Quand le Tsunami arrive : comment faire face ? - 05032014

Soleluna.
Ancien abonné

La vie, ça fonctionne souvent de manière cyclique je trouve. On fait face encore et encore aux même choses, aux mêmes problèmatiques (parfois sous différentes formes), comme si on devait apprendre quelque chose, trouver une nouvelle issue, pour passer à l'étape d'après, au tableau d'après. Les Hindous appellent ça la réincarnation et le karma.
Moi je trouve que c'est valable au sein d'une seule et même vie, celle de maintenant, la seule qui m'intéresse au demeurant et à laquelle je crois (auto-blague, je me fais des private jokes :)

Une des situations cycliques à laquelle je me retrouve confrontée régulièrement est liée au travail. Ici ce qui se profile : des grosses charettes, avec un boulot et des échéances dingos. Je vais en prendre pour facile 2 mois.

Habituellement, je fais le dos rond, je travaille souvent des 12-14h pendant des semaines, et au-delà de la quantité, ce sont des heures de pauvre qualité, douloureuses, pénibles, et insatisfaisantes, parce que dans la course et la dispersion. Je me coupe de mes émotions, de mes sensations (donc du corps) et passe en mode machine, robot. Je peux ainsi bosser jusqu'à 23h et enchainer. Je rentre, je suis épuisée mais montée sur ressorts. Impossible de me détendre, la batterie a surchauffé, elle tourne à vide, je mange, je regarde la télé, jusqu'à très tard, malgré moi, certainement pour rester déconnectée et fini par m'endormir d'épuisement. Bien évidemment je mange, trop aux repas pour me dédommager ou pour me "donner des forces pour faire face". Et EME à la pelle le soir, oeuf corse. Et le lendemain c'est reparti pour un tour. Dans les moments libres, le week-end, je suis une zombie. J'emmerde pas l'amoureux, mais j'ai zéro énergie et il ressent ma tension intérieure, ça l'affecte (alors que je croyais que non).

Voilà : c'est le TSUNAMI.

Je le reconnais, pour l'avoir vécu, et je réalise en laissant courrir ici mes doigts sur le clavier que j'ai une bonne appréhension (dans les deux sens ;) de la situation, c'est déjà ça, je peux m'en féliciter. J'ai identifié le schéma. C'est important. Et au-delà de ça, comme je suis désormais reliée à mon corps, j'ai senti hier l'angoisse monter et me serrer le coeur, j'ai senti mes machoires contractées (elles le sont toujours), mes épaules et ma nuque devenir du béton (c'est mon baromètre intérieur). J'ai vu que j'ai eu du mal à m'endormir et ai frissonné toute la nuit.
Bien. Très bien.

Mais après ? Je fais comment ?
Là je suis consciente et c'est différent des autres fois. Mais faut que ça me serve à quelque chose. Je ne peux plus faire comme avant. J'ai vu où ça m'a menée. Mon esprit s'y refuse, et mon corps avec. Pourtant, le Tsunami arrive, on me l'a dit à la météo, alors quoi faire ? Fight or flight. Je ne peux pas me soustraire.

Je veux faire face, mais AUTREMENT.

Pour me préserver, ne pas prendre trop de coups. Et aussi pour que tout cela n'est pas servi à rien, la douleur passée.
Et je vois ce cycle revenir et me dis que c'est l'occasion, de faire autrement. Mais je sais pas comment, comment traduire cet autrement, de manière pragmatique.

Le Tsunami est le Tsunami, je peux rien faire. Il dépend pas de moi. Donc je dois concentrer mes forces sur ce sur quoi j'ai prise, moi. Aujourd'hui, la météo m'a prévenue. Et je fais quoi avec ?

Quand on voit des situations se reproduire, qu'on connaît l'issue habituelle, comment faire autrement avec ?
Comment faites-vous autrement ?
Comment on passe au tableau suivant ? :)

 

Commentaires

Soleluna.
Ancien abonné

J'ai conscience, ne serait-ce que par la longueur de ce post et mes digressions, que ce post aurait pu relever du blog.
Mais je suis un peu perdue, et ai besoin de vos retours. :) (hé, je fais du coping, je demande de l'aide, voilà qui est positif et plutôt nouveau :))
Et je me dis que ça peut être intéressant de réfléchir collectivement à cela.
Quoi mettre en place pour faire face à des situations que l'on a vécu, encore et encore (ici professionnelle, mais c'est valable pour tout).
Merci les LC girlz :)

izabelle
Animatrice forum

Hello you....

c'est quoi pour toi ce tsunami là......

ok des charrettes de 12h pendant des jours...

mais dans tes ressentis, comment ça se traduit?

ok c'est dur de répondre vu que tu te coupes d'eux, justement pour "tenir"

 

pour l'instant, tu anticipes avec anxiété ce tsunami et tu te prépares à l'accueillir

prépare-toi aussi à accueillir les ressentis qui accompagnent cette charge de travail

j'imagine :   fatigue,  sensation de submersion, peur de ne pas y arriver,  sensation de ne pas être assez reconnue éventuellement, sentiment d'incompétence

bref j'imagine les ressentis histoires pas agréables

et puis il y a les agréables, j'imagine : excitation, sensation d'être  "trop forte",  sensation d'accomplir des merveilles, d'en avoir sous le capot....

 

en fait je n'en sais rien,  mais je te propose que plutôt d'appeller ça  "le tsunami"  que tu sois plus précise sur les ressentis que cela te procure,  et qui sont apparemment difficiles à vivre puisque tu les fuis généralement par la nourriture et ou la télé

 

une fois que tu as nommé ces ressentis-là,  prépare-toi à les accueillir,  en toute simplicité, comme de vieilles connaissances

il y a peutêtre des choses à accepter

 

moi ça peut m'arriver certains jours que j'ai très chargés,  et ou le plus pénible, ce n'est pas la charge de travail, mais bien certains ressentis " induits"   genre  "j'y arrive pas, personne ne me comprendra jamais, je suis incompriiiiiise"

 

donc déjà si tu sais "qui" tu vas accueillir, tu t'y prépares

et surtout tu acceptes de les accueillir :    miss "l'incompétente" et mademoisellle "j'en ai par-dessus la tête et c'est pas

juste"

 

bon j'invente bien sûr, mais tu vois le topo

 

ensuite tu les accueilleras en pleine conscience, simplement au jour le jour

apprendre à les reconnaitre, leur faire une place......   pouvoir respirer avec leur présence,   leur faire encore plus de place en toi-même

 

en fait le tout est que tu arrêtes de vouloir arrêter ce tsunami avec tes petites mains, mais que tu laisses simplement passer la vague à travers toi  (et encore, et encore)  jusqu'à t'y habituer

 

ça m'arrive certains matins où j'accumule les "cas" difficiles, je me dis

ok aujourd'hui j'ai rdv avec l'incertitude, le sentiment de ne pas être la hauteur, le sentiment d'être incomprise et en plus non reconnue par la société car je dois trimer pour gagner  "peanut"

bon, ben joli programme!!!!   wink

mais ça va tellement mieux quand on accepte de vivre ça, car on s'aperçoit au final que ce n'est pas si terrible,  et surtout une fois la journée finie,  on laisse ça complètement derrière nous,   car étant en dehors de la lutte, ça n'occupe plus notre esprit....

Soleluna.
Ancien abonné

Ouaaaaaaaaaais, Izabelle, t'es vraiment bien sympa tu sais :) Oui oui :) Merci pour ta réponse.

Oui, tu as tout à fait raison : j'anticipe avec anxiété. J'aimerais fuir. Et puisque je ne peux pas, faire différemment que ce soit moins pénible. Et briser ce cercle là.

Je réfléchis depuis hier à ce que tu as écris. Je comprends que l'idée c'est un peu de préciser les contours de tout ça, c'est quoi le tsunami. Par contre, les ressentis, c'est quoi? tu veux dire émotions et sensations ? Et pensées?
Je crois aussi, si je saisis bien, qu'il s'agit de désamorcer les ressentis (même si je suis pas au clair) induits, qui viennent par-dessus rajouter à la chose?

et puis les acceuillir ? quoi visualiser, venez entrez mesdames, etc.
Et de la PC?

comme tu peux le constater au nombre vertigineux de questions ici présentes, je suis un peu paumée hein :)

J'ai la peur de pas y arriver, mais j'y arrive toujours, je le sais.
Je suis en colère qu'on me mette dans cette situation.
C'est plus physique en fait. Je suis très fatiguée des longues journées. Et des conditions dans lesquelles elles se déroulent (stress)
Mais y'a aussi des ressentis (?) positifs, genre j'y arrive, je suis trop bonne ;) Je peux m'appuyer dessus.

En tout cas oui, joli programme comme tu dis.
Et j'ai vraiment envie d'utiliser cela comme une expérimentation.

"mais ça va tellement mieux quand on accepte de vivre ça, car on s'aperçoit au final que ce n'est pas si terrible, et surtout une fois la journée finie, on laisse ça complètement derrière nous, car étant en dehors de la lutte, ça n'occupe plus notre esprit...."

et ne pas vouloir arrêter le tsunami avec mes petites mains.

