfaitement quoi que ce soit, ça enlève de la pression. 

On m'a toujours dit que j'étais "mûre" petite, je me suis toujours posée un milliard de question, on m'a souvent dit que j'étais compliquée et je ne comprends toujours pas comment certains font pour traverser la vie avec autant de légèreté quand c'est souvent très "lourd" pour moi. J'ai également trop d'empathie à ressentir les peines et les joies des autres, j'absorbe beaucoup tout ça, comme une éponge qui prend l'eau et ça "m'alourdit" (encore!). Je me rends compte que depuis quelques temps où j'essaye de me concentrer sur moi plutôt que sur les autres, mes EME disparaissent et je "m'allège" (tiens tiens!). 

J'ai analysé mon hyper sensibilité comme venant d'un acquis que j'ai du développer très tôt face à une mère hyper narcissique incapable de répondre aux besoins de ses enfants et m'utilisant (je suis l'aînée de 6) pour être une mère bis auprès de mes frères et soeurs. J'ai passé ma vie à essayer de me faire aimer de ma mère, de rentrer en contact avec elle, de décoder ses besoins pour tenter d'y répondre dans l'espoir d'avoir un peu d'amour et de reconnaissance en retour. Aujourd'hui je fais le deuil de ma mère, et ça m'aide à avancer. J'apprends à m'octroyer ce que je n'ai pas reçu d'elle (car elle ne pouvait me le donner ne l'ayant pas reçu elle même de ses parents). Je pense que si je n'avais pas eu la mère que j'ai eu je n'aurai peut être pas développé autant cette hypersensibilité et j'aurai appris plus tôt à me connaître au lieu de passer mon temps à faire plaisir et à donner aux autres (cuisine, cadeaux, temps, écoute etc...). 

J'apprends également peu à peu à définir mes limites et à les faire respecter. Je sens que mon poids est lié à mon incapacité à faire respecter mes limites. Mon poids est cette enveloppe de graisse qui crée une limite extérieure physique que je n'arrive pas encore à poser oralement. Comme si je me fondais dans "l'autre" et que j'acceptais beaucoup trop de choses qui m'envahissent sans poser mes limites. C'est difficile de mettre en application tout ça. Ca passe par apprendre à dire non, m'autoriser à changer d'avis, à ne pas mettre le prix que je mettais dans un cadeau (ou le temps que je passais à le chercher), m'autoriser à dire non à une soirée alors que j'avais dit que je viendrai parce que sur le moment je sens que ça va être trop pour moi, refuser de la nourriture que ma mère ou une amie a si gentiment préparé pour moi, exprimer mon avis même s'il est différent de celui de la personne avec qui je parle, m'autoriser à exprimer ma joie (plutôt que de la cacher) même quand mon amie est en pleine tristesse, accepter de ne pas pouvoir contrôler les autres (par exemple je ne peux pas contrôler que mes amis passent un bon moment chez moi, cela ne dépend pas entièrement de moi). C'est un long chemin d'apprentissage alors que pour bon nombre de personnes de mon entourage cet apprentissage a été fait plus jeune, à l'adolescence notamment, quand moi je ne faisais pas ma crise d'adolescente, trop occupée à être parfaite en tout.

Mandala.
Abonné

Salut les hypersensibles !

Moi qui pensais arreter mon abonnement LC, maintenant que je suis rentrée en France et que les EME se calment naturellement... je crois que je vais continuer, en fait !

Je me retrouve également dans la très grande majorité de vos auto-descriptions. Peut-être une chose à ajouter: l'attrait de la spiritualité. Quand j'étais ado, je m'intéressais beaucoup au paranormal et à la religion (dans une famille complètement athée). Aujourd'hui mon dada c'est la mindfulness. En gros, l'idée c'est de trouver du sens à cette vie bien compliquée et qui semble parfois ne pas en avoir beaucoup, de sens. J'ai retrouvé aussi ce trait dans le bouquin de Elaine Aaron (le titre en français: "ces gens qui ont peur d'avoir peur"), qui au passage est un vrai hommage aux hypersensibles. Si vous vous sentez en décalage par rapport aux autres, ce qui est/était mon cas, votre estime de vous va remonter en flèche à la lecture de ce livre !

J'ai hâte de vous lire encore...

