Se couper de ses émotions : mal être supplémentaire - 12122013

izabelle
Animatrice forum

Hier soir, en prenant ma douche  (  c'est toujours en prenant ma douche que tout s'éclaire dans ma tête),  j'ai compris un truc

 

genre  enlightened

 

parce que dans la soirée, je me sentais  genre  "pas assez aimée",  en "manque"

ce qui est assez étrange, vu que j'ai un chéri adorable et très démonstratif  (bien que pas en super forme actuellement)

 

Je trouvais ça bizarre ce ressenti,  quand soudain, ça fait un beau  enlightened    (j'aime ces moments)

 

J'ai soudain compris qu'à cause des inquiétudes  (angoisses!!)  qui me taraudent en ce moment,   je me suis coupée de mes émotions, afin de ne pas trop "resssentir", pour ne pas laisser l'angoisse prendre trop de place

du coup, m'étant coupée de mes émotions, je ne "ressens" plus

et paf.....  ça se transforme  en  "personne ne m'aime, je suis seule, en manque, etc....."

 

c'est fou à quel point ça m'a frappé

en effet, j'ai des réticences à prendre ma douche  (pour moi un grand signe de lutte, car elle me connecte toujours à mes émotions),  à m'interroger sur ce que je ressens en cours de journée.....

 

je suis heureuse d'avoir enfin compris, dans mes tripes,  à quel point   me couper de mes émotions peut engendrer, en tant que tel,  un mal-être

 

je ne dis pas que je pourrais accueillir vraiment l'angoisse du jour au lendemain, mais au moins, quand je me sens " coupée",  comme ça,  je saurais pourquoi.....

 

au lieu d'accuser le monde entier.....    je pourrais au moins tenter de me reconnecter à moi-même

Commentaires

Lavienrose.
Abonné
Je m'epenchais sur le fil de la défusion quand pb de connexion et je vois ton fil! Ça correspond à ce que je vis..... Je suis en colère mais je sens que j'ai zappé ma première frustration! Mais quoi!!! Hier zhom a son mercredi, moi aussi, fillette aussi. Mais à son réveil et durant 2h il a été au téléphone. Il sait depuis le temps qu'on est ensemble que je n'aime pas ça. Moi bien sur je n'ai rien dit.... J'ai laissé cette pimbêche de colère m'envahir.... Quand il a été dispo je me sentais en colère si j'avais pu le quitter sur le champ en lui balançant sa tasse, qui trainait( elle était sur la table, mais la colère m'a fait penser qu'elle traînait) lui dire des trucs super méchants, ça m'aurait fait du bien...mais non je ne suis pas la colère ... Alors je n'ai fait que des reproches Bon Ben lui n'a pas été du tout dans la bienveillance, ce que je peux comprendre, mais quand même ( j'ai une liste de tous ses défauts...) Il m'a donc en retour reproché que je ne faisais pas de demandes pour satisfaire mes besoins..... J'ai nié en lui disant que dans un couple on a pas à se battre des années durant pour se faire respecter.... Je sais que j'ai raison.mais pourquoi je ne vais pas lui dire de raccrocher?? Pourquoi quand il va chez son pote voisin je ne vais pas le voir et lui demander de rentrer??? Mais mon pb c'est pourquoi je me zappe ? Pourquoi la colère s'empare de moi? Et encore j'ai fait des progrès je gère beaucoup cette colère, c'est la petite fille de mère colère ;-) Je sais que ça n'est pas la jalousie.... Je me dis la légitimité?!?? Mais je ne ressens pas, je passe à la colère destructrice..
FRED73
Marraine
Merci d'avoir lancé ce sujet Iza, je me rends compte que moi non- plus je n'accepte pas mes émotions. Cela est beaucoup du au fait que je culpabilise tout le temps. D'ailleurs les conflis avec mon mari sont tout le temps dus à cela : je culpabilise et j'aimerai que mon mari me rassure. C'est bien sur encore pire puisque lui ne se sent pas le droit d'être en colère parce que ça me fait culpabiliser. D'ailleurs c'était comme ça dans ma famille : la culpabilité tenait une place centrale. J'aimerai vraiment me débarrasser de cette maudite culpabilité qui ne pourri encore la vie même si j'en ai conscience !
fadinarde.
Abonné

Moi aussi je me coupe de mes émotions en ce moment.... Je déconnecte en m'empifrant d'ailleurs....

 

Je suis, fin d'année oblige, en plein bilan. Et ça fait mal. J'ai le sentiment que cette année écoulée je l'ai perdue, gâchée en ne faisant rien de constructif. J'ai bientôt 33 ans (en janvier) et je suis toujours seule, incapable de trouver un amoureux. Je n'aime pas mon boulot, mais j'ai une formation qui ne donne pas beaucoup de possibilités sur le marché de l'emploi. Le plus déprimant c'est que je passe mes journées à être en contact avec des futures mariées, c'est un comble.. Je les regarde, et me dis souvent: pourquoi elles et pas moi? Je ne suis ni trop moche, ni trop bête, Cupidon me fait la gueule, à coup sûr... 

Non en fait je suis probablement responsable de ma solitude... Il faut être prêt pour pouvoir s'ouvrir à l'amour, accepter les rencontres... Et je sais bien que mon coeur n'est pas tout à fait libre. Pourtant j'aimerais tant avoir un amoureux, une famille. Je me sens tellement inutile, c'est comme un grand vide... 

et cette année qui touche a sa fin, j'ai vraiment l'impression qu'elle est perdue. 

Quelques mois avant de mourir, ma mère avait écrit: "La vie n'est que ce que l'on en fait, l'avenir sera magnifique!"

Ecrire ça alors qu'elle en était à sa troisiéme récidive de cancer et qu'on ne lui donnait pas beaucoup d'espérance de vie... C'est remarquable. Je ne m'en sens pas digne, à faire du surplace. A patauger dans ma vie stérile. Oui je sais, je suis dure avec moi-même. Parce que je trouve que j'ai fait quand-même un joli chemin intérieur depuis ces trois ans de deuil.

Ah ben tiens, maintenant que je l'écris, je me dis que c'est peut-être ça la clé de mon immobilisme... J'ai passé ces trois dernières années à voyager dans ma tête, pour acquérir la sagesse et la relative sérénité intérieure qui m'ont permis de me relever de la mort de ma maman...

Je m'égare un peu, mais je sais que je tiens là tout ce qui me fait manger plus que de raison... La frustration, la solitude, la peur de rater ma vie, le sentiment d'être inutile...

Je sais qu'il faut que je recommence la RPC... Absolument. Un peu de défusion ne me ferait pas de mal aussi, mais je n'ai jamais été très douée pour ça. Jamais eu le déclic. Il va être temps de reprendre la lecture du piège du bonheur aussi...

Voilà. Voilà pourquoi je me suis réinscrite sur LC... Parce que, bien plus que de perdre du poids, il est temps que je reparte à la rencontre de ma sérénité intérieure...

 

izabelle
Animatrice forum

[quote=Lavienrose] Quand il a été dispo je me sentais en colère si j'avais pu le quitter sur le champ en lui balançant sa tasse, qui trainait( elle était sur la table, mais la colère m'a fait penser qu'elle traînait) lui dire des trucs super méchants, ça m'aurait fait du bien...mais non je ne suis pas la colère ... Alors je n'ai fait que des reproches Bon Ben lui n'a pas été du tout dans la bienveillance, ce que je peux comprendre, mais quand même ( j'ai une liste de tous ses défauts...) Il m'a donc en retour reproché que je ne faisais pas de demandes pour satisfaire mes besoins..... ..[/quote]

en effet, tu ne ressens pas, parce que pour l'instant c'est tellement  "dur" de ressentir  "ça"   que tu entres directement en lutte

je pense que ce ressenti là,   tu parviens à le faire monter à ta conscience et à accepter sa présence, tu pourras alors faire les demandes à ton homme en toute sérénité

pour faire remonter ce ressenti, la seule qui fonctionne pour moi c'est la RPC, encore qu'il ne faille pas l'utiliser comme un outil, mais elle aide à rendre ce qu'on ressent suffisamment  "non-menaçant"  pour qu'on en ait conscience

essaie de parler à ta colère, et demande lui pourquoi elle est là....

