Drôles de pensées - 11112018

Kroline
Abonné

Bonjour!

Je commence à voir du positif dans le changement qui s'opère en moi, j'en suis heureuse. J'en suis à l'étape "dégustation en pleine conscience" et j'étais perdue de ne pas savoir quelle quantité aurait du me rassasier. Finalement, je me suis resservie et à un moment donné, je n'avais plus envie de mon plat. J'étais stupéfaite et ça me donne confiance en mon corps.

En réfléchissant à tout cela, je me dis que je vais peut être guérir un jour de ce problème...

Et là, l'angoisse monte en moi: Qu'est-ce je ferais une fois que j'aurai réglé ce problème? De quoi je vais m'occuper si je ne dois plus m'occuper de mon poids, de mon alimentation? A quoi je vais penser? J'aurai l'impression d'un vide si je n'aurai plus "ca" à m'occuper.

Je suis étonnée de ces pensées. Comment m'en sortir? Est-ce que quelqu'un vit ces sensations également? Comment avez-vous fait pour ne plus avoir cette angoisse, cette peur?

MERCI!

Commentaires

reborn60
Abonné

Bonjour,

Ton billet me parle, Ô combien !

Très juste ce que tu évoques, le nerf du problème : le rapport alimentaire compliqué qui serait comme un arbre qui cache la forêt des émotions, pour ma part la colère, les peurs, avec lesquelles j'apprends à composer, avec ce programme et un travail personnel.

Tu as bien avancé à ce que je peux lire, bravo ! C'est la prise de conscience qui permet le changement, et l'expérimentation qui fait le reste, même si c'est long et à renouveler chaque jour.

Tu vas découvrir que finalement, ce qui importe le plus, c'est moins un résultat en chiffres que tout le chemin à parcourir, compliqué certes, mais riche en connaissance de soi.

Même si, je ne vais pas (me) te mentir, le résultat en chiffres m'importe un peu wink.

Mais, comme l'écrivent les docs, on a plus à gagner à changer son rapport à soi qu'à s'obséder avec un résultat qui dépend du poids d'équilibre auquel on se trouve.

Belle semaine.

Evelyne

"Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace se trouve notre liberté, le pouvoir de choisir notre réponse." Victor Frankl
Lillouann
Ancien abonné

Bonjour Caroline,

J'ai déjà ressenti ces émotions, c'est aussi parce que nous vivons avec ces problèmes de poids depuis si longtemps qu'ils finissent par nous faire partie intégrante de nous, de notre personnalité. 

A un moment ça avait pris de telles proportions chez moi que je n'avais plus l'impression que j'existais en dehors de ce fardeau, dans tous les sens du terme. J'ai alors compris qu'il fallait que je me focalise sur d'autres aspects de ma personnalité et je trouve que c'est une bonne occasion de reprendre une activité qu'on avait laissé tomber ou en commencer une nouvelle. 

Moi j'ai toujours fait de la musique et aimé m'investir dans des associations culturelles. J'ai pris de cours de clarinette et fait du bénévolat dans un café culturel.

De cette façon nous exprimons le meilleur de nous et évitons de nous focaliser sur des choses moins importantes et surtout plus contrariantes.

Et toi, qu'est-ce que tu voudrais faire?

Bon après-midi,

Camille.

Camille.

smiley


"Sois le changement que tu veux voir dans le monde." Gandhi

Kroline
Abonné

Bonsoir tout le monde!

Un énorme merci pour vos réponses qui m'ont réconfortée. Ça m'a fait chaud au coeur. Je me sens moins seule!

Reborn 60: Merci pour les encouragements. Pour l'instant, ce n'est qu'un début. Lorsque je mange un aliment culpabilisant, je ressens moins les sensations. Cela viendra. Concernant la balance, j'ai fait le défi de me poser une fois par semaine... Je lache un peu de lest car j'ai bien compris que la clé réside là dedans. 

Tu as déjà bien avancé dans le parcours? Tu es une "ancienne"? Tes paroles me touchent. Tu as dépassé ces pensées, toi?

Lilouann: Merci aussi. Tu me donnes de bonnes pistes concrètes. Je crois également que cela (le poids, les régimes) a tellement fait partie de moi que j'ai presque peur de me retrouver sans cela à gérer. C'est dingue. Alors que je ne rêve que de ça: Etre zen!! Bref, je vais commencer, comme tu le suggères d'exister au travers d'autres choses. J'ai quelques pistes mais je suis déboussolée... J'ai fait 10 ans de piano, mon métier ETAIT une passion (je suis sage-femme) et je FAISAIS pas mal de sport.

Tu te sens mieux depuis que tu as repris des passions?

Le coach m'a donné les mêmes pistes et proposé de faire une liste. Les prochaines activités vont également m'aider (PC, pensées automatiques).

En tous cas, je vous remercie!! Je vous tiendrai au courant smiley

Caroline wink

Lillouann
Ancien abonné

Bonjour!