Mandala

noodledish.
Abonné

Bonjour Liegama.

J'ai lu "mères, libérez vos filles" de Marie Lion Julin. Cela m'a permis de comprendre beaucoup de choses. Je pense que cette lecture pourrait t'apporter beaucoup également...

izabelle
Animatrice forum

c'est clair que le livre d'Elaine Aron me fait un bien fou, déjà pour déculpabiliser de ce trait de personnalité, mais aussi comprendre un peu mieux

je lis lentement, en anglais, donc je n'ai pas trop avancé pour connaitre les solutions, même si je me doute : pleine conscience

 

je ne pense pas avoir été très claire quand je me suis exprimée, car j'ai eu bcp de retour comme quoi j'essayais d'être trop parfaite, or ce n'est plus le cas du tout

j'arrive à ne plus servir de dessert, à ne pas faire les lits des invités, à que la maison ne soit pas impec, ni le jardin,  les repas je fais le minimum,  je n'ai plus de vélléité de  "bien recevoir"

d'ailleurs j'ai le congel plein et je cuisine toujours à l'avance,  ce n'est plus mon genre de me stresser pour un diner (cela l'a été autrefois, mais plus maintenant)

 

mais le problème est ailleurs puisque même en renonçant à tout perfectionnisme dans la manière de recevoir,  c'est bien la stimulation de vivre ensemble, genre à 6-7 personnes qui ne se voient que deux fois par an, donc qui parlent beaucoup, échangent, etc....   qui produit des EME très importantes

surtout après..... mais aussi pendant....

et c'est surtout ça que j'aimerais "solutionner" on va dire (même si le mot est horrible, on est d'accord)

 

parce que récemment je m'interrogeais pourquoi je n'avais pas plus de relations sociales, vu que c'est très important pour moi....

et que là, je viens de comprendre, c'est mon hypersensibilité, et le fait de se sentir débordée systématiquement qui m'incite à voir moins de monde,  ce qui pourtant ne me correspond pas.....

 

si je résume en ACT therapy, la valeur que je souhaite vivre, c'est l'échange, le partage, la communication,   mais ce qui se met en travers de ma route (et donc qu'a priori je ne devrais pas écouter....) c'est mon hypersensibilité,  ou du moins ma façon de réagir à mon hypersensibilité

tout ceci est encore à creuser

 

alors hier c'était les travaux pratiques, avec suprise à la clé : aurais-je des EME en rentrant chez moi le soir???

eh bien non je n'en ai pas eu...  malgré stimulation sociale, toute la journée, repas à moitié famille-amis.....

bon avant de rentrer, j'ai fait une heure de piscine, cela a pu jouer sur la chose....  (ça me fait un bien fou à ce niveau là)

sur le moment, notamment pendant le repas, j'ai tenté de me concentrer souvent sur une seule chose,  et de ne pas donner mon point de vue à chaque conversation.....  de poser ma fourchette tant que j'y étais  et de revenir à ma respi le plus souvent possible.....

 

j'étais vraiment contente de ne pas avoir d'EME en rentrant

 

maintenant prochain challenge le week-end prochain : cousins à nouveau, deux soir de suite, a priori pas la journée...

Isana.
Abonné

Eh bien je vais rejoindre le train des hypersensibles en marche ;-).

Merci Izabelle pour ce fil, je m'y retrouve complètement, et franchement, constater qu'on n'est pas la seule, ça permet de décompresser un petit peu !

 

Depuis toute petite on me dit très susceptible.  Toutes les tournures ont toujours été à connotations négatives.  Mon ex-mari ne m'a jamais comprise, mais aujourd'hui je ne peux plus lui en tenir rigueur : je ne me connaissais pas moi-même !

Mon nouveau compagnon est le premier qui m'a dit considérer mon hypersensibilité comme une force, comme un atout.  Il faut dire qu'il l'est un petit peu lui-même ;-).  La dérive de ce point commun, c'est qu'il attend de moi que j'agisse directement car il sait que j'ai compris ou perçu en un regard, voir moins mdr.

 

Liegama, ce que tu as écrit résonne en moi : une des premières "analyses" que mon compagnon a avancées, c'est que j'aurais développé cette hypersensibilité pour combler le peu de marques d'attention de mes parents.  Ce sont, en effet, des personnes très "froides". 