 

ça peut être un sentiment d'être abandonnée  ou de n'être  "pas importante"

une histoire qui a probablement pris ses racines dans ton enfance pour qu'elle soit si difficile à conscientiser maintenant

izabelle
Animatrice forum

[quote=FRED73]

les conflits avec mon mari sont tout le temps dus à cela : je culpabilise et j'aimerai que mon mari me rassure. C'est bien sur encore pire puisque lui ne se sent pas le droit d'être en colère parce que ça me fait culpabiliser. D'ailleurs c'était comme ça dans ma famille : la culpabilité tenait une place centrale. J'aimerai vraiment me débarrasser de cette maudite culpabilité qui ne pourri encore la vie même si j'en ai conscience ![/quote]

ah c'est pas à toi que j'apprendrais que tant que tu cherches à te débarrasser.......   tu la renforces....

c'est pourquoi la ré-assurance est en quelque sorte notre pire ennemi,  elle  donne trop d'importance au ressenti problématique,  elle le renforce....

en fait, on lui consacre trop d'énergie, à vouloir rassurer, se débarasser, etc....   et on le renforce

 

ce qu'il y a c'est que l'attitude de ta famille t'a rendu allergique à la culpabilité, mais c'est un ressenti que tout le monde a, régulièrement, il est impossible de s'en débarasser

je le trouve moi aussi particulièrement inconfortable

pendant des années,  je l'ai totalement refoulé, je ne connaissais pas la fameuse culpabilité

aujourd'hui je m'aperçois (enfin)  qu'elle est présente très souvent

beaucoup plus depuis que je suis maman, ça c'est évident.....

 

avec la culpabilité, le meilleur moyen c'est toujours la défusion, en effet.....    pour pouvoir l'accepter, la dédramatiser intérieurement

pour ne plus avoir besoin de s'en débarasser....

izabelle
Animatrice forum

[quote=fadinarde]

Moi aussi je me coupe de mes émotions en ce moment.... Je déconnecte en m'empifrant d'ailleurs....

Je suis, fin d'année oblige, en plein bilan. Et ça fait mal.

 

[/quote]

tu sais ce que c'est les bilans?   du vent....   du jugement....

les bilans sont des histoires qui font souvent très mal

justement parce que ce sont des histoires

ton histoire me fait penser aux enfants de survivants de la Shoah.... j'en ai plusieurs dans mon entourage.....

le mal être est encore plus fort,  parce que les parents ont vécu de telles horreurs  que les enfants accusent le coup et se sentent coupables de ne pas pouvoir être heureux malgré les conditiions de rêve qu'ils ont

 

tu as bien repéré tout un tas de ressentis qui t'assaillent en ce moment....

alors, je te propose de mettre une belle étiquette sur cette histoire  de "patageuse au long cours dans une vie stérile", et de lui accorder peu d'importance

dès qu'elle se pointe : paf.... étiquetée.....

et revenir au présent......    petit cuicui d'oiseau, respiration, ce que tu veux.....

ne te laisse pas entrainer dans cette histoire,  jette les bilans au feu, et vis dans le moment présent le plus possible

 

tu n'as rien à prouver, rien à réaliser, rien à accomplir

juste ETRE.....   fadinarde

heart

Soleluna.
Ancien abonné

@Izabelle : enlightened aussi !! Mais plus faible que toi certainement. J'entrevois une vérité dans ce que tu écris, ca s'allume aussi facon ca me parle personnellement, mais euh c'est lointain, disons que c'est une lampe éco, de celles qui s'allument super faiblement au début... :)
Je garde sous le coude, et laisse murir! Merci dans tous les cas :))

@Fred: aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, la culpabilité! My best friend! idem, je me sens coupable de tout, mais absolument tout, même des trucs qui ne me regardent pas (mais quelle prétention). J'ai longtemps cherché le pourquoi. Depuis quelques temps, j'ai changé mon fusil d'épaule, j'essaie de faire avec, sans chercher à comprendre. La pleine conscience (+défusion etc) est certainement une clé, si ce n'est la clé

@Fadinarde: il n'y a pas si longtemps que ça j'aurais été tentée d'argumenter, de raisoner, te dire que non, ton année n'est pas foutue, tu es en gestation, regarde la terre en ce moment, on la dirait morte, mais non elle nous prépapre un magnifique printemps, elle se régénère, etc. Tu vois, des arguments justes et vrais qui font appel à la rationnalité (tu as remarqué au passage que, mine de rien, mine de crayon, j'ai réussi à les glisser, gnafgnaf :)
Aujourd'hui j'ai plus envie de te demander : en quoi cette pensée t'est-elle utile? t'aide-t-elle à construire ce que tu veux ou bien est-elle un frein? Eh oui, à force de vous entendre toutes, je l'ai acheté moi aussi le bouquin de Harris, et c'est tellement simple et juste, ca en est renversant. Non? Izabelle dans le mille.

@Lavienrose : avec mon chéri d'avant, j'étais comme toi. J'avais des attentes et je lui exprimais pas. Parce que s'il m'aimait vraiment, il devait comprendre SANS que j'ai à lui demander, sinon c'était tricher. Une fois je suis tombé sur un libre débile genre les femmes viennent de vénus et les hommes de je sais plus où. Je l'ai feuilleté et la seule chose que j'en retiens c'est que les femmes n'aiment pas formuler leurs attentes. Et que les hommes ils comprennent pas tant que c'est pas dit. Je sais pas si cette distinction homme femme est juste, mais je la trouve juste pour tous les êtres humains. L'autre n'est pas dans ma peau, et il a beau m'aimer de toutes ses forces - je parle d'amis aussi - il sait pas, et ce n'est pas une marque de non amour ou de non respect. Aujourd'hui je formule mes attentes, clairement, et je prends soin de les argumenter. Parfois ça marche bien mieux... parfois pas du tout ! Ca dépend :)
 

FRED73
Marraine
Merci Izabelle, j'avais un tout petit peu oublié cela : ne pas vouloir se débarrasser d'une émotion ! Je me rends compte qu'elles ne font toujours peur ces émotions. Comme je lutte contre elles quand elles sortent ça peu faire mal et ça me fait peur. J'ai peur de regretter, de m'en vouloir et de culpabiliser( ben oui encore ) d'avoir eu cette réaction ! Voilà où j'en suis de mes reflexions mais je sens que je m'autorise un peu plus à laisser sortir mes émotions. C'est encore difficile parce que je suis encore trop empêtrée dans le regard de l'autre mais j'avance. Je coence vraiment à prendre conscience qu'il est important que je m'écoute et que pour cela je mette des choses en place pour pouvoir réellement le faire ! Etre disponible, laisser venir... La pleine conscience en fait ! J'avais bien compris la partie de la pleine conscience qui laisse passer les pensées sans s'y accrocher mais la partie je suis à l'écoute de mes émotions je l'avais bien laissé de côté, par peur sans doute... La culpabilité et la peur : 2 émotions très inconfortables à laisser vivre leur vie.
fadinarde.
Abonné
C'est chouette de revenir partager ses "émotions" ici! J'ai bien fait de revenir! Merci les filles d'avoir rebondi sur mes pensées du moment! Je vais essayer de revenir ici et maintenant... Toujours plus facile a dire qu'à faire! Mais essayons! Bisous et bon appétit pour bientôt! J'ai faim moi!
FRED73
Marraine
Merci Soleluna, j'en étais arrivée à cette même conclusion : prendre conscience de mes émotions grâce à la pleine conscience et les accepter pour les laisser vivre leur vie sans qu'elles ne dérangent. Moi je sais d'où elle vient cette culpabilité mais ce n'est pas parce que je sais que je l'accepte mieux. Tu as donc raison, elle est là de toute facon alors autant faire avec ! Bises à toi. En espérant que tu vas mieux.
Patience
Marraine
[quote=izabelle]

