éducation et restriction - 26032012

lore.
Abonné

Bonjour à tous,

je me suis demandé comment on pouvait éviter de provoquer des mécanismes de restriction cognitive chez nos enfants alors qu'il faut bien les éduquer quand même, enfin je crois... Je ne vois pas comment élever ses enfants sans règles concernant l'alimentation mais j'ai du mal à comprendre ce qui différencie ces règles de celles qui font partie de la restriction cognitive. Par exemple j'impose à mes enfants de manger du plat (sans obligatoirement finir l'assiette, mais au moins la moitié de l'assiette) avant de prendre le dessert, sinon, ils ne mangeraient que des desserts alors que comme ça ils mangent de tout. Et aussi, je leur demande d'attendre le repas s'ils veulent un bonbon juste avant ou alors je propose un fruit à la place et en leur expliquant que le bonbon va leur couper l'appétit et qu'on ne peut pas se nourrir que de sucre, pareil pour le goûter, pas plus d'un gâteau et s'ils ont encore faim, un fruit ou un laitage.  Est-ce grave docteur ?

Commentaires

yayie.
Abonné

depuis que j'ai commencé le programme, je me suis rendue compte que le meilleur exemple que j'ai sous les yeux , ce sont mes enfants. ils mangent quand ils ont faim, s'arrête quand ils n'ont plus faim, mange quelques bonbons mais s'arrête, préfère manger des légumes parce que ça fait 3 jours qu'ils mangent des pâtes (je ne regarde pas tous les jours ce qu'ils ont mangé sà la cantine ^^) et qu'ils en ont marre.

fais confiance à tes enfants, tu verras qu'ils se régulent tout seul, fais l'expérience sur 1 semaine (pas 1 journée), note ce qu'ils mangent, tu verras qu'ils vont se réguler car leur corps va leur réclamer.

le nombre de fois où mes fils me disent préférer un yaourt plutôt qu'un fruit ou vice versa.

effectivement, si tu dis à tes enfants que tu fais une expérience et qu'ils mangent ce qu'ils veulent dans l'ordre qu'ils veulent, ils vont manger des bonbons en premier, je ferais pareil, c'est pour ça que je te dis d'observer sur plusieurs jours.

tu verras que les bonbons, ils vont en manger plusieurs au début, puis de moins en moins voir une journée pas du tout parce qu'ils en auront marre et que leur corps réclamera autre chose.

en fait, c'est ça que nous réapprenons ici

izabelle
Animatrice forum

moi je lui apprends à garder son appétit, si par exemple on lui offre un bonbon je lui propose de le garder pour le manger en dessert du repas suivant, cela n'a pas l'air de la frustrer, elle accepte généralement, trouvant cela naturel

de toute façon, elle sait que tous les aliments gras sucrés, caloriques, elle peut en prendre aussi souvent qu'elle veut, mais "en dessert", donc en petite quantité, et donc pas s'en faire un repas (à part pour le goûter, mais elle goûte de moins en moins, car elle n'a quasiment plus jamais faim à l'heure du goûter maintenant)

elle me voit déguster donc elle le fait naturellement

je lui demande de goûter quasiment à tout ce qu'on mange, même quand elle n'aime pas franchement, mais au moins une bouchée, ce qui a permis d'agrandir son répertoire alimentaire et d'aimer de plus en plus de choses

il y a toujours dans le plat un aliment qu'elle mange facilement (de plus en plus facile puisque ses goûts se sont élargis)

c'est à peu près tout pour ma part, je lui apprends aussi à remercier ceux qui lui ont préparé la nourriture..

 

lore.
Abonné

merci de vos témoignages qui me font réléchir

danseuse37.
Abonné

Bonjour Lore,

Les enfants se régulent bien mieux que nous ne le faisons!! Ma plus grande (6 ans et demi) a toujours été très difficile pour la nourriture, donc depuis qu'elle est petite je la laisse manger ce qu'elle aie quand elle a faim, même si je lui dmande toujours de goûter les nouveautés. Ensuite elle aime ou pas c'est pas grave.