Cependant, j'ai compris aujourd'hui qu'en réalité, mes parents, et surtout ma mère, sont hypersensibles également, mais qu'ils ont étouffé tout cela derrière une carapace fameusement épaisse.  C'est ce qui les rend distants.

Moi, ça, je n'y arrive pas.  On lit en moi comme dans un livre ouvert.  C'est ce qui me rend sans doute facilement "abordable".  C'est toujours vers moi que les gens se tournent pour raconter leurs soucis, leurs problèmes, voire pour me demander leur chemin, même si je suis dans un pays étranger mdr :-P.

 

Ah Mandala, comme cet attrait pour la spiritualité me parle !  Tout comme toi, depuis toute petite, je m'intéresse à la religion, à la spiritualité, alors que ma famille (surtout paternelle), est on ne peut plus athée !!  On disait de mon grand-père qu'il était "bouffeur de curé" mdr ... et mon père (son fils donc), le talonne à présent sur la même voie :-P.  Avec LC, et l'approche Pleine Conscience et méditation, j'ai enfin trouvé ce que je recherchais depuis tant d'années, et j'y trouve une satisfaction incroyable !

 

Les multiples stimuli, c'est tout à fait ce que je ressens Izabelle !  Et c'est grâce à tes derniers posts sur le sujet que j'ai compris mon fonctionnement.  Je ne te remercierai jamais assez pour ça !  Je ne comprenais pas d'où venaient mes EME.  Oui, pour certaines, lors d'une grosse émotion, je vois venir le machin mdr.  Mais la plupart surgissent comme tout d'un coup, alors qu'en fait, elles sont comme une vague qui s'intensifie d'heure en heure sans que je la vois venir.

Je l'ai encore constaté ce dimanche.  Pourtant, nous n'étions que 3 ce WE : mon compagnon, son fils de 3 ans et moi.  Mais ils ont demandé beaucoup d'attention tous les 2, étaient fort "présents" dans leur manière d'être, ce qui m'a donné une sensation de brouhaha en arrière-plan toute la journée alors que j'étais campée sur les plans de la future maison que nous aimerions faire construire, ce qui me demandait une certaine concentration.  A 17h, je me suis sentie super mal.  Je ne comprenais pas pourquoi.  Le moindre son me semblait 20 fois plus fort qu'à la normale.  Je me suis sentie fébrile, tremblante, comme si j'allais éclater.  J'ai failli exploser à la figure de mon compagnon avec ses enièmes questions et j'ai su, de justesse, prendre sur moi une fraction de seconde pour lui dire que j'avais besoin de me coucher au calme 5 minutes. Merci Linecoaching mdr :-P.  Il y a encore quelques temps, j'aurais déclenché une dispute sans comprendre pourquoi, et je me serais ruée sur la nourriture.

Le livre conseillé par Mandala se trouve dans ma liste d'envies sur un site de vente en ligne bien connu mdr ... le passage de commande ne va plus tarder je pense ;-).

 

Ouh là, me suis lâchée là, désolée pour la tartine ;-).

izabelle
Animatrice forum

bravo Isana, je crois que repérer nos moments où la limite de stimulation est atteinte, et où il serait préférable de se calmer  nous permettra  de ne plus nous "calmer"  en pilote automatique, donc avec la nourriture

en même temps, il faut apprendre à vivre parmi les autres, j'imagine qu'il faut doser entre  augmenter notre seuil de tolérance, et pour ça j'imagine que la pleine conscience est l'outil clé,   et se ménager ces moments-là

 

hier j'ai utilisé un autre truc, mais pas forcément facile à reproduire

il se trouve que j'ai lancé des invitations, informelles, sans l'avoir vraiment préparé

mais au bout d'un moment je me suis sentie quand même submergée, avec un gars qui récriminait très fort chez moi (pas conttre nous, il nous parlait d'une situation, mais ça durait, ça durait.... et nous cela ne nous concernait pas du tout), puis les enfants à gérer....

j'ai senti que tout ça montait, j'ai fait un peu de pleine conscience, mais je savais qu'il y aurait un truc encore plus puissant

j'ai laissé les gamins à gérer à mon chéri, j'ai tout laissé en plan et je suis partie me baigner dans la piscine de ma copine......  pas longtemps mais ça m'a fait un bien fou

je m'aperçois que me baigner me permet de calmer totalement mes emballements, mes sur-stimulations et compagnie

en plus j'ai nagé vigoureusement car l'eau était froide......