le mal être est encore plus fort,  parce que les parents ont vécu de telles horreurs  que les enfants accusent le coup et se sentent coupables de ne pas pouvoir être heureux malgré les conditiions de rêve qu'ils ont

p>[/quote] Je me permets de rebondir sur ces mots d'Izabelle à travers mon témoignage sur le poids de l'histoire familiale. En prenant juste la génération qui me précède, donc mes parents, j'ai porté le poids de leur histoire un bon moment. Maladie, racisme, coup d'Etat, ruptures familiales, obligation de réussite, soucis financiers : mes parents ont fait le plein ! Et malgré leur incroyable capacité à plier sans jamais rompre, mes frères et moi trainont quelques lourdes injonctions liées à leur histoire. Par exemple, nous avons tous fait de longues études pour prouver que les enfants métis ne sont pas des tares de la nature ! Autre exemple, j'ai attendu le retour de mon père aux côtés de ma mère pour commencer à vivre ma vie. Mais il a aussi fallu que je vive "mon" propre drame à moi, en perdant ma fille, pour m'autoriser à avoir ma propre singularité : une vie autre que celle de mes parents, que celle de ma mère... J'ai sans doute transcendé mon chagrin ainsi. Je dis d'ailleurs que j'ai accouché ma fille, mais que c'est elle qui m'a fait naître. Mais il a fallu cela pour que je commence à me donner le droit d'être heureuse... Cela dit, c'est quand même couillon d'avoir attendu mes 30 ans pour commencer à m'autoriser à penser que j'ai le droit et la légitimité de vivre Ma vie, non ? :-) Sachant que 6 ans plus tard, je patauge encore bien sur certains points ! :-) Bref, ces quelques lignes ma foi très personnelles ne sont pas là pour faire dans le misérabilisme et faire pleurer dans les chaumières ! C'est plutôt pour dire que c'est vrai : il ne faut pas attendre pour vivre Son instant présent à Soi, il faut accepter d'être responsable de plein de choses mais pas de tout. Il ne faut pas attendre le drame ou le "trop tard"... Je mets plein de "il faut" ou "il ne faut pas" dans mes dernières phrases ; mais ce sont les quelques injonctions que je veux bien garder pour poursuivre ma vie maintenant. En me relisant, je me demande si je ne suis pas un peu à côté de la plaque par rapport au sujet initial de ce fil, mais tant pis, j'appuie sur "envoyer" !
fadinarde.
Abonné
Je pense au contraire que tonessage a tout à fait sa place ici, vu que l'on parle des émotions..... Parfois je me dis aussi que mes histoires n'ont aucun intérêt ici, mais en fait c'est faux. LC n'est pas un site de régime, un des immense chapitre c'est de comprendre pourquoi certaines d'entre nous se mettent à manger n'importe quoi, n'importe comment, n'importe quand, parce que nous essayons juste de taire des émotions.... Donc la sérénité dans l'assiette de doitbrenpasser par la sérénité dans la tête.... Pour compléter un tout petit peu mon premier post et les vôtres aussi, il est indéniable que nous portons tous un héritage familial, nous sommes faits de ces histoires de famille, révélées ou secrètes. J'ai un peu travaillé sur moi avec une psychogénéalogiste, c'était intéressant même si pas assez approfondi. Et dans mes histoires de bilans, de surplace, d'échec, il y a la culpabilité de n'avoir pu faire des enfants assez tôt pour que ma mère puisse devenir grand-mère. Et il y a la comparaison avec elle, ma maman qui est devenue maman à 23 ans, et moi depuis toute petite je me voyais suivre exactement les traces de ma mère. Comme si je devais reproduire son parcours.... Quand j'ai dépassé le 23 ans j'ai commencé a me dire que j'avais raté ça. Il doit y avoir un peu de ça en moi. Cet "échec".... Pourtant je suis moi. Et je j'ai pas à faire ma vie dans les traces de ma mère....!
Clarisse_and_me.
Abonné

Sur ce bien vaste sujet, je vous conseille le livre "L'enfer de la fuite" de Michelle Larivey et Jean Garneau.  Sur le site ci-dessous, il y a également de nombreux articles sur les émotions en général et sur l'angoisse générée par le déni (la fuite...) des émotions et de ses besoins sur le long terme.

//www.redpsy.com/infopsy/

Le graphisme du site n'est pas extra mais je trouve que les articles sont de qualité et ils ont le mérite d'être très "pratiques", de la "psychologie appliquée", somme toute.

"Mieux ressentir pour mieux vivre", "à quoi servent les émotions ?", "Comment développer l'estime de soi", autant de titres pour vous mettre l'eau à la bouche ! wink

FRED73
Marraine
Merci Clarisse, les articles sont vraiment très biens. Cela m'aide vraiment beaucoup. Je comprends maintenant beaucoup mieux l'importance des émotions et l'importance d'en tenir compte !
izabelle
Animatrice forum

oui c'est une bonne idée de comprendre l'utilité des émotions pour pouvoir les apprivoiser

parce que dans l'ensemble, quand on les fuit, c'est parce qu'elles nous semblent menaçantes

alors comprendre leur fonction me semble une bonne idée et j'irais lire les articles

par contre, il faudra qu'on fasse gaffe à ne pas en profiter pour leur consacrer des tas et des tas de réflexions....  et soudain, sans nous en rendre compte, lutter contre elles...... en réfléchissant.....

pour ma part, c'est un peu un "réflexe" acquis depuis ma plus tendre enfance

et c'est aussi une protection, parfois utile sans doute, ponctuellement

je ne veux pas "juger" ma tendance à la lutte, car je pense qu'elle m'a été nécessaire pour m'adapter au monde jusqu'à présent

simplement aujourd'hui je veux élargir mon horizon et être plus en accord avec moi-même

 

bon week-end à toutes!

FRED73
Marraine
Ce que j'ai retenu c'est qu'il ne faut pas avoir peur de ses émotions, elles nous indiquent qu'un besoin n'a pas été assouvi. Tout comme les EME, c'est comme un chien de garde qui nous demande de voir ce qui ne va pas. Donc, après avoir pris conscience de cela il est important de répondre à ce besoin de façon appropriée. On est en colère, il est important de comprendre pourquoi et de l'exprimer. Ne pas attendre que ça sorte plus tard de façon inappropriée parce qu'il y a eu accumulation. C'est pour cela que quelque fois on réagit fortement à une situation : parce qu'on réagit à celle la et à toutes celles que l'on n'a pas exprimées. Pour moi c'est une révélation de comprendre que je culpabilisais d'avoir des émotions que je ne jugeais pas souhaitables. Maintenant, je vais leur laisser toute la place qu'elles méritent et je vais les écouter !
izabelle
Animatrice forum

super, oui.. je ressens tout à fait ce que tu dis

pour moi la colère surgit quand je dois justement réagir,  elle donne l'adrénaline nécessaire pour faire bouger  "ce qui ne va pas"

la peur surgit quand je dois faire face à un challenge : elle donne l'adrénaline pour se dépasser, ou pour faire face à un danger

je me rappelle que lorsque j'ai compris que l'adrénaline était utile et qu'elle avait un rôle, cela m'a aidé à accepter d'avoir de telles émotions en moi

Soleluna.
Ancien abonné

[quote=Patience]

Cela dit, c'est quand même couillon d'avoir attendu mes 30 ans pour commencer à m'autoriser à penser que j'ai le droit et la légitimité de vivre Ma vie, non ?

