Soyons bienveillants(es) envers nous même! - 20032012

MelleZebre.
Abonné

Ce soir j'ai envie de me pencher sur le positif de cette experience, car il y en a. Des tous petits pas, certes, mais après autant de découragement, de colère et de culpablité, il me semble temps de m'injecter un peu de bienveillance.

 

Bienveillance. c'est un mot tout simple, qui peut paraitre banal, mais qui en fait, je me rend compte à vous lire, s'avère être la clé de voute de tout le programme. La coach n'a eu de cesse de me le rappeller lors de mes diverses interpellations désespérées. C'est tellement bête.. et pourtant... ça fait tellement du bien de se l'entendre dire.

Soyez bienveillant(e)s envers vous même, soyez le sans limite, sans concession, entièrement et authentiquement, quelque soit vos soit disant échecs, vos pensées négatives. Vous le méritez, même si vous n'y croyez plus. Nous méritons tous de nous accorder du temps et de l'amour. Cessons de nous punir  dans cette lente destruction qu'est l'hyperphagie. Je ne prétend pas  de mon côté  y parvenir en toute circonstances, il y a encore quelques jours, je me traitais de tous les noms d'oiseaux sur ce même blog. Et j'étalais avec rage et vigueur mon indignité. Mais ce soir je ressens cette petite étincelle, et je me dis que souvent  je suis bien mauvaise avec moi même. Et cette petite étincelle, j'ai envie de le partager avec vous, vous qui luttez tous à votre niveau, et qui pourtant trouvez encore le temps de venir partager, offrir, rassurer, consoler.

Une des plus grandes thérapies de cette méthode, c'est nous.

 

 

(et dans le genre mélo, j'ai nommé....)

 

 

Et donc pour revenir à nos petits moutons, parce qu'à la base, j'avais pas prévu de partir dans le sentimental:

Depuis que je suis sur LC:

-je me suis rappellée comment prendre soin de moi, alors que je n'y trouvais plus aucune joie depuis des mois

-j'ai retrouvé plaisir à m'habiller et je ne passe plus dix minutes chaque matin à passer en revue le moindre cm de graisse sur mon corps. Je me perçois à nouveau comme un corps qui fonctionne, qui est.

-j'ai découvert le plaisir que peut apporter la RPC, même si, c'est vrai, je ne réussis pas à la pratiquer tous les jours. Mais ça viendra.

- j'ai un regard constant sur ce qu'il se passe en moi, et mine de rien, j'ai fais des progrès pour identifier les émotions qui provoquent les EME. Je me suis rendue compte à quel point j'étais exigeante avec moi même, alors que j'ai l'impression depuis des années d'être une personne faible et sans volonté.

-je n'ai pas laché LC alors que pourtant mon corps et toute ma tête me crient certains jours de tout envoyer valdinguer. Moi qui pratique la politique de l'autruche et de la procrastination depuis ma plus tendre adolescence, c'est une petite victoire.

-j'ai fait la connaissance de filles extraordinaires, complètement passionnantes, qui ont toujours un mot gentil et réconfortant. Des amours.

-LC fait partie des rares choses qui réussissent à stimuler mon cerveau, qui suscitent mon interêt quand dans ma vie tout n'est qu'ennui. (bon ok, là y'a un bémol, mais le fait est que l'ennui est un compagnon de longue date, c'est comme ça)

- il me semble que toutes ces cogitations m'ont amenée à penser certaines relations familiales, notamment maternelle, de façon différente. Ca change pas grand chose au schmilblick, mais c'est toujours intéressant.

-Je crois que j'ai pu recommencer le boulot de façon relativement zen, aussi grâce à la RPC. Ca m'a permis parfois de prendre du recul sur certains de mes comportements, dans ces moments, où j'ai tellement peur de déplaire, d'être mal considérée,  que je serai prête à vendre un rein.

 

Et last but not least:

Ce soir, j'ai ENFIN réussi à différer et arrêter une EME avec la RPC. J'ai pu cliquer sur ce fichu item "EME avec espace de respiration"

 

Les filles, j'suis à deux doigts de faire péter le champagne!