So true Izabelle tout ça :) Thank u :)

izabelle
Animatrice forum

oui préciser les ressentis que tu ressens toi

face à la même situation, les gens ne ressentent pas tous la même chose

et en fait, ce qui est dur, ce n'est pas la situation, c'est vraiment ce que l'on ressent,  et ce qui amplifie la douleur de ce que l'on ressent, c'est de lutter contre

c'est pour ça que je te conseille d'envisager ce qui t'attend non comme un truc vague et impersonnel, une situation extérieure à toi,  mais comme un vécu, comme des ressentis bien précis  qui vont s'inviter à nouveau en toi,  que tu connais déjà (mais avant, tu luttais contre)

il y a donc  "peur de ne pas y arriver",   fatigue physique,   pression

et pour la colère, est-ce que tu peux préciser un peu pourquoi ça te met en colère?   l'obligation de soumettre ton corps à ce régime?  ou bien qqchse de plus profond genre   la coercition, l'obligation, la soumission,  l'impuissance à changer ce mode de travail?

du coup, tu sais ce qui t'attends, le "quatuor de choc" ......

tu vas donc l'expérimenter,  et à chaque fois que la peur de ne pas y arriver, la fatigue, la pression et quoi que ce soit qui se cache derrière ta colère    se pointent....  tu les accueilles  : welcome les gars, faites comme chez vous

ce qui aide, c'est de vouloir vraiment  "faire l'expérience" de ces ressentis pas trop agréables, de se fondre en eux

une telle acceptation nous permet de ne pas entrer  "en lutte",  ce qui chez nous est un réflexe de base

et du coup, quand on n'entre pas en lutte,   on répond mieux à ses besoins

par exemple on est capable de faire de mini-pauses de relaxation pour une régénération rapide,  simplement parce que l'on n'a plus peur de sa fatigue,  on n'essaie plus de l'éviter,  on la laisse  "être"

et du coup, on peut  agir efficacement

tu vois, ça nous rend plus libre  d'être dans le moment présent, là où on peut agir,  là où on a l'esprit plus clair,  parce que libéré de toutes ces luttes

 

par rapport à la lutte, je vais redire qqchse que j'ai surement déjà dit,  mais quand j'ai fait ma préparation à l'acccouchement, la sage-femme m'a dit un truc  qui m'a formidablement aidé,  puisque j'ai accouché sans péridurale sans aucune difficulté,  elle m'a dit la chose suivante :    "la contraction est indolore, c'est la résistance du col de l'utérus qui produit la douleur"

et elle nous apprenait à nous détendre dans les contractions, au niveau du périnée

au lieu du réflexe classique de contraction, lutte, crispation

 

du coup je fais un vrai parallèle avec les émotions  :  l'émotion, la sensation, le ressenti

ce n'est pas ça qui produit  la "douleur"   mais plutôt la résistance qu'on lui oppose

 

donc quand tu auras bien identifié les ressentis qui te font peur,   travaille à accepter consciemment d'en faire l'expérience

les émotions  pourront alors te livrer leur trésor : la peur t'aide à avoir de meilleures capacités, la colère à poser des limites, la sensation de fatigue à prendre soin de ton corps

 

tant que tu étais en lutte, tu te coupais d'elles car tu les pensais "dangereuses"  mais si tu les acceptes,  tu te sentiras connectée à toi-même   et avec des millions de possibilités en plus, d'agir consciemment dans le moment présent

et aussi de te reposer plus rapidement  (parce que la lutte c'est épuisant)

 

bon courage à toi

Lavienrose.
Abonné
Merci Izabelle! Ça m'aide aussi beaucoup
FRED73
Marraine
Moi aussi ça m'aide beaucoup. J'ai lutté pendant 3 jours et je suis épuisée ! Je sais qu'il ne sert à rien de lutter alors je lutte pour ne pas lutter ! C'est encore difficile... Je pense que j'intellectualise trop et j'ai encore beaucoup de mal à faire confiance à mon corps et à mes ressentis. Tu as écrit un truc sur un autre fil qui m'a bien aidé : la peur est là pour nous protéger alors plutôt que de s'en vouloir d'avoir peur, on peut la remercier de vouloir nous protéger mais on peut lui dire que là ce n'est pas approprié. La peur quand on est dans son lit ne nous est d'aucune utilité. Je pense que je veux me préparer à affronter ce qui m'embête, sans doute tout comme toi Soleluna. Alors je suis sous tension pour pouvoir réagir mais cela m'epuise totalement est n'est pas du tout utile. Et je ne sais pas si je suis plus efficace en ayant passer 2h complétement rendue dans mon lit avant de me lever, j'en doute. Je crois que j'ai toujours dans la tête que si je ne me prépare pas ( en stressant ), je n'arriverai pas à faire les choses parce que je suis trop cool et que ce n'est pas normal.
Soleluna.
Ancien abonné

Merci pour cette longue réponse. Je vais prendre le temps de bien y réfléchir ce week-end et je reviendrai. A plus tard :))

izabelle
Animatrice forum

en fait Fred, il faut comprendre sa logique à la peur

elle est là et sera là  tant que tu devras faire face à un challenge, un défi.....

ce qu'il y a avec nous, les anxieux, c'est que les challenges, on les prévoit à l'avance, et surtout on essaie de les relever, à l'avance, dans notre tête.....

vu que c'est impossible puisque la situation n'est toujours pas présente,   eh bien on est en mode  "petit vélo"  et oui c'est épuisant

ce que je fais dans ces cas là, quand ma peur est là  en avance

d'abord la comprendre :   la peur est là à cause du challenge futur.....   et elle est là  "en avance"

avec ma fille, qui anticipait toujours ses cours de sport, j'ai testé plein de trucs, et un jour je lui ai dit 

" tes inquiétudes sont un peu en avance, le cours de sport n'est que demain à 14h, donc donne-leur une montre à tes inquiétudes, pour qu'elles reviennent à l'heure dite"

eh bien c'est la seule chose qui l'ai aidé à relacher un peu son stress de la veille et de la matinée

un peu comme si le fait d'accepter la peur, l'inquiétude,  mais quand elle sera utile, au moment  même du défi,  était quelquechse qui a suffisamment de sens pour nous permettre de le faire

 

du coup, une semaine après,  alors que je me retrouvais à stresser comme une malade sur qq jours de boulots pas piqués des hannetons, je me suis dit  "eh bien fais la même chose"

j'ai carrément imaginé que je donnais une montre à mes inquiétudes et que je leur disais de revenir quand j'aurais vraiment besoin d'elle, quand j'aurais besoin d'adrénaline pour  "tout donner"

je me suis sentie tout de suite mieux, connectée à moi-même dans le moment présent

 

 

donc Fred la première chose :  tout ça c'est NORMAAAAAL

et ça a du sens......

le tout est de trouver notre façon de pouvoir lacher ce controle inquiet  "à l'avance"   mais pas le lacher tout court, car ça, il ne voudra pas, c'est notre personnalité,  et c'est ça qui nous permet d'assurer  "à mort"  bien souvent   smiley

 

je m'aperçois que ma performance est beaucoup plus forte également quand j'ai réussi à donner rdv à mes inquiétudes au moment adéquat, je suis plus alerte, le corps détendu mais chargé d'adrénaline

alors qu'en m'épuisant à l'avance, le jour dit je suis déjà trop fatiguée

FRED73
Marraine
Merci Iza. J'ai une inspection jeudi 20 mars et je commence déjà à stresser ! Je ne tiendrai pas jusqu'à là en me réveillant toutes les nuits à 4h du mat sans pouvoir me rendormir jusqu'à 7h, ça c'est sûr !!! En plus, le pire c'est que j'ai peur d'avoir peur. J'ai peur de me réveiller toutes les nuits à 4h sans pouvoir me rendormir. J'ai peur des manifestations physiques que cela engendre. Et puis j'ai une question : doit on aller jusqu'au bout des ressentis physiques engendrés. Parce que moi je suis dans un tel état que je suis capable de me faire vomir ! J'ai l'impression de devenir folle, si stressée que j'ai l'impression que mon coeur va exploser dans ma poitrine. J'ai peur aussi d'être tellement angoissé que je serai incapable de ne préparer efficacement à cette inspection, que je vais perdre mes moyens devant l'inspectrice et que ça va être une catastrophe. Je sais je ne suis plus dans la réalité à ce moment là et j'ai énormément de mal à revenir au moment présent. Alors doit on aller jusqu'au bout des ressentis, sensations physiques ou revenir sur sa respiration pour revenir dans le présent. Et quand on se concentre sur ses ressentis, partent ils tout seuls au bout d'un moment s'ils ne sont plus alimentés par les pensées. J'ai l'impression que ça marche un temps, je suis plus calme puis ça revient. Quand ça va, j'ai peur que ça revienne ! Je vais essayer ta technique Iza...
Pattie.
Ancien abonné

Peut-être la défusion, Fred ?

Je suis vraiment désolée pour toi, et je compatis complètement. Les enseignants du primaire sont parfois traités comme des enfants à surveiller de près, à recadrer et à terroriser pour être sûr qu'ils travaillent pour de vrai. C'est comme ça que je le vis, en tous cas. J'ai appris à être terrorisée par ma hiérarchie, parce que c'est comme ça, mes collègues plus anciens le sont aussi, à des degrés divers, et notre hiérarchie, elle est assez imprévisible. Un jour ça va, un jour ça ne va pas. Je pense que nos chefs aussi doivent subir des pressions de leur hiérarchie. Et je me dis qu'on est super forts, nous, de réussir à ne transmettre toute cette pression et ces remous à nos élèves. Personne de mon entourage non-instits ne craint son chef comme les enseignants craignent le leur. Peut-être parce qu'ils le rencontrent plus souvent ? Dans mon entourage non-instit, ils ont des entretiens professionnels où ils parlent aussi de leurs attentes, pas seulement de leur performance. Je n'ai jamais eu ça. C'est à sens unique, du haut vers le bas, de la figure paternelle moyennâgeuse vers l'enfant à discipliner. (Je suis désolée s'il y a des inspecteurs/trices sur LC, ce n'est pas une question de personne, c'est une question de système). J'ai bien saisi le truc le jour où j'ai rédigé mon premier courrier à l'inspection, pour demander je ne sais quoi. "J'ai l'honneur de solliciter de votre aimable bienveillance..." Ca en jette, non ? Bon, maintenant que les mails sont de rigueur, c'est un peu moins cérémonieux. Mais d'entrée, ça m'a fait penser à la fable de La Fontaine, l'inspection en Raminagrobis, et moi en belette.