[/quote]

Non c'est pas couillon. C'est le temps qu'il t'a fallu, dans ton histoire à toi, avec tout ce qui t'entourrait, avec tout ce que tu as vécu, pour arriver à cette conclusion. Si c'est le temps qu'il a fallu c'est que c'est le temps juste.
Pas de regrets. Surtout que certains n'arrivent pas du tout à cette prise de conscience, même au bout de leurs vies :)

Cette année, on a tous eu 40 ans avec ma bande de copains du collège :) J'ai plongé à maintes reprises dans les photos pour les montages et autres petits cadeaux. A chaque fois j'ai été surprise par le même sentiment, en regardant ces photos qui défilaient à travers les âges, je me suis trouvée objectivement en surpoids, ronde, mais pas obèse, et jolie. J'étais jolie, j'avais quelque chose, j'étais pulpeuse et moi je me sentais comme une baleine échouée sur la plage, monstrueuse, un thon (pour filer la métaphore pissicole ! mdr :) et comme toi je me suis dit, pfffffffffffff, que de temps perdu, quelle crétine...

Et puis après je me suis dit, peut-être pour me consoler, que ce qui comptait c'était d'utiliser ce ressenti, cette découverte, dans ma vie présente et pour le futur. Sinon ça n'aura été que du gachis, et ça j'aime pas (parce que, Parker Lewis ne perd jamais !). C'est fait, c'était pas "bien", mais pour pas que ce soit vain, il faut que j'en tire quelque chose, que j'apprenne.
Et on dirait bien que tu fais pareil. :)

Chère Patience, ton histoire est drôlement poignante... Comme le disait Fadinarde, elle a tout à fait sa place ici. Que de choses tu traverses. Tu aurais peut-être pu prendre Courage comme pseudo ;)
Prends-bien soin de toi. amitiés, soleluna

cilou_cile.
Abonné

[quote=izabelle]

 

je ne veux pas "juger" ma tendance à la lutte, car je pense qu'elle m'a été nécessaire pour m'adapter au monde jusqu'à présent

 

[/quote]

C'est marrant parce que cette phrase me parle beaucoup. De la voir écrite comme ça, ça fait résonner des choses en moi. Je crois que je suis comme toi, Izabelle. Je crois qu'on part pas tous et toutes aussi bien armé(e)s les uns que les autres pour "affronter" la vie et ses coups durs. Et que la lutte peut être à un moment donné un bon moyen et peut être le seul pour ne pas "sombrer" ou se laisser "bouffer". Pour arriver à vivre, à peu près normalement.

Et puis, peut être qu'on arrive à un moment de sa vie, après avoir vécu plein de choses, où l'on ne ressent plus le besoin de lutter pour continuer à vivre. Peut être parce qu'on est plus fortes ou autre chose, je ne sais pas...Mais les armes telles que la lutte ou le perfectionnisme qu'on utilisait jusqu'ici sont parfois difficiles à abandonner, faire autrement ça n'est pas toujours facile.

Du coup, je rejoins également les filles qui ont écrit que c'était un temps d'une durée nécessaire quelque part, pour intégrer plein de choses, les digérer, grandir, murir...

Je complète ma réponse car je viens d'aller sur le site d'infopsy, pour me rendre compte que je le connaissais déjà! wink j'étais tombé dessus quand je faisais mes recherches sur le pourquoi des émotions. J'avais trouvé qu'effectivement le site était très très intéressant et j'avais complété mes lectures avec les livres d'Isabelle Filliozat. Je trouve qu'ils ne sont pas forcément suffisants mais que c'est une bonne base de travail et de compréhension.

izabelle
Animatrice forum

oui ce n'est pas évident de changer de fonctionnement, simplement.....

parce qu'on a acquis des réflexes

du coup, en développer de nouveaux, ça ne se fait pas en un claquement de doigts.....   d'où les nombreux allers et retours....

je pense en effet que la "lutte", le contrôle émotionnel que j'ai développé pendant mon enfance et ma prime jeunesse  m'a permis de faire des études,  d'obtenir mon diplome, d'avoir des amis et de rencontrer mon chéri  (encore que lui, bien sûr, c'est parce qu'il a su voir  au delà de la carapace), d'élever un enfant

mais pas de manger normalement, c'est clair.....   ni de me sentir adaptée socialement

 

aujourd'hui j'apprends à ne plus lutter contre ce que je ressens, et ça n'est pas évident

pour l''angoisse, la semaine dernière, c'était encore presque mission impossible

j'en avais déjà conscience, mais je coupais le flot

mais pour plein d'autres choses, maintenant c'est possible : rejet, échec, incompétence, colère, jalousie, différence....

 

pour rebondir sur ce que disait Soleluna,  pendant des années j'ai  "renié"  tous mes ressentis d'adolescence qui étaient particulièrement pénibles pour moi, je refusais ma propre histoire.... j'avais une honte totale de mes ressentis

aujourd'hui seulement je commence à pouvoir poser un regard apaisée sur celle que j'étais à l'époque, tellement j'ai pu être en lutte contre mon hypersensibilité

et aujourd'hui seulement je comprends que cela ne pourra être possible que si je regarde l'autre face de la médaille : les avantages de l'hypersensibilité

pymie.
Abonné

Pareil, la douche m'angoisse un peu...

Prendre du temps pour soi, c'est s'exposer à trop se reconnecter! Et pourtant, une fois dedans, qu'est-ce qu'on est bien...

Clarisse_and_me.
Abonné

Fred a fait une très bonne synthèse des principales idées du groupe redpsy.

Je voudrais ajouter quelque chose qui m'a bien aidée il y a quelques années: La distinction entre l'angoisse et les autres émotions.

En gros, chaque émotion nous est utile en nous signalant quelque chose de particulier, par ex., la tristesse: il y a un manque, une perte, nous avons besoin de quelque chose d'absent à l'heure actuelle ou quelque chose nous a été enlevé (typiquement, le deuil). Même chose pour la colère, la joie, la peur (= les émotions de base.) Donc ressentir ces émotions est l'occasion de mieux se connaître et d'identifier nos besoins.

Par contre, l'angoisse est le "vigile de notre santé mentale", elle pointe le bout de son nez quand nous avons négligé nos émotions (et donc nos besoins) à de nombreuses reprises.  L'esprit passe alors à un mode plus aggressif pour se faire entendre: l'anxiété ou l'angoisse.  La difficulté étant que ressentir cette angoisse n'a aucun intérêt ! il faut parvenir à savoir quelles autres "informations émotives" se cachent derrière et c'est devenu (encore) plus difficile ! Il s'agit d'une sorte de descente aux enfers (oui, enfer, vraiment pour ceux et celles qui ont vécu des choses similaires). Renverser la vapeur est possible mais demande beaucoup de volonté, et souvent une aide extérieure.

Merci de noter qu'il s'agit d'une interprétation béotienne de ce que j'ai lu (il y a environ deux ans...) et je prie les experts en la matière de m'excuser pour ses raccourcis un peu hasardeux.  Toujours est-il que je voulais partager cela car comprendre le sens de l'angoisse me semble crucial pour réussir à s'en libérer.

FRED73
Marraine
Je suis d'accord avec toi Clarisse mais pour l'angoisse et l'anxiété je pense que l'on peut également avoir un tempérament angoissée et souffrir tout comme moi d'anxiété généralisée. En effet, il y a des périodes pendant lesquelles je me réveille avec une boule dans le ventre et je suis très angoissée sans vraiment savoir pourquoi. Cela parce que j'anticipe toujours tout négativement. Je me suis alors rendue compte que la pleine conscience était vraiment très bénéfique pour moi ( quand je veux bien m'y prêter ) parce que cela permet de se recentrer sur le moment présent : l'ici et le maintenant. Pour moi l'angoisse n'est pas un besoin non satisfait mais des ruminations et des projections négatives de mon esprit dues à des pensées automatiques pas très sympas.
FRED73
Marraine
J'ai l'impression, moi que l'angoisse résulte plutôt de ruminations et de projections négatives de mon esprit dues aux pensées automatiques pas très sympas. Pour moi, cela ne résulte pas forcément de besoins non- satisfaits. Ou alors ce sont des besoins qui n'ont pas été satisfaits dans l'enfance et qui nous laisse des séquelles maintenant. Peut on assouvir maintenant des besoins qui ne l'ont pas été pendant l'enfance ?
FRED73
Marraine
Excusez ma re-dite, je pensais que mon premier message n'était pas parti !
Clarisse_and_me.
Abonné

[quote=FRED73] Peut on assouvir maintenant des besoins qui ne l'ont pas été pendant l'enfance ?[/quote]

J'aimerais répondre que oui mais je n'en sais en fait rien.sad

  Peut-être qu'Izabelle aura des éléments de réponses ?

izabelle
Animatrice forum

c'est toujours dur de théoriser l'angoisse, mais on peut exprimer son ressenti

 

je suis une anxieuse de base, mais ce qui m'aide le plus, c'est la démarche des thérapies modernes type ACT ou pleine conscience,  où l'on apprendre à considérer ses anticipations anxieuses comme un simple produit de notre cerveau super développé, qui cherche simplement à controler les choses  (et à l'avance, parce qu'il est trop trop efficace)

du coup, y accorder moins d'importance, en prendre conscience et se recentrer sur le présent sans rentrer dans des ruminations est pour moi le plus utile....