 

Ce texte est extrait de mon blog, un billet écrit hier soir. Calico m'a fort judicieusement suggéré de le partager sur le forum. Il existe déjà des sujets pour partager ses réussites. Mais peut être pouvez vous venir ici pour raconter de quelle façon vous réussissez à être davantage bienveillants(es) avec vous même.

Commentaires

ccil.
Abonné

Oui!!! Bravo pour ce billet, moi aussi j'entrevoie un rayon de soleil par moment... La rpc que je pratique encore en pointillé me donne parfois l'impression "d'ouvrir le champ de tous les possibles!" , (et là pour une fois je ne parle pas de poids!...) 

Labrador.
Abonné

Merci d'avoir partagé plus largement ce texte.

Oui, qu'il est difficile

  • d'être bienveillant avec soi-même alors que souvent nous le sommes avec les autres
  • de prendre du temps pour soi
  • de prendre le temps de "trainer" sur le forum pour aider et être aidée
  • de faire les efforts pour suivre les différents éléments de la méthode
  • ...

savoir que nous sommes toutes sur le même chemin, à des stades et des vitesses différentes m'aide.

 

Pour être bienveillente avec moi-même, en ce moment je me répète :

JE ME DONNE LA PERMISSION D'ETRE HEUREUSE, DE VOIR LE VERRE A MOITIE PLEIN

A bientôt

 

 

Lyphaé.
Abonné

Merci pour ce message, tu le trouves peut-être trop sentimental mais je le trouve parfait ;-)

Etre bienveillante avec soi-même, plus facile à dire qu'à faire, je suis enfin en train de réaliser ce que ça signifie, la vie sans culpabilité d'être soi-même, c'est tellement reposant, tellement merveilleux, avoir le droit d'être soi-même, ça fait un bien fou !

yayie.
Abonné

bravo !!!

que c'est bon à lire et on ressent ta joie de l'avoir écrit.

c'est des petits pas très positifs et comme ce n'est pas facile de s'en rendre compte, tu as donc fait un énorme travail sur toi

Louloute_15.
Abonné

Ca me rappelle une expérience que j'avais entamé avec une kinésiothérapeute il y a quelques années, et qui m'avait guidé dans une réflexion qui me menait à me dire à moi-même chaque jour : je m'aime, je m'accepte et je me respecte, aujourd'hui et maintenant

La première fois que j'ai du me dire "je m'aime", c'est mon corps entier qui s'est révolté

Je lui ai dit "non, non non, je ne peux pas dire ça, non je n'aime pas, je ne m'aimerais jamais, vous aimeriez ça vous ?" en lui montrant mon gras

Elle m'a répondu : remerciez votre corps, remerciez le pour ne jamais vous avoir lâché, pour vous avoir peut-être protégé

 

Aujourd'hui avec LC et avec la RPC je retrouve un peu ce côté là, cette bienveillance qu'on nous incite à avoir envers nous et notre corps, et finalement peut-être à pardonner, à nous pardonner, parce que nous sommes nos pires juges quand nous nous regardons dans la glace....

waimea.
Abonné

Ce sujet me fait penser à un texte de Jacque Salomé qu'une personne bien inttentionnée m'a fait lire il y a quelques mois. Ce texte m'a boulversé, touché et même faite pleurer tant il a resonné en moi. 

Aujourd'hui je suis heureuse de le partage avec vous toutes. Bonne lecture

 

LETTRE A MON CORPS

Bonjour mon corps !

C'est à toi que je veux dire aujourd'hui, combien je te remercie de m'avoir accompagné depuis si longtemps sur les multiples chemins de ma vie.

Je ne t'ai pas toujours accordé l'interêt, l'affection ou simplement le respect que tu mérites. souvent je t'ai même ignoré, maltraité, matraqué de regards indifférents, de silences pleins de doutes, de reproches violents.

Tu es le compagnon dont j'ai le plus abusé, que j'ai le plus trahi. 

Et aujourd'hui au mitan de ma vie, je te découvre un peu ému avec tes cicatrices secrétes, avec ta lassitude, avec tes émerveillements et avec tes possibles.

