angoisse de séparation - le 13/12/2011

capuccino
Marraine

Docteur Apfeldorfer, je voulais juste vous remercier d'avoir pointé ce soir, lors du chat du groupe, cette histoire d'angoisse de séparation, je n'avais pas fait le rapprochement avec mon impossibilité de jeter... certains comportement presque hystérique quand mon mari veut absolument que je jette des vieux vêtements, des papiers...

Avec LC, je grandis encore...Un pas, puis l'autre et les choses avancent.
Merci à vous.

Commentaires

lorraine
Marraine

Bonsoir Cappucino,

Ton message me donne envie de dire que moi j'ai repris 7 kgs en 4 mois; je pense que le refus de la nuritionniste de me redonner un RV parce qu'elle jugeait que j'étais sur la bonne voie (j'avais perdu 6 kgs en 5 mois) y est pour quelque chose....Problème aussi avec la séparation et blessée d'une attitude vécue comme du rejet.

Merci beaucoup de ton message qui m'a donné l'occasion de me raconter et d'avancer dans la connaissance de moi même.

 

 

 

Lily.
Abonné

Bonjour,

Juste un petit mot pour dire que je n'ai pas pu hier soir participer au chat du groupe "Gérer ses EME" (j'étais dans le train...) mais que je l'ai lu avec attention ce matin. C'est un chat très touchant, très intime aussi. J'ai été très émue par ce que tu as dit de toi, Capuccino, mais aussi par Tourmaline, Lizz et les autres...

Il y a beaucoup à réfléchir dans ce chat, beaucoup de pistes sur la façon d'aborder les réunions familales comment arriver à prendre de la distance sur ses émotions tout en étant présent avec les autres, etc...

J'ai aimé toute l'humanité qui ressortait de cet échange, et des phrases de G. Apfeldorfer :

"Nous ne choisissons pas notre famille, et ceux qui la composent sont à prendre exactement tels qu'ils sont, sans qu'il soit besoin de tenter de les changer."

"On ne choisit pas ses émotions. Elles n'ont pas à être utiles. Elles sont à vivre telles qu'elles viennent nous visiter."

"La pression: on peut dire oui, ou bien non. Si on choisit d'accepter ces amicales pressions, il convient de se préparer à vivre les émotions qui vont avec. Si on dit non, en résistant aux pressions, d'autres émotions viendront nous visiter."

"S'affirmer ne signifie pas couper les ponts, bien au contraire, et faire naître le respect et de meilleures relations." : cette phrase m'interpelle particulièrement, car oui, quand on supporte mal ses émotions, la tentation est grande de fuir, toujours... et je l'ai beaucoup fait, finalement...

Et puis ce rappel, plein de sagesse : "Les fêtes sont émotionnantes pour tout le monde, y compris vos vieux parents qui vous paraissent parfois si pénibles à supporter."

Parce que oui, pour les autres aussi, les fêtes sont difficiles... Certains tolèrent mieux les émotions, d'autres n'utilisent pas l'alimentation pour les soulager (mais peuvent avoir d'autres formes d'addictions...) donc ce n'est pas inutile, aussi, de retrouver un peu de bienveillance pour soi... et pour les autres !

Enfin, il y avait dans ce chat un résumé de l'ambivalence de Noël : magique pour les enfants, mais triste pour les adultes compliqués que nous sommes...

Merci encore !

Lily

capuccino
Marraine

Bonsoir Lilly,

tu as raison, ce chat a été empli de plein de paoles sages et respectueuses des autres. Nous avons de la chance d'avoir découvert ce site et encore plus de chance d'avoir des médecins qui nous aident à grandir jour après jour, chat après chat.

Nous avons aussi tant de chance de pouvoir échanger avec un tas de persoone qui sont vraies et sincères.

