Obésité : la difficulté de percevoir son poids réel - 30092014

sahara56.
Abonné

Bonjour à toutes et à tous,

je ne viens pas souvent sur le forum, mais aujourd'hui j'ai une question qui refait surface :

Sur la page d'accueil je viens de lire l'article qui traite de la difficulté de se voir aussi grosse que l'on est.

C'est exactement mon cas : alors que j'ai un IMC de 39 je ne me vois pas grosse dans mon miroir. Tout au plus je trouve qu'un pantalon marque ou qu'une jupe serre, qu'un T shirt pourrait être plus long ... Ce n'est qu'au détour d'une fenêtre, d'une vitrine que tout d'un coup je vois une grosse bonne femme que j'ai  du mal à reconnaître : c'est pas ça , moi? non c'est le verre qui est incurvé... Même en me maquillant je ne vois pas mon triple menton. Comme un déni de grosseur!

Je me suis longtemps dit que je ne pourrais pas mincir puisque je ne sais pas que je suis obèse... Bon sur les photos je vois quand même que quelque chose ne va pas, mais je me trouve des excuses...

Je me demande si d'autres éprouvent cette curieuse sensation de se sentir mince comme  quand on était jeune, de se voir mince, alors qu'on est obèse, d'être(par exemple)  persuadée de pouvoir se glisser entre 2 voitures dans un parking sans toucher les rétros, alors que même en rêve ça ne peut pas  passer!

Et si vous avez eu ce même souci, comment avez-vous fait pour que vos yeux, vos sens et votre tête prennent la mesure du volume que vous occupez?

Merci beaucoup de tous les témoignages , de  toutes les pistes que vous pourrez me donner, car pour changer il faut quand même commencer par  reconnaître qu'on  a un problème et moi je ne le vois pas. Mais il faut dire que mon médecin s'en charge

Amicalement

Sahara

Commentaires

Soleluna.
Ancien abonné

C'est rigolo, je viens juste de lire cet article qui m'a interloquée et je tombe sur ton post. :)
Oh que oui, je connais ça, et je crois que c'est le cas de pas mal de personnes.
Ce qui est drôle, c'est que quand j'étais moins grosse, j'avais aussi une mauvaise perception de mon corps. Je me voyais beaucoup plus grosse que je ne l'étais ! (ce qui n'est pas traité dans l'article). Et aujourd'hui c'est l'inverse.

C'est triste que je n'ai pas perçu à quel point je n'étais pas la baleine que je pensais, je suis effarée, je me sentais tellement affreuse alors que j'étais en surpoids... bon. Aujourd'hui me dis que c'est pas mal de ne pas ressentir mon poids actuel, ça m'affecterait. Donc l'envers et le revers de la même médaille?

Le docteur A parle de troubles dissociatifs dans son article. Et pour ma part je pense que c'est une absence de connexion avec son corps. Moi il me dégoutait, donc bon. Et puis aujourd'hui je me suis réconciliée avec l'ancien, donc je vois pas l'actuel :)

Ce qu'on peut faire je crois c'est reprendre contact avec son corps, du dedans. Les émotions, c'est physique. Les sensations aussi. La pleine conscience c'est très corporel. Les étirements aussi, ressentir petit bout par petit bout. Et se mettre en mouvement, par la marche, la danse, le yoga, le sport, le massage aussi (tu parles de contours), ce qu'on veut. Reprendre contact, renouer le dialogue.

izabelle
Animatrice forum

moi aussi

dans ma glace je me trouve mince en fait

en en photo,  ou quand je me vois bouger genre sur une vitre je me vois marcher en mêem temps,  là je vois les volumes  et c'est quand même.... volumineux,  même si cest pas de l'obésité en ce qui me concerne

pour moi c'est le décalage entre le miroir, aplati,  où l'on est statique

et la 3D  où l'on voit les volumes

le fait de ne pas percevoir les volumes à mon avis c'est assez normal  mais tout dépend en effet du niveau de décalage

 

je crois qu'en tous cas c'est un phénomène assez répandu,  et d'autant plus qu'on a tendance à être trop dans sa tête et pas assez dans son corps

de mon coté  depuis que je fais plus souvent la grève du ciboulot  pour retourner dans mon corps, je perçois mieux ses formes et je l'accepte mieux aussi

dentelle71.
Abonné

En septembre je suis allée au mariage d'un de mes neveux. Quand j'ai vue les photos, là je me suis rendue compte que c'était temps de penser à agir car j'ai réalisé les dégats et j'avais écouté l'émission sur LC . Et en plus je m'étais pesée sur une balance qui vous dit tout .La motivation est arrivée et en courant!!!!