Etre zen prend du temps et nécessite malheureusement parfois de "trancher dans le vif". Depuis que j'ai commencé mon travail sur moi il y a déjà environ 4 ans, j'ai quitté mon conjoint de l'époque, j'ai fait une reconversion professionnelle (et 2 ans d'études), j'ai dû habiter un an chez ma soeur car je ne supportais pas la solitude, j'ai vu plusieurs psys, j'ai fait de la sophrologie, seule et en groupe, j'ai participé à un groupe de parole sur les TCA... Et il y a 3 mois j'ai changé de région pour aller vivre avec mon homme. Donc les problèmes alimentaires et les problèmes de poids sont toujours là mais il y a tellement de choses positives autour que franchement aujourd'hui je me sens prête à les laisser sur le bord de la route.

En écrivant tout ça je me rends compte de tout le chemin que j'ai parcouru effectivement pendant ces 4 ans et je ne suis pas peu fière de moi. Et du coup j'ai confiance en l'avenir que je me sens capable de me construire.

Enfin voilà pour en arriver là j'en ai bavé, ce n'est pas fini, mais je sais que je peux le faire. Donc il faut garder patience, ne pas avoir peur de se tromper (on apprend toujours quelque chose au passage) et surtout avancer pas à pas. Et toujours se poser des questions sur ce que l'on vit, se demander comment on pourrait arranger/changer les choses si elles ne nous conviennent pas, et prendre du recul.

Bon courage et bonne journée,

Camille.

Camille.

smiley


"Sois le changement que tu veux voir dans le monde." Gandhi

Kroline
Abonné

Bravo pour ce parcours! C'est très intéressant, merci d'avoir partagé!

Je me rends compte que les discutions comme cela, sur les interrogations ou les inquiétudes, font énormément avancer. J'ai l'impression de déjà me sentir mieux et que ces "drôles de pensées" m'angoissent moins car j'ai des réponses!

MERCI

Bonne soirée à toutes

Caroline wink

izabelle
Animatrice forum
Kroline Abonné

 je me dis que je vais peut être guérir un jour de ce problème...

Et là, l'angoisse monte en moi: Qu'est-ce je ferais une fois que j'aurai réglé ce problème? De quoi je vais m'occuper si je ne dois plus m'occuper de mon poids, de mon alimentation? A quoi je vais penser? J'aurai l'impression d'un vide si je n'aurai plus "ca" à m'occuper.

Je suis étonnée de ces pensées. Comment m'en sortir? Est-ce que quelqu'un vit ces sensations également? Comment avez-vous fait pour ne plus avoir cette angoisse, cette peur?

 

eh bien ces pensées sont parfaitement normales!

et très courante bien sûr

certaines personnes n'en ont pas conscience, ce qui les entraîne dans un cercle vicieux

 

toi,  tu en a pris conscience et là  bravo !

parce que ça montre cette capacité que tu as développé d'être attentive à ton état intérieur, à saisir ce type de pensées et avoir suffisamment de distance avec pour la remettre en question

 

 

oui ce type de pensées est tout à fait normal et pour deux raisons :

- notre cerveau est une machine à résoudre les problèmes,  tant que le poids et l'allimentation sont un problème, il est sur-actif, il a un bon os à ronger, un bon problème à résoudre

donc là, s'il a la sensation que le problème est résolu,  eh bien direct il en cherche un autre….

il ne prend jamais de repos celui-là  et c'est bien pour ça je crois que tu peux mettre les gens dans des conditions paradisiaques,  du moment qu'ils ont un cerveau, au bout d'un moment ils finiront par se prendre la tête, sur n'importe quoi

notre cerveau n'arrête jamais de résoudre les problèmes, quitte à en inventer au passage   hahaha

 

- et ensuite, au niveau plus émotionnel, il y a cette peur, oui, normale encore, de rencontrer son intérieur,  de ne plus avoir besoin de "penser" son aliimentation, c'est la vivre

c'est vivre, être vivant

et ça, ça peut faire peur, parce que c'est beaucoup de forces, d'énergies, de pulsion, de vie

c'est super super super…..  mais ça fait peur (surtout à notre cerveau contrôleur)

 

 

 

Donc tout ceci est normal, et c'est bien que tu t'en rendes compte

la seule chose à faire c'est d'en prendre conscience, d'accepter ce fonctionnement, tu peux remercier ton cerveau de faire aussi bien son job, et puis te recentrer sur quelque chose du moment présent, ou sur la joie que tu as, dans ton corps, à manger selon ton corps

la joie est une émotion sur laquelle on peut se centrer, ça la renforce

 

moi quand je panique à l'idée de faire "trop"' bien les choses, et si je suis parfaite alors c'est aussi la panique,  la seule chose qui marche c'est de me centrer sur mon corps, sur le bien être du corps d'être bien, léger, en paix

Kroline
Abonné

Oh merci isabelle!

Génial toutes ces explications. Je me sens bien mieux après ces discutions!

Super!

Caroline wink

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