N'arrive pas à trouver la bonne faim - 02102012

liegama.
Ancien abonné

Bonjour, je suis actuellement sur l'exercice dans lequel je dois me procurer le même aliment en double pour le manger une fois avec faim et une fois sans faim et constater la différence sur mon plaisir. Toutefois j'ai un problème, l'exercice était censé se faire autour du déjeuner mais il fallait avoir une bonne faim, moi j'ai sauté le déjeuner pour attendre la bonne faim et me suis retrouvée à 18h00 affamée alors que je n'avais pas eu de "symptômes" préalables. Du coup j'ai reporté au lendemain l'exercice mais suis un peu déboussolée par mes ressentis. Je constate de cette expérience (non réalisée) que je manger 90% des cas en ayant une toute petite faim et 10% sans avoir faim mais je n'arrive pas à trouver cette bonne faim. Il m'est arrivé par le passé de la ressentir, par exemple après avoir fait du sport mais souvent je passe du rien au tout; 

Cela vous arrive-t'il également? Et si oui que faire? Merci de votre aide.

Commentaires

rory24.
Abonné

Bonjour, je suis un peu dans la même impasse que toi. J'en suis actuelllement  à l'étape de la gestion des fins de journée et j'ai toujours autant de mal à déterminer la bonne faim pour moi, celle qui me ferait manger avec plaisir mais sans me jetter sur la nourriture.

Peut-être peux tu contacter ton coach afin qu'il te propose des excercies complémentaires pour repérer la bonne faim, moi je pense que si j'ai encore du mal dans les semaines à venir, c'est ce que je ferai.

izabelle
Animatrice forum

la bonne faim c'est parfois compliqué de la trouver, mais c'est une étape très importante pour la suite

surtout de savoir à quelle sensation physique elle correspond

et surtout faire la pleine conscience à ce moment là pour bien ressentir cette faim, pour plus tard ne pas la confondre avec autre chose

il faut faire et re-faire les exercices, c'est normal au début pour certains de ne pas sentir certains signaux mais peu à peu, ça revient

cette sensation d'être affamée, ça peut être ça, ta bonne faim, simplement à ce moment là, cette sensation n'était pas agréable car trop d'urgence

en faisant l'expérience de la faim "retardée"  (ou pleine conscience appliquée à la sensation de faim), on apprend à apprivoiser cette sensation et ne plus ressentir cette urgence, mais simplement l'accueillir avec calme

la grande faim c'est surtout quand on est au bord de l'inanition

mais beaucoup de personnes ayant l'habitude de manger à la moindre petite faim (moi!) ou même sans faim (moi encore) ont du mal  au début avec la faim moyenne, qui est la bonne faim

après, on l'apprivoise et même on est contente quand elle se pointe puisqu'on va pouvoir déguster....

 

patience et courage, il y a plusieurs exercices dans l'étape de la faim, tu peux refaire les uns et les autres, surtout la pleine conscience appliquée à la sensation de faim

 

tiens nous au courant

liegama.
Ancien abonné

Merci de vos commentaires qui m'aident un peu. Aujourd'hui j'ai fait la deuxième partie de l'exercice : manger le même aliment une fois avec et une fois sans faim. Aujourd'hui c'était sans faim, après le déjeuner. J'ai bien ressenti que le plaisir était moins fort aux premières bouchées mais j'ai quand même eu beaucoup de plaisir à manger et j'ai fini par terminer totalement les deux gâteaux que j'avais devant moi sans ressentir aucune satiété (vu que j'avais déjà pas faim en commençant). Je ne sais pas quoi penser de cette expérience, est-ce que le fait de manger sans faim ne permet pas de ressentir la satiété? En tout cas pour ce qui est de la bonne faim j'ai contacté le coach pour avoir de l'aide car je sens que si je "saute" cette étape je vais finir dans quelques mois par tout abandonner en me disant que "ça marche pas pour moi".

