Quand on n'y arrive plus... - 14012013

080413075303_Rikki.
Abonné

Je ne sais pas ce qu'il y a dans ce "y", mais je n'y arrive plus. 

 

Je n'ai même pas l'impression de manger parce que j'ai une EME (je déteste ce sigle, en fait, il ne me parle pas, ne m'a jamais parlé, et peut-être que je devrais éviter de l'employer) mais parce que j'ai envie de manger sans y penser. 

 

J'ai envie de faire les choses en pleine inconscience. 

 

Je retrouve des comportements anarchiques dans la manière e me nourrir. Du coup, je ne remplis plus rien, ni les comptes rendus d'exercice physique (et pourtant, j'en fais pas mal !), ni les comptes rendus de programme alimentaire (la satiété ? Tu parles, Charles, je commence déjà à manger sans avoir faim, alors...)

 

Comme je fais n'importe quoi, je me réveille chaque matin avec l'intention de m'y remettre. Ca vous rappelle quelque chose, ça ? "Demain, je m'y remets", "A partir de ce matin, je fais gaffe" ? Bien évidemment, je fais tout le contraire. Je recommence à jouer contre mes propres intérêts. Du coup, ça me met en colère contre moi-même, et devinez comment je me "punis"...

Commentaires

fadinarde.
Abonné

Bonjour Rikki!

 

Si ça peut te rassurer, je déteste moi aussi le petit mot EME... Ça fait six mois que je traîne mes guêtres sur ce programme, et il m'a fallu au moins 4 mois pour que j'arrive à m'approprier ce mot. Enfin, pour arriver à intégrer que oui, moi aussi, j'étais victime d'EME, ce mot barbare... (mais enfin, je vaux bien mieux que ça, moi j'ai juste 3-4 kilos en trop, je n'ai pas cette maladie qu'on appelle EME...!!!!!!!!!wink)

Je comprends ton espèce de lassitude, ton envie de "lâcher le contrôle"....

Peut-être faut-il te l'accorder, ce petit break! Une petite pause en pleine conscience :-) 

Ou alors faudrait-il changer un peu ton parcours alimentaire? Je sais pour t'avoir souvent lue, que tu es sur LineCoaching depuis un certain temps, sûrement avant moi, même. Alors je ne sais où tu en es de ton parcours..

 

J'ai eu un grand moment de flottement, en novembre-décembre. Gros stress au boulot, horaires difficiles, qui m'empêchaient de pouvoir faire mes expérimentations sur la faim (impossible de dégager 4 jours tranqulles d'affilée) du coup j'ai laissé tomber mon parcours, je ne venais même plus lire les forums, j'en avais un peu marre, du coup j'ai repris le minuscule kilo et demi que j'avais perdu depuis le début.... J'étais vraiment démotivée...

Puis j'ai triché. J'ai remplis mon carnet alimentaire n'importe comment, en trichant les dates pour le finir plus vite. J'en avais marre de ces exercices consistants à ne me nourrir que d'un aliment calorique par jour, ou des trucs du genres. Parce que même si ces expériementations m'ont appris certaines choses, j'avais l'impression qu'elles ne collaient pas vraiment à mon problème...

J'ai passé les fêtes, pris un peu de poids, et ai profité de mes vaances pour reprendre la lecture du forum, et commencer le nouveau volet d'expérimentations qui s'offrait à moi: le fameux volet "gérer ses émotions et ses fins de journées"

Et dès le premier jour d'exercice, j'ai senti que j'étais de nouveau connectée à la méthode. Naturellement. J'ai retrouvé aussi les habitudes alimentaires acquises en début de parcours (attendre d'avoir faim pour manger, réduire les portions pour pouvoir m'offrir un dessert, etc....)

Tout ça s'est fait tout seul. En ce moment en tout cas je me sens bien, je ne suis plus pressée de finir les exercices, parce que je sens que chaque jour est là pour consolider mes acquis, et puis ce volet émotion colle plus à mon problème, donc je m'y sens bien...

Ne penses-tu pas que cela pourrait être une bonne chose pour toi que de changer d'exercices? Peut-être es-tu lassée?

 

EN tout cas je te souhaite plein de bonnes choses, accorde-toi du temps, prend soin de toi!

Courtepatte.
Abonné

Dur dur, effectivement... J'ai moi aussi eu des moments de flottement (pas aussi longs ou profonds que toi, peut-être), je ne comprenais pas à quoi tout ça pouvait me mener, puis je suis arrivée à l'étape "dégustation" et maintenant "découverte de la satiété" et là ça m'a vraiment parlé, et je sentais que tout ce que je faisais était vraiment important et utile pour moi, et puis dans un coin de ma tête une petite voix disait "et maintenant c'est parti, tu maigris", pesée ce matin, et la balance confirme ce que mon corps m'avait dit.

Or il y a six semaines, j'aurais eu le même discours que toi (ras-le-bol, à quoi ça sert, de toute façon ça ne changera rien...)

Et si ça peut te rassurer, la pleine conscience, je la pratique de façon très très aléatoire.

Moi non plus je ne me reconnais pas tellement dans les EME (même si j'en ai déjà eu), je mange trop pour d'autres raisons, par exemple:

- je mange machinalement parce que je suis à table et qu'à table, on mange

- je mange trop parce que ce que j'ai devant moi a un goût que j'adore et que j'ai envie d'avoir ce goût en bouche (à mon avis, là, c'est un phénomène proche des gens qui fument, ils ont eux aussi envie d'avoir une cigarette en bouche)

- je mange trop parce que je suis dans un contexte social où on me propose de la nourriture et où il est difficile de prendre conscience de son éventuelle faim ("J'ai amené des gaufres, tu en veux une?" - j'ai toujours le réflexe de dire "oui" au lieu de me demander si j'ai faim)

J'aimerais un endroit sur ce site où on analyse les autres raisons que les EME pures et dures qui poussent à manger trop. Je suis sûre que je ne suis pas toute seule. Mais je ne sais pas si j'arriverais à créer un fil de discussion!

J'ai écouté récemment ce que racontait Zermati sur la perte de motivation, et son histoire des 4 étapes m'a bien aidée: 1. on est inconsciemment incompétent (on ne respecte pas ses sensations, mais on ne sait pas qu'on fait les choses de travers); 2. on est consciemment incompétent (on se rend compte qu'on devrait les respecter, on ne le fait pas); 3. on est consciemment compétent (on arrive à changer ses habitudes, mais on doit y penser tout le temps, c'est contraignant); 4. on est inconsciemment compétent (on a tellement bien intégrer qu'on le fait sans y penser). La phase 3 est dure parce que contraignante (comme disait quelqu'un: "j'ai dit que c'était simple, je n'ai pas dit que c'était facile!")

