Culpabilité et bonne faim - 15032012

Juliaan.
Abonné

Cher Docteur, Je sais à présent reconnaître ma bonne faim et quand je mange ainsi, c'est super, tout roule. Le hic c'est lorsqu'il y a craquage, soit repas en soirée ou en fin d'après-midi pour me réconforter. Même si mes craquages ne sont jamais très important (je suis une petite mangeuse) je culpabilise énormément après. Et cette culpabilité m'empêche de pouvoir attendre sereinement ma bonne faim, car à ce moment je me dis "J'ai trop mangé donc il va falloir te restreindre ma belle, hi, ha, ah, genre CRUELLA!!!" . Et là panique ça m'angoisse et si je ressens une toute petite faim je mange et je me sens lourde, car mon organisme n'avait pas encore éliminé.. Bref j'espère avoir été compréhensible. Que faire dans ces cas là? Merci de votre réponse

Commentaires

Flowerbomb.
Abonné

Bonjour Juliaan,

je dirai : pratiquer l'EME Zen et aussi si tu as accès à l'outil "mieux gérer ses fins de journée"

danseuse37.
Abonné

Bonjour Juliaan,

Déjà je te dirais de contrer ta petite voix intérieure qui te dit "J'ai trop mangé donc il va falloir te restreindre ma belle, hi, ha, ah, genre CRUELLA!!!" et lui répondre par un "et oui j'ai trop manger mais ce sera pas me restreindre que d'attendre que la faim revienne!! Genre je suis très zen ;)".

C'est un peu la méthode Coué LOL mais je pense qu'il est urgent de changer tes schémas de penser car c'est aux qui te mènent à la culpabilité et au final à manger trop sans respecter tes sensations de faim. Comme tu le sais; la restriction mène à la compulsion et dans ton cas, c'est l'idée même de restruction qui chamboule ta perception de tes sensations alimentaires. Donc si tu élimines cette idée parasite de "je vais devoir me restreindre" tu élimnineras par la même occasion la cause de ce "brouillage" de sensation.

J'espère que j'ai été claire, sinon n'hésite pas!

Bonne continuation!

Juliaan.
Abonné

Merci danseuse,

Après un bon repas entre amis combien de repas devez-vous attendre avant le retour de la bonne faim?

sagattine.
Abonné

Je dirai que ça dépend des gens (les personnes actives doivent avoir besoin plus rapidement de manger que des personnes très sédentaires je suppose), de ce que tu as mangé,... Mais disons que ça ne m'étonnerait pas de sauter un ou deux repas avant le retour de la bonne faim. Mais il ne faut pas compter en termes de repas : si tu as fait un bon repas le soir, tu n'auras peut-être pas faim au petit-déjeuner, voire au déjeuner mais tu auras envie de manger vers 15h par exemple. A ce moment tu peux manger puisque tu as faim, mais je le vois plus comme un déjeuner retardé que comme un déjeuner sauté... Je ne sais pas si je suis claire, mais ce qui est sûr c'est qu'il faut se fier à ses sensations alimentaires!

Sop.
Abonné

Bonsoir,

Oui, se fier à ses sensations, mais j'ai surtout l'impression que mon estomac a rétréci, donc satiété vite atteinte, du coup je mange moins, saute les heures de repas, l'estomac doit encore rétrécir etc... En bref, j'ai de moins en moins faim et suis de plus en plus fatiguée, je ne sais pas si quelqu'un ressent cela?

 

Bonne soirée à tous,

Sop.

danseuse37.
Abonné

Je dirais aussi que ça dépend des gens! Par contre, je ne pense pas qu'il faille être si "binaire" : si je ne sens pas la bonne faim je ne mange pas du tout jusqu'à ce qu'elle arrive. Au début on est toutes comme ça je pense, parcequon veut en quelquesorte "racheter" nos excès. En fait, et cela le Dr Zermati me l'avait dit en consultation et ça m'avait fait réfléchir, tu peux aussi attendre une petite faim et manger en petite quantité. Adapter tes prises alimentaire à la taille de ta faim en quelque sorte, pour sortir du tout ou rien dans lequel on est souvent quand on est abonné aux régimes (le fameux restriction/compulsion). Ca te permet de te reconnecter en douceur avec tes sensation alimentaires.

Juliaan.
Abonné

J'aime bien ta réponse danseuse. Je me rends compte qu'en fin de journée j'ai souvent une petite faim, vers 17 heures, et là je ne sais pas quoi prendre comme collation pour patienter jusqu'a'u dîner. C'est souvent trop ou si j'arrive à attendre une bonne faim je me rends compte que je profite beaucoup mieux de mon dîner. Mais en fin de journée je suis plus nerveuse et la petite faim me rend un peu nerveuse.

J'aimerai trouver un rythme, mais est-ce possible quand on doit écouter ses sensations? Cela dépend des jours et des repas,. Je crois que c'est ce non rythme qui m'angoisse. Je ne sais pas trop sur quoi m'appuyer...

MANYUKA.
Abonné

Quand je suis dans un état de détente, je parviens très bien à gérer la faim et à adapter la prise alimentaire mais en periode de stress(comme c est le cas en ce moment) les sensations ne sont plus identifiables...tout se mélange et meme si je parviens à identifier des signaux de faim je ne parviens plus à identifier la satiete et les stress s aditionnent, ceux qui génèrent la perte de sensation et ceux qui sont génèrés par les compulsions alimentaires...Le point important de cette experience desagreable c est que meme si je mange sous l effet des emotions et en trop grande quantité par rapport à mes besoins, je n ai pas atteint le niveau de malaise que je pouvais connaitre avant de suivre les conseils de LC. Je ne suis pas allée voir sur la balance comment se chiffrait cette explosion d EME mais au ressenti je sais que les crises sont moins destructices que celles que je faisais avant. Meme dans une periode difficile je peu voir les progres subjectifs...Je crois que tant que l alimentation viendra répondre à un etat  emotionnel trop intense,je ne pourrais pas dire que je suis guidée par mes sensations physiologiques....et c est là que je peux constater que les regimes sont des voies sans issues puisqu il ne vont pas à la source du problème mais à la conséquence...

bonne experimentation sur ce long chemin

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Ça roule tout seul, ce forum ! Que des réponses d’une grande pertinence.

Oui, la culpabilité, ainsi que les autres émotions et sentiments puissants, masquent les sensations alimentaires, et déclenchent des EME.

Le problème est donc de modifier la façon dont on vit ses émotions.

Car, ces émotions, les pensées qui viennent nous visiter, tout cela apparaît sans nous demander notre avis ! Mais notre attitude face à ces pensées et de ces émotions, ça, nous pouvons le modifier !

"J'ai trop mangé donc il va falloir te restreindre ma belle, hi, ha, ah, genre CRUELLA!!!" apparaît dans votre champ mental, accompagné de culpabilité et d’angoisse. Bien : voilà comment fonctionne mon mental. J’accepte cette visite, et tout en respirant (inspir, expir, encore et encore) je contemple avec curiosité et bienveillance comment évoluent ces pensées et ces émotions.

Les émotions sont fugaces par nature, quand on ne lutte pas avec elles, quand on ne les fuit pas. Les pensées sont encore bien plus fugaces, quand on ne les développe pas. Quoi qu’il se passe, dans ce moment de mon présent, je peux le supporter, le contempler.

Bravo manyuka, pour ces progrès progressifs. C’est ce qui me plaît le plus dans ce que vous dites : vous acceptez que les choses évoluent peu à peu.

Bonne route à toutes et tous !

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