 

j'ai remarqué que cela m'a "calmé"   bien mieux que tout autre chose,    je ne suis plus une "pile électrique" après ça

Soazigou.
Abonné

Hello, 

Je viens de lire ce file sur le sujet de l'hyper sensibilié, et partage la plupart ce qui a été exprimé ici.

Je souhaite ajouter  ceci :

Même avec un travail long et conséquent sur soi-même, ce trait  est quasi inscrit en nous, tant les sources sont lointaines/ancrées//ntimes (eductaion, liens/relations familiales, amicales etc.), je crois que l'empreinte nous reste.

Pour dire qu'on ne jette pas aisément la vieille peau pour se réveiller neuve et différente, il faut muer autrement.

Comment transformer, plutôt apprivoiser l'hypersensibilté?

Parce que ces sensations (intuitions si on veut) sont riches, nous procurent une force empathique que tout le monde n'a pas, et nous gratifient en retour de beaucoup d'autres émotions positives, que tout le monde n'a pas non plus.

C'est donc aussi une "qualité". dont je ne veux pas me defaire, que je vois comme une "richesse".

Reste à ne pas "ventouser" à sa propre hypersensibilité.

N'est-ce pas ce que nous faisons chaque jour sur ce site, chacune à son rythme, avec la RPC, et les réflexions personnelles menées en parallèle?

Oui, c'est ce que nous avons mis en route, il me semble.

S

leena.
Abonné

Merci à chacune pour ces échanges qui touchent à l'intime. Etant un peu chamboulée en ce moment par cette prise de conscience de cette hypersensibilité qui me joue des tours, je préfère vous lire de loin que participer. Je lirai le bouquin un de ces jours. Aujourd'hui, j'ai juste envie de partager une chanson qui me touche : Ma crise, d'Albin de la Simone. Attention, préparez les mouchoirs...

izabelle
Animatrice forum

bon je suis très contente, car ma deuxième salve d'invitation  n'a pas été l'occasion cette fois d'EME terribles et devastatrices, celles qui font de la peine

 

tout d'abord, j'ai pris conscience systématiquement de mon inconfort quand le niveau de stimulation et d'excitation était trop élevé pour moi

je n'ai pas trop cherché l'isolement, car finalement une fois que j'avais pris conscience de mon inconfort, je le trouvais tout à fait supportable

néanmoins j'ai pris qq petites libertés pour m'isoler par moments,  de ne pas jouer à l'hotesse parfaite puisque j'ai été me baigner chaque soir, quitte à rentrer un peu tard....

 

lorsque deux-trois conversations avaient lieu en même temps, j'essayais de me concentrer sur la personne avec qui je parlais, en renonçant donc à savoir tout ce qui "s'était dit"  (lacher-prise, lacher-prise)

j'ai essayé de me mettre dans le moment présent, et la joie du partage, tout en définissant des limites assez strictes à d'autres moments (j''ai mis les invités dehors pour la journée car je travaillais)

 

bref, je crois que j'ai profité sans me laisser bouffer

surtout j'ai pu prendre conscience de mon hyperstimulation, et la vivre comme un inconfort de plus en plus supportable (le temps d'un week-end bien sûr, je ne pourrais pas vivre comme ça au quotidien)

 

résultat : pas d'EME pendant, pas d'EME après, juste de la fatigue à cause des nuits courtes....