Je ne sais pas si je maigrirai un jour grace à cette méthode mais si je fais un retour en arrière, je me souviens de la colère, du désespoir  qui m'habitaient au début de mon adhésion. Aujourd'hui, comme le dit le docteur A. ces émotions viennent me visiter et j'apprends à faire avec car c'est bien de cela qu'il s'agit : apprendr à vivre avec nos émotions positives ou négatives sans se détruire.

black-kam.
Abonné

Capuccino, je te félicite d'avoir réussi -ne soyons pas modeste- l'exploit absolu d'orthographier correctement le nom de M. Apfel... Apfeld... De Monsieur Gérard :)

Ce topic me donne envie de prendre connaissance du tchat. J'y cours !

Nounette73.
Abonné

Je remonte ce post parce que l'angoisse de la séparation a été évoquée dans le chat du 10 juillet dernier. Et que je me retrouve dans le profil (oui j'ai du mal à jeter les vieux trucs qui-peuvent-toujours-servir). Et que je me retrouve aussi dans la question posée, celle de la difficulté à laisser son assiette à moitié pleine.

Pour rappel la réponse du Dr Apfeldorfer

[quote]En ce qui concerne votre difficulté à vous arrêter de manger lorsqu'il reste encore de la nourriture dans votre assiette, c'est une chose fréquente chez les personnes qui présentent ce qu'on appelle de l'angoisse de séparation. Avez-vous par ailleurs des difficultés à jeter des objets qui ne vous servent plus, des journaux déjà lus et sans intérêt ? Avez-vous de la difficulté à supporter l'éloignement de personnes qui vous sont chères ? Ces mêmes personnes sont aussi sensibles, souvent, à l'ennui et au vide, qu'elles supportent mal et que cela fait manger. Je vous conseille alors de vous entraîner à jeter, pour commencer, de petits objets inutiles, quelques-uns par jour. Puis ensuite de vous entraîner à jeter de la nourriture, ou bien en laisser systématiquement dans votre assiette. Il est important, dans un monde aussi pléthorique que le nôtre, de savoir laisser ce qui est en trop ![/quote]

Je ne m'ennuie jamais (j'aimerais avoir le temps pour ça, quel luxe), et je n'ai pas forcément du mal à jeter la nourriture dans l'absolu, ça ne cause pas d'angoisse. L'idée me perturbe, mais c'est plus une question d'éducation, d'écologie et d'économie. J'évite le gâchis en préférant prendre des petites portions ... et pendant longtemps j'ai fini les assiettes de mes filles pour ne pas gâcher.

Après s'il faut jeter de la nourriture non utilisée, périmée ou pas, ça ne me paraît pas problématique. Seulement, ne pas finir mon assiette, ça, c'est un vrai problème (sais pas si la nuance est claire). Et cette histoire d'angoisse de la séparation ça m'intéresse bien du coup.

Sauf que quand j'ai voulu creuser le sujet sur internet, en tapant angoisse de la séparation, je suis tombée sur l'angoisse de la séparation des 8-9 mois chez un bébé (j'ai passé ce stade) ou l'anxiété de la séparation chez le chien (pas trop concernée non plus).

Alors finalement, qu'est-ce qu'on peut en dire de cette angoisse de la séparation ?

Qu'est-ce qu'on peut en faire, aussi, et comment on apprend à dépasser ça ?

(s'il y avait une phrase qui ne comprend pas "RPC" ça m'aiderait assez blush, je ne doute pas que ça soit un appui mais comme pour l'instant c'est juste pas mon truc, j'aimerais bien une piste classique, quoi).

Rikki.
Ancien abonné

Peut-être qu'on apprend à dépasser ça en se rendant compte qu'on est capable d'exister seule...

 

Je ne sais pas si je suis complètement à côté de la plaque, dit la fille qui ne peut pas dormir au milieu de la nuit parce que, ô coïncidence, elle vient de décider de "se séparer", comme on dit sans en préciser plus car ça parle de soi-même...