Poupounette71.
Abonné

tiens, même problème ! un imc à 39/40 (en plus je suis petite) mais je ne me vois pas grosse. Pourtant je vois que certains vetements sont trop serrés mais c'est leur faute à eux, pas à moi !!! lol

il m'est arrivé d'effacer certaines photos où je me trouvais bien trop grosse. Tout les matins je me vois, je meux même me regarder nue sans souci, je n'ai pas de rejet pour mon corps. Je vais à la piscine sans souci...

ladyl56.
Abonné

depuis que j'ai réaliser cette différence (c'est récent parce qu'avant il ne me serait même pas venu à l'idée de me photograhier) et bien je me regarde avec plaisir et je m'interdis à saisir ma tablette.

Nath83.
Abonné

En plus de la partie miroir en 2D et de face, je crois qu'il y a aussi le fait qu'on construit notre représentation du corps en étayage sur ce qui nous entoure, les autres corps que l'on voit se mouvoir, et aussi sur ce qu'on ressent dans le mouvement, or ce que l'on ressent le plus, ce n'est pas le contour mais les muscles, les articulationsvoir la structure osseuse par le biais des vibrations (contact du sol lors de la marche par exemple). La graisse étant en grande partie plus superficielle que les muscles, on se ressent finalement plus fin que nos contours réels.

Sur le premier aspect, on ne peut que regretter qu'il n'y ait pas plus de mannequins rondes ou obèses, ça serait intéressant d'avoir plusieurs types corporels dans les médias. Quand j'ai perdu du poids rapidement ces derniers mois, je ne me voyais pas changer dans le miroir, j'ai donc eu envie de regarder avec plus d'attention les gens que je croisais dans la rue ou les photos postées sur un forum de couture qui me sert d'inspiration, non pas les photos des vêtements mais des corps vêtus en quelque sorte. Ca a été très efficace pour me réapproprier mon image ! Sur le deuxième aspect, je trouve que tout ce qui aide à ressentir l'enveloppe corporelle est intéressant, massages, jaccuzzi, inventaire corporel en s'attardant sur la perception des contacts du corps avec le sol, ... Se mouvoir face à un miroir aussi si tu veux (il y en a souvent un dans les cours de danse par exemple).

sahara56.
Abonné

Merciiiiiii de toutes ces réponses! 

Je me retrouve bien dans ce qu'écrit Poupounette, à savoir que j'aime aller à la piscine, que nue je ne me trouve pas grosse: c'est la faute des vêtements... et que je n'ai aucun problème à me regarder dans un miroir.

Bouger, massages, balnéo, danse aussi, sont des activités que je pratique, mais probablement pas en toute conscience, je suis sans doute loin des mes sensations physiques comme je suis loin de mes émotions. A creuser donc... et à tester

A creuser aussi l'idée de se voir en 3D, de se regarder bouger, de regarder les catalogues de mode  et les défilés pour celles qui portent les vêtement et non pour les vêtements en eux même. 

L'idée que l'on sent plus les articulations, la musculature , les os, ce qui bouge, en fait ce qui vit , plutôt que la graisse qui est inerte (et mal vascularisée en plus) me plait beaucoup , je vais tâcher d'être attentive à tout cela.

Ce qui m'a fait le plus plaisir dans toutes vos réponses c'est que je ne me sens plus seule, car dans des émissions comme belle toute nue, la candidate se compare systématiquement à d'autres filles plus grosses  qu'elle,  alors que nous... dans la même situation... où nous metterions nous?

Mais en dehors du coté anecdotique, je crois quand même que c'est un véritalbe problème de ne pas se voir telle que l'on est. Il y a quelques mois je me cognais, je trébuchais assez souvent, il m'arrivait de tomber. J'ai également peu d'équilibre, me tenir sur un pied et faire des mouvements avec l'autre jambe m'est vraiment difficile, pour ne pas dire impossible.

Je vais en parler au psy que je vois mardi prochain (notamment en ce qui concerne les dissociations), s'il a des idées interessantes sur la question, je viendrais vous en parler.

Si vous avez d'autres expériences ou idées à partager je suis toujours preneuse.

A très bientôt. Je vous embrasse

Sahara

Poupounette71.
Abonné
Perso, je ne me suis jamais trop demandé si la vision que j'ai de moi m^me est juste ou pas. J'ai peut être tort mais je me trouve plutôt jolie. Après ça doit aussi venir du fait que je l'ai combattu pendant un bon moment a cause d'un gros souci de santé et que maintenant j'essaie d'être bienveillante avec moi même!
Fyfy.
Abonné

j ai lu avec bcq d emotion ton post et les commentaires qui ont suivi. j avais aussi lu avec  attention l'article de GA en page  d accueil. 

avec un imc de 48 (bien que l imc soit un peu battu en breche , et que les soignants mesurent plutot le tour d taille maintenant, je n ose pas le dire, tellement j assume ! 48 cela reste  un peu abstrait), je m imagine pouvoir me glisser moi aussi entre deux voitures , ou dans des couloirs encombrés, j ai des surprises aussi dans les transports en commun, ... je n ai pas du tout conscience de mon enveloppe corporelle. 

