Compassion et bienveillance envers soi ... - 08032013

belleetsereineen2013.
Abonné

Bonjour

 

Vous êtes plusieurs à me parler de compassion et de bienveillance envers moi-même ... cela va vous paraitre sans doute bête mais alors que j'arrive sans mal à éprouver de la compassion et de la bienveillance envers autrui .... ben cela ne résonne pas du tout quand je me demande comment faire preuve de compassion et de bienveillance envers moi ...

Pourriez vous m'aider un peu ?

Merci

Commentaires

Flo16.
Abonné

"C'est prendre soin de soi d'une manière telle que l'on va bien et qu'alors, inévitablement, on a beaucoup à donner aux autres et on ressent envie de le faire.

C'est vivre sa vie de façon à se sentir heureux, en paix et en harmonie avec ses valeurs, ses rêves, ses aspirations et ce, sans qu'il n'y ait un coût à payer pour quiconque."

Voici la définition donnée par Anne van Stappen dans le "Petit cahier de bienveillance envers soi-même".

Et maintenant voici les cinq talents à cultiver pour y arriver :

"Être présent à soi

  • à son corps
  • à ses émotions et à ses besoins

Oser prendre soin de soi, quitte à déplaire

  • bien s'occuper de soi
  • se faire plaisir
  • être à l'écoute de ses limites (lorsqu'on donne à autrui)
  • faire le tri entre ce qui est bon pour soi et ce qui est nuisible

Cultiver un dialogue humain par :

  • l'expression de soi, honnête et assertive (exprimer ce qui est vivant en soi sans agresser, juger ou critiquer l'autre)
  • l'écoute de l'autre, empathique et respectueuse (tenter de comprendre l'autre et qu'il se sente compris, quelle que soit sa façon de s'exprimer)
  • l'expression de la gratitude ou savoir (se) remercier

Créer une vie en accord avec qui on est profondément

  • s'écouter pour se connaître (auto-empathie)
  • aller vers ses rêves

Discipliner son esprit

  • lâcher les jugements et les transformer en sentiments/besoins (transformer "ce que je te reproche" en "ce à quoi j'aspire"
  • repérer et savourer autant que possible la beauté de chaque instant"

 

Voilà, voilà, je pense de quoi alimenter quelques cogitations et qui me fait penser que nous sommes au bon endroit sur ce site pour avancer sur notre chemin personnel vers la bienveillance envers nous-mêmes !

Bonne soirée !

belleetsereineen2013.
Abonné

Merci

Je vais copier ta réponse dans mon blog aussi !!!!

odile59.
Abonné

Belle et Sereine et Flo 16,

merci à vous, toutes les deux.  yes

 

Belle et Sereine - 

je ne voudrais pas non plus "souffrir avec moi". La compassion n'aide pas vraiment, je la ressens comme un sur-place, sans la moindre vitalité. -  Il y a peut-être eu confusion de mot ??!!

Mais la bienveillance envers moi : OUI, j'y veille. smiley  

 

Flo 16 -

Merci de nous faire connaître les cinq talents à cultiver enlighteneddu "Petit cahier de bienveillance envers soi-même" d'Anne van Stappen. En tout cas, moi je ne connais pas ce livre. - J'adore !!!!  smiley et me demande en même temps :

- Comment peut-on être en harmonie avec ses rêves ?

- Est-ce qu'il est vraiment possible de savoir qui on est profondement ? Je crains ne jamais le savoir... de mon vivant. 

 

Merci encore et

Bon week-end,

teresa  smiley

 

 

izabelle
Animatrice forum

pour être en harmonie avec ses rêves, il faut à mon sens poser des actes concrets qui nous permettent de vivre les valeurs qui sont contenues dans ce rêve

si par exemple mon rêve est d'avoir plein d'amis,   le fait de poser un acte qui va dans le sens du contact avec l'autre est un pas sur le chemin de mon rêve, par exemple appeler un ami  ou programmer de nouvelles rencontres

on peut être en harmonie avec ses rêves dans l'instant présent, en vivant au présent ce qu'ils symbolisent

 

 

 

Savoir qui on est profondément....   je ne suis pas sûre que l'on doive  "savoir",  mais plutôt   "être" qui on est profondément,  "vivre"' qui on est profondément.