La RPC m'a énormément aidée à me poser en tant que moi : une adulte qui travaille avec sérieux et enthousiasme et que personne n'a le droit de terroriser, et je me suis autorisée moi-même à juger que les chefs qui terrorisent ne sont pas de bons chefs, ils sont contre-productifs, et je trouve assez paradoxal de payer une partie de leur salaire avec mes impôts, je veux payer des gens contructifs pour travailler auprès des enfants ou auprès de ceux qui travaillent avec des enfants. C'est trop important, un enfant. Un instit heureux et détendu contribue à une classe heureuse et détendue. Si un chef ne peut pas comprendre ça, alors il vaut mieux attendre la fin de sa visite (ou de sa saute d'humeur) et continuer à travailler. On ne le changera pas. C'est un sale moment inévitable à passer.

Ce qu'on peut changer, c'est de ne plus se poser en enfant terrorisé. Perso, j'y suis arrivée cette année (LC m'a sauvée !), mais le travail est loin d'être terminé ! Je n'aurai pas toujours la chance d'être dans les clous de ce qui plaît à l'inspection, vu que ça change souvent. Ca n'est pas plus juste ou plus logique quand l'inspection se passe bien (c'est trop changeant, dans les hautes sphères), mais c'est plus facile à vivre.

Je compte relire plus en profondeur tout ce que j'ai survolé sur la défusion, pour ma prochaine inspection. Il faut que je trouve une image à mettre sur ma terreur de l'inspection. Peut-être la belette terrorisée !

Bon courage à toi. Le printemps sera magnifique, après ça !

FRED73
Marraine
Merci pour ta réponse Pattie. On sent que tu es vraiment très en colère contre ce système. Moi aussi mais je crois que je suis encore plus en colère de me mettre dans un tel état pour ça. J'aimerai être plus sereine parce que plus sure de moi. Surtout que ça ne sert à rien... Quelqu'un a t'il déjà essayé de fixer son attention sur des ressentis physiques en cas d'émotions intenses sans entrer dans ses pensées ? Comment cela se passe t'il ? Les ressentis physiques disparaissent ils d'eux mêmes ? Je n'ai pas encore réussi à faire ça, j'étais trop empêtrée dans mes pensées pour pouvoir me concentrer sur autre chose. J'ai essayé la defusion aussi mais pareil, impossible ! Je crois qu'il faut que je fasse de la pleine conscience à froid pour qu'elle soit vraiment efficace en cas de grosses tempêtes !
izabelle
Animatrice forum

Tant que tu auras le souhait de  "faire disparaitre" qqchse  (ici les sensations physiques),  tu vas lutter contre des moulins à vent, Fred

Il faut que tu accueilles les ressentis physiques en leur faisant de la place

ne vas pas  "au bout" de ces ressentis, mais connecte-toi en effet à ta respiration, qui est ton ancre,  et en respirant, fais de la place à l'intérieur pour tes ressentis physiques

n'aie pas l'objectif qu'ils disparaissent, sinon ça va être de plus belle

accueille-les simplement tout en restant connectée à ta respiration

 

encore une fois,  tu te culpabilises de "ressentir" un événement trop fortement

il est probable que le "jugement" de l'inspectrice rappelle pour toi symboliquement un "jugement" déjà subi

pour moi ça évoque toutes ces petites voix dans ta tête qui doivent bien venir de quelque part,  par rapport à cette culpabilité de ressentir, de prendre sa place, presque d'exister...

 

tu dois lacher tes pensées par contre, dès que tu t'aperçois que tu y es, tu les laches et tu te recentres sur le présent

autorise-toi le droit d'avoir peur, simplement

mais il y a un truc sur le jugement qui te travaille en profondeur je pense

FRED73
Marraine
Merci, Izabelle. Tu es ma psy ! Oui bien sur, ces petites voix viennent de ce que j'ai pu ressentir enfant. Jamais de câlins, des bisous du bout des lèvres sans étreintes, jamais de compliments mais des "tu peux toujours faire mieux"... donne le sentiment de ne pas être aimable. Alors il est vrai que je vois plus mes défauts que mes qualités. Et je les retiens plus aussi lors d'une inspection par exemple. Maintenant je le sais, je sais d'où ça vient alors je me dis que je ne suis plus la petite Frédérique sans défense d'avant mais quand on n'y prend pas garde ces petites voix reviennent. Alors je vais les accueillir sans me juger justement, sans que je me juge tout le temps ! Merci encore.
Soleluna.
Ancien abonné
Hello vribodi! Alors voilà, j'ai pris le temps de laisser cuire tout ça et d'y revenir, maintenant seulement. J'ai fait ma petite liste des ressentis qui m'attendent, et comme elle est super intéressante, je la partage avec vous (blaaaague :)) Ce que je constate, et qui résonne avec ce que tu écrivais Izabelle, c'est qu'il y a les ressentis induits par la situation elle-même et les ressentis induits par la résistance et le refus de revivre ça une énième fois. Ce sont deux choses différentes qui bien entendu se fondent en une, mais les ressentis de la lutte (en fait c'est bien de cela dont il s'agit) sont comme une surinfection à l'infection. Je peux au moins travailler sur cela. Je pense à un truc là. Je suis en colère parce qu'on me met dans des situations injustes (c'est à moi de tenir les délais or personne ne respecte les plannings ni ne met en face des charges les ressources nécessaires). Et je crois qu'abandonner ma colère aurait été comme abandonner le marqueur de cette injustice (on se comprend hein, je parle de ressentis, y'a bien pire dans la vie!) Je me dis que je peux me rendre justice autrement, en posant mes limites, en ne prenant pas tout sur mon dos, en faisant des pauses, en respectant le code du travail, en faisant de mon mieux. M'autoriser ça, faire de mon mieux, pas je ne sais quelle soit disant perfection. Alors peut-être je pourrais abandonner la colère et une partie de l'angoisse. Ca c'est la préparation. Quant à la pratique, quand ça arrive, utiliser une bonne dėfusion (ça tombe bien je viens de bosser sur un 007 complètement débile, très second degrés au moins, ça peut le faire!), faire de la place (visualiser un thé loufoque) et PC à fond. Espaces de respiration pour voir où j'en suis dans la journée, et pratique formelle avec body scan le matin et séance assise (émotions, pensées, sensations) le soir. Rester en contact, coûte que coûte, même si c'est 10min, mais garder le contact. Ne pas déconnecter du corps et des émotions. Faisons ça et voyons comment ça se passe. Ça peut être intéressant. Appréhender cette situation comme une occasion d'expérimenter le faire autrement, mais sans attentes et pression. Faire de son mieux. Et toi Fred, que peux-tu mettre en place face à ton échéance du 20? Merci à toutes pour vos retours. Beau dimanche /////// Ressentis Émotions Stress, angoisse, peur de ne pas y arriver à temps Dispersion, vortex, passer d'un truc à l'autre vite vite en continu, zéro respiration Colère, révolte, refus, injustice Satisfaction (à la fin, d'avoir réussi cette mission impossible) Pensées Pétard de pétard de pétard (version censurée) Ça recommence oh noooooooooon Je vais pas y arriver Insultes diverses, variées, et fort créatives (censure), pour ceux qui m'ont de nouveau mise dans cette situation limite, par ce qu'ils ne savent pas travailler correctement, dans les temps, et qu'ils s'en foutent, parce que c'est pas eux qui galèrent C'est dégueulasse, chaque année c'est de pire en pire, zéro respect, transfert de stress, de responsabilités, reprise des insultes Images mentales Moi tenant un bazooka et explosant la tête des incompétents et au passage des collègues qui me font braire. Ça c'est la phase extermination totale. Phase ponctuelle, je leur explose la tête à mains nues sur le bitume (très très jouissif) La fatigue physique Épuisement, tournis, vidée physiquement le matin et le soir. Parfois le midi. Dès que je me pose en fait. Et paradoxalement à côté de cela un trop plein de sensations, liées au stress, tensions dos et nuque, mâchoires contractées, cœur serré, palpitation, vertiges Certainement des sensations physiques liées à la colère aussi. Je me sens en feu. Il faudrait voir où ça se matérialise dans le corps.
Lolottine.
Abonné
Ce que tu ressens , je l'ai ressenti pareil . Pendant 26 ans , j'étais terrorisée par les inspections . La peur de ne pas être à la hauteur de ma tâche , la peur de décevoir ! Je me suis jure depuis la dernière inspection d'arrêter d'être la petite fille infantilisee par le regard des autres . Ils sont qui pour te juger ! Prend soin de toi , et surtout prend soin de tes élèves , et fait attention au plus fragiles . Apprend leur a avoir 1 bonne image d'eux même , et ça se respecter . Et ton inspection se passera bien ! Moi je commence le programme et je cherche ma motivation ! Mais je vais la trouver , notamment en lisant vos forums
FRED73
Marraine
Merci de penser à moi Soleluna. Ça va beaucoup mieux pour moi avec l'émotion de la peur, j'ai compris qu'elle venait toujours me rendre visite pour me protéger mais je lui explique que ce n'est pas la peine car il n'y a pas de danger mais plutôt un challenge comme dit Izabelle. Mais l'adrénaline apportée par la peur ne m'est pas du tout utile à 5h du matin ! J'arrive mieux maintenant à ne plus avoir peur de la peur parce que je sais qu'elle ne veut du bien en fait mais qu'elle ne se manifeste pas à bon escient alors je lui explique gentillement et ça va vraiment mieux. Par contre une autre émotion avec laquelle j'ai encore du mal c'est tristesse et colère mélangées du au sentiment de rejet et de non- amour. Quand je voudrais être rassurée par mon mari et qu'en fait je suis complétement inrassurable parce que je n'arrive pas à comprendre qu'il puisse seulement m'aimer. Voilà un truc à travailler encore pour moi, sans doute avec la defusion, pour me plus partir en crise de larmes avec l'impression de ne plus pouvoir rien faire d'autre que pleurer !
FRED73
Marraine
Merci aussi pour ton soutien Lolottine, j'espère que tu trouveras ta motivation. Sinon n'hésite pas à poser des questions et à faire part de tes avancées sur le forum. A bientôt.
mavo.
Marraine
Comme vos réflexions sont intéressantes... Fred je pense bien fort à toi. La défusion pour accueillir ce sentiment de "fille qui ne mérite même pas d'être aimée", ça peut sûrement être intéressant pour ne pas se laisser envahir, ou en tout cas pour laisser passer la vague sans être emportée.
Soleluna.
Ancien abonné