Bonne semaine tout de même!

nath1810.
Abonné
Si tu ouvres un chat la dessus je te rejoindrais regulierement si je peux me logger bien sur! Je me reconnais parfaitement dans ce qu e tu decris. Je ne fais pas d eme. Je mange trop, j essayes d ecouter ma faim mais j ai trop tendances a suivres les autres, je me sent incompetentes dans le domaine de la perseverance, en plus avec c es problemes de connexions on ne peux pas se reprendre convenablement, ils mettent en l air ce que j ai mis des mois a installer et que je dois approfondir, en plus j ai perdu ma binome car elle n arrive plus depuis debut janvier a ce relogger. Je n avais pas vu ces 4 etapes dont tu parles avant. Je vais essayer de me les garder qlques part. Pour l instant je n ose pas me peser je vais attendre de me sentir mieux psychologiquement avant de remonter dessus. De toute facon je ne pense pas avoir maigris. Bon courage
fadinarde.
Abonné
Sans vouloir jouer les moralisatrices, parce que vraiment, j'ai encore tout à faire ici, je pense que tout ce que vous décrivez là ce sont des eme... J'ai très longtemps fait de la résistance, croyant moi aussi ne pas "souffrir" de cette terrible maladie que dont les eme!!!! Je voyais les eme comme un truc affreux, compulsif maladif, du style manger dix paquets de biscuits et 3 saucissons en 10 minutes, debout devant le frigo ouvert... Vous voyez ce que je veux dire? Donc je me disais que le chapitre eme ne me concernait pas. (Je suis gourmande, j'aime manger, etc....) Mais finalement une eme c'est juste quand on mange dans avoir faim. Juste ça! Alors quand tu prolonges le repas au-delà de ta faim c'est une eme... Quand tu picores trop a l'apéro aussi, etc... En fait ce terme d'eme est vraiment moche....!!! Enfin voilà! Moi j'ai compris (et accepté) l'idée que je souffrais moi aussi d'eme après avoir commencé la partie du programme concernant la gestion des émotions! Enfin bref, pardon les filles, je ne veux pas vous embêter.... Mais peut-être que mes messages vous serviront un jour! Belle journée!!! Prenez soin de vous!!
nath1810.
Abonné
Ce que je veux dire c est qu on a l impression d avoir plus des mauvaises habitudes a passer que des eme et c est la le plus difficile. des emes j en ai quand je suis contraries quand je m ennuies mais je n arrive pas a inclure la gourmandise comme une eme. La rpc j essayes mais sans beaucoup de resultat, je m ennuies.
Bliss.
Abonné

Les docs expliquaient que la vraie gourmandise c'est de tellement se réjouir de ce que l'on va manger que l'on est d'accord d'attendre.....ou d'arrêter d'en manger pour en reprendre plus tard. La gourmandise c'est savoir différer pour obtenir un plaisir attendu.

Donc pour moi aussi j'imagine qu'il y a des eme là derrière. Ou des pensées stressantes. Par exemple la tentation, quelqu'un me propose quelquechose si je n'arrive pas à refuser ca rentre dans les difficultés à dire non. Derrière il y a surement l'idée que si je refuses...que vont penser les autres? a ton la droit de refuser? qu'est ce que je risque de perdre en disant non?

Les "mauvaises habitudes" ce sont des comportements que l'on a mis en place à un moment donné et si on continue il y a bien une raison derrière. Enfin je n'imagine pas possible que je mange trop.......pour "rien".

Pour ma part une difficulté qui persiste est de ne pas finir mon assiette. J'ai du mal à jeter quelquechose de bon que j'ai cuisiné. Et ca correspond à une autre difficulté plus générale à me séparer de certaines choses. Mais il y a des exercices spécifiques pour cela sur LC.

POur Rikki quand on n'y arrive plus et bien on peut se faire une petite bienveillance avec une mini action . Se regarder avec douceur, faire preuve d'indulgence, se relaxer. Et si un truc ne va franchement pas bien je consulte la personne qui sera susceptible de m'aider. Pour ma part ces temps niveau sommeil c'est pas le top . Et du coup fatiguée. Et du coup envie de manger. Sachant que l'accupuncture me fait vraiment du bien pour le sommeil je vais y aller.

Je veux dire par là que le programme ne peut pas tout. 

Bliss.
Abonné

doublon suppprimé

FRED73
Marraine
Je suis d'accord avec fadinarde et avec bliss quand on mange alors qu'on n'a pas faim, il s'agit d'EME. Alors pourquoi est-ce qu'on a envie de manger alors qu'on n'a pas faim ? Ce n'est pas forcément parce que ça ne va pas ou que l'on est contrarié, il suffit des fois de penser à de la nourriture pour avoir envie d'en manger !
-Bibi.
Abonné
Bonjour Rikki et toutes les autres, Je n'y arrive plus bon plus.... Et pourtant ce que j'aimerai que ça fonctionne! Je ne me suis pas reconnectée depuis le début de l'année, je sais au plus profond de moi que LC est fait pour moi, mais je n'arrive pas à m'y remettre. J'ai un moment de pause au travail, je suis là devant mon café, et je me suis dis allez va te connecter un pti coup pour voir. Et je suis atterrie sur ce fil qui me correspond tellement. J'avais pas réécris depuis longtemps. Je vous ai lue et je vous rejoind , pour moi qu'on aime ou non ce terme de EME elles sont bel et bien présentent. Et elles me font souffrir. Je vais essayer de vous lire à nouveau de plus en plus, je rêve de me reconnecter à nouveau avec le programme! Courage à toutes
Courtepatte.
Abonné

Coucou Bibi, c'est déjà vraiment encourageant que tu reviennes nous lire sur les forums. Je crois que pendant certaines périodes, ça peut suffire: on a l'impression qu'on ne "fait rien", mais à force de lire un peu chaque jour ou chaque semaine sur le sujet, les idées font leur chemin et petit à petit, on les fait rentrer dans notre quotidien.

C'est donc un pas important de revenir simplement traîner sur le site, voilà qui est un super bon début d'année pour toi!yes

maggy.
Abonné

Comme Courtepatte, Bibi, je pense que ça fait du bien de s'arrêter un peu, de se poser pour prendre du recul. Même si pendant ces pauses, on fait un peu n'importe quoi, et qu'on culpabilise. C'est comme tout apprentissage: il faut l'oublier un peu pour mieux l'intégrer (j'avais un prof qui nous expliquer que pour retenir quelque chose à vie, il fallait l'apprendre et l'oublier 7 fois!)..

