Acceptation des émotions - le 29/04/2012

cath40.
Abonné

Bonjour à tous,

Quelque chose m’échappe.  En effet,  j’ai remarqué  récemment (après plusieurs mois de linecoaching il serait temps…) que lorsque je suis « repue »  je n’ai pas d’EME.  Et pourtant mes émotions sont toujours là !   Est-ce que je les accepte mieux quand j’ai  le ventre plein ?

J’en suis à me demander si je  mange assez aux repas même si j’ai la sensation d’être rassasiée (mais pas cette sensation de plein). Je me suis déjà posée la question  pendant les exercices sur la satiété mais cela ne répond pas à mon interrogation sur l'acceptation des émotions.

Merci d’avance pour vos conseils ou explications.

Commentaires

jpzermati
Votre coach

Bonjojr Cath,

Je ne sais pas si je comprends très bien votre question.

Mais il est normal que le repas procure une sensation de bien-être. Le réconfort est une fonction normale de la nourriture qui favorise la tolérance émotionnelle.

Peut-être est-cela que vous ressentez après vos repas ?

 

Je profite de votre remarque pour rappeler que notre travail ne consiste pas à empêcher les mangeurs de se réconforter en mangeant mais de mieux y parvenir.

Notre but est finalement d'augmenter la fonction réconfortante des aliments.

Bonne soirée.

JP

cath40.
Abonné

 

Merci Dr Zermati pour votre réponse.

 J’ai mis un peu de temps aussi à comprendre que votre travail «  ne consiste pas à empêcher les mangeurs de se réconforter en mangeant mais de mieux y parvenir. ».  Je  ne l’ai pas encore complètement intégré dans mon comportement mais ça va venir…

J’ai finalement aussi une réponse à ma question. Le ventre plein, le plaisir de manger diminue  très nettement  et donc  perd son pouvoir de réconfort. Je fais donc « avec » mes émotions. Je suis donc capable de les accepter sans manger !

Bonne journée

positivethinker.
Abonné

Je suis etonnee de cette reponse. Je pensais que le but de l'alimentation, idealement (chez les mangeurs regules), etait uniquement de repondre a des besoins vitaux et non pas d'y trouver un quelconque reconfort. Il me semble que pour arreter de trop manger, il faudrait trouver son reconfort ailleurs (hobbies, relations) et devenir pour ainsi dire indifferent a la nourriture des que nos besoins vitaux sont pourvus.

nanoushcka.
Abonné

bonsoir docteur

cest interessant votre méthode je commence

si on mange sans faim comment peut ton résoudre ca 

jessaie dy remédier mais souvent je mange par obligation car jai des horaires particuliers on va dire

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Je réponds en particulier à positivethinker, qui reste sur l’idée que manger est uniquement un moyen d’apporter à l’organisme les nutriments dont le corps a besoin.

Je dirais que ce discours, très courant, en particulier dans les pays Anglo-saxons, est d’origine puritaine. Il repose sur l’idée que le corps est mauvais, diabolique, tandis que l’âme est, elle, du côté de Dieu. Le plaisir corporel, charnel, est à proscrire dans la limite du possible. Les Manichéens, une secte chrétienne du IIIe siècle après JC, ont été les premiers à développer ce genre d’idées, reprises tout au long des siècles, par les Cathares, par les Puritains protestants.

En fait, les données de la neurophysiologie nous montrent que c’est tout le contraire. En ce qui concerne l’alimentation, le plaisir corporel est un élément essentiel de la régulation de la prise alimentaire. Le rassasiement, sur lequel nous vous faisons travailler dans notre programme, est la fin du plaisir, le moment où on s’arrête de manger un aliment donné, parce que le plaisir gustatif qu’il procure est épuisé. Mais pour qu’il y ait fin du plaisir, encore faut-il qu’il y ait plaisir !

Manger est avant tout un acte profondément affectif. Une mère nourrit son enfant autant d’amour que de lait. D’ailleurs si l’enfant ne reçoit que le lait, sans l’amour, il refuse de manger et meurt. S’il est gavé, c'est-à-dire si on le fait manger de force, il ne meurt pas de faim, mais aura de profonds troubles psychiques et émotionnels.