En réfléchissant sur cette faim que j'ai du mal à supporter je me suis rendue compte que j'associais la faim à plusieurs choses. Tout d'abord à la punition, quand j'étais petite mon père me menaçait régulièrement d'aller me coucher sans manger si j'avais fait des bêtises. Plus tard j'ai le souvenir d'être arrivée systématiquement affamée à l'heure du déjeuner (normal, pdj léger à 7h et déjeuner à 12H30 c'est long) et me retenir de me jeter sur le pain tout en essayant d'éviter les remarques de ma mère (te bourre pas de pain on va manger). Je me suis également rendue compte que j'utilise la faim comme moyen de compensation. Souvent dans la journée je prends sur moi face à des remarques de certains, le stress engendré par le boulot, un embouteillage etc... j'arrive à faire face à toutes ces situations tant que je n'ai pas faim, mais je me sens incapable de gérer cela en ayant faim. C'est comme si la faim serait la goutte d'eau qui ferait déborder le vase, un effort de trop pour moi. Je me demande si cela n'est n'explique pas le fait que j'anticipe souvent ma faim et particulièrement quand je suis loin de chez moi, comme pour mieux pouvoir "affronter le monde". En tout cas je sens bien que si je n'arrive pas à mieux "supporter" ma faim, je suis mal barrée pour la suite.

lorraine
Marraine

Liegama et Rory,

En me rappelant mes "premières écoutes de faim" je me souviens que je ce que je prenais pour une petite faim était en fait la bonne faim (ou moyenne faim).

La petite faim est à peine perceptible et si  je la satisfais  juste avec un fruit ou un yaourt par exemple. Pas besoin de plus. Mais notamment au petit dejeuner, j'ai envie de satisfaire cette petite faim pour partir sereinement au travail. Avant le repas du soir, par exemple, je peux attendre que a bonne faim arrive, généralement 1 à 2 heues après.

Dès que j'ai un  creux, une salivation, un plaisir à aller manger pour peu que cela fait quelques heures que je n'ai pas mangé, j'en déduis que c'est une vraie, bonne faim. Je me demande alors ce que j'ai envie de manger et si ce que je mange me procure du plaisir c'est que c'était une vraie faim !

La grande faim, je n'aime pas et j'évite, c'est douloureux et physiquement et émotionnellemnt

Et toi, t'es tu questionnée sur comment se manifestent tes sensations de faim ? Le sais tu ? et toi Rory ?

Liegama, tu n'as pris ton dejeuner  pourquoi ? par non faim ou pour laisser venir une sensation corporelle nette et pleinement identifiable ? Le risque si on attend trop longtemps c'est à un moment donné de ne plus rien ressentir. C'est peut être ce qu'il s'est passé pour toi . Le tout ou rien que tu évoques : ou jeûner ou bouffer ?

Je me rallie à  Izabelle : il est important d'expérimenter (si on croit avoir faim, on mange un truc, qu'on ne termine pas si finalement on a pas faim) et toujours en étant très à l'écoute de soi même (qu'est ce que je ressens ?, qu'est ce que j'ai envie ? que mon procure et aliment ? etc), cela veut dire que l'on se pose, seule, et que l'on respecte ses sensations alimentaires y compris celles nous indiquant qu'il est temps pour nous de manger 

 

Avec le temps et de la persévérance , les choses rentrent dans l'ordre c'est ce qui va se passer pour vous...Bon courage et à bientôt de vos nouvelles,

 

Bonne journée à toutes et tous

Lorraine

 

lorraine
Marraine

Liegame tu écris : "Je ne sais pas quoi penser de cette expérience, est-ce que le fait de manger sans faim ne permet pas de ressentir la satiété?"

 

Effectivement, puisque tu n'as pas faim, il n'y a pas de sasiété à ressentir........

Les fois où je fais ça -notamment dans les repas de fête donc pas souvent, heureusement- je pourrais manger sans m'arrêter (mais je ne le fais plus) , comme si mon estomac était un gouffre sans fond.....

