DE TOUTE FACON IL FAUT FINIR LES RESTES - 30122012

LEOLOU.
Abonné

grande discussion avec mon compagnon, il faut finir, ne pas jeter, enfin il ne doit rien rester

comment sortir de cette spirale de trop de consommation, d'anti gaspi et de consommation raisonnée

en un mot comment adaptée ma quantité de nourriture à ma faim??

Commentaires

didil.
Abonné

Bonjour Leolou,

Tu es toute nouvelle sur ce site. Tu as choisi de t'engager dans une méthode qui en déconcerte plus d'un. Il va te falloir beaucoup de pateince pour faire comprendre à ton entourage les principes de cette méthode.

Tout d'abord les principes de base de la méthode sont l'écoute de soi, de son coprs et de ses émotions, ne jamais manger sans faim et s'arrêter de manger dès que la satiété est atteinte (si j'ai bien compris, car je n'arrive pas à ressentir la satiété puisqu'après deux bouchées je n'ai plus faim, tu manges quand tu as faim en prêtant attention au plaisir gustatif, quand tu n'éprouves plus de plaisir gustatif satisfaisant pour un aliment, tu changes de mets, jusqu'au dessert...).

Etre à l'écoute de toi va de pair avec le respect de toi. Tu n'es pas une poubelle où doit atterrir tout ce qui reste dans le plat. Si tu tiens le rôle de poubelle, tu vas continuer à grossir inexorablement. Si tu te respectes et que tu utilises la vraie poubelle au moment adéquat, tu te feras du bien et cesseras de grossir inutilement. Ton compagnon devrait pouvoir comprendre que tu n'es pas une poubelle, même si tu as accepté ce rôle jusqu'à présent. De toute façon, ce n'est pas parce que tu te seras gavée outre mesure que les "pauvres" auront plus à manger !

Tu devrais rapidement te rendre compte que jusqu'à présent tu cuisinais des quantités trop importantes et pouvoir réduirre les portions. Et s'il y a des restes que tu ne veux vraiment pas jeter, tu les conserves queqlues jours au réfrigérateur et les assaisonnes autrement une autre fois... Pourquoi ne pas faire un ou deux repas par semaine où tu poses sur la table tous les restes des jours précédents, et chacun se sert de ce qui lui fait le plus envie ?

Bonne chance pour ton parcours, et te faire entendre par ton compagnon !

pumpkin.
Abonné

Bonjour Leolou,

je ne peux pas dire mieux que Didil et je comprends cette préoccupation, ayant moi même été éduquée, comme énormément de gens, dans cette idée que jeter c'est mal.

Et en effet, je suis d'accord avec l'idée qu'il est préférable de ne pas gâcher, je suis sensible aux questions de surconsommation et de gâchis, mais quand il n'y a pas d'autre option que manger ou jeter (lorsque le petit reste dans sa boite en plastique en est déjà à son troisième round sur la table par exemple), dis toi que cela revient au même (je tiens ce conseil d'une 'line-coachée' qui était parvenue elle-même à ce constat face à sa difficulté à jeter). Le choix de la poubelle ou de ton estomac n'aura alors aucune incidence positive sur la situation de ceux qui n'ont rien à manger, ni sur la surproduction/surconsommation agro-alimentaire (par contre réévaluer sa consommation plus en adéquation avec ses besoins, ce que tu feras à terme, sans doute). Mais avaler juste pour ne pas jeter, même lorsqu'on a plus faim, aura forcément un impact négatif sur ton rapport à la nourriture.

Et en ce qui concerne le fait d'adapter sa consommation à ses besoins alimentaires, tu le feras tot ou tard une fois que tu auras réévalué ces besoins. Pour le moment je te conseille de mettre un couvercle sur cette idée qu'il ne faut absolument pas jeter pour ne pas qu'elle parasite ton parcours, qui par ailleurs te permettra de travailler sur cette idée à travers certains exercices.