J'ai aussi fait une pause forcée (coincée dans une phase avec l'exercice de dégustation que je ne trouvais jamais le temps de faire). Et du coup, j'avais l'impression de ne plus avancer. J'ai pu sauter cette phase, et je repars avec de la confiance et de l'envie.

Concernant cette aversion du terme EME, je vous avouerais que moi non plus, je n'ai pas l'impression que mon comportement est maladivement compulsif! Moi je mange trop, comme beaucoup d'entre nous, en fins de repas, à l'apéro, quand je m'ennuie, quand on me propose quelque chose de bon... Mais c'est rarement à l'occasion d'une grosse angoisse et d'une grosse colère, ou de quelque chose de très identifiable. Ma vie n'est pas mouvementée au point que je subisse des émotions intenses tous les jours, à en vider les placards et le frigo en 10 minutes. Pourtant, tous les jours, je suis tentée par de la nourriture et par l'action de manger "un peu trop", alors que je n'ai pas ou plus faim.

Pour moi, ces moments-là sont des EME. Car je sais que beaucoup de gens régulés sont capables de s'arrêter de manger, lorsqu'ils n'ont plus faim, sans que cela leur coute un effort. Alors que moi, qui suis loin d'être insconsciemment compétente, je dois me poser la question sans cesse... ça me semble complètement fou d'en être arrivée là. Je n'ai pas encore mis le doigts sur toutes les raisons, mais j'ai quelques idées. Je pense qu'il y a eu beaucoup beaucoup d'émotions dans le passé, qui m'ont poussées à manger, surtout dans mon enfance et mon adolescence. Et c'est resté, une habitude, un truc insensé et inconscient, qu'il faut corriger.

Je crois que le "émotionnel" de l'acronyme EME ne concerne pas tant mes émotions actuelles que celles du passé. Et ma prise de recul vise justement à m'éloigner de ce passé, à tourner des pages, pour rester à mes 36 ans, ne plus rabacher mes 2-35!!

courage! 

Sylvie75.
Abonné

Et l'évitement, ça te parle ?

Est-ce que "manger sans y penser" te fait le même effet qu'un puissant calmant ? Plus simple, plus immédiat, plus spectaculaire que n'importe quelle séance de défusion ou de pleine conscience... Un vrai shoot de morphine ! Cela fait 30 ans que ton corps sait cela, alors bien sûr, le naturel revient au galop. Pour autant, tu sais aussi qu'à long terme, c'est LA solution de facilité qui ne tient pas la route et ne te permet pas de te sentir satisfaite de ta vie... Le temps devrait jouer avec toi... Choisir les moments où l'on s'expose, les moments où l'on se préserve, pour ne pas ensuite fuir désespérément et compulsivement dans la nourriture cette vie trépidante que l'on déteste finalement...

Bonne chance en tout cas et prends bien soin de toi, pas des autres, juste de toi.

tupenses.
Abonné

Rikki, ne plus y arriver veut il dire que c'est définitif, je ne le pense pas. C'est bon de ce donner un temps de pause, contrairement à tous ces régimes qui n'admettent aucun laisser aller ; ce n'st pas possible nous sommes humaines!!!!! Surtout pas de culpabilité Rikki, en ce qui concerne les EME, la RPC m'aide considérablement la faire tous les jours me permet de ne pas grignoter et de découvrir la satiété........

izabelle
Animatrice forum

je "n'y suis plus arrivée"  de nombreuses fois jusqu'à présent.....

et j'imagine que ça m'arrivera encore

080413075303_Rikki.
Abonné

Je repasse quand même sur le site, pour donner des nouvelles et pour vous lire.

 

Merci à toutes celles qui me répondent, ici ou par mél, et qui font que non, je n'ai pas l'impression d'avoir "tout lâché", mais juste pris un peu de distance. 

 

Je ne crois pas que ce soit si dramatique, finalement, de ne plus "y arriver". Je me rends compte que j'ai quand même réussi à apaiser un peu ma relation à la nourriture, et le fait de ne plus vouloir trop y penser ou y réfléchir n'est pas forcément très grave. Je ne peux plus perdre de poids pour l'instant, mais j'en ai déjà perdu pas mal, et peut-être que l'hiver n'est pas la meilleure période pour moi pour m'alléger. 

 

L'évitement, oui, ça me parle, disons que j'évite de mettre trop le nez dans ce qui fâche pour l'instant. Je me roule en boule dans mon fauteuil, avec un châle, je passe du temps sur Internet, je bois du thé, je mange du chocolat. Et je ne me sens pas coupable. C'est peut-être déjà une victoire magnifique. 

Bliss.
Abonné
Alors bonne couverture et bon thé et j'espère que ton chocolat est très très bon parce que quoi qu'il arrive tu mérites le meilleur comme chacun de nous. Et viendra peut être un jour ou tu auras envie de ne plus éviter, de plonger voir ce qu'il y a derrière tout cela. OU pas. Sans culpabilité.
didil.
Abonné

Bonjour Bliss,

Tu dis que tu persistes à avoir du mal à ne pas fiinir ton assiette. C'est donc que tu te sers encore des parts trop importantes par rapport à tes besoins. Je pense qu'en fait tu as du mal à intégrer le fait que tu as des besoins en nourriture qui sont moindres et que tu dois te servir des parts plus petites. Une aide proposée sur ce site est de se servir dans une asssiette à dessert.

Nous avons commencé à peu près au même moment. J'en suis justement à la phase satiété dans laquelle on apprend à réduire les portions et le nombre d'unités prises à chaque repas. Si tu n'as pas encore abordé cette phase, tu verras, c'est très intéressant. Je suis en train de terminer cette semaine-là et j'ai perdu deux fois plus de poids que pendant chacune des autres phases.

J'aime bien te lire. Bon courage !

Didil

Bliss.
Abonné
Diili merci pour tes suggestions mais je mange dans de petites assiettes depuis des années. En fait ça me fait bizarre quand j'ai des invités de ne pas oublier les grandes assiettes! J'ai fait déjà 6 mois de LC sans perdre de poids ou 2 kilos perdus-repris. Je reviens après des mois ou j'ai été régler quelques problèmes personnels qui me faisaient faire plein plein d'eme. En fait disons que j'étais tellement souvent anxieuse que même la faim se mêlait constamment aux émotions. Pour moi l'aspect principal que j'ai envie et besoin de travailler c'est la pleine conscience. J'ai découvert ca l'an passé sur ce site. Mai j'avais envie de vraiment apprendre à pratiquer personnellement en live avec un groupe et intégrer cela à ma vie quotidienne. Et du coup en faisant cette démarche je me suis réinscrite parce que la personne qui anime le cours est dans un projet expérimental à l'hôpital ou des personnes obèses ou souffrant de pathologies types diabète suivent un programme Mbsr. Ce projet est très très prometteur. Pour le moment je suis mon programme, je contacte ma coach, je me sers mes petites assiettes et je les finis presque toujours c'est vrai. Mais je laisse quand ce n'est pas à mon goût ou souvent je remets un morceau dans la plat. Bon j'arrête là en écrivant je me demande si je suis sur le bon post il me semble que c'est le post ou Rikki parle de ses difficultés.
ANAACHA.
Abonné