 

je suis très contente car je ne me sens plus handicapée socialement, je comprends ce qui clochait et comment le gérer à présent

Bliss.
Abonné
Merci Izabelle. Je pense moi aussi au vu du test être pleinement dans cette catégorie. Et que cela explique en partie comment j'en suis arrivée à l'épuisement physique et psychique de n'avoir pas respecté cette hypersensibilité. Je suis preneuse de bonnes idées, bouquins et autres. Pour le moment ce qui m'apparait essentiel dans un premier temps c'est d'arrêter de me blâmer de de me juger constamment d'avoir besoin de repos, de solitude, de nature.
izabelle
Animatrice forum

tout à fait....

le bien que ça fait, d'arrêter de se dire   "je suis une inadaptée sociale" (même inconsciemment)  et de comprendre que c'est juste de l'hypersensibilité

dans le livre de Elaine Aron, j'ai adoré le passage où elle met en avant que la façon de traiter notre corps hypersensible est copié sur la façon dont nos parents se sont occupés de nous quand nous étions enfants

dans mon cas, c'est la sur-protection.....   je comprends mieux certains de mes comportements  et j'ai maintenant les clés pour arrêter cette reproduction inconsciente et vivre pleinement ma vie, avec ce trait particulier de personnalité....

je comprends aussi enfin mon fameux besoin de deux heures de solitude par jour minimum....  

Isana.
Abonné

J'ai enfin fait le test des pages "d'avant-goût" du bouquin d'Elaine Aron dont tu avais mis le lien Izabelle ... 21 ... sur 23 ... glups.

Je l'ai donc commandé de ce pas ... je pense que ça va plus que m'aider !  Et ma Pitchoune de 7 ans suivant bien mes traces, je pense qu'on fera d'une pierre deux coups.

J'ai pensé à ton post hier après-midi : grosse réunion "brainstorming" de deux heures, dans une salle surchauffée (située plein sud, châssis en alu, ...), avec tous des responsables des divisions voisines, plus mon chef de Département et un de ses bras droits.  Je devais noter le compte-rendu.  Et je me suis mise en mode "observation en Pleine Conscience" ... malgré moi ... comme à chaque réunion en fait, à part que cette fois-ci, j'en étais consciente. 

J'ai compris cette aptitude qu'on me prête à savoir noter l'essentiel, même pour les réunions les plus techniques : je pouvais entendre toutes les micro-conversations tout autour de la table, pour chaque groupe ; presqu'en simultatné ; je percevais instinctivement le langage corporel non verbal pour chaque intervenant ; je sentais tous les parfums (agréables ou non mdr) ; les tics nerveux des uns ; les blagues du fond des autres ; etc, etc, etc.

Dans quel état étais-je en revenant chez moi hier soir ?  Au bord du malaise.  Je n'avais pas fait mon sas de décompression (auquel je ne pense encore quasi jamais).  J'ai enchaîné la 2ème journée du jour, celle avec conjoint et enfant, repas, télé en bruit de fond ... à un moment donné, j'avais l'impression que tout le monde criait, que mon compagnon faisait crisser son couteau dans l'assiette, que tout tombait avec fracas ... c'est mon Homme qui m'a dit "ça ne va pas.  Va t'allonger 5 minutes.  Je te promets que la télé ne va pas si fort" ... effectivement ... après seulement 10 minutes allongée au calme dans ma chambre (où même la lumière de fin de journée m'agressait), je me suis sentie beaucoup mieux.  Incroyable.

J'ai donc une piste de plus !

Merci les Filles, merci Mandala, merci Izabelle ;-).

FRED73
Marraine
J'aimerais moi aussi faire ce test mais je ne trouve pas le lien donné par Izabelle. Quelqu'un peut-il le redonner ? Merci !
FRED73
Marraine

Merci Isana. J'avais essayé ce lien sur mon téléphone mais ça ne marchait pas, j'ai réessayé sur l'ordi et là c'est bon ! J'ai 17 oui. Je vais donc commander ce livre pour en savoir plus.

izabelle
Animatrice forum

oui les filles c'est une piste extraordinaire donnée par mandala

perso, ça me change la vie.... totalement

d'ailleurs je pense qu'il faudrait carrément l'intégrer dans le programme linecoaching car il doit y avoir une bonne propotion de mangeurs émotionnels qui sont hypersensibles sans le savoir et qui utilisent la nourriture pour calmer leur sur-excitation

ce que tu décris à la réunion ne m'étonne pas isa, contente de voir que je ne suis pas une extraterrestre....   ;-)

 

moi j'ai "fait"   23, comme score.....  j'ai juste  l'impression de lire le livre de ma vie quand j'ouvre ce bouquin (bien que je ne sois encore qu'à la moitié)

 

depuis la rentrée, je me suis programmée, avec horaires bien définis, mon sas de décompression avant le diner, entre 18h45 et 19h15, je ne suis plus là pour personne, c'est la douche en pleine conscience et ensuite bouquinage dans la pénombre  (ça c'st génial, finalement un bienfait incroyable des tablettes que de pouvoir lire dans la pénombre....)