Je me surprends à t'aimer avec des envies de te câliner, de te choyer, de te donner du bon.

J'ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs sur ta peau par exemple, de t'offrir du Mozart, de te donner des rires, du soleil ou de t'introduire aux réves des étoiles.

Mon corps aujourd'hui, je veux te dire que je te suis fidéle... non pas malgré moi... mais dans l'acceptation profonde de ton amour.

Oui, j'ai découvert que tu m'aimais mon corps, que tu prenais soin de moi, que tu étais vigileant et étonnament présent dans tous les actes de ma vie. Combien de violences as tu affrontées pour me laisser naitre, pour me laisser être, grandir avec toi? combien de maladies m'a tu évitées? combien d'accidents as tu traversées pour me sauver la vie ? combien d'abandon as tu acceptés pour me laisser entrer dans le plaisir ? 

Bien sur, il m'arrive parfois de te partager et même de te laisser aimer par d'autres , notamment par une que je connais et qui t'enléverait bien si je la laissais faire...

Mon corps maintenant que je t'ai rencontré, je ne te lacherais plus.

Nous irons jusqu'au bout de notre vie commune et quoiqu'il arrive nous vieillirons ensemble.

Jacques Salomé

Lyphaé.
Abonné

Egalement suite à la suggestion de Calico,voici un message écrit à l'origine sur mon blog :

Depuis une semaine, je découvre la vie sans culpabilité. Je vis sans culpabilité. Je mange sans culpabilité.

Je mange trop sucré, encore et toujours. Trop pour le "diététiquement correct", bien plus que je souhaiterais manger chaque jour, à terme. N'empêche. Depuis dix jours, j'écoute mon corps, j'écoute mes émotions, j'écoute mes envies, je régule mes émotions avec du sucré. Je mange du sucré quand j'en ressens le besoin, quand j'en ressens l'envie. J'observe les résultats sur mon corps, sur mon humeur et sur mes émotions.

Jusqu'à présent, je n'y étais jamais parvenue. A cause de la culpabilité. Jusqu'à présent, je me félicitais intérieurement quand je ne mangeais pas de chocolat une journée. Jusqu'à présent, mes envies de sucré étaient associées avec de la culpabilité. Toujours. Parfois inconsciente, parfois pas. Mais la culpabilité était toujours là.

Je me sentais coupable de manger quand je mangeais. Je me sentais coupable d'avoir envie de manger quand je ne mangeais pas. Je me sentais coupable, tout le temps.

Depuis dix jours, je m'autorise à manger du sucré quand j'en ai envie, quand j'en ai besoin, vraiment. Peu importe la quantité.

Cet exercice fait bien plus que me libérer de la culpabilité de manger du sucré. Il me libère de la culpabilité d'en avoir envie. Il me libère de la culpabilité d'être moi-même.

Depuis dix jours, j'ai le sentiment d'avoir le droit d'être moi-même. Il n'y a aucune honte à ça. Aucune culpabilité à avoir. Même si être moi-même implique avoir des problèmes de compulsions alimentaires. J'ai un problème, je le connais, je n'ai pas à m'en sentir coupable.

Et ça, ça n'a pas de prix. Le droit d'être soi-même sans honte et sans culpabilité. Ça fait un bien fou.

caroluju.
Abonné

Depuis peu parmi vous, je dois dire que je suis très émue de lire ce genre de posts.

Alors finalement, je ne suis pas seule !

Quel soulagement mais aussi cela réduit aussi mon sentiment de culpabilité quasi-permanent.

J'en ai carrément marre de m'excuser tout le temps de ce que je suis : une grosse fille aux gros seins !  Ca y est, je l'ai dit, l'anonymat du forum me protégeant, j'ai craché le morceau...

Je me force à la bienveillance depuis quelque temps, peut-être y arriverai-jewink

carina.
Abonné

bonjour

le fait déjà de t'être inscrite dans ce programme est de la bienveillance.

Bienveillance veut dire se vouloir du bien, être douce envers oi-même, s'écouter et se parler avec respect.

Veiller sur ce qu'il y a de meilleur et d'unique en soi, le développer, se parler comme on parle à une amie.