Depuis toujours nous nous sommes appliqués à ne diaboliser aucun aliment (mon conjoint a toujours été un mangeur régulé donc pas de tabou pour lui, et moi j'ai suivi la méthode AZ il y a 10 ans donc bien avant d'avoir mes filles), sachant bien que c'était contre-prodctif, j'en étais la preuve! Du coup ma fille peut indiféremment avoir envie d'un sand-wich jambon beurre ou d'un éclair au chocolat au moment du repasou du goûter! Mais quoi qu'elle mange elle s'arrête quand elle n'a plus faim, c'est inné chez elle et ça m'a toujours épatée! A côté de ça elle est très sportive, comme nous, et tout ça fait qu'on a aucune angoisse au niveau de l'éducation alimentaire. J'aimerais juste qu'elle aime plus de choses... Mais je me dis qu'à force de nous voir manger autre chose ça viendra.

Ma plus petite de 18 mois est une petite crevette qu'il faudrait que je gave si j'écoutais le pédiatre. Je la laisse elle aussi manger instinctivement au niveau des quantités! Elle esst moins difficile que sa soeur, mais j'applique la même philosophie.  On verra au fil des années si elle est "régulée" comme sa soeur.

Je pense surtout que tant qu'on a des angoisses au niveau de la nourriture, on leur trabsmet même malgrè nous...

Bon courage!

lore.
Abonné

ça oui danseuse,

je crois bien que tu as raison sur le fait qu'on transmet ses angoisses. C'est sûrement cet aspect-là qui m'angoisse le plus d'ailleurs. J'ai certainement peur de transmettre quelque chose de cet ordre à ma fille.

Mais crois-tu que toute règle qui entre en contradiction avec les envies du moment de l'enfant serait de la restriction cognitive. ? C'était un peu ça ma question au départ.

Pourquoi le domaine de l'alimentation, qui est un acte social (de partage, de convivialité, d'échanges) par excellence, échapperait à l'éducation ? 

Je me dis par exemple que tous ceux à qui on a appris qu'il fallait finir son assiette ne sont pas devenus des mangeurs compulsifs. Pour que cette règle empêche la régulation, c'est que ça devait être associé à une angoisse particulière d'un parent vis-à-vis du poids, sinon, c'est une règle comme une autre, comme tout un tas de règles religieuses alimentaires qui ne produisent pas des mangeurs restreints-compulsifs.

Finalement, merci à toutes, je poursuis ma réflexion.

Et Izabelle, super idée de remercier ceux qui ont préparé le repas.

 

 

chaussette.
Abonné

bonsoir

les enfants ont un refflexes naturel depuis leurs naissances ils savent arreter de manger lorsqu'il non plus faim .

penssée a vos enfants quand il etaient nourrissons que vous leurs donnaient le sein vous ne savais pas combien ils mangeaient mais lorsqu'il avait plus faim il s'arreter repoussait le sein, pareil pour le bib lorsqu'il n' a plus faim il ne mange plus vous pouvait essayais c'est dur voir impossible. 

et bien si on ne les force pas et que l'on continue a respecter cela je crois qu'ils savent trés bien s'arreter.

 

moi je fais cela pour mes enfants je les laisse manger a leur faim. pour ma fille de 11 ans elle ne mange pas beaucoup mais de tous legume fruit gateau. l'autre jour je ma suis pris la tete avec le doc car elle a eu la grippe (et me la gentillement reffiler!!!!!!) il m'a dit il est mince etc.. comme elle n'etait pas dans la pièce je lui est interdit de lui en parler car cela allait la perturber alors qu'elle ne se pose aucune questions et je ne veux pas qu'on lui mettent des soucie qu'elle ne soupconne pas encore.