 

je suis vraiment preneuse de vos retours sur vos expériences,  ce que j'adore dans ce livre, c'est comme être le parent de soi-même, en prenant en compte son hypersensibilité, en arrêtant de : se sur-protéger  et-ou   se sur-stimuler.....

 

je suis contente que ça vous parle

serenite8.
Abonné

j'ai obtenu 23 mais ça ne m'étonne pas du tout.....

coup de blues, je me sens mal.....oui je savais déjà tout cela, je me sens moins seule c'est vrai mais c'est tellement difficile à vivre quelquefois.

j'ai envie de vous dire merci d'être là

izabelle
Animatrice forum

eh ben voilà, top là....   merci à toi d'être là   ;-)

franchement vaut mieux le savoir....

on comprend mieux sa vie,  et ensuite on peut apprendre comment vivre avec

et aussi en tirer parti, car c'est aussi un avantage, presque un don

si aujourd'hui on te l'enlevait, ton hypersensibilité, crois-moi tu serais malheureuse car ressentir c'est parfois douloureux, mais c'est aussi tellement riche...

 

et puis quand on le vit en pleine conscience, ça change tout

serenite8.
Abonné

sûrement Iza mais là tu vois je suis tout simplement fatiguée.....sans doute pour une hyperstimulation subie aujourd'hui justement.

Parfois "les autres" et dieu sait que je déteste l'idée de mettre des étiquettes sur les gens, mais ces "autres" me font tellement de mal sans le savoir.

je me dis qu'il aurait été plus simple de ne rien sentir, d'être indifférent, d'être léger, d'être

bon je pense qu'une soirée de récupération va me faire du bien

j'étais si bien après une semaine de vacances, de recul, de calme....et de belles choses

pas grave ça va revenir

Merci Iza

nickette.
Abonné

Bonsoir à toutes,

J'ai fait le petit test proposé sur l'extrait de livre que tu as proposé Isabelle. Il y a déjà plusieurs jours mais je le gardais au fond de moi, pas envie d'en parler. résultat : 19 mais en trichant un peu à la baisse....pas envie d'en être au fond...pas envie dêtre hypersensible. Je le suis c'est évident mais je ne veux pas entrer dans cette case là parce que je ne suis pas sûre d'en tirer profit, enfin pas toujours. Et même je m'en passerais bien.

Et puis ce soir, la conversation a dévié sur les rêves, les intuitions etc et j'en ai parlé.

Là, mon fils de 15 ans a commencé à embrayer. manifestement, il savait bien de quoi je parlais. sans avoir lu ou entendu quoique ce soit sur le sujet, les exemples abondaient.

Finalement , le fait d'en parler l' a incité à nous raconter bien des choses et notamment sa vie secrète, ses amours naissantes et surtout cette capacité à ressentir, évaluer en quelques secondes une situation, percevoir les tenants et les aboutissants en 2 temps 3 mouvements.

L'hypersensibilté m'a conduite à me protéger et éviter de me livrer. En prendre conscience et en parler a libéré la parole, au moins pour ce soir.

Et vous ? Comment faites-vous avec çà ? Est-ce que vous vous protégez ? comment ? 

Est-ce que vous "utilisez ce potentiel"  ? Comment ?

Vos proches en sont-ils conscients ? 

Vos enfants sont-ils aussi hypersensibles ?

Voilà, je commence à dérouler une pelote et je ne sais pas où celà va me conduire.

Je crois que je ferais bien de commencer par lire le livre en question. 

 

 

serenite8.
Abonné

oui...mon fils l'est aussi, j'ai bien envie de lui mettre ce livre entre les mains d'ailleurs car je vois bien qu'il essaye de s'en sortir tant bien que mal...

Nous avons aussi eu l'occasion d'en parler

J'ai moi-même bcp d'intuition et des rêves prémonitoires parfois

Je comprends immédiatement lorsqu'une personne ne m'aime pas, j'ai un rapport assez "animal" avec les autres, ça passe ou ça passe pas, j'ai du mal à faire semblant, enfin....forcément je fais semblant parfois mais il paraît que ça se voit quand même.