 

En tout cas, la peur de la séparation, c'est aussi la peur de se retrouver seule face à soi-même, la peur de la solitude et de l'abandon. Peut-être faut-il parfois prendre le taureau par les cornes et se mettre en situation d'être seule, pour voir... Avant-hier soir, j'étais à Naples, et j'ai décidé d'un seul coup que j'étais capable d'exister seule. J'ai pu marcher pendant plusieurs heures dans les rues, jusqu'à me sentir fatiguée, puis entrer dans un restaurant toute seule, commander toute seule, manger toute seule... et j'ai passé une bonne soirée ! J'ai même vaguement pensé à laisser un bout de ma pizza quand je n'ai plus eu faim du tout, et puis je me suis dit "Ah, dis donc, déjà que c'est un exploit d'aller manger au restaurant toute seule le soir, je ne vais pas multiplier les exploits sur le même repas, ça ne serait plus un repas mais une performance !"

 

Alors, oui, la peur de la séparation, ça me parle. Alors, oui, ça m'empêche de dormir, ça me donne un trac fou. Mais peut-être que ça n'est pas la fin du monde. Peut-être.

Bliss.
Abonné
j'avais beaucoup d'angoisses de séparation (et j'ai été séparée de ma maman quand j'étais bébé.....quelques semaines mais pour nourrisson qui ne connait que l'odquer la voix etx de sa mère...). J'en ai nettement moins. Je ne saurai dire ce qui a le plus aidé. Un ensemble de choses, thérapie, travail sur soi, lectures en tout genre? (et le mot qu'il ne faut pas écrire non plus;;) Je peux juste parler de avant. La nourriture, la peur de manquer, l'angoisse des fins de mois, la peur pour l'avenir, les-trucs-qui-peuvent-servir et uq'on ne jette pas. Et maintenant. Je passe des journées seules parfois et avec plaisir, aucun soucis pour avoir des loisirs seule. Je trie au fur et à mesure les habits que je n'accumule plus. Au supermarché aussi je le sens j'achète ce qui est nécessaire, plus besoin d'avoir 5 shampoings d'avance au cas ou.....plus d'achat de multipacks alors qu'on est 3. Pour l'assiette pareil j'aimais finir mon assiette j'aime toujours dailleurs, ca me réconfort ca me rassure. Laisser dans l'assiette est tojours compliqué sauf au restau ou les portions sont vraiment trop grosses souvent. Alors je triche avec moi même je me sers une petite portion et je manage mon assiette ou je prends des petites assiettes. C'est encore un truc qui me travaille. Mon fils et mon mari laissent dans leur assiette sans soucis. Bon moi aussi si un truc pas bon (rare). Pour le couple j'ai mis du temps à voir que mon premier mari et moi nous allions nous séparer. Enfin très tôt il y a eu des soucis mais nous sommes restés 13 ans ensemble et disons les 4-5 dernières n'ont pas été très épanouissantes. Et finalement d'avoir traversé cela aussi je sais que je peux le vivre. Ce sont des étapes accumulées les une aux autres. Et les exercices du site nous accompagnent commed e choisir un aliment que l'on aime ne manger que cela et jeter. Moi je n'ai pas pu jeter ma plaque de chocolat! je l'ai offerte ..... Ca me donne envie de retenter l'expérience et jeter tiens!
izabelle
Animatrice forum

tout d'abord, Rikki, yes, je sens une énergie dans ton message qui me rend heureuse, je te sens  "être"

 

pour le coup de ne pas finir son assiette, je ne suis pas sûr que cela soit toujours une angoisse de séparation, surtout si tu n'as aucune mal à jeter de la nourriture

ne serait-ce simplement une habitude bien ancrée,  genre que les parents ont tellement répété dans notre enfance que c'est fixé, soudé....

pour ma part, je pense que c'était carrément inenvisageable pour mes parents que l'on laisse dans l'assiette,   et pour ma part quand je le fais je me sens extrêmement mal....;

bon je ne le fais pas souvent car je me sers toujours moi-même, mais l'autre jour au restau j'ai été obligée de laisser, vraiment à contre-coeur