Fred, voilà un bien grand pas de franchi. :)

Quand au sentiment de tristesse et de non amour... Je sais pas sur quoi il s'appuit, donc difficile de te répondre. Ce que j'ai constaté chez moi c'est que ces sentiments hurlaient ce que je ne m'autorisais pas à reconnaître pour moi même. Et tant que je ne m'étais pas "réhabilitée", reconnu le droit de (ex oui je n'ai pas reçu les marques d'affection dont j'avais besoin etc), que j'avais pas "fait mon calimero", ça restait. Mais quand je me suis autorisée à avoir de la peine pour de vrai, sans me juger ou me dire que je chipotais ou que sais-je, l'émotion (la colère en l'occurence) s'est énormément atténuée.
Elle n'avait plus besoin d'hurler à mes oreilles ou dans mon corps, je l'entendais.

Lolottine, welcome. N'hésite pas à farfouiller sur le site et à te faire ton propre chemin à travers la méthode, trouver ton utilisation. Tu verras, c'est intelligent et très doux :)

Il est une émotion qui est plus difficile je trouve, du moins pour moi, c'est l'angoisse. Elle te saisit au coeur et te paralyse. Ses effets sur les pensées, les sentiments et les sensations physiques sont terribles, d'une redoutable force. Je crois que c'est ce qui m'est le plus difficile, ce qu'elle produit au niveau de mon corps. Elle m'a réveillée en pleine nuit, je me suis réveillée en sursaut saisie par l'angoisse, et là ce matin elle continu à me serrer le coeur et m'oppresser. C'est vraiment très difficile, d'une puissance incroyable.

Pour reprendre ce qui se dit ici et ailleurs : cesser de lutter. Bien. Je ne cherche pas d'où elle vient, et ne veut pas l'appréhender intellectuellement. Que faire ? Je vais tenter une PC et respirer dedans.
Pas essayer de la faire disparaître, c'est aussi lutter. Alors quoi? M'ouvrir à elle. Ca doit être ça (je réfléchis en même temps que je tape). Lui faire de la place. Pratiquer l'expansion. Oh pétard, quand t'as envie que ça s'arrête, c'est vraiment pas naturel comme mouvement. Au secours !!!!!!!!!!!

Mavo, je devrais aussi essayer la défusion sur l'angoisse, mais ça me semble difficile sur cette émotion là ! pffffffffffffffffffffffff

Lavienrose.
Abonné
L'angoisse .... J'ai trouve un article qui corrobore ce que je pense et qui donne des billes pour sortir de l'angoisse. G. Comment faire? L'anxiété et l'angoisse ne sont pas des émotions à proprement parler. Elles ne sont pas porteuses d'information comme le sont les émotions (la tristesse, la colère, par exemple). Au contraire, elles masquent des émotions et des préoccupations. Contrairement aux émotions donc, je ne dois pas les ressentir mais plutôt me demander ce qu'elles camouflent. Si je me pose sincèrement cette question, j'aurai une réponse fiable. Si j'écoute attentivement ma réponse et ne la conteste pas je serai en contact avec un sujet probablement brûlant, mais crucial. Il est plus facile d'avoir accès à la réponse dans le cas de l'anxiété que dans celui de l'angoisse car ma peur d'affronter la question est moins grande. À cause de cette peur, il est possible que ma recherche soit difficile. Le sujet apparaîtra probablement, mais je le discarterai, je le banaliserai. Imaginons par exemple que je soupçonne que mon travail ne m'intéresse plus. Lorsque cette idée me passe par la tête je trouve une multitude de raisons pour n'avoir pas à me pencher sur cette question épineuse. L'idée de devoir changer d'orientation me plonge en effet dans l'insécurité la plus complète... je ne sais vraiment pas ce que je pourrais faire d'autre. Je ne vois absolument pas comment je pourrais changer de travail avec toutes les responsabilités que j'ai! On imagine facilement comment ce sujet pourrait se retrouver dans un ordre du jour de la semaine des quatre jeudis tellement il est dérangeant! Pour arriver à regarder un tel sujet en face je dois éviter d'imaginer ses solutions immédiatement et prendre la peine et le temps de considérer le problème. C'est seulement après avoir bien examiné le problème que je vis et l'avoir compris que je trouverai les solutions qui me conviennent le mieux. H. Comment affronter ce que cache l'anxiété ou l'angoisse? Prendre pour acquis qu'il y a quelque chose qui me tracasse. Être ouverte à toute possibilité. (Oui c'est nécessaire.) Me demander qu'est-ce que je ne veux pas regarder en face. Accepter la réponse telle qu'elle. (Comme on dit en Québécois: prendre ce que je trouve pour du "cash".) Prendre soin de cerner ce qui précisément m'angoisse dans le sujet que j'évacue. Reconnaître que ce que je repoussais de ma conscience est un problème pour moi. M'attaquer à examiner cette question pour y trouver ma solution. I. Exemple: Je constate que je suis anxieuse et je me dis qu'il y a certainement quelque chose qui m'inquiète. Je veux vraiment savoir ce que c'est, je suis prête, malgré que cela m'effraie, à quelle que réponse que ce soit. En m'interrogeant, je découvre que les gens que nous avons invités ce soir ne m'intéressent pas beaucoup. Ce sont des collègues de mon mari et je ne suis pas très à l'aise avec eux. J'appréhende le repas et la longue période de temps que nous aurons à passer ensemble. J'arrive à cerner ce qui me cause le plus de problème: c'est de recevoir ces gens dans notre intimité. Je suis timide et de plus, je n'ai pas une relation intime ni même amicale avec ces gens. Je voulais beaucoup faire plaisir à mon mari en acceptant de les inviter mais je me rends compte que ça ne me convient pas vraiment. J'examinerai mon problème pour y trouver une solution qui me convienne. Je choisirai peut-être de les inviter au restaurant par exemple plutôt que dans mon intimité. Dans le cas de l'angoisse, étant donné que la préoccupation repoussée est plus troublante, je dois m'attendre à avoir plus de difficulté à trouver. Mes résistances se manifesteront de toutes sortes de façons, notamment par une augmentation de l'angoisse. Évidemment, l'augmentation de l'angoisse m'incitera à tenter de diminuer l'angoisse elle-même... Mais je trouverai. Je suis au centre de moi. Je suis la personne la mieux placée pour avoir accès à moi. J. La peur qui m'empêche de regarder un problème en face C'est souvent le fait d'anticiper l'action à poser pour régler le problème qui suscite la peur de faire face au problème. Si je pense en effet que je dois quitter mon mari, annuler mon invitation, laisser mon travail lorsque j'identifie mon problème, il est possible que je m'affole. Je ne suis pas prête à cela, immédiatement et je ne sais probablement pas encore si c'est la solution à choisir. Je devrai me pencher sur le problème et bien l'examiner avant de considérer la solution. Par expérience, je puis dire, qu'il est toujours possible de trouver une solution qui tienne compte de ce que je suis prête ou capable de faire. Je dois cependant, pour trouver cette solution, être disposée à consacrer le temps et l'énergie nécessaires. Au total, il est parfois plus facile de régler chacun de mes problèmes que de vivre anxieuse ou angoissée.
Lavienrose.
Abonné
Le lien ; //www.redpsy.com/infopsy/anxiete.html
izabelle
Animatrice forum

super Lavieenrose pour ton accueil intelligent de la peur

moi aussi le non-amour tristesse ça revient régulièrement alors même que je n'ai aucune "raison"  de le ressentir

ce sont justes des histoires qui se réveillent, pas parmi les plus agréables c'est sûr

on a vraiment tendance à lutter contre, mais pareil, il faut simplement accepter cette expérience en nous-même, et surtout de la vivre au présent, car ce sont d'ancinnes histoires qui se réactivent automatiquement

 

Soleluna, bon courage!!!   la colère est utile oui,  tu l'utilises tout à fait bien en posant des limites, c'est bien à ça qu'elle sert

bon courage pour ce marathon!

mavo.
Marraine

Sole, pour accueillir les moments difficiles ou désagréables (et l'anxiété, c'est pas vraiment agréable !), ce que j'essaie de faire, c'est vraiment de me connecter au ressenti physique.

Juste être attentive à ce que je ressens, où est-ce que ça coince, où est-ce que ça tire, qu'est-ce qui se passe dans mon corps... Idée d'Izabelle, qui fonctionne vraiment bien en ce qui me concerne.