à ce prix, je n'ai plus d'anxiété généralisée, je suis plutôt zen au quotidien, même si j'ai toujours tendance à prévoir tous les difficultés qui pourraient arriver, dans le moindre détail  (genre les allées-venues des gens sur ma voirie perso et que s'ils se croisent, il pourrait y avoir un accident, et qu'alors on serait dans la mouise, on aurait un procès, qu'il faudrait appeler un dépanneur, qui ne pourra jamais s'engager sur ce chemin......)

mais.... j'ai appris à leur accordre moins d'importance, donc dès que je commence à partir en mode  "inquiétude",  je mets une étiquette mentale  et je me recentre sur la réalité du présent

 

ensuite, parfois j'ai des angoisses qui me saississent,  comme des angoisses de mort d'enfant tel que je l'ai vécu la semaine dernière, et alors j'ai fini par me couper de mes émotions, plus ou moins,  pour pouvoir continuer à vivre

ces angoisses là, elles sont liées à mon histoire et à l'histoire de ma famille

dans ces moments-là c'est plus dur de laisser vivre en soi une émotion tellement intense qui ramènent des souvenirs sur trois ou quatre générations

mais je pense qu'un jour je pourrais accepter ces angoisses là aussi, en leur donnant moins d'importance....  mais disons que leur charge émotionelle est pour l'instant d'une force inouie, du fait que cette histoire (de mort d'enfant)  est à la fois universelle, et à la fois largement ancrée en moi de part mon histoire et ma famille

 

je pense qu'au final, ce qui se "cache"  derrière l'angoisse et l'anxiété,   c'est surtout le besoin de contrôle, de maitrise....  

Clairette287.
Ancien abonné

Bonjour à toutes,

En vous lisant j'ai l'impression d'être une nulle dans les émotions limite de ne pas ressentir d'émotions (enfin je sais que non puisqu'un simple reportage sur un chien malade me fait venir des larmes). J'ai plutôt l'impression de ressentir des émotions mais de n'avoir aucune idée de qui elles sont pourquoi elles sont là et comment.

Je sens aussi que jusque là je n'ai vu que l'aspect pratique de LC en négligeant totalement l'aspect émotionnel (comme je le dis souvent je suis une mauvaise élève de la RPC) et que pour débloquer les choses il faudrait que je me fasse un peu violence et que je me mette là dedans.

Auriez vous des idées pour que je me lance, une sorte de "les émotions pour les nulles"?

récemment j'ai fais une séance de sophrologie dans laquelle j'ai vraiment laché prise, j'étais dans une demi-inconscience durant laquelle je voyais passer mes pensées comme si j'étais une personne extérieure, ça m'a permis de réaliser ce qu'étais la PC mais je suis loin de pouvoir recréer cet état moi même (je soupçonne l'intervenante de m'avoir hypnotisé ;) ). Et puis quand bien même je n'arrive pas à relier mes émotions à ces pensées...

Enfin voilà je viens vers vous pour vous demander des pistes, désolée si je suis un peu hors sujet et si cela crée des redites.

En tout cas merci pour vos interventions

Pattie.
Ancien abonné

Tu n'es pas nulle en émotions. C'est juste que là, tu as face à toi des cracks des émotions ! Les personnes hautement sensibles (et conscientes de l'être) ont une capacité particulière à ressentir et décrire leurs émotions (je trouve, en tous cas), parce qu'elles les ressentent vraiment fort. Ca permet aux débutantes en émotions (comme moi, comme toi peut-être) d'y glaner des choses ! J'ai l'impression qu'une émotion qui ressemble à un tsunami dans le ressenti d'une personne hypersensible ressemblera à une vague chez une personne moins sensible. Ca n'empêche pas que ça fait bouger le bateau, mais ça se perçoit moins facilement.

Noelle
Marraine

peut etre es tu tout simplement  d'un caractère assez stable et  tranquille?  c'est en general mon cas, mais je me suis surprise a eprouver de la colère , pour une raison relativement sans importance, au moins en apparence, et là, je me suis dit que ça bouillonnait aussi sous la couche de zenitude...

en fait, c'est la rpc qui m'a permis, je crois, de laisser vivre un peu plus mes emotions

 

bonne decouverte

 

Lavienrose.
Abonné
Merci de vos réponses et des échanges qui permettent de remettre en lumière des choses( émotions, ressentis, comportements) laisses dans la pénombre. J'ai fait un stage sur la grammaire des émotions de I Filliozat Voilà ce que j'ai retenu sur la colère: La colère sert à la confrontation d'une injustice, à défendre son territoire, ses valeurs, son intégrité. C 'est aussi ce qu'on ressent après une FRUSTRATION à une invasion de nous même de notre territoire. La colère est une protestation contre nos intolérances. Elle ne signifie pas violence mais affirmation de soi, elle permet de se faire RESPECTER. La violence elle est le résultat de colère accumulée et non gérée( passé) Pour gérer sa propre colère on doit apprendre à l'exprimer sans violence dire les choses clairement avec des phrases parlant de soi c.-à-d. des MESSAGES JE (voir la cnv) Pour aider qu'un en colère : écouter sans chercher à calmer à éteindre le feu. Accepter l'émotion et essayer de reformuler le ressenti de la personne en colère. Cette colère est saine nous devons la vivre elle permet le respect de notre identité . Cette colère correspond à des situations que l'on vit. La décharge de la tension émotionnelle doit être vécue pour permettre au corps de revenir au calme de restaurer le mouvement. Il faut libérer le plexus solaire et le haut du corps: Faire le bûcheron. Comme si on fendait du bois, en criant haut fort avec le timbre le plus grave( adulte) qui soit. Par contre si on est en colère alors qu'il n'y a pas de "raisons apparentes" cette colère est issue de notre passé.
Lavienrose.
Abonné
J'ai encore testé la colère toute la sainte journée!!! J'ai eu des eme mais toute proportion gardée. 1-la colère de l'autre et bonne réaction Je dis quelque chose mal perçu et l'autre me répond sur un ton super agressif m'entonnant de me taire..... J'ai haussé le ton pour dire que je ne supportais pas qu'il me parle sur un ton agressif. Que j'acceptais le dialogue mais qu'il était hors de question que je supporte cette maltraitante. Ça n'a pas marché le ton montait tjrs chez l'autre j'ai senti ma colère monter aussi, j'ai frappé du poing sur la table je sentais que ma colère sortait et puis j'ai quitté la pièce en disant que je ne veux plus tolérer ce genre d'affrontement. J'ai réussi à désamorcer cette situation et en plus il est venu s'excuser en me donnant les raisons qui l'a mis hors de lui. -2 ma colère Je sais que je fais mes demandes car ma colère de ce soir est directement liée à ça. J'ai super bétonné la fin de soirée. À 16h30 je dis à zhom que j'ai besoin que nous planifions notre soirée et que fillette doit aller vers 20h Max au lit car est malade et fatiguée. On se repartit les tâches : lui prépare le repas qu'on planifie pour 19h et moi je m'occupe du reste....21h30 fillette est dans son lit car le repas n'était pas prêt à l'heure... J'ai pété les plombs à 21h15... Quand je dis ça c'est juste que je trouve que je ne réagis pas de façon bienveillante et que je me mets la rate au court bouillon( même dans ces cas la on parle de bouffe). Je n'arrive pas à verbaliser tout est colère en moi. Je me connecte sur LC et je lis le billet de clarisse qui parle de son "intégration" de l'eme zen, félicitations encore, je fais donc l'expérience.... J'arrive à me calmer et la des larmes, le chagrin arrive 5s et après apaisement superficiel. Je ne me sens plus en colère, mais je sais qu'il ne faut pas me titiller. J'ai vaguement aperçu l'émotion qui était cachée derrière....mais j'ai pas pu la ressentir. J'imagine que je vais finir par y arriver quand je n'aurais plus peur de la ressentir... Mais c'est ça que je trouve difficile car la defusion fait appel aux ressentis, aux émotions mais quand on ne sait pas quelle étiquette coller sur ce qui nous fait bloquer Ben la défusion ça ne colle pas et on bugge Je suis désolée de raconter ma vie, j'ai des lacunes à l'écrit et les exemples sont plus simples à écrire que les généralités, même si j'ai l'impression de ne pas être claire.( est-ce considéré comme une justification ce que je viens d'écrire?? Car je me fais la chasse aux justifications)
Loli2pop.
Abonné