 

sinon pour l'angoisse de séparation, comme pour toutes les peurs,  c'est en se confrontant à ce qui nous fait peur que celle-ci finit par diminuer

donc par exemple de se séparer des objets ou tout ça, ça aide en ce sens

peu à peu, on voit que l'on peut se séparer sans risquer la mort  (ce qui n'était peut-être pas le cas quand on était bb)

 

donc si vraiment tu veux régler la chose,  eh bien je dirais tu n'as qu'à te servir systématiquement des assiettes trop copieuses, de manière à devoir très souvent en laisser dans ton assiette

ça te permettrait de confronter à cela très souvent, et donc que cela ne soit plus un problème

je ne sais pas si c'est clair....

 

en tous cas c'est sympa de remonter un message avec les noms de toutes les anciennes copinautes de quand j'ai commencé, ça rappelle des souvenirs....

FRED73
Marraine

Moi aussi j'ai beaucoup de mal à ne pas finir mon assiette. Mais, j'ai aussi énormémént de mal à jeter alors que ce soit dans le plat ou dans mon assiette, il faudra jeter ce qui n'est pas consommé, cela reviens donc au même pour moi. Il faudrait sans doute en cuisiner moins ou plus pour pouvoir le garder au frigo, parce que s'il n'en reste pas suffisamment pour le garder il faudra le jeter ! Je sais que c'est un véritable problème pour moi : ça me crève le coeur de jeter parce que je me dit que je pourrais en avoir besoin et que je m'en voudrais de l'avoir jeter. Il y a là, la peur de manquer et la culpabilité de m'être séparer de quelque chose ! D'ailleurs, je culpabilise aussi de me séparer de mes enfants !!!

Mes parents m'ont laissé chez mes grands-parents pendant 3 semaines quand j'avais 9 mois... J'ai appris quand j'ai eu mes enfants que 9 mois est un âge pendant lequel l'enfant à besoin d'attachement.En fait, le problème vient de l'attachement : je n'ai pas ressenti l'attachement de mes parents, ni de l'un ni de l'autre, d'où l'attachement excessif que je porte aux autres, aux objets, à la nourriture... Quand j'aurai fait le deuil de cet attachement que ne s'est pas fait, des portes s'ouvriront sans doute !

Nounette73.
Abonné

Bonjour,

Merci BEAUCOUP pour vos réponses,

Je réalise que ça ne correspond pas à mon cas. Je n'ai aucun souci pour être seule.  Je ne me sépare pas de mes enfants en vacances mais c'est parce que je n'ai personne pour s'en occuper sinon j'adorerais avoir une semaine peinarde ...  cela étant la journée école/crèche/centre loisirs, aucun pb à me séparer d'eux.

Pas de souci non plus avec mon compagnon, la seule contrainte est logistique (bah toute seule pour gérer les 3 mouflettes c'est lourd).

J'ai juste un vrai, gros problème pour ne pas finir mon assiette. Je fais comme Bliss, je me sers des petites portions comme ça je contourne le pb.

Je me contrains, consciemment, à laisser qqc. Mais spontanément si c'est dans mon assiette je le mange.

Je ne jette pas non plus mes affaires (j'arrive à les donner mais seulement à des gens que je connais, et je n'arrive à ne pas finir mon assiette que si qqn la finit à ma place).

Dans le chat ça semblait vraiment lié à une angoisse de la séparation. Mais ce que vous évoquez ne me parle pas ?  Sauf les achats en avance (c'est vrai que j'aime avoir le flacon de remplacement avant que l'autre soit vide, mais bon se retrouver sans couches ou sans papier hygiénique ça me paraît inconcevable, et je n'en achète qu'un d'avance).