Ensuite, pour défusionner, j'imagine que ça dépend beaucoup de ce ui provoque l'angoisse... Pour moi, par exemple, ça peut être un gros coup de stress pro, j'en ai dans tous les sens et je suis en retard sur tout. Je pourrais étiqueter ça comme "Madame parfaite va-t-elle réussir à tout faire ?".

La technique des petites chansons peut aussi être intéressante : te trouver une ritournelle sur laquelle tu peux chanter ta pensée automatique (genre "je ne vais jamais y arriver" sur l'air de "je n'ai besoin de personne en harley davidson" de BB !).

 

FRED73
Marraine
Moi je sais maintenant que je suis une anxieuse chronique. Pour tout et n'importe quoi, la peur arrive. Je suis un peu en retard : je stresse, une collègue ne me dit pas bonjour : je stresse, bref mon alarme est déréglée ! Pour moi la peur est une émotion qui doit nous faire réagir quand on est en danger et l'angoisse est une peur irraisonnée c'est à dire qu'elle se met en place parce qu'elle pense qu'il y a un danger et elle nous met sous pression pour pouvoir réagir face à ce danger. Or, l'angoisse apparaît bien souvent comme tu le dit Soleluna au milieu de la nuit alors que l'on devrait pouvoir se reposer pour prendre des forces. En fait, elle nous prépare à affronter la journée mais ce qu'elle ne comprend pas c'est qu'à force on sera tellement fatiguée d'être sans arrêt sous pression comme ça qu'on ne sera pas efficace lors d'un problème. En fait, je crois que quand on est anxieuse chronique on envisage tous les dangers pour se préparer mais cela est une perte d'énergie folle parce qu'on ne pourra jamais tout prévoir et parce qu'on saura bien comment réagir le moment venu et puis comme le dit Christophe André " tour fini par s'arranger même mal !". Ce que je fait donc maintenant que j'ai compris tout ça,je dis à mon angoisse "merci de vouloir me protéger mais là ça ne sert à rien. Maintenant que tu es là reste, prend une chaise mais excuse moi là je ne m'occupe pas de toi, j'ai envie de me reposer." L'angoisse est toujours là mais les symptômes physiques sont vraiment moins importants. Et dès qu'une pensées pouvant entrainer de l'angoisse arrive j'essaye de ne pas m'y accrocher et de la laisser passer. En fait je ne lui dit pas de partir mais je ne fais pas attention à elle, je la traite comme une amie ça aussi c'est important parce que je sais qu'elle veut bien faire qu'elle est là pour me protéger . Je n'ai donc plus peur d'elle et je ne m'en veux pas de la ressentir. Et puis pas alimentée, elle fini par s'en aller. J'espère Soleluna que cela pourra t'aider parce les crises d'angoisse je connais et je sais qu'on peut vraiment s'en rendre malade. Bisous.
Soleluna.
Ancien abonné

Merci à toutes pour vos retours. C'est hyper sympa :)
Me voilà bien perplexe et avec de quoi réfléchir.

Lavienrose, ton article a déclenché un drôle de truc hier soir. Je l'ai trouvé plein de bon sens et je m'apprétais à te répondre que je voyais très bien ce que masquait l'angoisse. Et puis le téléphone a sonné, une discussion avec une copine que j'avais pas eu depuis longtemps, donc on se donne des nouvelles, et pouf là c'est tombé. Le truc en arrière fond qui m'angoissais et que je ne voyais pas, masqué par deux autres trucs très identifiables et stressants, mais pas aussi graves que ce qui m'attend.Voilà, ca tient en une phrase, et ça a fait péter la digue. Grosses larmes et sanglots.
Et tu sais quoi, ben ça a fait tomber l'angoisse. Physiquement tout cela est parti. Restent la tristesse, l'inquiétude, la peur, parce que c'est une chose qui ne dépend pas de moi, où je n'ai pas prise, mais dont je dépends totalement, vitalement.
Je verrai ce que l'avenir me réserve.

Mavo, c'est exactement ce que je me suis atelée à faire hier, ressentir l'émotion dans sa correspondance physique et c'est ce qui m'est le plus difficile. Le ressenti physique de l'angoisse est vraiment difficile je trouve, c'est ce qui m'est le plus douloureux, cette oppression du coeur, la respiration bloquée... rien de commun au stress, qui n'est déjà pas agréable.
Mais je l'ai fait, je n'ai fait que ça, être consciente de ce qui se passait dans mon corps.

Dur dur, mais au moins ça change de mon approche habituelle. A savoir aborder cela d'un point de vue intellectuel (que se passe-t-il, pourquoi, comment etc.). Il s'agit d'une conscience, mais du dedans, sans mots.

Fred, très intéressant ce que tu écris. S'adresser à son angoisse. Oui je veux bien qu'elle reste, j'aimerais juste que les signaux physiques soient un peu moins durs et douloureux.... Je vais tenter ça et te dirai. Je pense à toi, c'est épuisant d'être dans cet état quotidiennement... je crois bien que c'est pas si loin de ce que je ressens ou ressentais avant, d'où le fait que j'ai déconnecté la tête du reste. Ressentir ou ne pas ressentir... telle est la question :)

Amitiés les filles et merci de votre partage

mavo.
Marraine
Bon courage soleluna, de tour cœur avec toi...
Soleluna.
Ancien abonné

Des nouvelles du front :)
En fait, le Tsunami n'en est pas un. Le Tsunami, le vrai, s'abat d'un coup et lamine tout. Or le mien, il s'abat sur des semaines et des semaines et n'a pas tout laminé, même si ça cause des dégâts. Non, le Tsunami, c'était mon image, en fait c'était les ressentis induits, la peur et l'angoisse. Voilà j'y suis donc dans une période que je ne connais que trop bien. Les schémas sont là, et je les reconnais, malheureusement.

Que sont-ils ?
Journées de boulot intense. Je ne pars certes pas à 23h, mais c’est très speed, très, il faut tout faire vite, tout se bouscule, les réunions s’enchainent sur des journées entières, je saute d’un truc à l’autre, dispersion, pas le temps de travailler en profondeur, moi je courre après le temps qui passe et les délais qui approchent à grands pas. Je mange (englouti un truc plutôt) en 10 min.

Au niveau des ressentis c’est quoi ?
Emotions : le stress, l’angoisse, la tension, l’énervement, frustration
Pensées : je peste, fait c***, quelle c***, j’en ai marre, encore ça, c’est vraiment nul. Pétard, vais-je y arriver dans les temps
Sensations : mal au bide, mal au cœur, souffle coupé, chaud à la tête, nuque et omoplates tendus, c’est comme si je ne touchais pas terre

Ca, c’est le boulot. Je connais. Face à ça, je n’ai pas encore réussi à apporter le changement. Enfin si, je bosse pas jusqu’à pas d’heure. (ce qui ajoute au stress)

Mais je n’arrive pas à faire des pauses, alors que je suis dans l’étape des fins de journées où l’on préconise justement de faire des pauses en journée. C'est comme si je faisais corps avec tout cela, ces Gremlins, et qu'ils m'entrainaient dans leur danse folle, malgré moi, c'est comme un truc plus fort que toi, je sais pas l'expliquer... pffffffff.

Mais soyons objectifs : je ne travaille pas comme avant, j’ai un peu plus conscience de ce qui se passe physiquement et le rapport est autre tout de même. Du coup, les températures, si elles sont toujours très élevées, atteignent moins des sommets. Bien :)

Le soir en revanche, les sales habitudes repointent leur nez, pas comme avant, mais de plus en plus. Ces derniers jours, EME chocolinette et un bon vieux Dr House, ou plutôt des bons vieux Dr House, couchée à des heures indues (mais j’ai déjà fait pire). Bref, je connais ca que trop bien. Et une crise de larmes, la tristesse qui remonte que je tentais vainement d’étouffer en mangeant et regardant la télé…

J’ai essayé de comprendre. Pourquoi. Les vieilles habitudes qui reviennent. Ressentir ok, mais comprendre. J’aime bien mon cerveau quand même, et j’aime bien quand il fonctionne. Il ne s’agit pas non plus de ne plus jamais chercher à comprendre, mais de ne pas s’enferrer. Mais quand même, j'ai le sentiment que ces deux aspects en moi luttent pour avoir le dessus sur le mode de fonctionnement... C'est fatiguant.

Objectivement, je constate quoi ?
Que sur le plan boulot c'est pas mal gratiné. Et que sur le plan perso, il s'est passé plein plein de choses là, lourdes et difficiles, et que c'est normal que le flipper tilte.
Que c'est pas la révolution, mais une évolution. Je gère différemment quand même, pas totalement, mais objectivement un peu différemment, les lignes ont bougé.

Et dans flipper ben y'a flipper.
J'ai peur. De retomber dans les vieux travers, de tout saboter, cette évolution qui se fait jour doucement, de la foutre en l'air. Biensur que j'ai peur de reprendre les kilos que j'ai perdu ces derniers mois. Mais c'est pas ce que je crains le plus. C'est vraiment, au-delà des kilos, de saboter ça, cette jolie évolution qui me soutient jour après jour.

La peur, ça me fait une belle jambe? Ca prémunit même pas contre ce qui va arriver, je le sais, ça me paralyse et me fait foncer directement vers ce que je souhaite éviter. pfffffff. et repffffffffffff.



 

Pattie.
Ancien abonné

Vu de loin, les lignes bougent quand même. Quand tu dis que tu ne vis pas la même chose au niveau du travail, ça montre que déjà, tu observes (alors qu'avant, peut-être pas ?) et qu'en plus, ça modifie quelque chose.