Manger est un acte complet, à la fois un acte amoureux, une recherche de plaisir, mais aussi de réconfort, un moyen de lutter contre le stress et des émotions pénibles, et pas uniquement un apport énergétique et de nutriments ! Un ensemble de fonctions, donc, qui sont normalement satisfaites tour à tour, de façon souple. Par exemple, parfois, on mange plutôt pour faire face au stress, ce qui conduit à absorber quelquefois un peu trop de calories, puis on écoute sa faim, aux abonnés absents, et on mange peu ensuite. Ainsi va la régulation, en souplesse !

 

Pour nanouschka; j'ai répondu partiellement à votre question. On peut manger sans faim, pour d'autres raisons, ou tout bêtement pour des raisons sociales. Mais ensuite, il convient de réécouter cette faim, d'attendre qu'elle revienne. On n'est pas obligé d'écouter ses sensations alimentaires en permanence, puisqu'on écoute aussi d'autres besoins, mais on ne peut pas se payer le luxe de ne jamais écouter ses sensations alimerntaires!

Ederl.
Ancien abonné

Aïe Aïe !! le plaisir corporel de l'alimentation, c'est génial en fait, désir - plaisir, c'est vraiment très profond cet acte de manger à la fois besoin biologique et besoin neurophysiologique, et cela remonte loin dans l'histoire de l'humanité et dans celle propre à chacun de nous.

cela me fait penser à Deleuze et ces machines désirantes qu'il pensait que nous sommes :

"Le désir ne manque pas d'objet, il est sans objet, il ne vise que sa propre prolongation. C'est cela l'immanence du désir. Comme G. Deleuze l'expliquera plus tard dans Dialogues (avec Claire Parnet, 1977), il ne faut pas penser le désir comme un pont entre un sujet et un objet : « Le désir n'est donc pas intérieur à un sujet, pas plus qu'il ne tend vers un objet : il est strictement immanent à un plan auquel il ne préexiste pas, à un plan qu'il faut construire, où des particules s'émettent, des flux se conjuguent. Il n'y a désir que pour autant qu'il y a déploiement d'un tel champ, propagation de tels flux, émission de telles particules (3). » Plutôt que de parler simplement de désir, G. Deleuze et F. Guattari préfèrent donc parler de « machine désirante », car c'est dire ainsi que le désir est productif."

Catherine Halper.

Par contre il fait vraiment une différence entre désir et plaisir .

REMLYMPH.
Abonné

Bonsoir,

 

Si j'ai bien compris  dès lors qu'on mange sans faim celà veut dire que nous ne savons plus nous réconforter avec la nourriture? le plaisir n'est plus là c'est bien ça? c'est même l'inverse finalement si on dépasse la satiété, l'écoeurement peut s'installer puis la culpabilité etc....

On devrait donc déguster et manger ce que l'on aime en y prenant un maximum de plaisir et pour celà il faudrait avoir faim et la bonne faim..

C'est étonnant comme les régimes m'ont fait perdre tout contact avec mes sensations...le chemin est long pour les redécouvrir...

Pomdereinette.
Abonné

Il me semble qu'on peut aussi manger (un peu) sans faim, dans des situations festives, de convivialité. Où le plaisir passe aussi parle partage. Le tout étant de ceser de culpabiliser, nous faire confiance (corps et âme) pour réguler ensuite.

Du coup, pour ce que j'en comprends, on grossit surtout quand on passe sur le mode culpabilité et auto-dénigrement !

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Heu, j’ai dû mal m’expliquer : on peut manger sans faim, par exemple pour se réconforter, ou en raison d’obligations sociales. D’accord donc avec pomdereinette.

Et comme je l’écrivais :

Mais ensuite, il convient de réécouter cette faim, d'attendre qu'elle revienne. On n'est pas obligé d'écouter ses sensations alimentaires en permanence, puisqu'on écoute aussi d'autres besoins, mais on ne peut pas se payer le luxe de ne jamais écouter ses sensations alimentaires!

Donc, d’accord aussi avec l’idée que ce qui fait grossir, ce n’est pas de rechercher le réconfort dans la nourriture, avec ou sans faim, c’est le fait de ne pas le trouver et de continuer à essayer, sans fin. La culpabilité de manger certains aliments, la peur de grossir, et toutes les émotions extra-alimentaires, sont en définitive ce qui fait grossir, le plus souvent.

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