Je suis la discussion et ajoute ma pierre, ma contribution, l'ême d'hier, un chocolat, pas bon, trop sucré et sans goût mais mangé par ennui, attente, un peu de vide et beaucoup de pas savoir vraiment pourquoi. J'apprends au jour le jour à quel point je mange sans faim et sans fin simplement pour ne pas faire autre chose à la place: écrire, lire, méditer...des choses qui me plaisent mais qui me demandent un effort pour m'y mettre là où manger sans faim ne m'en demande pas...

belleetsereineen2013.
Abonné

Aanacha, ton message raisonne beaucoup en moi !

080413075303_Rikki.
Abonné

Un petit coucou... ce petit fil me rattache encore un peu ici, c'est bien, un petit lien.

 

Ce matin, j'ai pensé à vous. Levée un peu tôt, roulée en boule dans mon fauteuil, je regarde tomber la neige, je lis un roman que j'adore, je n'ai pas pu aller à la gym à cause de la neige justement... à la place, j'ai mangé par petits bouts tout ce qu'il restait de tarte au citron, et je l'ai dégustée, parce que ma fille fait vraiment de délicieuses tartes au citron. 

 

Et quand les filles se sont levées, qu'elles ont préparé des toasts et des tas de bonnes choses, je n'avais plus faim. Et je me suis assise avec elles sans manger, parce que la tarte au citron m'habite encore. 

 

Et je me suis sentie bien. 

 

liegama.
Ancien abonné

Bravo Rikki pour cette belle mâtinée, on sent une différence entre le post du 14 et celui-ci. Je me suis reconnue dans tes propos, je me suis inscrite en mai 2012, j'ai perdu 3 kg dans les deux premiers mois (mais par restriction inconsciente), j'ai tout lâché l'été (inconsciemment je crois que j'avais peur d'affronter ce qui allait venir) me suis remise doucement en septembre au programme. Je ne me pèse plus mais je sais que je n'ai pas perdu de poids. J'ai souvent l'impression de ne pas avancer, d'être fatiguée de devoir "être consciente tout le temps", des fois je m'autorise une bonne bouffée d'inconscience, je lâche pendant une soirée, j'attends d'avoir faim le lendemain. Peu à peu je me rends compte que ces "lâchages" ne m'apportent pas autant que ce que je pensais. Jusqu'en octobre-novembre j'étais persuadée de ne pas avoir d'EME vu que je n'avais plus de compulsions à manger entre les repas comme j'avais il y a longtemps. J'ai depuis compris qu'EME = manger sans faim, même une bouchée. Que le léchage de la cuillère d'ovomaltine à la fin du repas quand je n'ai plus faim c'est une EME (liée à la peur de manquer pour moi) et que c'est (je pense) le cumul de ces petites bouchées et des parfois plus grosses qui m'empêchent encore de maigrir. Je suis encore étonnée de découvrir d'autres causes d'EME. J'essaye d'accepter, pas facile. En ce moment, à l'étape de la satiété je découvre que je fais des EME de frustrations de constater que les besoins de mon corps sont 4 fois plus petits que ceux de ma tête et que je ne peux donc pas manger autant que je le souhaite. Je découvre aussi que manger plus lentement qui m'était si dur jusqu'ici devient une stratégie pour faire durer plus de 10 mn un repas constitué d'une petite portion. Je n'ai pas encore compris pourquoi je suis tellement frustrée de constater que j'ai des petits besoins. C'est comme si je devais lâcher le volant, le remettre à quelqu'un d'autre (mon corps en l'occurence) et j'ai du mal à faire cela. Dans ma vie aussi je préfère contrôler. L'acceptation que le chemin est long m'aide aussi. Mais si je regarde en arrière, qu'est-ce que 8 mois comparer à 25 ans. Combien de temps puis-je réellement m'octroyer pour réparer un peu de 25 ans de régimes? Merci pour le fil de discussion en tout cas.

izabelle
Animatrice forum

un vrai régal de te lire liegama

de plus c'est vraiment important pour beaucoup de personnes de lire ceci

lâcher le contrôle par sa tête, faire confiance à son corps..... c'est sûr que cela ne se fait pas du jour au lendemain quand on a pris l'habitude inverse (et les régimes n'ont pas aidé....)

 

et appréhender cette frustration, souvent relue ici, d'avoir de petits besoins,  pouvoir cheminer ainsi intérieurement entre cette frustration presque enfantine   (quand les enfants veulent absolument avoir la même part de gateau que l'autre) et l'acceptation pure et naturelle des besoins de notre corps

 

c'est pareil pour moi, je me dis : qu'est-ce qu'un an  pour sortir de 37 ans de compulsions,  et surtout en pensant aux nombreuses années à venir  où on n'y pensera plus et on pourra consacrer pleinement notre énergie à ce qui en vaut la peine?

maggy.
Abonné

Liegama, merci de mettre des mots sur mon ressenti! J'en suis au même point, je crois: j'ai "compris" mes EME, je sais quand elles ont lieu. Je "sais" quand je dois arrêter de manger, mais je suis encore bien frustrée de devoir me contrôler, parce que ma tête voudrait manger plus.

La comparaison avec le comportement des enfants est très juste. C'est comme ça que je le vis aussi: "pourquoi j'aurais pas le droit au plaisir, maintenant, tout le temps, tout de suite? pourquoi il faut attendre la prochaine faim pour éprouver de nouveau ce plaisir?"

Pour avoir déjà un peu farfouillé dans mon enfance, je pense avoir des pistes de réponses, notamment par le fait que l'épicurisme n'était pas bien perçu par mes parents, et que tout plaisir devait se mériter. Finalement, je crois que la nourriture était le seul plaisir "gratuit" que l'on pouvait avoir, et du coup, c'est devenu une obsession.

Mais comment fait-on pour se libérer de ça?!! J'ai l'impression d'avoir toutes les billes pour en sortir, puisque les explications raisonnées sont là, mais ça semble tellement ancré que le corps et l'esprit ne se parlent plus, et je peux passer en mode automatique en un claquement de doigts, pour reprendre mes gestes d'enfants et me baffrer de gâteaux.