J'ai l'impression de pouvoir scanner les pensées des autres parfois.

il y a des lieux où je ne me sens pas bien du tout, je préfère m'en aller alors.

 

Patience
Marraine

Intéressée par ce post, j'ai moi aussi fait le test. Résultat : 9.

En effet, je ne me suis pas vraiment retrouvée dans le portrait-robot de l'hypersensible. Mais je me dis que j'en connais quelques-unes qui doivent être hypersensibles (une cousine, une amie...).

Mais je m'interroge. Quelle différence pourrait-il y avoir entre une personne hyperempathique et hypersensible ?

Bliss.
Abonné
Bon j'ai refait le test et si je ne ments pas je suis à 23 négociable à 21 disons........ Et là je suis réveillée depuis 4h du mat. Mon mari a recu une invitation pour un anniversaire de la part de son amie. Et je ne suis pas mentionnée dans l'invitation. . Alors là mon hypersensiblité me fait réagir au quart de tour. Bon je me suis immédiatement planifié des activités pour le dit week end pour ne pas rester seule avec mon fils à me lamenter. Sentiments sensations: excusion, honte, lassitude, amertume, tristesse, colère. Respiration courte. Mal au ventre. Envie de manger petite. Après lecture, écoute de cd, tentative de méditation etc.....envie de boire quelquechose de chaud et réconfortant, donc décaféiné au lait bien surcré. Et là je me calme doucement. Enfin j'essaye.
izabelle
Animatrice forum

eh ben vas-y quand même, à cet anniv, quand on invite un homme marié, on invite sa femme de facto, et hop....

bon c'est du conseil à deux balles, mais moi c'est ce que je ferais....

 

ma fille est certainement aussi hypersensible,  mais j'espère pouvoir l'aider à gérer ça mieux que moi

je viens de commander un livre, je ne peux pas encore vous dire s'il est bien, mais qui semble dire le truc d'un point de vue enfantin...   ça s'appelle  "trop de stimuli pour Alexis"

//www.amazon.fr/Trop-stimuli-Alexis-Fran%C3%A7oise-Robert/dp/2896860983/ref=pd_ys_ir_b_10

 

Patience, je me suis aussi demandé avec le truc hyper-empathique, qui est une notion que j'ai trouvé seulement chez Apfeldorfer, mais notion qui ne me parle pas aussi bien que l'hypersensibilité décrit dans ce livre-là, par rapport à moi je veux dire.....

izabelle
Animatrice forum

bon là je suis en plein dedans

je suis la proie d'EME assez intenses depuis hier.....   et vraiment du mal à savoir pourquoi.....

en fait tout à l'heure je me suis rendue compte que j'étais en anticipation anxieuse  (et en lutte contre ça)  de la réunion à laquelle je vais ce soir, où il y aura du bruit, du monde, beaucoup de monde, un mélange de vie privée et pro, des enjeux,  des gens qui peuvent me voir, des gens avec qui je suis susceptible de travailler, de l'agitation,  des trucs que je dois dire, et pas de temps pour faire ça

car ensuite c'est la course, y'a du monde à la maison ce soir

 

voilà comment un tout petit événement de rien du tout prend des ampleurs phénoménales dans ma tête

mais surtout comment je me mets en lutte inconsciente contre ça

je m'aperçois que j'ai encore honte d'être hypersensible et me sentir paniquée à l'idée d'une réunion banale

donc je me mets en lutte, j'essaie de me faire croire que "tout va bien" (madame la marquise)

mais j'ai des envies de manger irrépréssibles

 

il y a non suelement l'hyper sensibilité, mais aussi l'anticipation anxieuse des situations sur-stimulantes

et par dessous-tout ça, une petite couche de   "lutte interne contre cette anxiété"....

j'ai tellement honte d'appréhender cette réunion que j'en pleure

je vais essayer d'accepter cette angoisse simplement  .....   et d'arrêter de me rassurer car ça empire simplement les choses, en me culpabilisant de mon hypersnsibilité

izabelle
Animatrice forum

maintenant que j'y pense, je vois que mon hypersensibilité m'a toujours provoqué des angoisses intenses contre lesquelles je me mettais en lutte instantanée,   ce qui ne fait qu'empirer les choses en fait