« Ce n’est pas le marteau qui a rendu ces pierres si parfaites, mais l’eau avec sa douceur et sa chanson.

Là où la dureté ne fait que détruire, la douceur parvient à sculpter » Paolo COELLO

belle journée à toutes nous sommes sur la bonne voie et c'est réconfortant de faire ce chemin ensemble.

 

 

ccil.
Abonné

Je dois dire que ce post m'a fait passer au moins deux eme!

Quand l'envie de manger est venue, sournoise , accompagnée de ma petite douleur au ventre qui me la fait si souvent confondre avec la faim, j'ai pensé: sois "bienveillante avec toi même!"  et là comme par enchantement, ma douleur au ventre a disparue et mon envie de manger  avec!

(il faut dire que je travaille parfois en "open space", donc pas évident de faire une vraie pose rpc...)

Donc merci!!! Je vais essayer de faire perdurer...

izabelle
Animatrice forum

super, je suis contente!!!

je crois que ce changement de point de vue est également la chose la plus importante que m'a apportée LC, la base pour pouvoir ensuite cliquer sur les petits boutons aux moments adéquats...

MelleZebre.
Abonné

Merci vos filles, pour tous ces supers témoignages. C'est bien agréable de partager tout cela. Je réagis un peu tardivement à vos commentaires, mais je suis assez débordée en ce moment. Vous êtes géniales!

MelleZebre.
Abonné

Merci vos filles, pour tous ces supers témoignages. C'est bien agréable de partager tout cela. Je réagis un peu tardivement à vos commentaires, mais je suis assez débordée en ce moment. Vous êtes géniales!

MelleZebre.
Abonné

Merci vos filles, pour tous ces supers témoignages. C'est bien agréable de partager tout cela. Je réagis un peu tardivement à vos commentaires, mais je suis assez débordée en ce moment. Vous êtes géniales!

calico.
Abonné

 

A mon tour de vous transmettre un peu de positif en ces jours de Pâques. 

J'avais posté ce billet sur mon blog, mais je crois qu'il a sa place ici. Ce que j'avais suggéré à lyphae et Mellezèbre est valable pour moi aussi. 

La méditation de l'amour bienveillant

Cette fin d'après-midi, j'avais une grande envie de faire un body scan. Personne en vue, je file m'étendre, l'I-pod en main, je fais défiler les fichiers et je m'arrête sur celui de l'amour bienveillant. 45 minutes. Jamais tenté. Ah ben tiens, j'ai tout le temps, si j'essayais. Body scan une autre fois. Et me voilà partie à l'aventure. Car il s'agit bien d'une aventure.

Et là, découverte des découvertes, la phrase qui déclenche la rupture du barrage de larmes: "visualisez quelqu'un qui vous aime et vous entoure de tout son amour, ressentez cet amour....." 

Pas qu'il n'y aie personne qui m'aime, non. Il y a.

C'est pas ça qui me chamboule et me noie sous l'émotion, c'est que je ne m'en sens pas digne et que je viens d'en prendre conscience, là, tout soudain, à l'instant. Et ça me submerge. Alors je respire, je prends acte. Et gentiment, tout gentiment, à mesure que la voix de Giraudeau continue de m'emmener plus loin, les larmes me quittent, ma respiration se fait plus douce. Je répète avec lui, mentalement que je souhaite me sentir à l'abri et en sécurité, préservée de tout mal extérieur ou intérieur, heureuse et satisfaite, aussi saine et complète que possible, et de connaître le confort du bien-être.

Car c'est bien cela se porter de la bienveillance et s'aimer: se souhaiter tout le bonheur du monde. Complètement.

Cet après-midi c'est chose faite. je me suis souhaitée tout le bohneur du monde. Et dans la foulée, je l'ai invoqué et souhaité aux autres.

A tous et à toutes, plein de belles et bonnes choses. De tout mon coeur.heart

 
Pomdereinette.
Abonné

Pfiou...

Je rejoins la personne qui souhaitait enregistrer certains posts. Celui-là, je vais l'imprimer et me le coller dans mon cahier de secours, celui des mots réconfortants pour les moments durs.

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