Ah lala... dur dur, la pleine conscience!! Ca demande un tel effort!

izabelle
Animatrice forum

maggy, pour cette frustration,  l'important c'est déjà la conscience

quand tu te sens frustrée de ne pas pouvoir manger autant que les autres à cause de tes petits besoins, nomme cette frustration que tu ressens,  donne-lui un petit nom, tu peux aussi lui imaginer une forme, une couleur....

la frustration est un peu comme une émotion, du moment que tu reconnais sa présence, que tu la laisses exister,   elle ne t'obligera à rien....

ça peut donner  " ah oui  je suis frustrée que mon corps ait besoin de si peu"

ça peut sembler bizarre à d'autres personnes, mais c'est bien ce que tu ressens, alors autant l'accueillir, respirer un peu pour lui faire de la place à cette frustration

et puis faire tes choix, conscients :  la plupart du temps écouter ton corps qui te le rendra au centuple ...   et de temps à autre faire la fête

la frustration ne t'oblige à rien, surtout si tu la reconnais et que tu l'acceptes

elle se désamorcera peu à peu....

Courtepatte.
Abonné

C'est vraiment un bonheur de vous lire, qu'est-ce que j'apprends en lisant vos échanges, merci!!!

liliprune.
Abonné

Ce que vous ecrivez là me rassure et m'aide à prendre conscience que je ne suis pas seule.

En effet, je traverse une periode de doute par rapport à ma capacité à changer mes comportements. En ce moment, à chaque EME, je me trouve une excuse, je me dis que ça ira mieux demain...bref, je me sabote en toute inconscience...en me donnant de bonnes raisons de continuer les comportements inadaptés. Le cerveau a tant et tant de ressources pour arriver à ses fins qu'il faut redoubler de finesse pour voir ses stratagèmes

Heureusement que le forum existe dans ce programme car en vous lisant, j'ouvre les yeux, en vous lisant, je prends conscience, en vous lisant, je trouve le courage de continuer ce programme.

-Bibi.
Abonné
Je me joins a Courtepatte, C'est un vrai bonheur de vous lire vous toutes! Je ne me sens pas prête de m'exprimer si bien que vous, mais j'apprécie tant vos posts. Merci
nath1810.
Abonné
Je ne trouve rien a redire de plus. Je me retrouve également dans ce que vous écrive, savoir se qui ne va pas, ce saboter sans arrêt en pleine conscience et ce demander si on ai capable de se sortir de ce cercle infernale. Je persévère tous les jours en vous lisant! Merci a toutes
Sylvie75.
Abonné

Coucou Mesdames,

Maggy, Liliprune, Nath, vous opposez "manger avec sa tête" à "manger avec son corps". Ce n'est d'ailleurs pas ainsi que le formule Liegama.

Vous avez remarqué que les médecins (les nôtres ici présents) n'utilisent pas cette opposition, mais bien plutôt "manger avec sa bouche" (ce qui est souhaitable, être très attentif à ses sensations alimentaires à chaque bouchée) à "manger avec son ventre" (ce qui ne l'est pas, souhaitable, ne surtout pas attendre d'avoir le ventre plein.)

 

Dans tous les cas, notre corps et notre tête sont impliqués, notre corps et notre tête marchent de concert, et de conserve, car ils sont indissociables, et il ne s'agit pas de les opposer. Il s'agit bien plutôt de savoir si l'esprit se concentre sur la bouche ou sur le ventre.

Je crois que ça a son importance de ne pas s'inventer une opposition tête/corps, courante certes, mais fort peu utile pour le cas qui nous occupe.

 

Sinon, quand certaines d'entre vous utilisent aussi l'idée "se saboter", ça me fait de la peine. Je ne suis pas sûre que vous êtes masochistes, je constate juste que ça devient si compliqué pour vous que vous pensez l'être. Ne pourriez-vous pas juste vous convaincre que "vous n'y arrivez pas tout le temps", ou bien que "vous n'y arrivez pas en ce moment" simplement ? et non pas que "vous vous sabotez", car il y a une auto-critique, un jugement dans cette phrase, très violente, non seulement vous vous gâchez la vie, diablesse que vous êtes, mais inconsciemment en plus ! Vous piétinez "en tout conscience" la dernière chance qui vous est offerte d'être mince et heureuse. Je ne suis pas sûre que cela vous aide à être douce et bienveillante envers vous-mêmes, et c'est un euphémisme. Je pense que celles qui pensent comme cela liront avec profit le piège du bonheur, de Russ Harris (quoi ? Je l'ai déjà dit ? Je rabâche ? Ahem, c'est le grand âge qui commence...) :)

FRED73
Marraine
Moi je pense sincèrement que notre corps peut vouloir quelque chose que notre tête refuse. D'ailleurs quand on n'a plus faim et qu'on veut encore manger c'est bien notre corps qui dit stop et notre tête qui ne veut pas l'écouter !
nath1810.
Abonné
Merci Sylvie tout ce que tu dis est tres sage, j ai achete le livre il est dans mon tiroir et pour l instant je n arrive pas a le lire. Comme tout est dans la tete
gaelle52.
Abonné

Tous ces posts tombent à point nommé pour moi! J'étais aussi en recul par rapport à la méthode et j'essaie en ce moment de me remotiver. Je me disais également que je me sabotais car j'ai bien compris les principes mais les vieux mécanismes reprenaient le dessus. cette frustration des besoins moindres, et toutes ces explications que vous donnez me correspondent.

Je vous remercie de mettre en lumière tout ce que je n'aurais pas su écrire et faire ressortir. 
Cela me soulage de voir que je ne suis pas seule et que vous ètes plus claire voyante que moi!

Merci à toutes et bon courage à toutes car on le vaut bien comme dirait une pub!

maggy.
Abonné

Pour clarifier un point me concernant, je sais que ça ne transparait pas forcément dans ce que j'écris ici ou sur mon blog, mais depuis le début de LC, s'il y a une chose que j'ai intégré, c'est que je devais m'accorder de la bienveillance, m'accorder la possibilité de faiblir, m'accorder le droit à l'erreur.

Je sais qu'il me faut être patiente, même si ce n'est pas ma plus grande qualité, et je sais également qu'il y aura des jours avec, et des jours sans. Quand je réagis ici ou sur mon blog, c'est souvent lié à un sentiment à un instant T, qui ne prend pas en compte la globalité de mon ressenti sur les 2 derniers mois.

Mais merci de redire que la tête et le corps ne s'opposent pas, et qu'il faut se focaliser sur le gout. J'ai en particulier du boulot sur la dégustation. Plus que la RPC sur laquelle je n'avance pas encore, je mise beaucoup sur la dégustation.

maggy.
Abonné

[quote=izabelle]

et puis faire tes choix, conscients :  la plupart du temps écouter ton corps qui te le rendra au centuple ...   et de temps à autre faire la fête

la frustration ne t'oblige à rien, surtout si tu la reconnais et que tu l'acceptes

elle se désamorcera peu à peu....