Bon parcours Leolou !

charlotte25.
Abonné

Bonjour a tous,

comme beaucoup d'entre nous, j'ai été éduquée a ne pas gaspiller, ne pas jeter et réaccommoder les restes... et pourtant, après beaucoup de réticences et de culpabilité, je n'ai jamais autant "jeté" que depuis que je suis LC...

(en quantité raisonnable, mais jeté quand même ; une partie d'un plat que je ne trouvais plus bon, des aliments de moindre qualité qui ne me faisaient plus envie, des légumes cuisinés en trop grande quantité par "bonne conscience" mais sans réelle envie...)

J'ai dépassé un stade, eu un déclic (tout en me grondant intérieurement car mon budget est serré) et je préfère jeter ce qu'avant j'avalais sans faim, tout en me faisant la morale pour trouver la solution afin de ne plus le faire trop souvent...

Maintenant j'achète beaucoup moins qu'avant, en calculant mentalement quand je fais les courses ce que je mangerai dans la semaine (tant de bananes, de pommes, de yaourts, de carottes...). Le fait de programmer "a peu près" les menus m'aide a ne pas gaspiller. Et quand j'ai envie d'un plat qui ne se cuisine pas habituellement en solo ( parmentier, pot au feur etc...) j'en congèle des portions que j'emporte ensuite au travail pour ma pose déjeuner (une ou deux fois dans la semaine pour ne pas me lasser...)

J'en profite pour vous souhaiter a tous et toutes une belle année 2013, pleines de réussites en particulier avec LC, et parsemée de grains de bonheur à picorer quand ils se présentent,

Charlotte

mary28.
Abonné

De mon éducation, il fallait finir son assiète, et en plus étant l'aînée d'une famille nombreuse, je devais cuisiner pour tous, en assez grande quantité et ces habitudes, je les ai trop gardé. 

Je n'apprécie pas le gaspillage; alors difficille 

zen1.
Abonné

'Personnellement j'ai congelé dans de jolies barquettes individuelles directement le 31 après le repas . Comme cela pas de tentation inutile mais plein de bonnes choses ( petit pain , gaufre, petits fours , viande cuite ) à dégeler au gré des humeurs et envies !

 

Patience
Marraine

Bonjour Leolou,

Avant tout, mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, ainsi qu'à tous les autres !

Quand on se pose beaucoup de questions face à la nourriture (jeter ce n'est pas bien, consommer raisonnablement, etc.), je pense qu'il vaut mieux essayer de revenir à l'essentiel : l'écoute de ses besoins.
Comment adapter sa quantité de nourriture à sa faim ? En écoutant et en respectant sa faim et sa non-faim. La quantité mangée sera alors naturellement adaptée à la faim.
Le meilleur exemple que je puisse avoir, c'est quand un bébé tête le sein de sa maman. On ignore combien de millilitres de lait il va boire et on ne se pose pas la question. Il tête simplement jusqu'à ce qu'il n'ait plus faim. Et puis voilà. C'est d'une logique implacable, hein ? :-) Et il ne se pose aucune question sur le "consommer correct" ou le "faire correct" ! :-)

Alors pour répondre à ta question, voilà, je crois que la réponse est là un peu plus haut.
Et ne pas s'en vouloir d'avoir juste respecté sa faim, donc de s'être respecté(e)...

Biche.
Abonné

A tous,

finalement , l'éducation nous apporte aussi pas mal de mauvaises habitudes....entre ne rien jeter et finir toujours son assiette....les idées sont bien ancrées dans notre cerveau...

un jour une amie m'a dit: ton corps n'est pas une poubelle....pourquoi vouloir tout finir pour ne rien jeter.....Depuis j'essaye difficilement de ne pas jouer les poubelles en avalant tou ce qui reste....

Ceci dit c'est plus facle à dire qu'a faire ....mais se rappeler cette petite phrase quand on va encore une fois " craquer " et finir l'assiette ou le plat......ça aide....