pour mon fils qui a 8 ans il mange parfois autant que son père mais j'ai remarque qu'il ne mangeais quasiment pas de gateau il aime beaucoup la viande et l'accopagnement il se dépense enormément donc je le laisse il est pas du tous en supoids mais il a des muscle en bétons.

ma poupette de 4 ans mange comme sa soeur de tous mais un peu. et elle est tous a fait normal.

j'ai toujours respecter cela car moi j'ai perdu mai sensation de satiète et je ne veux pas que mais enfants en face autant.

même si on ne mange pas 5 fruits et légumes tous les jours mon marie est mes enfants ne sont pas en surpoid et cela nous va trés bien quand a moi j'y travail greace a LC.

bise c'est un peu long mais j'espère que cela t'aidera

danseuse37.
Abonné

Lore,

Ne pas donner à nos enfants des notions de "diététique" n'implique pas qu'on ne leur apprenne pas la convivialité, le partage, l'échange wink

Et pour moi cette façon de faire n'est pas un manque ou une mauvaise éducation mais une éducation à part entière, plutôt alternative c'est vrai par les temps qui courent... Ma grande ne sait pas ce qu'est un régime, et franchement je ne suis pas pressée qu'elle l'aprenne à l'extérieur, même si c'est sûrement inévitable!

izabelle
Animatrice forum

oui l'éducation c'est important, mais ça diffère selon les familles

c'est normal vu que l'éducation que l'on donne à nos enfants se base sur nos valeurs, qui sont différentes pour tous

par exemple, moi, je veux que ma fille finisse son assiette par principe de ne pas gâcher, de ne pas jeter, mais je ne veux pas, bien sûr la forcer à manger au delà de son appétit, ou en excès qqchse qu'elle n'aime pas

donc je lui sers toujours des petites portions, et je la ressers si elle en veut plus

d'ailleurs je suis très contente car c'est aussi ce qu'ils font à la cantine, et là je dis : chapeau

c'est très différent si l'adulte vous sert une grosse platrée, et vous oblige à la finir

 

donc à mon sens il y a moyen (et pour moi c'est important) d'éduquer sur le plan alimentaire sans rentrer dans la restriction cognitive

 

en tous cas je trouve la réponse de Dr A.  (sur l'autre post : excès de poids et génétique)  très éclairante dans ce domaine

Pomdereinette.
Abonné

A mon sens, une seule régle : tu as le droit de ne pas aimer, mais tu goûtes d'abord (assortie de : tu as le droit de changer d'avis).

Je me suis intéressée à la méthode lorsque je me suis entendue dire à mon aîné : finis ton assiette. Bien sûr que tous les enfants qui ont dû finir leur assiette ne sont pas devenus des mangeurs compulsifs mais je suis quasi certaine qu'il leur en reste des séquelles, dans d'autres domaines.

il faut aussi replacer les choses dans leur temporalité : nous vivons dans une société de bombance sur le plan alimentaire. Finir son assiette n'a plus le sens que ça avait jadis, où la nourriture était moins variée et en moindre abondance.

Ici j'ai laissé les loulous libres de manger des bonbons à leur convenance (toujours en fin de repas, cependant). Du coup, ils n'en réclament que rarement et en petites quantités, à l'inverse de ma nièce, rationnée, et obsédée.

black-kam.
Abonné

Vous imaginez si nous avions eu l'éducation alimentaire que vous donnez à vos enfants? Nous serions toutes parfaitement régulées !

danseuse37.
Abonné

Et oui black-kam, c'est ce que je pense aussi yes

Mais mêm epour nous il n'est jamais trop tard pour bien faire wink

Lily.
Abonné

Bonjour,

On fêtait l'anniversaire de mon petit ce week-end (6 ans déjà, le "petit" !) et j'ai reconnu immédiatement les enfants chez lesquels on rationne les bonbons : ils se sont jetés dessus, ont fait des réserves dans leur poche,...