Le reste viendra, peut-être pas à ce tsunami, peut-être pour le prochain ou le suivant, entre avancées et régressions, les comportements qui te vont le mieux se mettront en place petit à petit.

L'étape de la fin de journée, c'est l'effet papillon : au lieu de t'attaquer de front à la fin de journée, tu testes de modifier ce qui précède. Ca fait bouger des choses, et petit à petit, ça modifie la fin de journée. Là, tu as déjà modifié des choses dans ta journée. Petit à petit, ça modifiera des choses dans ta soirée, qui modifieront des choses dans la journée, etc. Le cercle vertueux.

C'est ce que je me dis pour le tsunami que je viens de vivre et qui n'a pas été modifié autant que je le souhaitais. Mais même sans grosse modif, je vois que les lignes ont bougé. Avec LC, les lignes "hors tsunami" ont bougé de quelques mètres, et "en tsunami" de quelques millimètres. Mais ces millimètres ont une grande importance. Même si, le nez dessus, j'ai reculé de trois mètres et avancé de 3 millimètres. Les trois mètres de recul (suivre mes sensations alimentaires, mes appétits spécifiques), ils vont être parcourus dans l'autre sens, maintenant que le tsunami s'est calmé. Mais les 3 millimètres d'avancée, ils restent !

Lavienrose.
Abonné
Oui y'a des périodes incontrôlables!!! Petit à petit l'oiseau fait son nid!! Tu as conscience de tout, j'ai l'impression.?!??!!! Commencer par un petit changement! Exemples au choix - faire 3 respirations avant d'aller à une réunion - défusioner quand tu (te )flagelles ( quelle c***) - préparer ou acheter ton encas - durant tes 10mn de repas penser à apprécier la PREMIÈRE ou UNE bouchée - penser à faire des pauses, je dis penser et pas faire. À force d'y penser tu les feras!! Quand je dis pause c'est 10 secondes de respirations - quand le stress monte, te le dire quand il est la, pour en prendre conscience, sans rien faire d'autre. - pour les séries le soir, idem, quand tu les englouties, te le dire et te demander si tu n'es pas fatiguée, même si tu continues à regarder.... Bon j'avoue que c'est ce que je fais en ce moment... Je verbalise chacune de mes sensations, actions... Ma vie trépidante ne change ( lol) pas mais moi je m'aperçois que je me prends moins la tête et que je me respecte PLUS. - au boulot des que je sens mon corps bouillir : je me le dis et j'arrive now à faire 3 respirations pour me centrer. - quand le soir je suis fatiguée devant mes séries en streaming et que j'ai envie de goinfrer.... Je me pose les questions As tu faim? Es tu fatiguée? Que veut mon corps? Et après je fais ce que je peux: en ce moment j'arrive à ne pas manger mais je regarde mes séries... Peux pas tout faire à la fois. J'imagine que tu fais tout ça déjà! Mais je me dis qu'un petit rappel fait du bien. ;-)
mavo.
Marraine
Bravo Pattie pour ta réponse, c'est juste ce qui me venait en tête aussi ! J'ajouterais que la grande conscience, et la lucidité que tu as, soleluna, sur ce qui se passe, est évidemment le signe que ce tsunami là est différent des précédents. Pour t'accorder des pauses dans la journée : minuteur sur le tel portable. Je le fais en période de grande tension au boulot. Parfois je l'eteins sans faire de pause PC, mais parfois je m'autorise une ou deux minutes de pause, et c'est déjà ça. Et si tu arrives à faire qq micro-pauses, profites-en pour observer les peurs, l'anxiete, le stress... J'ai bien aimé l'image de la PC donné par le Dr A à la journée du 22/2. Comme si tu regardais le ciel. Tu observes, tu regardes. Parfois tu vois des nuages qui circulent. Parfois tu vois des nuages qui s'accumulent. Parfois ils ne bougent pas du tout, ce gros paquet de nuage. Tu reviens à ta respiration, tu observes à nouveau : ah, ils sont toujours là. Bon, ok. Ce qui est certain, c'est qu'à un moment, ils bougeront, ils avanceront. Rien n'est permanent. Tu te contentes d'observer. Bravo pour ta conscience de ce qui se passe...
izabelle
Animatrice forum

une évolution ne peut jamais être sabotée

voilà  ce qui me vient à la lecture de ton message, Soleluna

tout comme la molécule H2O, l'eau en tant que telle n'est jamais souillée dans le sens où H2O reste toujours H2O

même si on y mélange des trucs dans l'eau, en fait, elle-même reste pure

je ne sais pas pourquoi cette image me vient dans la tête, mais pour dire que ton évolution, elle est là, elle reste

dans une période de turbulence, que tu remanges de chocobidulles, c'est tout à fait normal

sauf que t'en mangeras moins, que ça te dégouteas plus vite, qu'au bout d'un moment tu auras conscience que c'est pour éviter la fatigue la frustration et le sentiment de submersion que tu as envie de les manger... et donc moins envie.... moins irrepressible....

à te lire, on sait déjà que oui, beaucoup de choses ont changé

que tu aies peur c'est normal, parce que c'est un gros challenge que de garder ce nouvel équilibre alors que le monde te met une pression de "dingue"

moi j'ai l'impression que c'est fait "exprès"

à chaque fois que j'ai fait ce genre d'évolution, j'avais toujours un truc genre pression extérieure de dingue pour venir tester la chose

la dernière fois je me suis même ouvert le front....  c'est quand j'ai découvert que j'étais hypersensible, découverte qui était en train de changer ma vie

eh bien voilà, ça a ralenti de quelques mois mon envie de m'autoriser à ressentir pleinement

mais ces quelques mois étaient utiles sans doute, qq part, pour une intégration en profondeur

 

je prendrais une autre image, c'est que là,  tu es comme assomée par le marteau des contraintes extérieures.... tu te sens malmenée, en perte de confiance sur le comportement alimentaire

mais il est probable qu'après coup tu t'apercevras que ce marteau là, il a simplement enfoncé le clou de ton nouveau comportement...

bon c'est un peu confus et non clair ce que je te dis là, mais c'est comme je le ressens

bon courage pour la suite

Soleluna.
Ancien abonné

Ouéééééééé, les filles vous êtes là, des réponses des LC girls, youhouuu!! :)))

Hier, j'en pouvais plus, ça s'enchaine trop, niveau émotionnel aussi, alors j'ai ralenti. J'ai pris le temps le matin, de ressentir, de respirer, d'être présente, j'ai fait de la PC, le midi j'ai pris le temps de me faire à manger un truc mega bon (thaï mmmm) et du coup j'ai réussi à faire les 2 pauses et le sas de décompression. Ben c'était top. Le soir ca a été (une petite EME en cours de repas) et zéro téloche (que j'aime pas plus que ça en plus)
En étant reliée à moi-même j'ai constaté que mon corps était malmené, j'ai pu ressentir toute cette tension incarnée (au sens propre comme figuré d'ailleurs) et je suis rentrée plus tôt pour me papouiller.

Oui c'est vrai Pattie, je suis plus consciente que les autres fois et c'est déjà beaucoup. Dans pleine conscience y'a conscience déjà :)) J'aime bien l'image de l'effet papillon. C'est très joli et surtout ça m'évoque les petits pas, quelque chose de léger, ça enlève la pression de tout bien faire etc. Oui, 3mm qui restent, c'est ça l'important.
C'est vrai que les lignes ont bougé, c'est vrai. J'ai eu peur, j'ai peur, mais la peur ne m'aide pas à surmonter. Elle m'indique qu'il y a enjeu, donc je te remercie de l'alarme.

Izabelle, je suis pas aussi optimiste que toi, sur le fait qu'on ne peut pas saboter une évolution. Depuis le temps que je suis ici et que j'observe mon comportement alimentaire (c'est restrictif, c'est loin d'être qu'alimentaire), je me suis vue m'autosaboter bien souvent, et m'appliquer à reprendre les kilos dont je m'étais délestée.
Mais, pour être objective, si je réfléchis bien, le sabotage portait au niveau des kilos. C'est tout. J'avais perdu, je sais plus comment, certainement en mode régime (LC régime, mais régime tout de même), et l'évolution c'était sur la balance que ça se passait. Pas vraiment dans le reste de ma vie. Alors que là c'est très différent. C'est la première fois que je suis là sur des mois et des mois sans discontinuer et que je comprends le programme, avec mes tripes et à l'épreuve de l'expérience. C'est une phase plus intégrative, pas uniquement je fais des exercices sur un mode scolaire :) Hé, mais c'est chouette ça !!!! Ouéééééééééééé :)

Par contre, je te suis à 100% sur le challenge qui est presque comme fait exprès. Oui, je me souviens très bien que tu t'étais ouvert le front!! C'est fort comme image quand même non? Tu fais pas les choses à moitié :))
Et j'aime beaucoup beaucoup l'image du marteau :))) Il m'assome, mais en vrai il enfonce les clous!! youhouuu (ben quoi, ça rime :))

Mavo, je vais tenter le minuteur. J'y avais pensé, mais je trouvais ça contraignant et pas toujours réaliste. Mais comme tu ajoutes qu'on peut la faire ou pas, la pause, ben du coup, je trouve ça plus léger, et ça me va. ca va dans le sens de ce que tu dis Lavienrose, y penser déjà :)) Ca me rassure, ca a l'air plus abordable, alors je peux tenter. Comme avec la collation. C'est autorisé si nécessaire, alors ça rend les exercices de fractionnement plus jouables :))

Et Lavienrose, merci pour la piqure de rappel. Non, je fais pas tout ça! En tout cas, pas tout en même temps et de manière continue. Ca fluctue. Et je suis encore dans une phase d'intégration, la compétence inconsciente, c'est pas pour tout de suite. Donc se mettre des petits objectifs comme ça, se rappeler les choses encore et encore, je vais piquer des trucs dans ta liste ! :)