 

deux secondes après avoir accepté mon angoisse, je me sens mieux

angoissée, mais au moins en connexion avec moi-même et l'envie de faire les choses

Bliss.
Abonné
Halala l'anticipation anxieuse des situations surstimulantes (entre autre...il n'y a pas que cela que j'anticipe anxieusement). Toute ma vie. Je me vois enfant à l'école paniquer de en pas finir tous mes devoirs, anxieuse de l'épreuve de gym etc.... Et effectivement moi aussi ce matin grosse émotion à un moment donné qui s'est évaporée en quelques secondes jsute d'en parler avec mon mari.
serenite8.
Abonné

tiens tiens, moi aussi le planning chargé du w-e, le repas de dimanche les milles choses à faire, à préparer me font "perdre pied", j'angoisse....je vais mieux pendant 5 minutes et puis....c'est reparti mon kiki, je vais devoir courir, programmer, minuter alors que ce dont j'ai le plus besoin c'est de n'avoir aucune contraintes......

 

Mais, je pense qu'une bonne nuit de sommeil va me faire le plus grand bien, je suis fatiguée, journée énervante, suis tombée dans les escaliers (pas eu mal), panne de courant....un email au boulot plutôt agressif, un vendredi 13 digne de ce nom.

envie de manger oui, mais pas n'importe quoi, un goût bien précis, quelque chose qui me plaise vraiment et je ne trouve rien....pourtant frigo plein?

je vais résister...

Isa .....pense à la fin de tout ça, pense qu'après ces moments difficiles il y aura autre chose

 

bon courage!

izabelle
Animatrice forum

oui en fait ça s'est super bien passé cette réunion

bon ensuite j'ai couru, pas eu le temps de diner, mais j'ai réussi à gérer

quand je me sentais partir dans trop de sur-stimulations je me concentrais sur la personne qui parlait, sur sa voix, etc....

j'ai maintenant des EME de décompression,  desquelles je suis bien familière

d'habitude ce sont les pires, mais là, du fait que j'ai compris ce qui se passait en moi et que je tente de l'accepter (même si en fait je m'en veux à mort de réagir comme ça, y'a encore du boulot),   c'est beaucoup  moins pire que d'habitude

serenite8.
Abonné

bravo!!! super!!! tu as trouvé une technique qui marche visiblement.

tu me fais penser que ce midi j'ai mangé à la cantine bondée de monde, et il y avait tellement de bruit que j'ai failli à un moment me lever et partir, j'avais envie de fuir...je me suis alors concentrée sur la voix de ma collègue qui me parlait...effectivement ça fini par s'estomper mais qu'est-ce qu'on souffre dans ces moments-là.

je me sens vraiment "anormale" quand je vis de telles situations

Patience
Marraine

izabelle, Bliss, serenite8, bravo ! Vous arrivez quand même à trouver des parades à cette hyper-sensibilité : concentration sur un élément qui vous entoure, parole...

Quand je pense à une situation du genre réunion à venir, je peux ressentir de l'appréhension parfois, selon les enjeux.
Mais je me reconnais dans cette histoire d'EME de décompression. Je suis en général assez championne en la matière... parce que tout s'est bien passé, ou parce que ça s'est mal passé, ou parce que je n'ai pas dit ce qu'il fallait, ou parce que je n'ai rien dit, ou parce que j'aurais dû dire...

Bref, je crois que j'ai intérêt à travailler sur mon hyper-perfectionnisme ! :-)

Bravo à vous trois et au plaisir de vous lire

serenite8.
Abonné

merci patience et avec de la patience nous y arriverons certainement!

bonne nuit

izabelle
Animatrice forum

oui moi aussi je me sens anormale et ça me fait honte, du coup, ça me fait entrer en lutte contre ça

bonjour les EME

je crois que maintenant que je sais ce dont il s'agit, et aussi qu'il y a un certain nombre de personnes qui sont comme ça, qu'on n'y peut rien et qu'il faut faire avec, ça va me permettre d'arrêter de lutter contre ça,   le vivre et savoir doser.....

pour ne plus avoir besoin de mon shoot de nourriture calmant

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