Suis un peu perdue.

izabelle
Animatrice forum

c'est vraiment intéressant ce que tu écris Fred sur l'attachement....

c'est vrai que les enfants qui ont rencontré des difficultés d'attachement portent ensutie souvent cette problématique de "s'accrocher"  aux choses

je crois que tu as déjà bien conscience de la situation, et peut-être même qu'un peu de défusion pourrait te donner un coup de main (je dis ça car je sais que tu connais) pour faire ce deuil dont tu parles

j'imagine bien un titre du genre  "la détachée"  ou l'image d'un palmier qu'on secoue et une noix de coco qui s'accroche désespérement....

Nounette73.
Abonné

Oh je suis désolée FRED

En vous lisant je me dis que je suis restée plusieurs semaines en couveuse à la maternité (à l'époque on ne prenait pas les enfants dans les bras, on m'a laissée pleurer sans intervenir, quand je suis sortie de couveuse je ne pleurais plus ...).

Et attachement maternel, hahaha, nada. Ma mère voulait un garçon, j'avais un jumeau (resté en couveuse beaucoup moins longtemps ... moi je n'en sortais pas parce que je ne prenais pas de poids, ha-ha-ha). Mon père était et est toujours très attaché à moi mais ça n'est pas pareil.

Il y a sûrement des sujets à creuser !!

J'ai un peu du mal à voir le rapport cela dit. Ou en tout cas j'ai un peu de mal à voir comment je m'en sers pour changer de comportement.

Je lis bien ton idée de défusion Iza mais en ce qui me concerne ça m'a structurée ... je ne me sens capable de jouer la défusion à ce stade (et les thérapies ne m'avancent pas des masses non plus, mais je n'ai jamais fait de thérapie sur le comportement alimentaire).

Ca commence à m'oppresser. Je ne sais pas comment trouver les ressources.

Si un des Dr pouvait intervenir sur ma question ?

FRED73
Marraine

Merci les filles.

Ariane, ma mère aussi voulait un garçon, ce n'est pas pour rien que je m'appelle Frédérique ! Petite je détestais mon prénom parce que les autres enfants me disaient toujours que j'étais un garçon. Et puis j'ai fini par me dire que c'était mieux d'avoir ce prénom en étant une fille, c'est plus original !

Izabelle, oui la défusion je l'utilise souvent, et l'image de la noix de coco qui s'accroche ça me parle ! Je vais essayer. Je suis en plein déménagement, j'ai jeté certains trucs mais pas tout ce que j'aurais eu envie. Il va falloir que je me fasse violence pour le faire!

Bliss.
Abonné
Ariane tu parles de ton jumeau....et moi je me demande si là aussi il n'y a pas quelquechose? passer 9 mois dans le ventre avec un autre bébé, une autre présence, un contact quasi permanent, se retrouver séparés à la naissance, et peut être pas dans le même couveuse? et peut être avec une maman qui a du trouver comment faire dans cette situation? Je ne sais pas c'est une piste....... Bon sinon ce midi du coup ej em suis servie une mini assiette et pas de dessert je ne ressens plus la faim pas même une envie, tout au plus d'un truc frais et sucré, je vais emmener avec moi des abricots. Moi en tout cas merci pour ce post "ca me travaille".
Flowerbomb.
Abonné

L'angoisse de séparation je connais aussi. Fille d'immigrés, je suis née alors que mes parents étaient venus dans ce pays pour y travailler après même pas une année. A l 'époque, "la mode" c'était d'envoyer les enfants vivre avec les grands-parents dans le pays d'origine. Mes parents se sont donc séparés de moi et m'ont confiée à mes grands-parents à l'âge de 3 mois (avec en prime sevrage de l'allaitement au sein du jour au lendemain) et m'ont reprise à l'âge de 5 ans. je les voyais une fois par année et bien entendu, je les repoussais complètement. Revenue vivre avec eux, j'ai en plus hérité d'une petite soeur qui était déjà là. bien entendu, il y a eu de la souffrance de leur part mais pour moi, en tant qu'enfant, il s'est agi là d'un double déchirement, car d'abord séparée de mes parents et ensuite séparée de mes grands-parents.