Hé vous savez quoi? J'ai été faire un tour sur la balance, pour couper court aux spéculations et au petit vélo dans la tête. Ben j'ai pas grossi, j'ai même perdu!! (Vive la Chocobidulle! ;) C'est pas tant pour le poids que j'écris cela, c'est secondaire. C'est pour rebondir sur la peur, ca me fait toujours penser au mythe de la caverne de Socrate : ils sont dans l'obscurité, ils ont peur, mais ce ne sont que des ombres et quand la lumière surgit, ils comprennent que ce n'était que des ombres :) aaaaaaaaahhhh

Soleluna.
Ancien abonné

Une dernière chose (je suis une bavarde, mais ça on le savait).
Je ressens beaucoup de gratitude pour tout ce qu'on vit à travers cette expérience de LC. Les kilos, ils comptent, mais en vrai, on s'en fout un peu, c'est pas le plus important in fine. Je trouve que c'est un outil d'évolution et de découverte de soi magnifique et ce qui se passe ici sur le forum me touche énormément. Tout cela est fort rare je crois (je suis pas adepte des forums ceci dit) et fort précieux. Wahou, ca fait plein de trucs dans mon coeur :)
Belle journée les filles :)

mavo.
Marraine

Bah elle va forcément être belle, si elle commence par lire tes posts : quelle patate, quel chemin, quelle bienveillance ! Que du bon et du positif !

C'est clair que le travail qu'on fait ici, il est un peu sur le poids, mais beaucoup sur plein d'autres sujets... D'ailleurs, si j'ai aprfois le sentiment que le poids n'avance pas ou plus ou peu, je suis en revanche convaincue que ma vie a réellement été transformée, a réellement changé, par ce que j'ai appris ici, par la méditation, etc...

Vus de cette façon, nos problèmes de poids sont une chance incroyable, une opportunité de faire un chemin vers soi, long mais tellement riche !

Lavienrose.
Abonné
Wouauiis! Vous imaginez ce que notre corps nous fait pour qu'on intègre notre vie??? Être sur LC pour alléger nos contraintes, vivre l'instant présent. C'est vrai que LC et Vous, les forumeuses, je suis heureuse de vous fréquenter!!!! Ps: erreur: A la fin de mon message Soleluna je voulais écrire SAIS et pas fais
izabelle
Animatrice forum

tout à fait le mythe de la caverne, ça me parle très bien par rapport aux émotions qui nous font peur

aussi donc la peur de grossir

je persiste sur l'absence de "sabotage",   je vois souvent des personnes raisonner ainsi, mais je trouve ça tout à fait inapproprié dans la plupart des cas

je parlerais plutôt de protection,  quand tu reprends du poids, c'est que tu as à nouveau besoin de la nourriture pour éviter de ressentir certaines choses, soit parce que c'est trop fort, soit parce que c'est trop inquiétant, etc...

donc dans ces phases-là, oui, on peut avoir "l'impression" d'un retour en arrière, et pourquoi pas d'un sabotage, mais je persiste à penser que cela n'en est pas un

les kilos ne sont réellement que secondaires pour notre psychisme, c'est de l'ordre du mental, mais la protection émotionnelle passera toujours en premier

alors ici on apprend à accueillir ses émotions, les vivre, ne plus avoir besoin de les éviter, de "tant " se protéger

mais c'est classique que si un gros truc nous tombe dessus (un tsunami, par ex),  la fonction émotionnelle de la nourriture se réactive immédiatement

mais ce n'est pas du sabotage, c'est une protection

c'est pour ça que j'essaie maintenant de considérer mes EME comme des chiens de garde.... elles viennent me dire que je suis en lutte contre qq chose, probablement une émotion trop menaçante pour l'instant

bref, il est temps d'accueillir une nouvelle émotion, un nouveau ressenti, la faire sortir de sa caverne, où elle semble bien effrayante (avec son ombre) et la mettre en lumière

 

je crois fondamentalement que lorsque l'on mange en excès, on ne cherche jamais à se faire du mal, mais à se protéger

et se protéger, ça n'est pas "mal", mais on apprend peu à peu que peut-être on n'a pas tellement besoin que ça, finalement, que l'on peut accueillir et utiliser nos émotions

ce que tu fais parfaitement en prenant conscience des besoins de ton corps, de pause notamment

merci de nous faire partager ton expérience

lorraine
Marraine

Solulena, bon j'arrive encore après la bataille .....(Beaucoup de boulot et d'occupations en ce moment aussi)

Tout a tellement été dit;  merci de vos posts à toutes que du coup j'ai lus et relus. Et dans lequel je me retrouve tellement.

Juste dire que en fait le tsunami c'est ce que tu as ressenti, parceque peut être un peu beaucoup exigeante avec toi même mais dans les faits c'est peut être  juste une vague, sur laquelle tu surfes très bien.....smiley

On va fonder un club de Linecoachés surfeuses wink

 

Bonne soirée à toutes

Soleluna.
Ancien abonné

Mais ouiiiiii, le tsunami, la vague tout ça !!! Et devinez qui va faire du surf au mois de mai, hein hein?! C'est bibi ! :) (oui pour de vrai). Je suis morte de rire de ce pied de nez de la vie :)

Soleluna.
Ancien abonné

Izabelle, je réfléchis sérieusement à ce que tu as écris sur le sabotage. Faut que je prenne le temps, ça me turlupine.
J'entends ce que tu dis, et ça me parle. Pourtant, pourtant, j'ai bien vu que quand je commençais à maigrir ici, ça me faisait comme paniquer et je m'appliquais à reprendre un à un ces kilos. Comme si j'avais peur. De je sais pas quoi au demeurant. Ca peut pas être de l'inconnu, parce qu'avant les soucis de santé, je pesais 20 kilos de moins et ca allait très bien. Je sais pas, c'est comme si j'avais grossi pour traverser la maladie... Ce serait de la protection? Damm, tu aurais raison? :)) Mais on peut se saboter par protection? :))
bref. J'ai renoncer à comprendre, ça remontera à la surface quand je serai prête :)

esther.
Abonné

salut les filles ... oui je pense que comme tous changement celui la genere des peurs inconsciente ( d ou l important de la rpc)

pour ma part j ai l impression que mon tsunami c 'est une grosse colere que je retient et ca m empeche d etre completement libre pour ce travail sur moi  cela fait 15 jour que j ai commence et c'etait bien  cool... mais de puis deux jour je suis en colere...  angry   j'ai l impression que si je "lache" je vais "peter la gueu......." a tout le monde excusez moi du terme mais c'est du fond de mon coeur.........

j ai envie d hurler !!!!!!!!!!!!!!!!!!  et ce qui est bizard  c'est que j ai meme pas envie de manger depuis ces deux jour j ai envie de m enfuir et de tous casser avant de partir (  coool!!!!! comme fille)

j hallucine d'etre en train d ecrire ça sur ce spot..... je pense que je ne vais pas me relire sinon je ne l enverrai pas.

(donc il y aura plein de fautes lol...)

voilas j ai juste l impression que tout est lourd (moi la premiere).....

izabelle
Animatrice forum

eh bien c'est bien esther, accueille ta colère!!!

si tu n'as pas envie de manger c'est bien que tu l'accueilles, donc bravo!!!

essaie de voir s'il n'y a pas d'autres ressentis désagréables qui l'accompagnent

 

Soleluna, pourquoi je suis persuadée qu'il n'y a pas de sabotage, c'est que dans notre "émotionnel", y'a pas vraiment de place pour cette notion qu'"on ira mieux  si on est mince"

ça c'est plutôt mental, c'est la société qui nous l'inculque, c'est au bout du compte assez superficiel dans notre psychisme

mais dans nos émotions primaires, "etre mince"  c'est plutôt le cadet de nos soucis,  car maigrir ce n'est pas forcément ce qui émotionnellement, au niveau humain le plus primaire, signifie la protection et la santé

quand tu maigris, apparemment ça active une peur......

et pour éviter de ressentir cette peur et tout ce qui va avec, eh bien tu re-surmanges

mais en fait tu ne te sabotes pas, c'est juste que la perte de poids réveille des émotions douloureuses, peut-être des angoisses de mort

ça peut aussi être des peurs symboliques, ou tout sorte de chose

mais ce soit-disant sabotage n'est effectivement qu'une protection....  contre qqchose qui ne fait pas sens dans notre mental, mais qui fait sens dans nos émotions primaires, reptiliennes comme on dit......

 

parfois ça m'arrive d'accueillir cette peur

quand je maigris (je le sens physiquement quand je maigris), j'ai soudain des pulsions à me faire un grand gueuleton....  si je n'y réponds pas, je sens une grande détresse intérieure

on peut réussir à accueillir ça aussi, mais c'est souvent des émotions assez peu conscientes

mavo.
Marraine

Je rejoins Izabelle sur le fait que maigrir peut générer une peur = activer une réaction de protection...

D'abord, maigrir peut signifier rpendre le risque de re-grossir, tout bêtement.

Ensuite, nos problèmes de poids et d'alimentation, ils nous occupent bien, quand même, ils prennent une bonne petite place, et ça, ça permet de peut-être ne pas aller voir en dessous. Donc je garde mes kilos ou je reprends mes kilos = je n'accède pas à ce que serait ma vie sans ce sujet.

Surtout si tu as des pensées du genre "quand je serai mince...". Si je crois que "ma vraie vie" peut commencer quand je suis mince, ça peut carrément mettre la presion ! Oula, je reprends vite mon poids perdu, et je me réinstalle dans le combat auquel je suis habituée : le poids, l'alimentation.