 c est quand meme un peu douloureux nue devant la glace, mais habillée, pas trop de problemes. 

par contre en photos, là c est vraiment horrible. je n en reviens pas d etre aussi grosse, j en suis sidérée. d autant plus que depuis une dizaine d 'annees, je n apparais plus bcq sur les photos, probablement aussi trop douloureux pour mes proches. 

alors j ai rassemblé les rares photos que je trouvais, les vraiment horribles, comme celles un tout petit peu plus flatteuses, pour essayer de prendre conscience, pour essayer de me motiver par l horreur ou la consolation, pour essayer tout simplement de frequenter mon image, et aussi de l accepter tout doucement. ...

j ai aussi essayé de dessiner sur une photo la sillouhette vers laquelle j aimerais tendre (on parle de set point, il doit avoir sa sillouhette correspondante), un peu comme sur l illustration de l article de GA. mais je manque de technique... et puis j ai pas envie de dessiner le futur tablier ventral.....alors  ce n est qu une vague sillouhette illusion pour rever.

et comme j aime bien dessiner , j ai ausi projeté de faire un autoportrait, mais je n ai pas encore eu le courage. Je pensais faire un autoportrait de maintenant , et d il y a 25 , avant de commencer a grossir... normalement l eclat qui brille dans les yeux ne grossit pas...

pas de probleme avec la piscine, mais  c est vraiment un calvaire d aller en boutique acheter des vetements. il parait qu on peut etre vraiment obese et etre malgre tout elegante,... je n ai pas encore reussi. pourtant je vois des personnes y parvenir. La façon de se tenir, de porter tous ces kg, entre peut etre en ligne de compte. Une position droite et digne, le dos décollé de la chaise ...

Avec le yoga que je pratique depuis longtemps, j avais deja contacté un peu mon ressenti corporel interieur, mais c etait encore impossible pour moi de danser (je me" regardais "trop de l exterieur, et la danse mettait trop la séduction en jeu), par contre je pouvais monter sur des planches, oser me servir de mon gros corps, et vivre de l interieur mes emotions d actrice amateur. Je me disais que si je les vivais avec justesse, ce ne pouvait pas etre completement laid, ou desagreable à regarder.

depuis j ai repris une petite activité danse contemporaine, qui m a permis de d explorer mon ressenti interieur ,en dansant, avec bcq de plaisir. je me suis meme vue danser une fois en soiree, ce que je ne fais plus depuis de nombreuses annees , alors que j aimais bcq cela.

la pleine conscience bien sur me permet aussi de rester connectée à cette vie interieure riche, à ces ressentis corporels comme si j étais "normale", sauf quand mon gros corps douloureux me rapelle qu il y a vraiment un probleme .

mais je ne sais pas quoi faire de mon aspect exterieur. je cherche  comment l apprivoiser, tellement il me parait etrange et etranger...

 

Bliss.
Abonné
Moi aussi je ne me percois pas grosse. Je suis à l'intérieur toujours en 44-46 taille ou je me suis réconciliée avec moi même après la naissance de mon fils et qui me convenait. De 15 à 35 ans mon corps a tellement varié de volumes entre le 40 et le 52 au max que je ne sais pas comment je me sentais. Du coup les photos de moi me surprennent je ne m'y reconnais pas . Et j0ai aussi des surprises aux essayges de vêtements, un truc m'apparait tout à fait ok mais en fait je en rentre pas dedans ou au contraire j'achète une robe qui me semble aller pour m'apercevoir ensuite que c'est trop grand. Ceci dit au quotidien comme je me trouve bien et bouge volontiers je pense que cela se reflète et que c'est cela que les gens percoivent. Des fois j'ai des surprsises, dans un cinéma j'ai demandé à mon mari quand ils avaient changé les sièges que je trouvais petits et il m'a simplement rappelé que ca faisait 10 ans que nous n'étions pas venus mais que les ièges étaient les même.........gloups. Souvent les maillots de bain taille standards 46 je me dis bon ok c'est extensible je vais rentrer mais non pas du tout du tout et surtout pas la poitrine. Ce qui m'aide c'est toutes les activités physiques et de me masser. Je ne fuis pas les miroirs mais je ne cours pas après non plus. Quand je vois ma voisine super malheureuse avec son 180 pour 55 kg qui se voit de la culotte de cheval et passe son temps chez l'esthéticienne le coiffeur etc.....je suis contente d'être moi.
castagnette.
Abonné

Moi aussi j'ai lu l'article de la page d'accueil et je m'y retrouve assez bien. 

Après avoir lu vos messages, je suis allée me regarder vraiment dans le miroir. 

C'est bizarre :je m'aime bien, je me reconnais bien, mais j'ai toujours cette surprise de me découvrir si large... je crois que je le sais mais que je l'occulte assez souvent. C'est plus facile au quotidien.