Tout ça m'a valu bien des problèmes notamment de dépression et 5 ans de psychothérapie analytique.

Mais tout va mieux désormais... avec quelques séquelles, notamment au point de vue alimentaire.....surtout lorsque nous dînons avec mes parents ou mes soeurs, alors là, la nourriture me sert de bouclier. je le sais, je le vis en pleine conscience mais je n'arrive pas à changer cela.......

Nounette73.
Abonné

lol en l'occurrence c'est 8 mois les grossesses gémellaires.

Merci Fred pour ton idée. J'y réfléchis mais non le jumeau ça ne me parle pas tellement, surtout qu'on s'est bien retrouvés collés l'un à l'autre après

mais par contre le truc qui me percute c'est d'avoir écrit ici que je suis restée éloignée de ma famille (y compris de mon frangin qui poussait comme un champignon) parce que je ne prenais pas assez de poids.

Et petite, je ne mangeais rien, j'étais "difficile", au point que ma grand mère a dû retenir ma mère que ça rendait violente (alors sur l'état d'énervement qu'on peut ressentir je suis à bon école, ma fille aînée est en refus total des légumes et c'est vrai que ça finit par rendre barge, en revanche je ne serais pas allée jusqu'à passer à l'acte sur un bébé de 6 mois).

Je ne détaille pas plus car on est dans la partie publique mais disons qu'il y a des sujets, là.

Bon et puis bien sûr on devait finir nos assiettes (en pensant aux petits éthiopiens) et interdit de sortir de table avant la fin du repas.

...

Et maintenant, bé, j'en fais quoi moi ? ca ne me dit pas comment ne pas finir mon assiette blush

C'est de l'entraînement comportemental ?

Ou il faut une thérapie ? (encore)

izabelle
Animatrice forum

à ce stade, ce n'est plus de l'angoisse de séparation, mais plutôt de l'angoisse que ma mère me frappe si je ne finis pas mon assiette....   et chez elle peut-être une angoisse que tu ne survives pas, bb, si  tu ne  "prenais pas de poids"

peut-être prendre conscience de cette angoisse, simplement, devant une assiette non terminée, surtout SANS faire de pleine conscience  (non je blague, c'est juste parce que j'ai lu que tu étais réfractaire)  mais simplement en respirant avec cette angoisse-là  qui est une angoisse passée qui se réveille peut-être de temps à autre, mais qui est bien dans le passé

FRED73
Marraine
Ariane, rendons à Bliss ce qui appartient à Bliss : c'est elle qui a donné l'idée des jumeaux et pas moi...
Nounette73.
Abonné

Oh oui

pardon Fred

et donc merci pour ton idée Bliss

en fait comme je réponds en plusieurs fois (suis au taf), le temps que je poste ma réponse il y a eu d'autres réponses que je manque, après je me mélange en répondant (en plusieurs fois à nouveau).

Et du coup je viens de voir ta réponse Iza, merci !

Bé ... je n'ai pas peur que ma mère me frappe si je ne finis pas mon assiette ... je n'en ai aucun souvenir au niveau conscient c'est ma grand mère qui me l'a raconté. Ca ne me paraissait pas être ce que ma mère a fait de pire (et puis vu comment ma propre fille m'exaspère, je comprends qu'elle ait été elle-même au point de rupture, enfin je veux dire que ça ne me secoue pas tant que ça)

(sinon elle n'avait pas peur que je ne grossisse pas, c'est juste que ça l'énervait que je résiste ... Mais je n'ai jamais été en danger juste jumelle née à 8 mois donc petit poids ... On m'a rendue à mes parents quand j'ai repris mon poids de naissance +10% - c'était le concept de l'époque. Ma fille ainée a mis 1 mois à reprendre son poids de naissance (on débutait toutes les deux en allaitement) elle n'a jamais été en danger, je ne sais même pas pourquoi on m'a gardée si longtemps).