Enfin, il peut y avoir des peurs de séduire, et puis des peurs sans doute plus archaïques, peur de perdre un morceau, peur de la faim, peur de la maladie ou de la mort comme le souligne Izabelle...

Tu as l'embarras du choix ! smiley

mavo.
Marraine

Tiens, j'en rajoute une autre, de protection possible...

En ce qui me concerne, je suis de plus en plus convaincue que derrière mes problèmes avec la nourriture, il y a un manque d'amour inconditionnel.

L'amour, le réconfort qui manquent  = grand vide. Ce vide, je le remplis avec la nourriture (ou d'autres formes d'addiction d'ailleurs : cigarette à une époque, boulot, achats...).

Mettons que j'enlève la nourriture (enfin, la"sur-nourriture"). Que se passe-t-il ? Je peux remplacer par une autre addiction. Mettons que je parvienne à ne pas mettre un autre emplâtre. Que se passe-t-il ? Si le grand vide qui est dessous n'est pas comblé, là je pense que je me fais peur. Et que je retourne vers ma protection bien connue => reprendre des kilos.

Donc, donc, donc... => c'est sur le grand vide du dessous qu'il faudrait travailler.

Ca passe par beaucoup d'amour de soi, de bienveillance, de douceur. Par beaucoup d'attention aussi => la pleine conscience.

Bon, je vais aller me reposer un peu, moi, ça chauffe là-haut ! smiley

 

 

izabelle
Animatrice forum

oui mavo dans ce cas c'est le sentiment de  "mal-aimé" ou de "solitude"  qui est si désagréable qu'on cherche à l'éviter par tous les moyens

avec la pleine conscience, on découvre qu'il n'y a pas de grand vide en dessous

au contraire, en prenant conscience de ce ressenti, par exemple  "la mal-aimée",  en acceptant de ressentir cela  (pourtant pas très agréable),  on se connecte profondément à nous-même

et en dessous, eh bien il n'y a pas de grand vide

c'est la "fuite" en permanence des ressentis désagréables (et mon dieu oui le désamour ou manque est désagréable)  qui génère cette impression de vide

c'est assez paradoxal, mais en acceptant de ressentir ce sentiment là : l'histoire de la mal aimée ou de la "pas-aimée"  ou ses variantes  "la pas-intéressante"   la "non-reconnue", etc....   on trouve une connexion intérieure apporte mille fois plus de bienveillance et d'amour que tout ce qui vient de l'extérieur

se confronter à ses ressentis difficiles, ce n'est vraiment pas naturel, mais quand on accepte de s'y frotter, on se rend compte que même s'ils sont désagréables, c'est quand même bien de se sentir là, présent à soi-même, connecté

plutôt qu'en fuite de soi-même, en détestation, avec le paquet de chocolat dans une main (arme de destruction massive!)

marieal.
Inscrit

mavo, ça me parle bien ce que tu écris en parlant du grand vide....j'ai longtemps été dans cette recherche, combler le vide par la nourriture.

mais comment faire quand l'émotion est intense, qu'elle n'est pas bienveillante, qu'elle est destructurante, qu'elle est inacceptable?  

perso, je sais que dans quelques semaines je vais probablement être entrainée par une lame de fond qui va me laminer.  Il va falloir que j'accepte de ne pas être mère...j'en pleure rien que de l'écrire. Et je vous avoue que je ne me sens pas du tout capable d'accepter ça.... je la vois s'avancer la vague qui va m'engloutir, et je ne sais pas quoi faire...

izabelle
Animatrice forum

Marieal,   l'émotion elle n'est pas inacceptable, c'est la tristesse.....

elle est nécessaire dans ce cas là

tu vois ce que je veux dire, ton émotion c'est la tristesse

c'est ça qu'il faut accepter de ressentir

pas accepter ce qui t'arrive, mais d'accepter de te sentir triste face à ce qui t'arrive

parce que la tristesse est l'émotion de la perte, du manque, elle nous est utile pour surmonter ces épreuves -là

sois présente à toi-même, autorise-toi à être triste et c'est cette bienveillance-là qui est importante, celle que tu t'accordes quand tu t'autorises à ressentir les choses

ça ne veut pas dire que tu acceptes ces choses, mais tu acceptes ton émotion face à la chose

il y a un livre de Russ Harris qui est consacré aux grandes épreuves de la vie, il l'a écrit après avoir passé une grosse épreuve de vie, quand il a appris que sont fils était autiste

ça vient d'être traduit en français, sous le titre  " Le choc de la réalité"

de tout coeur avec toi

mavo.
Marraine
Avec toi aussi Marieal... C'est évident que le grand vide qui fait peur mais qui n'existe en fait que dans ma tête (Izabelle, je suis d'accord, quand on y regarde de plus près, il n.existe pas !), ce n.est pas la même chose à gérer que les accidents de vie bien réels. Pour ceux-là, il faut encore plus de temps et de patience. Encore plus de bienveillance envers soi-même et d'empathie : ce n'est peut-être pas le moment de se rajouter une pression sur l'alimentation. Ce que tu peux te dire quand même, c'est que manger quand tout va mal, enfin manger sans conscience, ça ne va pas du tout ôter l'accident, le problème. Et ça va même probablement te faire sentir moins bien. En revanche, choisir des aliments réconfort, les déguster en conscience pour te faire du bien, c'est peut-être une bonne idée. Toute la différence se fait sur l'attention. Plein de pensées pour toi, en tout cas. Les mots sont dérisoires, mais je pense fort à toi.
marieal.
Inscrit

merci pour vos réponses mavo et izabelle, je me suis acheté ce livre en urgence...

loin de moi l'idée de me rajouter une pression sur l'alimentation...il se passera avec la nourriture et avec mon poids ce qu'il doit se passer, tout ça me parait bien secondaire.

non je croyais m'être préparée psychologiquement et je vois que cette préparation n'a servi à rien, en tout cas ne va pas m'aider à atténuer la quantité de tristesse qui s'installe en moi. C'est très bizarre comme sensation: je ne suis pas encore super triste car je n'ai pas encore écarté l'idée que cette fois ça puisse marcher; mais dès que je pense à cet éventuel échec, j'ai une immense tristesse qui m'envahit alors je vois ce moment arriver en me disant: mais comment ça va être si un jour c'est vraiment ce que je vis?...

et je ne sais pas comment m'y préparer. Prendre des antidépresseurs? je ne me sens pas déprimée, je mène ma vie perso et professionelle complètement normalement, bref je ne me vois pas prendre un ttt antidépresseur de manière préventive. Aller voir un psy pour lui dire que j'ai peur de déprimer? bref, une situation bizarre, où je sais qu'une catastrophe a de forte chance de  m'arriver mais je n'ai aucune idée de la façon de m'y préparer. je suis preneuse de toute suggestion.

izabelle
Animatrice forum

tu n'as pas besoin de te préparer à la tristesse, à part faire de la pleine conscience le plus possible

tu sais que la pleine conscience marche aussi bien que les anti-dépresseurs pour la prévention des rechutes dépressives?  voire même mieux.....

tu n'as pas besoin de l'atténuer car la tristesse te sera utile

c'est une émotion très utile la tristesse, elle sert à "accepter ce qui ne peut être changé"

mais elle a besoin d'être là, de temps pour faire son oeuvre ce n'est pas une émotion aussi fugace que la colère

 

la tristesse, ce n'est pas la dépression, la tristesse c'est normal de la ressentir si tu vis ce genre d'épreuve et tu la resssens justement pour t'accompagner dans cette épreuve

si tu t'empêches de ressentir la tristesse, là c'est dangereux  et là les anti-dépresseurs ne sont pas loin

 

j'ai l'exemple d'une amie qui a perdu sa fille qui venait à peine d'avoir 25 ans, dans un accident

je peux te dire que la tristesse, elle l'a vécue,  elle n'était ni évitable, ni atténuable

mais elle n'a pas été dépressive,  elle a laissé la tristesse, elle s'est autorisée à être pleinement triste de cette perte très douloureuse

elle a été très très triste, mais pas à un seul moment dépressive

 

la seule façon de t'y préparer, à vivre ce moment c'est de faire ce que tu fais : de la pleine conscience pour laisser les émotions exister, ne plus en avoir peur, ne plus avoir besoin de les éviter ou de t'en prémunir

et aussi parler bien sûr,  tu peux aller voir un psy non pas pour les médocs, mais pour parler...

ça ne t'empêchera pas de ressentir la tristesse, qui fait partie de tes ressources, en fait, pour faire face à cette épreuve

lorraine
Marraine

Marieal, Si la réponse est effectivement celle que tu crains il ne peut pas y avoir d'autre réponse que de la tristesse, du chagrin...Ne rien ressentir ce ne serait pas logique...Vraiment bien que tu sois dans la pleine conscience de tes émotions

Puis, si le chagrin te submerge trop, et qu'il envahit considérablement ton quotidien   il sera assez temps de te faire aider par un psy pour parler ou autre .

Si tu passes par un travail de deuil de cette perte, possible aussi que tu ressentes d'autres émotions comme la colère (sentiment d'injustice), le déni, et plein d'états d'âme plus ou moins nets , surtout accueillir toutes ces émotions pour que ce travail (plus ou moins long suivant les situations et les personnes)  puisse se faire, très important ...("théorie d'Elisabeth Kubler Ross)

A un moment donné arrive  un certain calme (émotions moins vives) et on peut à nouveau  passer à d'autres projets (adoption ou autre). C'est essentiel de retrouver un certain apaisement/acceptation de la réalité parce que la vie continue pour toi et tes très proches

 

Bon courage à toi.  Pensées.

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