Je lisais dans le livre de Chozen Bays hier   que la pensée et la conscience sont deux fonctions distinctes, et que quand la pensée fonctionne, la consicence est hors circuit

je ne sais pas si c'est vrai, Russ Harris distingue le moi pensant et le moi observateur

et plein d'autres auteurs ont fait ce genre de distinction, ce sont des distinctions parfaitement efficaces concrètement pour ne pas s'épuiser mentalement à saisir l'inssaisissable

 

de mon vécu, je ne peux pas "savoir" qui je suis profondément, car mon intellect, ma pensée, n'a pas accès à la complexité de ce que  "je" suis

je n'ai d'autre choix que de  "vivre" qui je suis,   juste "être"  sans chercher à définir, étiqueter, connaitre d'une façon intellectuelle

 

du coup ça rejoint un peu ce que c'est pour moi la bienveillance envers soi-même

 

c'est une notion qui m'était pour le moins étrangère, non pas que je n'ai jamais été dure avec moi-même en fait, mais par contre ma "machine à jugements"  se portait le mieux du monde, d'ailleurs en France on est les champions....

je dois dire que j'aime l'esprit critique, quand même, mais finalement j'ai appris à le diriger là où il est utile,   et non plus contre mes émotions, mes états intérieurs

parce qu'en jugeant comme "mal"  le fait d'avoir honte, d'être stressée ou autre,   je ne me rendais pas service....

cela m'incitait surtout   à   éviter ces expériences intérieures (et bien sûr la nourriture était mon arme favorite)

 

c'est ainsi que pour moi, de mon petit point vue, la bienveillance envers soi-même, c'est de porter une attention à soi-même, ses états intérieurs, ce qu'on vit intérieurement, sans émettre de jugement critique sur "les-dits" états......   juste pouvoir observer cela avec ce regard mêlé de compréhension et d'acceptation, c'est ça que j'appelerai la bienveillance, quand on n'a plus "peur" de ces choses-là, qu'on vit en soi, quand on ne cherche plus à les classer, les juger et les condamner
 

la bienveillance avec moi-même, c'est de pouvoir être attentif à soi sans plus se dire  "c'est bien"  "c'est mal",   comme l'attention que l'on peut porter envers un nouveau-né...     on lui porte une attention immense, et on n'aurait pas l'idée de le fustiger s'il est mal, s'il a soif, s'il pleure, non on s'en occupe avec bienveillance

Lyphaé.
Abonné

Je suis d'accord avec toutes les interventions avant et je me souviens d'un jour où j'avais compris la bienveillance envers moi-même... J'avais écrit un post sur le forum suite à ça, je te mets le lien pour ne pas répéter  : //www.linecoaching.com/content/bienveillance-envers-soi-meme

Pour moi, la beinveillance envers soi-même c'est aussi prendre soin de soi, être gentille envers soi et accepter qu'on je soit pas toujours Miss Parfaite. Parfois on a dur, ou on est fatiguée, ou on échoue... Et c'est pas une raison pour s'en vouloir et ne plus prendre soin de soi...

Bliss.
Abonné
Tous vos messages sont super et toutes vos idées d'actes de bienveillance. Pour ne pas faire doublon être bienveillante envers moi même consiste à accepter qui je suis comment je réagis ce qui m'arrive quoi que ce soit. C'est faire tout pour moi et rien contre moi.
lorraine
Marraine

Il me semble que la bienveillance envers soi même est une des clés pour mener à la réconciliation avec soi même (via la réconciliation avec la nourriture par exemple) c'est  pour cela que c'est un aspect capital .

j'ai lu vos posts très intéressants Merci....