Par contre, aucun pb avec les cabine d'essayage, surtout depuis que je connais (et accepte) ma taille (44) et que je rentre dans les vêtements que j'essaie! rien de pire que de devoir aller chercher une taille au dessus sous le regard de la vendeuse...

juliane 61.
Abonné

voila ,aujourd'hui meme je me suis vue oh!! desastre !!  ce n'est plus moi ...un IMC de 37 ,je ne peux plus me regarder dans un miroir :depuis 1 an ;je ne fais plus de sport aqua gym ..plus de marche depuis 6 mois ,je me suis refermee sur moi meme une amie m'a dit reagis !! voyons !!! et me voilà  .à me prendre en main , decouvrir  comment m'alimenter ...reconnaitre sa faim ;pas facile a se reeduquer !! accrochons nous !! toutes ensemble  ..juliane

Nath83.
Abonné

Je suis un peu perplexe de la direction que prend ce fil. Pour moi, c'est en effet essentiel de sentir et de vivre le vrai corps qu'on a là maintenant mais certainement pas pour qu'il nous dégoûte, nous fasse horreur ce qui nous permettrait (?) de perdre du poids. Je pense que les deux chemins sont liés : accepter voire aimer ce corps-là, avec son histoire, sa silhouette, ses kilos ET guérir cette relation à la nourriture et à ses émotions. J'ai du mal à imaginer que s'assommer de critiques "je suis grosse et immonde" ne provoque pas EME sur EME. D'autant plus qu'avec linecoaching on se propose justement de se mettre à l'écoute du corps et de ses besoins plutôt que de lui imposer cérébralement une quantité de nourriture trop haute ou trop basse. Alors je le clame haut et fort : j'aime mon corps. Je l'aimais aussi à un imc de 45, je peux regarder les photos de moi à ce poids-là et me trouver certes grosse mais belle (belle et grosse j'ai envie de dire). Pour autant, je ne veux pas garder ma relation hyper malsaine à la nourriture, je veux être libre ! Et je ne voudrais pas trop si possible de conséquences de mon poids sur ma santé alors je suis contente d'avoir perdu. Mais ça ne fait pas de moi une personne meilleure, plus respectable ou alors je ne veux pas du respect de ceux qui n'en avait pas pour moi avant !

Et puis, si on commence à poser un oeil dégoûté sur nous-mêmes parce que nous sommes obèses/en surpoids/pas à notre goût, comment pourra-t-on porter un oeil bienveillant sur les personnes que l'on côtoie ou que l'on croise ? Au ban les gros ?

Puis, n'est-ce pas un peu illusoire de penser "si seulement je revenais à un imc de tant" ou "si je perdais tant" alors je m'accepterais ? A mon avis, c'est bien plus ardu que de s'accepter d'abord, guérir sa relation à son corps et à sa façon de s'alimenter de pair et accepter le set-point auquel le poids redescendra.

Bon, je me suis plus enflammée que je ne m'y attendais ;)

Je vous propose un petit article que j'ai trouvé sur le site du gros.org du psychomotricien qui bosse avec Zermati : [url=//www.gros.org/ressources/bibliographie/mieux-considerer-son-corps]mieux considérer son corps[/url]

Sahara, pour rebondir sur ton témoignage sur l'équilibre : quand une personne mince se met sur un seul pied, le seul fait de lever sa jambe déplace suffisamment le bassin au-dessus du pied d'appui pour qu'elle puisse être en appui stable. En situation de surcharge pondérale, on peut d'abord expérimenter des transferts du basin de droite à gauche puis translater son bassin centré sur un pied, prendre appui et là lever l'autre. Logiquement si tu regardes un point fixe pour avoir une accroche visuelle, ça devrait déjà être mieux. Et ça se travaille bien sûr ! Un autre exercice amusant que j'ai testé ce matin dans mon salon : disposer deux chaises de manière à passer pile poil entre les deux de face. Puis essayer de profil. Je peux en concocter d'autres si ça te dit :D

Pour l'émission belle toute nue, tu ne crois pas que le regard de la caméra joue ? Dans la mesure où ce serait humiliant de s'être placée trop bas (oui parce que dans notre société beauté=minceur donc si on s'imagine plus mince on se sur-estime.alors que bon finalement, c'est toujours une mauvaise appréciation de son corps et de son image, dans un sens ou dans l'autre) à mon avis elles se placent toutes sciemment trop haut.

Et je vous mets le lien d'une personne qui vit jusqu'au bout son style (que je n'aime pas trop personnellement mais j'aime sa confiance en elle et son talent pour la couture) : //www.cupcakesclothes.com/

 

Zéphyr.
Abonné

Moi aussi j'ai vécu ce décalage! Quand c'est source de souffrance le bodyscan et la bienveillance envers soi-même aident beaucoup. Les massages, les étirements en pleine conscience, aussi... Se choisir de jolis vêtements à sa taille... Le bodyscan c'est une "mise à jour" précieuse pendant l'amaigrissement aussi. Un blog que personnellement je regarde tous les jours, celui de stephanie zwicky quelle élégance et ça donne une image de "soi" de l'extérieur flatteuse qu'on voit trop rarement dans les magazines d'où sans doute cette souffrance quand on se découvre??