 

Bonne soirée

.

arolio.
Abonné

Confronté au même problème d’éducation anti « gaspillage », j’utilise une image encore plus forte que la poubelle pour tenter de me convaincre du danger de la sur-ingurgitation ;-)

Cette nourriture non nécessaire à mon corps l’empoisonne !


En effet, ce surplus présent dans mon assiette va m’empoisonner la vie si je l’ingurgite alors que mon corps a déjà reçu sa portion « utile ».
Et là je regarde tous les avantages que le geste « interdit » (jeter la nourriture) va me procurer si je le transgresse :
(et je ne prive personne en jetant MON excédent de nourriture)

- je me sentirai mieux après le repas
- j’aurai l’agréable impression d’avoir commis une bonne action vis-à-vis du respect de mon corps.
- Psychologiquement je me sentirai déjà plus mince, c’est un premier pas vers mon objectif.
Et là je peux visualiser tous les avantages de l’atteinte de cet objectif...

Bien sûr c’est plus facile à écrire qu’à faire, car changer une habitude de toute une vie n’est pas une mince affaire ( je convertis encore les euros en francs ;-)

Je pense cependant qu’il est nécessaire de passer par une étape qui me parait importante, le pardon !
Pardonner à nos éducateurs (nos parents la plupart du temps) et bien sûr, à nous-mêmes.


Nos parents n’ont fait que nous transmettre ce qu’ils ont appris eux même, en pensant que c’était « bon » aussi pour nous.
Et nous, en bon élève, nous avons pris pour acquis ce que nous pensions être une vérité.
Nos éducateurs et nous même, ignorions les dangers que représentaient pour notre corps ces fausses vérités.
C’est pardonnable !


Finir son assiette, ne pas jeter de nourriture, c’était essentiel à l’époque d’avant la surabondance et les supermarchés.
Ne pas jeter, car la nourriture était rare, chère, difficile à cultiver, à trouver, à chasser...
Finir son assiette était évident, car elle était rarement pleine, et lorsqu’elle l’était, il fallait honorer la personne qui l’avait rempli et le mal qu’elle s’était donné pour cultiver, trouver, chasser, et cuisiner cette nourriture.
La donne a changé depuis !


Alors je me dis que si j’en laisse dans mon assiette et si je jette un peu de nourriture, c’est une bonne façon de commencer à me rééduquer pour mieux apprendre à gérer ma nourriture et à moins m’empoisonner la vie...
 

Noelle
Marraine

Bonjour 

 

Peut etre aussi peux tu changer la taille de ton assiette (prendre une plus petite assiette , bien sur!!!) et ainsi adapter la quantite de nourriture que tu y mets?

c'est ce que j ai fait et ça me permet de mieux correspondre a mon appetit actuel

j'ai eu aussi du mal a jeter, et a laisser dans mon assiette, surtout une petite quantite (oh, il ne reste qu'une ou deux cuillerées, ça n'a pas d'importance..) mais je commence a y arriver

bon courage

A bientot

izabelle
Animatrice forum

j'ai été élevé par des parents qui se resservaient systématiquement, avec de grosses assiettes

on prend des habitudes.....

aujourd'hui c'est assiette à dessert pour moi, ça m'aide à ne pas repartir dans les anciens réflexes   

Biche.
Abonné
Merci pour ces idées .comme tu dis il ne reste plus qu'à appliquer et à perdre ses mauvaises bonnes habitudes que nous ont enseigner nos parents qui en ce qui me concerne avaient sûrement de bonnes raisons, ils ont connus des temps plus durs d'après guerre. Donc comme tu dis pardonnons leur c'est déjà ça. Entre la non poubelles et le non empoisonnement ....je veux y arriver....aujourd'hui c'est trop tard, j'ai un peu trop mangé ce soir et ai fini toute l'assiette qui n'était pas très grosse...je suis punie, je ne me sens pas très bien......je vais remettre en route le défis j'arrête de manger quand je n'ai plus faim.....je n'y suis pas encore arrivée.....mais courage demain est un autre jour. Bonne soirée
Haut de page 
X