Disons que je pense que son attitude n'a pas été neutre dans mes troubles du comportement alimentaire mais ça n'est pas aussi linéaire que çasad  . Et puis cette idée de ne pas savoir jeter les trucs ça me parlait bien (ça parlerait bien à mon compagnon qui lui est un peu un "jeteur fou", ça l'énerve que je conserve les objets mais lui il balance tout sans demander et après faut racheter).

Mais aussi bien c'est une coïncidence que je sois "conservatrice", c'est de l'affectif (je donne même des noms à mes bagnoles), et on est effectivement sur une angoisse type "rappel" ? Mais alors là je ne sais pas du tout l'explorer ou l'identifier. En plus j'ai pas envie de trop gratter pour sortir tous les trucs moches, les examiner et me dire ça oui, ça non, ça peut-être (je veux dire, ça va de l'avoir vécu une fois, hein). Soit ça m'explose à la figure soit ça ne me parle pas et j'avoue que je l'écarte peut-être un peu vite ?

Après (pour reprendre l'idée de s'observer et d'accueillir ses ressentis) je sens bien que j'ai la gorge serrée quand j'évoque tout ça donc il se joue quelque chose (sur la question du fait que je sois restée en couveuse) mais est-ce que c'est ce qui se joue dans mon assiette ???

pfff

Un personnage de roman, Hannah, disait que s'il n'y a pas de solution c'est qu'il n'y a pas de problème. Si ça se trouve je me fais des noeuds au cerveau pour rien. Je manque de patience...

Bliss.
Abonné
Je ne peux parler que pour moi mais une expérience thérapeutique quelle qu'elle soit n'est pas une fin en soi. C'est toujours le début d'autre chose, une autre vie. Et ensuite d'autres rencontres différentes démarches, soit thérapies mais aussi spirituelles ou corporelles. Peut être es tu à la croisée d'un chemin pour aborder le problème d'une autre manière? Pour moi le verbal et l'échange face à face à eu une grande place dans ma vie. Je dirai même quand je vois certaines personnes autour de moi ca m'a sauvé la vie, j'ai une famille un boulot etc....et ce n'est pas gagné pour tout le monde selon son vécu. Mais là il se passe des choses très très fortes, tellement fortes dailleurs que je résiste et n'ose me lancer du côté du corporel. ça a commencé par la découverte de la biodanza et de danser avec d'autres personnes. Puis avec le qi gong. Il y a tout un vécu du corps en jeu et des choses à "lâcher " autour de cela. Mais pour une autre personne ca passera par quelquechose de créatif, ou par un changement de boulot ou familial. J'ai une copine de net qui a découvert la RA par les livres. Elle s'est aussi rendue compte qu'elle n'avait jamais appris à cuisiner qu'elle ne connaissait pas trop et mangeait toujours la même chose. Par marmiton elle a appris pleins de recettes, et par ce biais là elle s'est mise à cuisiner, découvrir inover. Et simplement comme cela dans le plaisir et la joie de découvrir et manger elle a perdu 10 kilos. On n'est pas forcément obligé de "gratter pour trouver des trucs moches".
fleur2lotus.
Abonné

Angoisse de séparation et je ne suis plus sûre du terme exact "trouble/peur de l'attachament", même combat?

Je vis bien la solitude si c'est moi qui la choisis mais pas si je me sens exclue. J'ai changé de service l'an dernier et j'ai toujours du mal à entendre mes collègues parler des restos qu'ils ont fait sans moi, même si c'est la tradition et que je peux les voir tous les jours et que je mange avec eux chaque semain à la cantine. La semaine dernière ils parlaient du prochain resto prévu ce soir et ma tête hurlai "Et moi, et moi!!", et moi a été invitée yes

Je vois un psy depuis longtemps et hier encore, on évoquait cette peur panique (le mot n'est pas trop fort) de l'attachement, peur en fait que si je m'autorise à m'attacher, ça va me revenir en pleine figure et que les gens que j'aime meurent ou me quitte ou le retour de Cosette oubliée sur une île déserte.