[/quote]

et mille mercis pour ce rappel-là Izabelle!!

liliprune.
Abonné

Tu as raison, "se saboter" c'est un peu dur comme analyse mais n'ayons pas peur des mots, ils sont le reflet de notre pensée donc à prendre en considération.

Et oui il y a un vieux mecanisme en moi qui cherche sans répis l'échec! dans tout un tas de domaine.  c'est dur, je le repère assez facilement maintenant et je peux contre carré ses plan mais voilà c'est un vieux vieux vieux mécanisme et il me faut vivre à ses côtés sans me perdre dans ses filet :) 

le tout est d'accepter que ça fait partie de moi sans m'y perdre

AguaMaria
Marraine

Pour en revenir aux étapes dont parlais le docteur Zermati, parfois on passe d'une phase à l'autre avant de bien intégrer...De concienmment incompétent on devient consciemment compétent pendant un moment et oups, on a envie de lâcher et de ne plus penser à tout ça comme disais Rikki. Depuis plus d'un an que je suis ici, j'ai vécu les deux par intermittence. Par contre une chose que je ne laisse plus tomber, c'est la faim.

Parfois quand j'ai du mal avec la dégustation et les prises alimentaires en pleines conscience, j'avale tout rond, sans y penser et devant la télé. Ici et dans ma vie, il n'y a plus de place pour la culpabilité, je fais des choix et je tente de les apprécier. Ça aussi ça me fait du bien.... mais j'essaie ensuite d'attendre d'avoir faim... et malgré tout, les quantités sont moins astronomiques, comme quoi il y a un bout qui est finalement intégré.

Mais le fait de rester connecté à ma faim me permet de ne pas prendre de poids. Par contre dans ces moments, je n'en perds plus. C'est vraiment la dégustation et l'alimentation en pleine conscience qui me permettent de perdre du poids parce que dasn ces moments je respecte aussi ma satiété et je n'ai pas peur de manquer de nourriture ou d'en jeter. Mais je suis très lucide avec tout ça et je me dis que tout se placera complètement un jour, petit à petit. Je peux vivre avec ça. J'ai du poids en moins et je ne suis plus obsédée. Plutôt soulagée!!!

Mon guide c'est ma faim. Même quand je me laisse aller à des "envies de manger". Je ne trouvais pas non plus le terme EME pour ma situation. J'en ai conclu que ce sont des envies-de-manger-qui-ne-sont-pas-guidées-par-la-faim. "EMPGF". Beaucoup mieux comme ça... on dirait un juron ;-). Dans mon cas, les deux raisons qui me font manger plus que ma faim sont les conventions sociales (J'aime le rituel des repas) et la peur de jeter ou de manquer (Dr. Apfeldorfer parle d'agoisse de séparation)... Mais pendant de très longs moments j'y arrive. je ne sais pas pourquoi tout débarque à certains moments... Mais maintenant, c'est de moins en moins rare. :-). Le plus difficle c,est d'abandonner l'attitude du foutu pour foutu dans le smoments difficiles.

N'abandonnons pas, nous y arriverons!

izabelle
Animatrice forum

[quote=liliprune]

 il y a un vieux mecanisme en moi qui cherche sans répis l'échec! dans tout un tas de domaine.  

[/quote]

ça m'étonne ça,   mais c'est vrai que je connais des gens qui ont peur de la réussite

c'est pas mal de chercher pourquoi...

et puis des fois y'a pas vraiment de raison...  mais on ne se donne pas le droit, simplement, on se freine.....

par humilité ou plutôt par peur de son propre orgueil

je suis passée par une période  "j'ai le droit de rayonner"    pour avancer là-dessus, on s'empêche de tellement de trucs..

Sylvie75.
Abonné

Liliprune, une question pour comprendre. Tu cherches activement l'échec ou bien tu ne parviens pas à chercher activement la réussite ? Je trouve que les deux choses ne sont pas identiques. Pour ma part, j'ai régulièrement ressenti la seconde attitude, mais je trouve faux de dire que j'ai donc, par glissement de sens, inconsciemment ou consciemment cherché l'échec. Je trouve les échecs cuisants, même si la réussite n'est pas (toujours) mon fort.

Quand tu ne parviens pas à faire ce qu'il faut pour atteindre un but, ça ne veut pas dire que tu fuis ce but, ça veut dire que tu as un mal fou à gérer la notion même de but... Pour ma part, quand j'ai un but, des sirènes visuelles et sonores s'allument (les fameuses pensées ou émotions du style "Tu n'y arriveras pas ! Quelle angoisse !") et donc, ça semble plus reposant dans l'immédiat de lâcher le but... mais au bout d'un moment, on comprend qu'on lâche la proie pour l'ombre, et qu'on n'attrappe jamais rien, et les sirènes se remettent en marche, parfois plus fort "Décidément, tu n'arrives jamais à rien ! Fatiguée avant même d'essayer !!!"

Bref, laissons jouer ces sirènes, tels des acouphènes, et cultivons notre jardin.

liliprune.
Abonné

Le tout est de savoir si on voit le verre à moitié vide ou à moitié plein...et ça, je dirai que ça dépend du moment ;)

Mais ce qui est sûr c'est que les notions de "je n'y arriverai pas" " je suis trop nulle", sont justement des phrases pour se protéger de l'echec. Car, du coup, on ne se lance pas, donc on échoue pas...et en ce qui me concerne, ce dont j'ai le plus peur: c'est le rejet social que j'associe à l'echec.

Il m'a fallut du temps pour comprendre que c'était réellement ça mon problème: la peur du rejet. Une peur terrible qui s'apparente à l'abandon et autres notions d'attachement...du coup je n'ai plus eu envie de me confronter à cette angoisse profonde. D'où le mécanisme de défense: l'echec, pour se proteger, pour ne plus jamais ressentir cela.

Alors oui, aujourd'hui je me vois bien essayer de freiner des quatres fers devant mes projets mais maintenant je suis capable d'avancer, c'est juste un peu plus long qu'une personne qui a confiance en elle mais bon...j'avance malgré tout.

Je ne suis ni amère ni frustrée de cette situation, c'est juste une lucidité bienveillante qui me permet de contourner la peur et d'avancer malgré tout. 

Merci à vous, quoi qu'il en soit, de faire résonner les paroles des uns et des autres.

Sylvie75.
Abonné

Moi, en ce moment, j'ai plusieurs défis à mener de front au boulot.

1) terminer plusieurs projets ambitieux

2) Négocier une progression dans ma carrière

3) Aider mon mari à négocier une progression dans sa carrière.