Je me souviens du tien Lyphaé (que j'ai été relire) J'avais beaucoup aimé. Tu avais tout dit...

 

 

Si parfois la nécessité  d'insister sur cette bienveillance//à soi même s'impose c'est à nous lire les uns et les autres, et de constater que nous pouvons être   des champions de la bienveillance (ou compassion ou  empathie ou gentillesse en quelque sorte des synonymes) envers les Autres. ll n'y a alors guère de place pour s'occuper de soi et oeuvrer à un changement de comportement alimentaire......

Des tendances parfois, à tout laisser passer aux Autres et à leur être dévoués d'une manière inconditionnelle et en parrallèle ne pas accepter la moindre des nos failles personnelles (ou plutôt ce que nous considérons nous comme étant des failles). Et comme la moindre de nos faiblesse nous fait manger par culpabilité, honte, angoisse on est pas sorti de l'auberge..........D'où la nécessité de viser une façon d'être différente envers Soi et les Autres

.

 

Peut être que avant même de se focaliser sur "comment être  bienveillant avec soi même" , peut-il être important de faire un état des lieux sur notre propre personne : quel droit à l'existence nous accordons nous ?  comment nous considérons nous ? quelle valeur nous accordons nous ? pourquoi nous critiquons nous sans cesse? D'où nous vient ce regard négatif posé sur nous même mangeons nous compulsivement, aussi, parce que nous ne nous supportons pas ? etc.etc etc......

 

Et de bien entendu, comme nous sommes tout de même le résultat d'une éducation, d'un environnement familial, quel regard nos parents ou nos premiers éducateurs ont-ils posé sur nous ? comment nous ont-ils accompagné vers notre vie d'adulte avec quels mots, avec quelle considération...? etc....

Pour illustrer mes propos et tenter d'être le plus claire possible voici un bout de témoignage   : Me concernant  je n'ai guère eu droit à l'empathie de ma mère (mon père aurait pu être  aimant mais il avait d'autres préoccupations) une mère qui avait beoin aussi de l'empathie de quelqu'un et qui  comptait sur la mienne, et ce dès mes 4 ans  ...J'ai plutôt été le receptacle de ses humiliations, de ses jugements et critiques de manière quai continuelle . (mécanismes de défense liés à sa propre souffrance d'enfant et de femme bien sûr, une fois adulte je l'ai compris et accepté) -je sais que bon nombre d'entre nous ont traversé une enfance difficile ou tout au moins ont eu à faire à de nombreuses attitudes parentales non attentionnées-

Bref, avec les années , par le biais d'un travail sur moi, j'ai compris que je n'étais pas la mauvaise que je pensais être à interpréter les attitudes et les mots rejetants de ma mère à mon égard. J'ai appris à arrêter de me détester (c'est à dire j'ai appris à me réconcilier avec moi même)

Il s'agit donc de se "décoller" (ou désialiéner ou défusionner) des discours parentaux entendus(et autres, auxquels on a cru dur comme fer) . Se dire, ce n'est pas vrai ce qu'ils m'ont fait passer comme opinion sur moi  pendant des années...Et tous les jugements avec lesquels je me flagelle ne sont que des pensées , ce n'est pas moi...Cela s'appelle aussi grandir.......

Cela a été en tous les cas ma démarche personnelle, c'est un travail long, petit bout par petit bout. Mais comme les apprentissages sont longs, je me surprends encore  régulièrement à me critiquer, mais vite j'en ai conscience et je me dis "sois gentille/bienveillante  ne te jette pas les pavés qui te cassent totalement  Fabienne"; la douceur c'est le meilleur moyen aussi pour tenter si besoin d'amorcer un changement de façon de faire et de s'améliorer)

Donc, dans notre contexte d'adulte,  dans un milieu constructif et épanouissant pour nous, apprendre (car ce n'est pas magique pour qui ne l'a pas intégré dès son enfance) à se forger sa propre opinion sur soi même et finalement réaliser que nous sommes "quelqu'un de bien" avec plein de qualités, qu'avoir des défauts, c'est normal,  ne veut pas dire être indigne d'amour ou incapable de belles réalisations.....qu'il n'y a pas besoin d'être dans le sacrifice de l'Autre .....ou d'être parfaits.....C'est tout s'accorder ça -aussi- ça  de la bienveillance....