(j'ai vu que nous deuxposts se sont croisés)

izabelle
Animatrice forum

oui en effet comme le dit Lorraine, quand on n'a pas faim, pas de sensation de satiété possible, puisque celle-ci correspond à la disparition de cette sensation de faim

certes au début ça parait un peu compliqué mais c'est comme faire ses gammes au piano, il faut s'entrainer un certain temps et puis les automatismes viennent

 

courage pour tout ça et bravo pour le prises de conscience  des "représentations" que véhiculent la faim pour toi : punition, dévalorisation

tu vas progressivement les remplacer par d'autres : santé, contentement, satisfaction

 

bonne route

liegama.
Ancien abonné

Lorraine, je n'ai pas pris mon déjeuner pour mieux ressentir la faim et manger le gâteau en ayant faim, l'exercice indiqué une faim supérieure à 8 sur l'échelle de 1 à 10. Moi j'ai remarquais que je mangeais tout le temps à 5 ou 6 donc j'en ai déduis que 5 6 c'était des petites faim et que tu coup je ne sais pas bien ce qu'est la bonne faim. Je me suis engagée sur plusieurs défis pour m'aider : m'entraîner à reconnaître les signaux de la faim, à ressentir la bonne faim et à pratiquer la pleine conscience appliquée à la faim une fois par jour durant 14 jours. Cette plaine conscience je l'ai déjà pratiqué 8 fois et c'est vrai que ça m'aide, je dois juste me rappeler de le faire. J'ai quand même continuer sur le parcours maintenant c'est la dégustation. Peut être ça va m'aider également je sais pas. Concernant mes sensations de faim j'ai identifié qu'une petite faim c'est juste le petit creux que je sens au niveau de l'estomac et que la grande faim c'est salivation, mal de tête, gargouillis, faiblesse, irratable, diffculté à me concentrer, et que je n'aime pas du tout cette sensation et que ça me fait manger plus vite. La bonne faim je dois encore identifier. 

lorraine
Marraine

C'est bien comme tu fais, tu essaies, tu expérimentes, tu fais des constats. Moi j'ai beaucoup avancé avec les essais/erreurs

N'hésiste pas non plus  à contacter un coach car il est vrai que dans ces notes il y a  une part de subjectivité et  il ne faut surtout pas que tu te décourages....

 

Pensées de soutien

Loraine

liegama.
Ancien abonné

merci de ton soutien Lorraine

Felixzecat.
Abonné

Bonjour,

concernant la faim et son amplitude, je fais également partie de celles qui sont encore incapables de disinguer les différents niveaux de faim :

je les confonds compètement !

Pour exemple, je ressens un creux profond à l'estomac une ou deux heures après un bon repas, alors que je sais parfaitement que je ne peux pas avoir faim et qu'il s'agit d'une Envie de Manger.

D'autre part, je viens de faire une coloscopie, donc régime sec pendant trois jours et diète pendant 24h, et je suis tombée des nues quand après l'examen l'infirmière m'a dit "Faites attention, vous êtes tout de même à jeun...", je ne me rendais absolument pas compte que mon estomac était vide depuis si longtemps !

Je suis inscrite depuis juin, mais je pense que j'ai encore du boulot à faire pour m'ouvrir à mes sensations !

Mais je suis heureuse d'être arrivée à atteindre la Grande Faim (avec des majuscules, siouplaît) sans la moindre angoisse, ce que je n'aurais pu faire il y a quatre mois.

Donc, je progresse, et je vais poursuivre, curieuse de savoir si je vais y arriver !?!

D'autres ont-elles réussi à passer ce pallier malgré des difficultés au début ?

lorraine
Marraine

Felixzecat,

Je me dis que peut être il serait judicieux que tu te rappoches d'un coach ou d'un de nos docteurs (par le biais d'un tchat ou du forum "questions aux docteurs") pour évoquer tes sensations et tes questions.

Dans ce que tu écris je pense (mais peut être complètement à tort) ou problème de santé digestif (creux à l'estomac) ou tendance à restriction cognitive ...............

Ce qui est sûr c'est que faire de la respiration en pleine conscience sur quelques minutes d'affilée (si tu y arrives)  en te centrant sur tes sensations ne peut pas te faire de mal.

Bravo pour tes pogrès et bonne continuation

Lorraine

maligne.
Abonné

La bonne faim, c'est quand un besoin de manger arrive, comme serait le besoin d'aller aux toilettes...Ca revient sans cesse et ne peut Etre oublIé...

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