 

Dès que j'ai tout ça à gérer, il se passe la chose suivante : Je mène les bagarres, je suis contente de moi, j'ai fait à peu près ce qu'il fallait. Puis je rentre à la maison, je suis en week-end. Et là, le problème, c'est que j'aimerais débrancher bien sûr. Passer à mes loisirs... Mais le fait que j'aie tout ça à gérer, ça continue à mouliner, à touner à vide, je m'en rends à peine compte en fait. Ce dont je me rends compte, c'est que je n'ai plus rien envie de faire là, alors que je suis enfin en congé. Je suis comme à l'arrêt, oh, pas tétanisée par la peur non, quoique, ça revienne un peu au même, mon esprit est totalement pollué de ruminations permanentes "Doh, ça fait beaucoup. Aïe, j'y arriverai jamais..." et autres "Je vais me planter, ce que j'ai fait ne suffira pas" plus ou moins conscientes.

 

Donc là, je vais tout arrêter pour de vrai, faire de la pleine conscience, et respirer à fond au travers de cette idée "Je vais me planter." sinon elle va me pourrir mon week end. Et que je me plante ou non, ce qui serait vraiment bête, c'est de me pourrir un week end pour rien. Déjà, je vais prendre mes défis séparés, et ne surtout pas les traiter en groupe. Et je vais voir ce que chacun d'eux séparément m'inspire. En gros, ça fait 2 projets ambitieux à examiner, examiner ce que chacun provoque chez moi à ce stade, l'un est presque fini, l'autre en plein milieu, puis j'ai deux projets en cours pour ma carrière, puis enfin examiner le projet de mon mari... Bref, j'ai du boulot de pleine conscience. Mais d'abord, je vais marcher !

liegama.
Ancien abonné

Izabelle, merci pour la comparaison avec les enfants, c'est tout à fait ça, je suis encore en partie une enfant dans ma tête et d'ailleurs LC est pour moi un long chemin pour apprendre à grandir, à intégrer que je suis la seule responsable de ma vie, que blâmer mes parents pour tous mes problèmes commence à être un disque rayé qui ne me permet pas d'avancer. J'ai creusé un peu la notion : plaisir immédiat comme les enfants et me rend compte encore que c'est bien mes "restrictions" dans la vie qui m'empêchent d'avoir du plaisir dans bien des domaines et du coup je reporte tout ce manque de plaisir sur la nourriture. Mes problèmes alimentaires ont d'ailleurs commencé (comme beaucoup ici je crois) le jour où j'ai quitté pour la première fois la maison de mes parents (j'avais 13 ans, 1 an en pensionnat dans un autre pays) et ça a été le lâchage total de toutes les frustrations sur la bouffe. 

Pour revenir aux "restrictions", je fais un lien avec mon "perfectionnisme", je me rend compte que je me fixe (en suis pas toujours consciente) des "règles" pour tout ou presque (ex : s'assurer que la maison soit toujours propre, ne pas contredire quelqu'un, ne pas dire non quand j'en ai envie, prendre sur moi pour éviter un conflit etc...) toutes ces "règles" et "restrictions" rigides créent une pression qui a besoin d'être relachée à un moment et c'est sur la nourriture que je m'autorise à relâcher cette pression. En fait l'urgence de l'EME est souvent (le Doc Z le dit) une urgence à se calmer, mais l'urgence à se calmer provient pour moi d'une envie de relâcher toute cette pression que je me suis mise. J'ai noté que lorsque je descends le niveau de pression, les EME diminuent proportionnellement. J'essaye de concentrer mon travail sur la descente du niveau de pression par une plus grande conscience des "restrictions" et ensuite un choix conscient d'agir différemment et enfin une plus grande acceptation, avec humilité de mes limites. Je ne suis pas superwoman, personne ne me demande d'être parfaite, le monde ne va pas s'écrouler si je n'ai pas fait ceci ou cela à temps etc... 

Quand j'arrive à diminuer les restrictions j'arrive souvent à me procurer du plaisir. Par exemple prendre une pause et lire un magazine plutôt que finir une machine. J'ai eu aussi besoin de séparer le souvenir que j'avais d'un moment positif lié à la nourriture dans mon passé (par exemple un moment de joie ou de soulagement lié à l'ingestion de nutella) pour me rendre compte que c'était le soulagement qui était resté dans ma mémoire et que j'avais lié au nutella mais qu'aujourd'hui je suis en mesure de me procurer du plaisir ou du soulagement avec d'autre chose que le nutella. 

Ce que j'aime bien avec tous les outils ici, si on a le courage d'affronter ses vérités, c'est la plus grande connaissance de soi même que l'on peut en retirer. 

liegama.
Ancien abonné

Lilliprune je te comprends quand tu parles du mécanisme qui recherche l'échec, je ne sais pas si je le formulerai comme cela mais je pense que j'ai vécu la majorité de ma vie en auto sabotage. J'ai très peur du rejet comme toi. Par exemple j'ai "testé" l'amour de mon mari pendant 11 ans. Dans toute situation je préférais "anticiper" la douleur éventuelle. Par exemple je préférais me critiquais moi même plus durement que n'importe qui, comme pour dire, tout ce que vous pourrez dire sur moi ne pourra pas être plus dur que ce je me dis sur moi, donc je suis protégée de votre jugement, et de la douleur de l'abandon éventuel. C'est très, très dur pour moi de prendre conscience depuis à quel point mon comportement (inconscient) m'a poussé sans relâche à détruire la seule relation saine et positive que j'avais pour confirmer le sentiment de "non valeur" qui m'habitait. Intellectuellement, quand j'y réfléchis, ça me dépasse. Je pense que c'est l'égo qui me dirigeait et l'égo préfère avoir raison, à tout prix. Donc par orgueil, inconsciemment, persuadée de ne rien valoir, j'ai préféré choisir la destruction pendant des années pour me démontrer que j'avais raison plutôt que d'accueillir ce que la vie me proposait. Cette attitude d'auto-destruction m'a amenée très loin dans l'ombre et a faillit détruire mon couple. Il y a eu un moment clef, pivot, minuscule, quelques secondes où tout a basculé, quand j'étais au plus bas du bas, qu'il n'y avait plus aucune issue, quand j'ai confronté ma plus grande peur (être rejetée de la seule personne qui comptait pour moi), quand j'ai constaté l'ampleur des dégats, mon mari a eu une parole qui a tout changé et mon coeur s'est ouvert pour la première fois, après des années de vie en forteresse. Depuis j'apprends à me construire, à accueillir, à construire une vie qui est la mienne. J'apprends à me connaître. J'ai passé ma vie à répondre aux besoins des autres et a cherché la validation chez les autres au point de me perdre. J'étais un patchwork des images que les autres avaient de moi. Comme un joli collage, incohérent et vide. Le sentiment de vide m'habitait et me propulsait dans des compulsions alimentaires fortes. Jusqu'à il y a peu la nourriture était la glue de ma vie, sans elle je m'écroulais, elle colmatait tout. Aujourd'hui j'essaye de laisser mon coeur ouvert pour ressentir dans mon corps les émotions qui me traversent et les identifier (parce que lorsque l'on a réprimé sa colère pendant des années, on sait plus à quoi ça ressemble). Très souvent, après un conflit (même léger) entre une personne et moi, mon mari me dit : qu'est-ce que ça te fait? et ma première réponse est toujours : rien, tout va bien. Il me faut un temps de pause, de respiration, de concentration sur ce qui se passe dans mon corps pour identifier l'émotion que je traverse. J'ai l'impression qu'à chaque fois que je prends le risque de ressentir des émotions inconfortable, je saisie également l'opportunité de constater que je ne meurs pas de cette émotion. Par conséquent, la prochaine fois que je la ressens, je peux l'accueillir encore un peu plus, et constater de nouveau que ça ne fait que me traverser. C'est la lutte contre l'émotion, la résistance qui lui donne du pouvoir qui lui donne de la force et qui génère la peur. Je ne sais pas si je suis claire. Tout mon fonctionnement fait que j'avance à pas de fourmi, d'acarien même, des micro-minuscules petits pas (au grand dam de mon mari qui aimerait souvent que je fasse des grands choix radicaux et des grands pas). J'ai l'impression de me traîner, mon changement n'est pas "joli", ni dramatique, grandiose, fabuleux comme dans les films que je me faisais dans ma tête toutes ces années (demain ça ira mieux, demain je serai mince, demain j'aurai réussi ceci etc...). 