Tout au long de l'année, j'ai oscillé entre je décide de quitter/je pousse mon compagnon (depuis 11 ans 1/2) à me quitter. Au moins, je ne vivrais plus dans la peur, tout plutôt que la peur. Pour le moment, la nourriture est une puissante protection contre cette angoisse car la nourriture, elle, sera toujours là, quoi qu'il arrive et pour le moment, je n'arrive pas à lâcher.

Assez paradoxalement, quand ça clasche dans mon couple, les compulsions sont moins violentes que quand ça va.

Ce que suggère le psy : si j'arrives à ne manger que 4 tablettes de chocolat là ou d'habitude il y en a 5 (même si je peux avoir la 5ème si je veux) et bien c'est bien. Renoncer petit à petit à la nourriture pour s'attacher aux personnes.

J'ai du mal à jeter de vieilles cartes d'anniversaire, idem pour les SMS d'anniversaire, sans parler de tous ces vêtements dans lesquels je ne rentre plus ou cette jupe qui doit avoir plus de 10 ans et qui a été tant portée que c'est un chiffon mais que j'associe à des moments où je me sentais bien dans ma peau.

Vali
Ancien abonné

Coucou, Fleur de Lotus,

 Et si on laissait chez le psy ce qui est trop douloureux, ce qui doit rester entre ses portes dans un temps limité imparti ?

...pour faire en douceur avec LC, curiosité et bienveillance,

- de la RPC, (" je pense ça et je reviens vers ma respiration", ou l'air sur la peau, l'au fraiche, ou autres sensations physiques, ...)

-de la relecture des chats avec A et Z,

- voire de la participation à ces chats,

-des remplissages de gentils petits carnets et

- de petits exercices de gym avec Guillaume ?

Les forums ne sont pas un carnet intime, ni des séances de psy gratuites ou presque. ...Mais un lieu d'encouragement à la méthode

Je n'y vais d'ailleurs que depuis que j'ai un "exo" du programme à faire qui me coince !

Bon courage, RESPIRONS A FOND, nous pouvons supporter des tas de choses.

Entrainons nous à déguster à froid - sans EME- et à FOND, deux carrés de chocolat ...un abricot( c'est la saison!)

N'hésite pas à écrire à A et Z et ta coache, De vrais PROS, ils ne te JUGENT PAS !

Bonsoir

Vali

Nounette73.
Abonné

Bonjour Vali, et si on laissait les participantes faire de cet espace de discussion ce qu'elles ont envie d'en faire ? Dans le respect du cadre du forum et en leur faisant confiance pour ne pas se mettre en danger.

Fleur de Lotus je suis soufflée parce que j'aurais pu écrire ton post - si on excepte le fait que je n'en suis pas à pousser les gens à me quitter de peur qu'ils me rejettent. Et qu'en dehors de période de restrictions féroces je n'ai guère de crises d'hyperphagie.  Mais l'angoisse du rejet, ohlala, oui c'est très fort,  ça m'amène à avoir des comportements pas du tout naturels pour maîtriser l'image que je vais donner, ce qui bien sûr produit en général l'effet inverse de celui espérer mais je ne contrôle pas. Bref ça m'a fait du bien de te lire.

Moi aussi je garde les SMS de naissance, d'anniversaire, et j'ai même celui que m'a envoyé mon homme il y a 10 ans, quand "tout a commencé", bon j'appelle ça être sentimentale  ! 

Est-ce que la peur d'être rejetée entraîne l'angoisse symétrique de jeter soi-même ? Est-ce que c'est pour ça que je n'arrive pas à ne pas terminer mon assiette ? (désolée j'en reviens toujours à cette question)

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