déni d'être en surpoids ! - le 26/09/2011

zou29.
Abonné

je viens de réaliser que je suis depuis toujours en déni d'être en surpoids !!! je refuse d'être grosse et je me crois mince !!!

or depuis que je travaille sur l'inconfort de mes émotions, je me sens extérieure à moi même quand je m'observe et l'autre jour en passant devant une vitrine de magasin, je me suis vue grosse sans qu'une petite voix, très rapide, puisqu'avant je ne l'entendais sans doute pas, ou je l'occultais,  vienne tout de suite dire : non, non tu es mince !!! et là je me suis sentie mal, mais depuis j'y pense et j'essaie d'accepter de faire partie des gros, je dis bien j'essaye !

malgré tout j'avance et ressens l'impression d'être au point de non retour, çà me donne le vertige !

help !!! les coachs avez vous déjà rencontré ce phénomène ?

ya t-il quelqu'un qui ait ressenti çà ?

merci de vos témoignages

Commentaires

yayie.
Abonné

je ne suis pas tout à fait dans ton cas puisque je sais que je suis grosse par contre j'ai du mal à croire mon imc qui me dit que je suis en obésité morbide.

pour moi être obèse morbide c'est être dans son lit, ne plus pouvoir bouger, être essouflé ... alors que je bouge, je fais du sport ....

donc je suis grosse, ok mais je ne me sens pas obèse.

par contre je n'arrive pas à me comparer aux autres, les minces si, mais les personnes en surpoids non, je n'arrive pas à savoir si je suis plus grosse ou pas.

je ne sais pas si je t'ai fait avancer dans ta recherche mais au moins tu sais que tu n'es pas seule

dédé_la_fée.
Abonné

Moi, la baffe, je me la suis prise quand j'ai dû me racheter des vêtements, puisque je n'avais plus le temps de me les coudre moi-même : mes vieux jeans en 46 étaient devenus insortables tellement ils étaient usés, déformés... et je me suis retrouvé à devoir acheter, non pas du 48, mais du 50, voire du 52. Le pire a été l'épreuve du mannequin. J'ai dû racheter un mannequin de couture parce que je suis déterminée à me refaire de nouveaux vêtements plus classes et originaux que les sacs des rayons grandes tailles bon marché, et plus abordables que dans les magasins spécialisés, où un simple polo me coûterait entre un quart et un tiers de mon salaire!
Bref, quand j'ai du prendre mes mesures pour ajjuster le mannequin, le résultat m'a horrifiée, pire que n'importe quel reflet dans le miroir. J'en ai fait un malaise!
J'en ai parlé à ma dernière séance chez le psy, qui m'a dit que ça tenait du déni non de ma prise de poids en tant que telle, mais plutôt de l'importance de celle-ci - autrement, j'avais conscience de mon surpoids, mais je niais l'obésité. C'est ce qui m'a décidé d'ailleurs à m'inscrire.

Sciuc.
Abonné

Bonjour,

Pour moi, un peu dans le genre, j'ai réalisé que j'étais en régime permanent coupé de compulsions quotidiennes et "inconscientes", carrément déniées, en fait, il y a quelques années. En effet, je ne mangeais à table que diététiquement correct, sans gras ni sucre, d'ailleurs je n'aime pas les desserts. Et je craquais violemment, sans y penser et en oubliant toute de suite après, chaque soir. Quand j'ai essayé de suivre des régimes "carotte, radis" (j'adore ça), je ne voyais pas la différence avec ce que je mangeais d'habitude!

Quand je n'ai plus mangé de façon diététiquement correct (pour tout un tas de raisons,notamment les repas entre collègues) le reste de la journée, j'ai grossi de façon impressionnante, sans comprendre pourquoi, à ce point. Et ce "point", je l'ai découvert simplement en voyant mon reflet dans la porte vitrée de mon lieu de travail un jour où la lumière du hall était éteinte... Ça a été affreux et m'a fait entrer dans une spirale encore plus infernale et j'ai grossi encore plus.

Depuis, bon an mal an, je ne suis plus stabilisée, je prends (beaucoup) et perds (peu) et souhaite surtout que la bouffe ne soit plus un problème. Je mange quand j'ai faim, je m'arrête quand je n'ai plus faim et je ne passe pas mon temps à me dire "tu ne mangeras pas" onzième commandement. La méthode LC m'aide beaucoup, mais je passe mon temps dans des croisées de chemins douloureuses... 

capuccino
Marraine

Est-ce le même phénomène qui m'a fait me croire grosse pendant des dizaines d'années alors que j'étais d'une corpulence moyenne. Je ne l'ai réalisé que récemment après une prise de plus de 10 kilos ?

lahiza.
Abonné

bonjour à tous,

Moi, je m'habille en taille 54, alors que je ne fais que 1,55 m. Cependant, je ne me sens pas si grosse... Parfois, je me regarde dans le miroir et j'ai du mal à voir que ce nouveau format est le révélateur d'un mal-être certain. Mon cerveau comprend que je suis dans le déni. Je sais que je mange trop presque tous les jours. Mais je me sens bien dans mon corps. Et dans un sens, c'est tant mieux !