izabelle
Animatrice forum

[quote=liegama]

 J'ai l'impression qu'à chaque fois que je prends le risque de ressentir des émotions inconfortable, je saisie également l'opportunité de constater que je ne meurs pas de cette émotion. Par conséquent, la prochaine fois que je la ressens, je peux l'accueillir encore un peu plus, et constater de nouveau que ça ne fait que me traverser. C'est la lutte contre l'émotion, la résistance qui lui donne du pouvoir qui lui donne de la force et qui génère la peur. 

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Merci pour ce fabuleux post Liegama....   je suis très touchée par ces vérités, de plus on sent que c'est vraiment du vécu

Comme toi, j'ai souvent bien du mal à "ressentir" mes émotions en première intention, je ne m'en aperçois que parce que je suis en train de "ruminer" mentalement, que je suis déconnectée de moi-même, ou alors quand j'ai une EME

en fait je me suis aperçue, au fil de mon parcours ici, que je zappais totalement mes ressentis, genre "tout va bien", mais non ça ne me fait rien, ça ne m'atteint pas

mais une personne hypersensible qui s'efforce de ne pas ressentir, ça fait beaucoup, beaucoup de contrôle émotionnel

la pleine conscience m'a beaucoup aidé, bien entendu, à pouvoir ainsi accepter de ressentir

 

sinon j'ai aussi beaucoup apprécié ce que tu as dit sur le soulagement et l'association avec l'aliment réconfortant, c'est très profond et intéressant

Isa24.
Abonné

Comme je te rejoins Liégama ; je n'aurais pas pu mieux décrire ce que je ressens face à la nourriture. De plus en plus souvent je m'aperçois que je mange trop volontairement : car si j'écoute ma faim je suis rassasiée depuis longtemps, mais dans ma tête je me dis que je n'ais pas assez mangé que je vais avoir faim trop tôt et que cela va devenir insupportable.

Alors je rajoute des bouchées qui en réalité ne sont pas nécessaires. Moi non plus je n'arrive pas à comprendre pourquoi mon cerveau me pousse à manger plus que mes besoins.

Par peur de manquer ? parce que pendant tous les régimes essayés on dit et redit qu'il ne faut surtout pas avoir faim ?

Peu-être un peu tout cela. J'ai également du mal à faire l'expérience de la "grande faim". Le fait de me dire que je ne peux pas manger me conduit à être complètement obsédée par la nourriture. Je ne pense plus qu'à cela !

Je me dis cependant que j'ai découvert beaucoup de choses sur moi et que je n'en suis qu'au début de cette découverte donc tous les espoirs sont permis.....

Mandala.
Abonné

Wahoo Liegama, c'est magnifique tout ce que tu exprimes dans tes deux posts !

[quote=liegama]

Tout mon fonctionnement fait que j'avance à pas de fourmi, d'acarien même, des micro-minuscules petits pas (au grand dam de mon mari qui aimerait souvent que je fasse des grands choix radicaux et des grands pas). J'ai l'impression de me traîner, mon changement n'est pas "joli", ni dramatique, grandiose, fabuleux comme dans les films que je me faisais dans ma tête toutes ces années (demain ça ira mieux, demain je serai mince, demain j'aurai réussi ceci etc...). 

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Au contraire, je trouve que c'est une vraie révolution qui se produit dans ta tête ! Alors effectivement ça ne se voit peut-être pas beaucoup à l'extérieur, mais en te lisant on perçoit des pas de géant ! Et à mon avis ce n'est qu'un début...

Bravo !

doremi.
Abonné

Je découvre ce fil de discussions et ce que tu dis , Maggy, ( dans ton post du 14/01) me touche particulièrement car c'est exactement ce que je vis et ressent.

Tout ce que vous dites, au fil des discussions, me parle et m'apporte beaucoup. C'est RIKKI, je crois, qui a lancé le débat et elle a soulevé un point important, qui semble faire réagir beaucoup d'entre nous.

C'est vrai que le " lâcher prise" à certains moments , est déstabilisant et on se demande si l'inconsciemment compétent va savoir prendre le relais. C'est ce qui vient de m'arriver car je suis parti 6 jours à New York aves ces amis et il est évident que j'ai beaucoup trop mangé par rapport à ma faim. Maintenant, revenue dans mon cadre habituel, j'attends que la faim me revienne. Mais je me rends compte que sortie de ma routine, ce n'est pas gagné !

Doremi

belleetsereineen2013.
Abonné

Mais tu as gagné le fait de pouvoir "reprendre le fil" en revenant chez toi et c'est vraiment super non ?

080413075303_Rikki.
Abonné

Je n'y arrive toujours pas... 

 

Mais j'ai arrêté d'avoir envie d'essayer ! 

 

smiley

 

doremi.
Abonné

Repose-toi , RIKKI, prends ton temps mais ne ferme pas complètement la porte. Ca va revenir...

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