 

Zéphyr

charlotte57.
Abonné

Merci pour ce fil, Sarah.

Je viens enfin de prendre le temps de lire l'article mentionné et moi aussi je tombe de haut ! Donc je suis preneuse des solutions apportées par nos pairs et je retiens le fait d'apprendre à connaître son corps, de l'intérieur (suis encore super novice pour ce qui concerne le body scan).

Je note la remarque d'Izabelle sur la déconnexion cérébrale et la (re)connexion corporelle, mais en même temps j'apprécie que le fait que majoritairement on s'aime "de l'intérieur" (= confiance en soi je trouve)... et que tout se dégrade quand on se voit (photo ou vitrine) => si le body scan met du temps à faire effet (enfin je le crois), je pense que pour une personne plus "puls" comme moi (ie hyperdynamique aaaaaah je ne tiens pas en place), les étirements (donc du mouvement) constituent une piste plus accessible. Mais je continue à m'exercer au BS et à la RPC, ça m'apporte au moins beaucoup de sérenité (et ça m'endort - voire me permet de me rendormir la nuit quand les loulous m'ont réveillée car le sommeil est primordial tant pour notre moral que pour juguler nos EME).

Et pour répondre à Nath83, je n'aurais pas cette vision pessimiste du fil : je dirais que nous nous aimons et nous avons une certaine dose de confiance en nous... Le problème vient de cette confrontation à la réalité, quand nous finissons par percevoir nos courbes... et surtout quand les autres nous renvoient ça. Et là je pense qu'on se doit d'être lucide pour 1/ ne pas continuer sur la mauvaise pente (enfin la mauvaise montée) et 2/ pour affronter cette réalité, armées de notre self-estim, notre bien le plus précieux, pour que, quand des coups de mou nous tomberont dessus, nous ne soyons plus sujettes aux EME et nous rompions le cercle vicieux.

Mais pas question, comme je l'écrivais sur mon blog, de regarder des photos de soi tous les jours... Bonjour l'ambiance. Les exercices de reconnexion corporelle me semblent plus pertinents + avec le sport on peut aussi prendre conscience de ses véritables limitent (souffle, intensité, amplitude des mouvements). C'est pas mal de noter quelques paramètres et de les voir évoluer (à une époque, pour moi l'objectif était du côté souplesse : au bout de 2 mois de Pilates je faisais "le pont"). Plutôt que de se comparer à d'autres ou de se comparer à soi, avant, autant se projeter dans l'avenir.

mavo.
Marraine

Amusant, moi aussi j'ai lu cet article aujourd'hui et je tombe ensuite sur ce fil. Bon c'est assez logique, en même temps !

Je n'ai pas le sentiment de ne pas me voir grosse. Ensuite, c'est quand même difficile de savoir si je me vois telle que je suis, ou + grosse ou - grosse qu'en réalité... parce que c'est difficile de savoir ce qu'est la "réalité" en la matière ! De même que je trouve très difficile de savoir comment les autres nous voient : ne me voyant, pensent-ils "obèse", "grosse", "enrobée" ??? Je n'en sais rien.

Et autre chose que je trouve bizarre en matière d'image de soi, c'est que j'ai beaucoup de mal à me comparer. J'essaie parfois de regarder des gens dans la rue et de ma demander s'ils sont "plus gros / moins gros" que moi, et je ne sais pas bien répondre à cette question.

En définitive, l'image de soi est un concept complexe, presque philosophique... Ce qui pour moi est le curseur, c'est de savoir si je me supporte ou pas (voire, les bons moments, si j'arrive à bien m'aimer !).

marieal.
Inscrit

tiens c'est marrant ce sujet tombe à point!!

et m'interpelle car je ne sais comment le placer dans ma progression....

je vous explique:

ça fait deux ans que je suis sur LC et sur ces deux ans , 18 mois de ttt hormonaux pour des FIV donc j'ai plutôt finalement pris du poids la première année, et stabilisé tout ça depuis ma vraie reprise de LC en novembre l'an dernier...

j'ai fait de vrais progrès personnels avec LC: écoute des sensations, arrêter de me prendre la tête avec la balance ( je me pèse une fois par mois) et faire confiance à mes sensations. Ca marche:  je reviens d'un séjour en Italie où mlagré les glaces, la pasta , la pizza et les appéros je n'ai pris que 500g par rapport à il y a un mois...je n'ai plus beaucoup d'EME, je sais me faire plaisir sans tomber dans l'exès comme avant et surtout j'ai appris à respecter ma faim.