Alors, comment concilier ces deux extrêmes ? Pour le moment, je ne sais pas encore.

J'aime bien le parcours forme que j'ai commencé au niveau 1. C'est vraiment très pratique, parce que je peux le faire chez moi, que ça ne me prend pas beaucoup de temps et que je commence à le faire avec régularité. D'autant que je sens mon corps retrouver des sensations oubliées et agréables ! Merci Guillaume (le coach sportif) de nous concocter de vrais exercices physiques pour les gros. Ils sont tout simplement parfaits.

Je découvre aussi les bienfaits de la pleine conscience. Et je sens qu'il y a un vrai potentiel là-dedans. A suivre, donc.

En ce moment, mon comportement vis à vis de la balance change : j'ai commencé à perdre du poids alors que j'avais perdu tout espoir d'en perdre. Et puis, je suis revenue momentannément à mon poids de départ. Alors, j'ai peur et je me mets à penser très souvent à la balance. J'espère que ce n'est qu'une phase désagréable. Avec le retour de l'espoir de perdre du poids, reviens le stress d'en prendre à nouveau. Brrr, que c'est compliqué !

Voilà, mon témoignage. Je vais essayer de te tenir au courant, Zou29, de mon évolution.

Les autres témoignages m'ont aidé. Merci,

Lahiza

dobidou.
Abonné

Bien qu’ayant un IMC d’obèse, mon 46 et moi ne nous sentons pas obèse, pas grosse, je me sens ronde…   Pourtant je ne me sens pas bien dans mon corps, je ne rentre plus du tout dans mes fringues, me regarder dans la glace me déprime, il n’y a pas un jour où cela ne me fasse pas souffrir, mais je n’arrive pas à me dire que j’ai un grave problème de poids, ce qui est pourtant le cas. Je crois que le déni m’aidait à supporter les journées qui passent.

Je ne sais pas quel a été le déclic, mais il y a quelques semaines, je n’ai plus pu continuer à me mentir… Peur de devoir aller bosser en jogging si le dernier jean devenait trop petit… ou plus grave, peur de voir mon homme ne plus me regarder du tout. Je sais pas… un peu tout ça…

En tout cas, je me suis posée la question : « comment j’ai pu laisser les choses s’aggraver encore une fois ?... » et c’est à ce moment-là que je me suis rendue compte qu’il n’y a pas que mon poids que je refusais de voir. Je refusais aussi de voir toutes mes compulsions, en rentrant hyper stressée et fatiguée du boulot, où je me mets en mode zombie et je mange sans même m’apercevoir que je mange…

Mes yeux se sont ouverts petit à petit et ce n’est pas agréable. J’ai l’impression de me voir vraiment maintenant et j’aime encore moins ce que je vois. Ça me fait très peur mais je sais que le seul moyen de trouver un poids que me convienne et d’être enfin bien dans ma peau, c’est de combattre ces compulsions, celles qui ont fait échouer tous mes régimes draconiens…

Ça a été une prise de conscience difficile pour moi, mais je n’ai plus voulu me mentir, plus voulu de cette fausse image de moi. Je me suis motivée et inscrite dans la foulée, et hop me voilà parmi vous !
Je ne sais pas comment je serai à l’arrivée mais pour l’instant le chemin me plait ;-))

jpzermati
Votre coach

Bonjour Zou,

S'accepter, c'est déjà commencer à changer. Accepter les pensées et les émotions pénibles qui nous habitent nous offre la possibilité d'y répondre de façon appropriée. Cela nous offre la possibilté d'agir plutôt que de réagir.

Alors que l'acceptation est le préalable au changemant, beaucoup de personnes confondent l'acceptation avec le résignation. Comment pourrait-on changer une réalité qu'on admet pas. Comment changer ce qu'on ne voit pas ? Ceux qui changent le monde sont ceux qui le voit tel qu'il est ! Ils acceptent une réalité, ils ne s'y résignent pas.

Pourquoi chercher à maigrir si on n'est pas gros ? Ou comment, comme Sciuc, traiter des compulsions si elles n'existent pas parce qu'on mange en cachette de soi.

L'acceptation n'est pas la résignation face à une situation. Mais l'accueil des émotions et des pensées difficiles qui ont été générées par cette situation. A partir de là, si la situation peut changer, il devient possible de la changer.

Paradoxalement, l'acceptation permet de maigrir. Accepter les pensées et les émotions que nous inspirent notre poids nous permet d'y répondre de manière adaptée en respectant notre faim. Lutter contre ces pensées et ces émotions, nous conduit à manger pour ne plus avoir à les ressentir. C'est ainsi que s'amorce le cercle vicieux du surpoids et de l'impulsivité alimentaire. Les émotions que nous inspirent notre apparence nous font manger, grossir et remanger !

Merci Zou pour votre témoignage qui pourra aider beaucoup d'autres à trouver la voie de l'acceptation pour maigrir.

JP

MAXA.
Abonné

Me suis retrouvée pile poil dans ton commentaire Yayie,on dirait 1 copié-collé!!!

Lina.
Abonné

Moi c'est sur les photos! quand je me vois en photo, j'ai toujours un choc!

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