Je vois des enlightenedet desenlightened partout. C'est Versailles !

A toutes les mutilées de l'émotions et qui racontent comment ça se vit du dedans de l'intérieur. Mille mercis, c'est très constructif pour moi de vous lire. J'aimerais justement être en lien avec mon vacarme mental assourdi et j'crois que pour le moment c'est le combo angoisse / maîtrise.

Encore merci, juste merci.

Clarisse_and_me.
Abonné

Lavienrose, merci pour cette réhabilitation de la colère ! On se défend souvent de la vivre; dans ma famille, on ne pouvait pas être en colère, c'était déplacé.  Alors que c'est une émotion qui a autant d'importance que les autres.  Comme tu l'as écrit, elle nous permet de nous faire respecter ! N'est-ce pas essentiel !?!

Généralement, la colère que j'éprouve se retourne sur moi-même.  Force est de constater que l'exprimer à la bonne personne, dans de bonnes conditions (sans étrangler et injurier le "responsable" de ma colère wink), me permet de manger moins. Ben oui, on y revient à l'alimentation.  Combien de fois n'ai-je pas mangé plutôt que d'exprimer ma colère à quelqu'un !?!

 

Tu parles de la défusion; je ne l'utilise pas souvent bien que je comprenne son grand intérêt. J'ai le sentiment que c'est particulièrement utile pour des pensées (de sabotage, auto-critiques,...)  récurrentes et bien identifiées.  Dans un premier temps, il s'agit des émotions et ce qui m'a aide bien à les vivre, c'est de me focaliser sur les sensations physiques qu'elles provoquent ! Comme la RPC, on revient au moment présent et on se rattache à des choses précises, concrètes: l'estomac noué, un poids sur la poitrine, la gorge serrée.  Et parfois, tout naturellement, c'est comme une pelote de laine qui se dénoue, on se rend compte qu'on tient un bout intéressant. Une enlightened !

izabelle
Animatrice forum

[quote=Lavienrose]

J'ai vaguement aperçu l'émotion qui était cachée derrière....mais j'ai pas pu la ressentir. J'imagine que je vais finir par y arriver quand je n'aurais plus peur de la ressentir... [/quote]

voilà tout à fait....  pour l'instant c'est vague parce que tu considères "ça" comme trop menaçant

c'est la RPC régulière, à froid, qui aide le plus, je trouve à pouvoir laisser émerger à la conscience ces ressentis,  car on expérimente, avec la RPC, une sorte de confiance avec nos états intérieurs....

en tous cas pour moi, cela a vraiment agi comme ça

 

[quote=Clairette287]

En vous lisant j'ai l'impression d'être une nulle dans les émotions limite de ne pas ressentir d'émotions (enfin je sais que non puisqu'un simple reportage sur un chien malade me fait venir des larmes). J'ai plutôt l'impression de ressentir des émotions mais de n'avoir aucune idée de qui elles sont pourquoi elles sont là et comment.

[/quote]

alors là, on a une bonne "histoire" avec laquelle tu peux défusionner tout de suite :

"la nulle des émotions" !!!   smiley

 

après la   "nulle des régimes"   une histoire que beaucoup d'entre nous connaissent bien,  voilà  "la nulle des émotions"

 

moi aussi je l'ai eu cette histoire

 

tu n'as pas besoin de savoir pourquoi et comment tes émotions sont là !!!

c'est ça qui est bien avec les émotions, ce ne sont pas des pensées....

bien sûr, certains ressentis sont plus de l'ordre de la pensée, des pensées automatiques ou un faisceau de pensées, bref, une histoire,  comme par exemple  "la nulle des émotions"

 

peu importe le pourquoi, le comment,  quand un ressenti est là, il est simplement là......

plus tu te tortures l'esprit à le décortiquer, plus tu lui accordes de l'importance

de plus, très vite, on le décortique pour une seule raison, le faire disparaitre....

mais plus tu lui consacres d'attention, plus il se renforce alors ça fait simplement l'effet inverse

 

la défusion t'incite à faire le contraire :    laisser simplement ces histoires intérieures :  "la nule des émotions",  "la fille qui ne controle plus rien"   " la coupable"   "la coupeuse d'appétit"  (tiens, moi je l'ai eu hier celle-là",   la "rejetée", l'incompétente, l'incomprise, l'abandonnée, etc, etcc...

les laisser pour ce qu'elles sont, de simples histoires, et faire l'effort conscient de te refocaliser sur le moment présent

je crois cela très important, car c'est un apprentissage qui se fait peu à peu

ok j'ai des histoires pas glop dans ma tête,   et hop retour au présent, aux sensations réelles dans le moment présent

 

ça veut dire lacher le mental, lacher le controle mental sur ses émotions, ses ressentis

parce que c'est rien, c'est juste des histoires qui se pointent dans ta tête, ça ne mérite pas tant d'attention, ça ne mérite pas qu'on y consacre tant d'énergie, ça ne sert à rien de vouloir les faire partir, elles resteront d'autant plus...

ce n'est pas évident au début  mais c'est salvateur

 

le fait de comprendre le rôle de l'émotion nous permet surtout de les accepter, parce qu'elles sont simplement utiles

mais une fois qu'elles sont là, justement notre boulot c'est simplement de les accepter, de les laisser exister, vivre leur vie d'émotion qui s'efface, et de pouvoir continuer à voir la réalité de ce qui nous entoure, de pouvoir continuer à agir en fonction de nos valeurs, malgré leur présence un peu désagréable

izabelle
Animatrice forum

j'espère que mon message n'était pas trop confus

à le relire, je ne le trouve aps tr_s clair, mais c'est peut-être moi qui suis fatiguée!!!

 

en tous cas, moi je suis hypersensible, mais en lutte contre mes émotions depuis ma naissance

alors je revendique le titre de la "super-super nulle des émotions"

personne ne me détronera !!   wink

cilou_cile.
Abonné

Salut les filles!

Pour alimenter le fil de la discussion, je voulais retranscrire une phrase que j'ai lu hier soir dans le livre L'apprentissage de l'imperfection de Tal Ben-Shahar, recommandé bien sur par une LC wink:

"Après ce que j'ai vécu dans ma petite enfance, j'ai appris à refouler mes émotions, à ne pas montrer que j'avais mal. Il m' a fallu des années pour désapprendre, me débarrasser de cette habitude nocive et m'autoriser à éprouver des sentiments, à assumer mon humanité".