je suis très sportive "pour mon poids",je fais du triathlon, genre tortue mais je fais beaucoup de sport,  je crois que les gens ne se rendent pas compte que je suis aussi lourde( 97kg)  car je suis carrée, avec une poitrine assez forte ce qui fait qu'on ne voit pas mon ventre...par exemple mon chéri est persuadé qu'une copine est plus "grosse" que moi alors qu'elle fait deux tailles de pantalon en moins!

je n'ai jusqu'alors eu aucun problème avec mon image dans une glace, j'y vois une sportive un peu costaude..je me promène en maillot , en

j'ai par contre beaucoup plus de mal avec mon image en photo, que ce soit des photos de vacances ou de sprt..

et ce matin, un peu plus de temps dans la salle de bain, et j'ai pris conscience de la présence de ce ventre...j'ai l'impression qu'à poids égal, mon tablier abdominal ( beurk ce mot!!!) est apparu...est ce que je ne le voyais pas jusq'ici et que je prends conscience maintenant?  ou est ce que avec tout ce que j'ai traversé en deux ans, il a vraiment augmenté?? je vous avoue que j'ai la nette impression qu'avec la préménopause qui se profile à l'horizon , je crois qu'il a augmenté...

la question c'est maintenant que cette conscience m'a sauté à la gueule qu'est ce que j'en fais?

Parce que quand je lis ça:

"L'approche de Linecoaching est fondamentalement différente : le recentrage sur les sensations alimentaires, sur les émotions et sur les pensées douloureuses, la mise en mouvement du corps vont permettre de minorer les troubles dissociatifs, de permettre à la personne de reprendre contact avec elle-même. "

je me dis que tout ce fragile équilibre que j'ai mis un an à construire d'écoute de moi-même, de lacher prise par rapoort à mon image et à la balance, est en train de vaciller parce que justement j'ai pris conscience de ce tablier abdominal apparu malgré la mise en pratique de ces bons principes...

je suis un peu perplexe sur cet article: depuis que je suis inscrite ici, j'avais cru comprendre qu'il fallait nous détacher de cette image...et là, paf, on me dit le contraire....

Help, je suis un peu perdue!!

Nath83.
Abonné

Coucou marieal,

 

En te lisant, j'ai repensé à un autre article que j'avais lu sur linecoaching : //www.linecoaching.com/maigrir/dossiers/se-faire-plaisir/marianne-james-ou-comment-avoir-confiance-en-soi

Je t'en cite un extrait : En revanche, cette méthode vise aussi à vous faire reprendre confiance en vous, à apprendre à chérir votre corps tel qu’il est, quelle que soit sa morphologie, afin de l’accompagner avec tendresse sur la voie de l’amincissement

Je pense vraiment que c'est possible d'aimer ce corps-là, celui qu'on a, dans sa réalité. Il n'est pas nécessaire de se leurrer sur sa vraie corpulence d'où la phrase que tu cites. Pourquoi ne pourrait-on aimer qu'un corps mince ? Charlotte disait sur son blog qu'elle n'allait pas regarder des photos pour se dire "la grosse là c'est moi" (de mémoire, hein, excuse-moi si ce n'est pas tout à fait tes termes). Mais est-ce que ce n'est pas possible de regarder des photos et de se dire : "tiens je suis effectivement plus grosse que je ne l'imaginais. Observons donc cette image avec bienveillance, sans jugement." Et petit à petit, surtout couplé avec tout le travail de perception interne proposé par lc et en dehors, je crois que c'est vraiment réalisable d'arriver à se dire : "tiens sur cette photo je ne m'aime pas trop. Sur celle-là je me trouve canon ! Sur celle-là je me reconnais bien. Etc".

Bref, personnellement je pense vraiment que le corps que j'ai là, maintenant, est beau, avec ses bourrelets, avec ses vergetures, c'est son histoire c'est tout, ce n'est peut-être pas ce que je préfère chez moi mais c'est moi. Mais je trouve beaux aussi les cheveux blancs de ma voisine qui lui font un visage tout doux, ses mains qui ont durci avec le travail, ses rides en forme de soleil autour des yeux, ses rides de tristesse qui me rappellent ses deuils. Bien sûr elle ne fera pas la une des magazines et alors ? Je peux vous dire qui a le plus beau sourire de la terre : c'est une personne trisomique que je connais, quand il sourit, c'est un rayon de soleil quelques soient les nuages noirs de mon humeur. Vous croyez qu'il ferait la une lui aussi ? Quelque part pour moi linecoaching c'est aussi accepter que notre corps a une histoire plutôt que vouloir la gommer à coup de régime, de chirurgie ou autre.