 

cf. aussi éventuellement sur le forum dans l'aliment du bonheur "nourritures spirituelles"

 

Fabienne

Laureline.
Abonné

Merci Belleetsereineen2013 d'avoir posé cette question ! Elle fait écho en moi, je vais la laisser cheminer...

Merci aussi pour les réponses, elles sont enrichissantes. Dans la foulée j'ai lu l'autre discussion sur le sujet. Je ne me serais pas doutée avant mon inscription trouver "tout ça" ici.

J'aime l'idée qu'être bienveillante envers soi c'est être "douce" et non pas "molle". A mon sens, être douce n'empêche pas de se mobiliser. Par exemple je trouve que suivre le programme LC, c'est une forme de bienveillance envers soi. Pourtant nous savons tous que cela demande de sacrés efforts. A l'inverse, suivre un régime, je vois cela maintenant comme une façon d'être dure avec soi, mais pas très bienveillante finalement.

Aussi, je pensais au sport. Je pratique le pilates deux fois par semaine. Je sens que cela fait du bien à mon corps et à ma tête. Pourtant au début c'était difficile, surtout en raison du surpoids. Continuer le pilates, c'est une des choses les plus bienveillantes que j'ai pu m'offrir ces dernières années. Et de temps en temps, quand je suis très fatiguée, quand je sens que le pilates ne m'aiderait pas à me défatiguer, je ne vais pas à un cours. Je m'écoute, comme j'écouterais une amie, à qui je dirais sans hésiter :"fais une pause, pour mieux reprendre après". Est-ce que cela ne serait pas de la compassion envers soi-même ?

Une belle journée à vous !

liegama.
Ancien abonné

Merci pour tous ces posts fort intéressants sur la bienveillance. En débutant LC et durant les 6 premiers mois je ne comprenais nullement ce qu'était la bienveillance. Je découvre peu à peu comment cela peut se traduire.

Le post de Lorraine résonne beaucoup en moi. Pour moi en ce moment c'est le travail de la défusion des pensées que j'ai internalisé de toutes les personnes qui ont fait figure d'autorité dans ma vie, à commencer par mes parents. 

C'est une grande découverte pour moi de réaliser, à travers la pleine conscience, que je ne suis pas les discours que mes parents m'ont fait pendant des années. J'apprends jour après jour à ne plus me réduire à ces pensées, à ne plus façonner ma vie autour des images et projection de ces autres que j'avais internalisé.

Pendant longtemps j'ai cru qu'il me fallait gagner mon droit à exister, que je devais mériter ma vie et que ce mérite passerait par le "faire". Je me suis donc épuisée à essayer de gagner ce droit. Je voyais la vie comme une course où il y aurait une ligne d'arrivée, je fixais des objectifs, des plans pour atteindre ces objectifs, comme une quête sans fin vers un bonheur qui était (j'en étais sûre) à l'extérieur à de moi, quelque part dans le futur. 

Dernièrement je me rappelle doucement mais régulièrement que j'ai le droit de vivre, que je vis, que cette vie m'est donnée, que je n'ai pas à la gagner. Et peu à peu cette partie dure et rigide en moi, celle qui me pousse à toujours allait plus loin, plus fort, plus haut, plus, plus plus se calme, se dissout en quelque sorte pour laisser place à une autre partie plus douce, plus calme, plus sereine. Et je peux alors goûter à l'instant présent, au simple fait de respirer, de voir, de sentir, de toucher. Et se dépose peu à peu au fond de moi la certitude que je suis une belle personne, que je suis déjà complète, parfaite et qu'il n'y a rien à faire, rien à ajouter, juste à être.

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