Je pense qu'effectivement des émotions non "assumées" durant la petite enfance peuvent tout à fait ressortir à l'âge adulte et que le refoulement des émotions peut être nocif...

Et je voulais rebondir aussi sur le fait d'être en colère. Je crois que dans ma famille, on ne s'autorise pas à être en colère. La colère, parmi toutes les autres émotions, est mal vue. Elle parait comme inappropriée, inadaptée, malsaine. On préfère l'indifférence ou le mépris face à la colère de l'autre, qui est vu alors comme  quelqu'un d'instable. Je me suis d'ailleurs longtemps considérée comme colérique (caractérielle, comme dirait ma mère, expression qui m'a longtemps marqué et blessé) et je voyais ça comme une tare. Et puis, depuis le travail entrepris avec LC, j'en viens à considérer de plus en plus que je ne suis pas si anormale que ça finalement. Bien sur il y a des colères qui datent de la petite enfance, qui n'ont pas pu être exprimées, qui ont été bafouées ou ettoufées, et qui ressortent aujourd'hui de manière pas très appropriées (bien sur puisqu'elles sont en rapport avec des évènements du passé, non digérés) mais il y en a d'autres qui sont bien légitimes et faire respecter, sans violence, mon intégrité psychique ou physique est tout à fait approprié, pour le coup.

Clairette287.
Ancien abonné

Merci à toutes pour vos réponses!

Noëlle je ne suis malheureusement pas d'un naturel calme et tranquille. En fait j'ai l'impression que j'ai plein d'émotions refoulées ou pas mais que je suis incapable de les comprendre et de les "vivre".

Izabelle je comprend très bien ce que tu veux dire, je commence petit à petit à essayer d'appliquer la défusion (je me suis même surprise à sourire en pensant au "retour de la nulle" l'autre jour) mais j'ai quand même du mal....

En ce moment je suis hyper stréssée par mon boulot, je suis dans le mode "j'aurais jamais du prendre ce boulot", "ma vie est gachée", "j'ai envie de tout balancer", "je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie", "je suis nulle en responsabilité et je n'aime pas ça " et toute ces phrases extrèmes et un peu ridicules avec juste l'envie de me cacher sous ma couette et de ne plus jamais en sortir... Des idées de défusion pour me calmer?

izabelle
Animatrice forum

eh bien tu vois, tu as pensée  au "retour de la nulle", cela t'a fait sourire,  c'est le signe d'une défusion réussie !!!!

 

pour tes pensées automatiques concernant le boulot,   le principe c'est toujours, quand elles viennent, d'en prendre conscience,  dans ton cas c'est déjà fait, c'est déjà une grande chose, mais ensuite  de se recentrer sur le MOMENT présent

par exemple, dans le cas de toutes ces pensées,  tu en prends conscience,  tu leur mets une sorte d'étiquette, mentalement,  genre   "sentiment d'incompétence"  et schlack....   étiqueté......

et......... le plus important......   tu les laches  et tu te recentres sur le présent : bruit, sensation, respiration

 

le plus tu le fais, le plus ces pensées là  seront de moins en moins importantes dans ta tête......

 

pour la défusion, elle ne sert pas à se calmer, justement, et c'est là un peu le piège....  on peut être tenté de l'utiliser pour se calmer,  pour que le sentiment d'incompétence soit tout à fait adouci

or dans ce cas là,  au lieu d'acccorder  MOINS d'importance à ses pensées,  on leur en accorde PLUS   en voulant à tout prix agir sur elles

 

disnons que lorsque ces pensées viennent, tu peux les étiquetter  "sentiment d'incompétence"   ou bien  les étiquetter  "l'histoire de l'incompétente irresponsable"   mais ensuite   revenir au présent.....

c'est à dire ne pas rentrer dans une lutte contre elles, une rumination, une volonté de les faire  "se calmer"

 

ce ne sont que des pensées, juste l'histoire de l'incompétente qui vient en toi, ça ne mérite pas que tu lui accordes trop d'attention :  juste la repérer, et arrêter de lutter donc :  ne pas se rassurer, ne pas chercher à la faire disparaitre

laisse-là simplement, cette histoire et recentre-toi sur le présent :  je respire, je sens, j'entends, je suis vivante, je suis là

Morghane.
Abonné

juste un truc, je vous vois parler de défusion... izabelle, c'est quoi la défusion ? et ça sert à quoi ?

Depuis que je suis petite, je cache et j'occulte mes émotions, je montre un visage lisse et je m'abstiens de chercher ce qui s'agit au fond, je passe pour quelqu'un de fort !. Sauf une : la colère, qui a pris tout le champ des émotions et qui me faisait exploser très régulièrement, je suis passée pour une personne forte, insensible et irascible...........mais en fait non

depuis quelques mois, j'accepte de les laisser sortir, et là tout sort !! c'est un festival !

je ne peux pas regarder un film où le héros va être malheureux, je n'arrive même pas à regarder la fin, je sors avant tellement j'ai envie de pleurer, tout le monde rigole, surtout si c'est un truc à l'eau de roses...

Hier on a choisi un film avec mon mari et là on a regardé un film d'animation pour enfants..Lui il voulait regarder un film de guerre !. j'espère que c'est un passage parce que c'est un peu compliqué à gérer ! c comme si je vivais les émotions d'une enfant de 8 ans ! (heureusement que je travaille avec des enfants !)

si quelqu'un peut me dire ce qui va arriver après ..si quelqu 'un a déjà vécu ça ....

Lavienrose.
Abonné
J'ai envie de te répondre que tu as des années d'émotions refoulées a rattraper. Accepte ces émotions. Quand tu regardes un film et que les larmes arrivent concentré toi sur l'émotion que tu ressens non comme une enfant de 8ans mais comme toi la "mère" de cette enfant et nomme l'émotion ( défusion) berce la pour l'apaiser. Tu vas arriver à la vivre et l'émotion se calmera rapidement. Je suis novice dans cette approche. Je me suis offerte le livre sur " La colère " de Thich Nhat Hanh. J'essayerai dans faire un résumé quand je l'aurai intégré ;-) Il compare la colère ( mais c'est valable pour les autres émotions) à un mal de ventre par exemple. Quand on a mal au ventre, on ne se l'arrache pas. On le soigne( médicaments, massage, repos). Les émotions doivent être prises en compte et non niées! Il prend en parallèle aussi une mère et son bébé : quand il pleure on le prend dans ses bras on le rassure ainsi. Nous sommes la mère et les émotions nos bébés! Plus on prend soin de ses émotions et plus elles passent vite ou mieux. Je reviendrai pour plus de clarté.
Cicciotella.
Abonné

[quote=Lavienrose]Je sais que j'ai raison.mais pourquoi je ne vais pas lui dire de raccrocher?? Pourquoi quand il va chez son pote voisin je ne vais pas le voir et lui demander de rentrer??? Mais mon pb c'est pourquoi je me zappe ?[/quote]

Je ne sais pas si tu as employé les mots que tu voulais réellement employer, mais j'ai peut-être une réponse à ce que je lis.

Moi, je ne serais pas "allée lui dire de raccrocher", ni "allée le voir chez son pote voisin" pour lui dire de rentrer pour la raison que c'est un adulte et que je ne suis pas sa mère.

Par contre, là où je suis restée très en arrière de ce que j'aimerais être capable de faire, c'est que je serais incapable de  lui dire ensuite, à son retour ou après le coup de fil, que j'aimerais bien qu'on passe plus de temps ensemble, qu'il me laisse plus de place dans son temps libre... J'aurais peur d'avoir l'air pleurnicharde, en demande, alors que c'est pourtant adulte et sain de dire quand ça ne va pas. Au moins, si l'autre réagit bien, j'irai mieux ; s'il réagit mal, je saurai pourquoi je vais mal... Mais peut-être préféré-je, parfois, n'avoir pas trop de certitudes...