Par contre, je ne prétends pas que ce soit un chemin facile, il ne suffit pas de se lever un matin en se disant : "allez je m'accepte" pour que ce soit le cas. Donc je ne me permettrais jamais de critiquer la souffrance de quelqu'un face à ses kilos, ses bourrelets, ses rides, son handicap ou que sais-je et je ne voudrais pas que mon message soit entendu comme ça.

charlotte57.
Abonné

Merci Nath83 pour ton paragraphe : " Charlotte disait sur son blog qu'elle n'allait pas regarder des photos pour se dire "la grosse là c'est moi" (de mémoire, hein, excuse-moi si ce n'est pas tout à fait tes termes). Mais est-ce que ce n'est pas possible de regarder des photos et de se dire : "tiens je suis effectivement plus grosse que je ne l'imaginais. Observons donc cette image avec bienveillance, sans jugement." Et petit à petit, surtout couplé avec tout le travail de perception interne proposé par lc et en dehors, je crois que c'est vraiment réalisable d'arriver à se dire : "tiens sur cette photo je ne m'aime pas trop. Sur celle-là je me trouve canon ! Sur celle-là je me reconnais bien. Etc".

J'aimerais effectivement en arriver là un jour, accepter cette fille que je vois sur ces photos comme étant moi... tout comme celle qui était plus mince 2 ans avant, et moins grosse 4 ans avant, et encore plus mince 6 ans avant... Et me dire qu'en fait c'est toujours la même personne, moi. Et ne pas rejeter l'une parce qu'elle a des kg en trop, et adorer l'autre parce qu'elle est plus mince. C'est l'acceptation de soi. Je commence à comprendre où je dois en arriver. Tout comme on accepte d'être envahie par nos pensées et nos auto-commentaires quand on fait la RPC et qu'on les accueille et qu'on revient à la respiration. On accepte d'être comme on est physiquement en ce moment. Et que ce n'est pas un critère pour nous aimez mieux avant.

OK sur le principe. Reste à passer ça dans les faits. Tu as une approche (Nath ou qqun d'autre évidemment) : regarder des photos de nous à différentes périodes et essayer de se souvenir de qui on était (indépendemment de notre poids), de se souvenir de nos réalisations à l'époque, de nos sentiments, de nos engagements pour trouver qu'on était une chic fille, grosse ou moins grosse ? Ça me rappelle cette article de l'ex-blog pensees de ronde : 

//www.penseesbycaro.fr/2010/09/zermati-un-an-apres/

faire la paix avec soi (et toutes les "soi" qu'on a été)... un long parcours.

amie35.
Ancien abonné

Ce post m'interpelle car quelque soit la variation de poids , mon IMC a varié entre le surpoid et l'obésite morbide.

Je n'ai jamais pu m'apprécier en photo et encore moins en video quelque le poids que j'ai fait.

Je n'ai aucun soucis pour faire du body scan, pour bouger mon corps pendant les cours de danses africaines ni pendant les cours de tai chi.

Mais je n'ai jamais réussi à apprécier et accepter l'image de mon corps que se soit en photo et l'effet est pire sur une video.

Pourtant, beaucoup de personne sont surpris quand je leur dis mon poids ( et cela a été vrai quelque soit le poid que j'ai fait )

Il y a certainement des vetements qui peuvent mettre en valeur le corps et aussi un peu de maquillage mais je ne suis pas trés fashion.

Je pense qu'une démarche, un port de tete, le  regard, la confiance , ce que l'on dégage,  un beau sourire peut faire la différence t; Mais pour ce qui me concerne, la aussi  il reste du travail.

Faire la paix avec son image, c'est aussi faire la paix avec tout ce que la socièté nous renvoit face aux kilos.

Les remarques les méchancetés les non dits , les regards croisés qui font mal , les préjugés ; c'est l'image que nous renvoit la les médias avec leurs idées  "bien pensantes" et stéréotypés  !!!!

Nath83.
Abonné

Merci pour le partage de cet article, très émouvant je trouve.

C'est intéressant ton idée de se pencher sur ce qui fait ton unicité et ton unité, tes valeurs, tes pensées à différents moments de ta vie, ce qui a évolué et ce qui reste central.

Il y a plein de pistes, à toi de voir ce qui te correspond. Après, à mon sens, il n'y a pas d'urgence, tu peux te réapproprier ton corps et ton image doucement, lentement, le maître mot c'est bienveillance ;)

- dans le mouvement : la danse, l'expression corporelle, le yoga, le taichi, le qi gong, n'importe quelle activité que tu arrives à pratiquer en pleine conscience en fait, en prêtant particulièrement attention à tes sensations corporelles. Les mouvements et cette attention vont enrichir le schéma corporel, l'aider à s'actualiser . Dans les petits mouvements de chaque jour, bouger en pleine conscience. Prendre plaisir à bouger, bouger pour soi. L'article que j'ai cité plus haut peut peut-être t'intéresser ?

- dans le micro-mouvement et dans l'immobilité : les méthodes type feldenkrais ou eutonie permettent de se centrer sur ses sentations internes mais aussi sur les contours du corps par le jeu des appuis. Un avant-goût : tu peux finir ton body-scan, allongée notamment, en prêtant attention aux appuis de ton corps sur le sol, en dessinant mentalement ton empreinte, en sentant comment ta respiration la modifie. Et/ou sentir l'air sur ta peau, le contact des vêtements.