Soleluna.
Ancien abonné
Hello à toutes! Rapidement, je passe en coup de vent. Voici un lien post sur la dėfusion //www.linecoaching.com/content/defusion A bientôt
izabelle
Animatrice forum

merci Soleluna....  d'habitude j'essaie de mettre ce post-là en lien dès que j'écris le mot défusion, parce que c'est vrai que c'est un truc un peu spécial.....

ça correspond en effet à nommer ce que l'on ressent et le dédramatiser,  le considérer comme une "histoire"  ou simplement comme des mots, selon les méthodes

pour ma part, cela a été fondamental pour arrêter d'être en lutte contre moi-même

mes EME ont fondu comme neige au soleil à partir du moment où je l'ai pratiqué

parce que les ressentis que je voulais faire disparaitre en mangeant étaient principalement de l'ordre de la pensée,  mais sans mots en ce qui me concerne,  ce sont les histoires du genre :  "l'impuissante",   "l'incompétente",  "la nulle"  "la reine de beauté vexée"    "l'incomprise"   "la mal-aimée"....   "l'échoueuse"

à partir du moment, où grace à la défusion, j'ai arrêté de lutter contre ces histoires-là  (qui ne sont au fond que des histoires qu'on se rejouent dans la tête),  mon comportement alimentaire a changé du tout au tout....

cela m'arrive encore d'avoir des EME, mais surtout maintenant pour des angoisses,  ou si je rentre en lutte malgré tout contre des sentiments tels que  "mal-aimée", ou du fait de ma sensibilité

en fait, on entre en lutte tout simplement parce qu'on juge ces ressentis intolérables, menaçants, dangereux...

quand on apprend à les dédramatiser, à les laisser en nous comme un caillou dans la chaussure qui ne nous empêche pas de continuer à avancer....   on arrive à rester enfin connecter à soi-même et à ses valeurs, à agir en fonction d'elles et donc finalement être beaucoup plus heureux

par exemple en ce moment j'ai des inquiétudes de santé  (encore!!!!)   mais comme j'accepte le fait d'avoir des inquiétudes, de continuer à vivre bien que j'ai des inquiétudes,   je me sens infiniment plus heureuse, car pour une fois pas coupée de moi-même, pas ce fameux  "sentiment de vide"  qui s'installe quand on est  "en lutte" contre ce que l'on ressent

 

après Morghane, faudrait que t'aille jeter un oeil de côté de l'hypersensibilité  si ça te concerne

voir ce fil-là  : //www.linecoaching.com/content/les-eme-liees-lhyper-sensibilite

car quand on arrête d'etre en lutte contre ce que l'on ressent, c'est vrai que ça peut faire bizarre, au début, de se découvrir tellement sensible

c'était mon cas

maintenant je me rends compte à quel point j'ai occulté ma sensibilité pendant toutes ces années

ma lutte contre ma sensibilité est depuis toujours ma principale cause d'EME, et la réapprivoiser n'est pas de tout repos....  mais c'est passionnant

Morghane.
Abonné

Cela fait longtemps que je lutte contre ma sensibilité, j'étais en lutte permanente contre ma mère car la situation chez moi était compliquée !

Je devais être forte à tout prix, et pour cela j'ai occulté mes émotions à tout prix, sauf la colère qui était ma seule expression et à 18 ans je suis partie vivre sans son aide, sans l'aide de personne ... car je devais être forte et quand on est fort, on ne demande rien !

Aujourd'hui je découvre que je suis hypersensible alors que tout le monde me disait "insensible", ça fait un choc ! je m'autorise à m'émouvoir, à m'attrister, et à pleurer, moi qui ne pleurais jamais ! Je me découvre de la compassion, énormément..ça fait 40 ans que tout cela est occulté, Izabelle, tu as de l'avance ^^

J'étais toujours la meilleure amie de tout le monde, gardant mes propres émotions à distance et n'y cédant pas. Je devais tout controler en permanence, être parfaite pour ne pas prêter le flan à la critique de ma mère, en perpétuelle attaque contre moi........heureusement je suis en analyse maintenant et j'avance, j'ai ouvert les portes les unes après les autres, et je continue...

Je comprends en vous lisant pourquoi participer à une fête pleine de monde me mettait aussi mal à l'aise, trop d'émotions à gérer, trop de perfection à tenir, trop de tout ! et maintenant eh bien, ça reste compliqué encore, car trop d'émotions toujours, et même si mon perfectionnisme a été mis à l'écart, j'ai l'impression que mon coeur vogue sur une mer déchaînée et que je vais aller m'échouer n'importe où quand la vague va retomber !

d'où aussi un fort sentiment de solitude ...qui revient en sourdine.. et crée des EME

j

Cicciotella.
Abonné

Merci de ta réponse. Je viens de comprendre pourquoi, moi aussi, j'ai des appréhensions irrationnelles chaque fois que je dois aller à une fête.

Je me rends compte que je n'ai pas évolué dans un milieu bienveillant quand j'étais jeune, et que ça laisse des traces.

izabelle
Animatrice forum

moi j'ai grandi dans un milieu bienveillant, eh bien, même topo.....

c'est vrai que lorsqu'on commence ce travail, sur LC,  à vivre ses émotions, on peut avoir qq surprises.....

se découvrir hypersensible alors que l'on a toujours lutté contre

 

quand j'étais petite je faisais des crises de nerfs terribles qui destabilisaient mes parents, ils m'ont emmené consulté moultes medecins (jamais de psy!  et aujourd'hui je suis psy pour enfant.....)

finalement j'ai trouvé la nourriture.......    et j'ai arrêté les crises de nerfs

je crois franchement que, même bienveillants, mes parents étaient contents.....    ils me préféraient grosse que survoltée.....

voilà comment une vie s'engage, à lutter contre ce que l'on ressent

 

Ici, on apprend ensuite à ne plus lutter contre ce que l'on ressent

heureusmenet, on a des outils précieux comme la pleine conscience qui nous aide à dédramatiser et ne pas s'identifier à tous ces ressentis puissants qui passent en nous,  toutes ces "histoires" intérieurs  qui démarrent  au quart de tour

 

mais au début c'st sûr, ça fait bizarre....

 

ce qui m'aide le plus, pour me réapproprier ma haute sensibilité, c'est d'en vivre les bons aspects, les atouts : la sensibilité à l'art, à l'intuition, au subtil......

 

toutes ces émotions, cette mer déchainée nous semble menaçante pour l'instant, parce qu'on n'a pas appris à naviguer dessus

mais ce qui nous aide le plus, c'est de ne pas s'identifier au frele esquif, sur cette mer, mais à l'océan lui-même, celui qui contient toutes ces vagues,  qui est assez large pour contenir toutes ces vagues....

à chaque fois que je me sens en lutte contre une émotion  (c'est facile : soit j'ai envie de manger, soit je rumine des pensées  scrogneugneu),  j'essaie de m'élargir, être un océan,  être l'espace lui-même.....

a-t-on déjà vu un océan lutter contre ses propres vagues?

Cicciotella.
Abonné

 

"a-t-on déjà vu un océan lutter contre ses propres vagues?"

Quelle belle métaphore la sensibilité te fait créer ! yes

marinebreizh.
Abonné

"a-t-on déjà vu un océan lutter contre ses propres vagues?"

Quelle belle métaphore la sensibilité te fait créer ! yesheartyes

 

Superbe phrase qui me parle , comme tout ton post d'ailleurs...

Je suis dans une période où je me re-connecte à mes émotions,... dur, dur mais parfois je vis de tels moments que ça en vaut le coup ; il faut juste ne pas aller trop vite pour ne pas prendre peur !

alexa38.
Abonné

Nous sommes la mère et les émotions nos bébés!

 

merci Lavienrose,  c'est une très jolie image qui me parle bien.

 

Pour exprimer mes sentiments et en particulier la colère, j'utilise la technique du Message-Je (cf Th.Gordon).  Et je commence à accepter que si je n'exprime pas mes sentiments , les personnes que je cotoie ne les devineront pas!

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