- face à un miroir : tu peux te regarder (avec bienveillance toujours), voir les parties de ton corps que tu apprécies le moins, et prendre le temps de les masser doucement, pas pour les faire disparaître juste un massage pour en prendre connaissance, pour sentir la texture de la peau, le contour... Te regarder bouger, danser, parler pourquoi pas.

- par le regard des autres : si tu regardes des photos, pourquoi pas demander à ceux que tu aimes sur quelles photos ils te trouvent ressemblantes, quelles photos de toi ils trouvent jolies ?

Le mot d'ordre c'est bien sûr bienveillance (quoi ? Je radote ?) et patience.

Et vraiment, quand on a confiance en soi et qu'on se sent à sa place, finalement les gens font très peu de commentaires désobligeants et voient plutôt le sourire que les kilos :)

papyrus.
Abonné

Merci pour ce fil, que je remonte, qui me permet de voir que "non je ne suis pas seule" et "oui ma fille, tu es normale"..!

Comme certaine d'entre vous, je ne perçois pas mon corps tel qu'il est vu par les autres.

Je me perçois vive, alerte, pas mince mais pas grosse non plus. Presque normale, avec quelqus kg en plus, mais...

mais pas comme cette fille sur la photo.. C'est moi ça ?

 

Et comme cette image de moi ne me plait pas du tout, je plonge la tête dans le sable pour ne pas la voir..

Et en ressortant, je plonge la tête dans le frigo pour oublier...

 

izabelle
Animatrice forum

ben oui, on est quand même "normales", hein!!!!

j'espère papyrus que très bientôt tu n'auras plus besoin d'oublier et donc de manger sans faim

de plus les photos sont parfois éloignées également de la réalité

dentelle71.
Abonné

Bonjour, le corps ce n'est qu'une enveloppe mais ce qui est dans ta tête est plus important et tant pis pour ceux qui ont un corps de "rêve" et rien dans la tête . Leur monde s'arrête autour de leur corps et ils ne voyent pas plus loin que ça et manque tellement d'autre chose. Nous sommes intelligent(es) car nous nous vivons ! Soyons fiers ! A bat les imbéciles , les pédants et ceux qui n'existent que pour eux! Courage!

Labelrouge.
Abonné
Me déshabiller devant un homme.. IMPOSSIBLE
pureutopie.
Abonné

Bonjour,

Je suis obèse, j'arrive à me regarder nue et j'accepte mon corps mais lorsque je porte des vêtements et que je me regarde, je me trouve énorme. Pourtant mon visage me plait avec mes kilos en plus. Mon concubin m'a connu avant que je prenne mes 20kg et il m'accepte comme je suis, pourtant j'ai du mal à comprendre qu'il puisse trouver mon corps désirable.

Je n'aime pas mon corps mais je l'accepte

Stéphanie31.
Abonné

[quote=pureutopie]

... pourtant j'ai du mal à comprendre qu'il puisse trouver mon corps désirable.

[/quote]

coucou, j'ai envie de te dire que s'il trouve ton corps désirable c'est qu'il t'aime TOI et que ton corps, c'est toi, ça en fait partie. Heureusement, quand on aime quelqu'un, on l'aime pour tout ce qu'il est. On ne découpe pas la personne en petit morceau en disant "ça je l'aime, ça je ne l'aime pas". On aime le tout. C'est valable en amour et en amitié. Pose toi la question de personnes de ton entourage qui ne sont pas forcement belles et que tu aimes: est-ce que tu les aimerais plus s'ils étaient plus beaux?

redgine's cocktail.
Abonné

Le corps, le miroir et nous. Je n'ai pas de problème à me mirer le matin devant le miroir de la salle de bains. je ne me vois que jusqu'à la poitrine. Pour une vue "d'ensemble", je vais dans ma chambre, et me positionne dans le couloir, nickel. Sinon, c'est de profil, à 2 mètre de l'objet. Souvent, c'est à ce moment que je change de tenue, jusqu'à ce que mon profil me satisfasse.

Aujourd'hui, je ne suis plus surprise de voir le volume de mon corps, mais ce fut le cas pendant longtemps.

Par contre, je fais très attention quand je dois passer entre 2 voitures, moi aussi,, je regarde attentivement les sièges avant de m'assoir pour ne pas me retrouver assise sur les accoudoirs par exemple ou coincée, etc .... et c'est encore plus vrai lorsque je suis avec des amis. Je file avec eux, et in-extrémis, je change ma trajectoire. C'est devenue une habitude de recherche du bon parcourt, ça me laisse un peu triste.

Et puis, comment pourrais-je dé-aimer mon corps, donc moi-même, moi qui veut tellement être aimée ?

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