C'est vrai que ce n'est pas simple, mais je crois vraiment que l'alimentation n'est pas une éducation, c'est un éveil.

Un éveil au goût, à la matière, au plaisir.

J'ai décidé depuis longtemps, pour en avoir trop souffert, qu'il n'y aurait aucune restriction chez moi pour les enfants. Les bonbons et les gâteaux ne sont pas en hauteur mais à portée de main. Les enfants doivent demander avant de se servir, et je dis non uniquement si le repas approche. Mais pas "Non, parce que c'est du sucre", mais "Non, parce que tu prendras moins de plaisir à manger ton repas si tu n'as plus faim".

Ce n'est pas toujours facile, mais c'est ma conviction : il ne faut jamais classer les aliments en "mauvais pour la santé " et "bon pour la santé". Introduire de la culpabilité dans l'alimentation, c'est déjà rentrer dans le cercle infernal de la restriction cognitive....

Quand j'étais petite, je volais des pièces dans le porte-monnaie de ma mère pour acheter des bonbons en cachette. Alors il m'en a fallu du chemin... Et je suis très fière du chemin parcouru quand après l'école, je dis oui à mon fils pour acheter quelques bonbons à la boulangerie...  : les choisir ensemble, ces bonbons, les déguster ensemble, les classer du meilleur au moins bon, quel plaisir ! Pour rien au monde je ne renoncerai à ce rituel !!

Très sincèrement,

Lily

MiMax.
Abonné

Chez moi, c'est comme chez Danseuse37. Les enfants sont très très libres, même si j'essaie de faire respecter les heures des repas et de les encourager à goûter les nouveautés.

Mon aîné vient de faire une cure de bananes (à peu près 3 par jour pendant 2 semaines) et là il a commencé la cure de yaourts. Je sais que la suivante, ça sera pruneaux et tartines à la confiture de fraises... A quoi bon se torturer? Les enfants en surpoids le sont souvent parce qu'ils mangent fruits et légumes EN PLUS de ce dont ils ont réellement envie/besoin.

Mes enfants mangent des bonbons quand ils en reçoivent aux anniversaires des copains, mais ils sont très sélectifs, donc en laissent souvent la moitié. J'ai jeté dernièrement 7 gros lapins en chocolat datant de Pâques l'année dernière parce qu'ils ne les ont pas mangés. Ils sont capables de laisser 3 chips au fond du paquet, un bouchée de pain au chocolat, la moitié de la portion de frites du macdo, ils n'aiment pas les gâteaux, les trucs trop sucrés, trop chimiques.

Bref, je les envie énormément et je crois que leur rapport avec l'alimentation est ma plus belle réussite... surtout qu'ils sont tout minces et jamais malades!

Lia.
Abonné

Mimax j'ai le même à la maison , là c'est cure de fromage râpé partout. Jamais malade. Adore les brocolis mais hait la salade. Ne mange pas les bonbons chimiques mais dévore les crêpes maison. Quel bonheur. Et moi aussi j'envie cette capacité à laisser au bord de l'assiette 3 pâtes.

Bon pour l'encouragement à gouter la nouveauté là ca pèche. Mais petit il mangeait de tout je ne désespére pas que ca revienne. En même temps à son âge on m'aurait fait manger de l'émincé de tofu au gingembre et au miel et épices j'aurai fait la gueule......alors que maintenant j'adore ce genre de trucs. Idem pour le fenouil que j'ai découvert il y a quelques années seulement ou les endives etc..

danseuse37.
Abonné

MiMax,

Je vais t'avouer un truc... c'est moi qui aie mangé les chocolat de Pâques de l'année dernière qui restaient à ma fille!! Elle, elle les avait tout bonnement oubliés cheeky

Lily.
Abonné

Tout pareil : parfois, je leur en voudrais presque de ne pas finir leur crèpe au nutella, leurs bonbons et leurs chocolats... Parce que c'est qui qui doit faire de la RPC en urgence pour éviter de tout finir : ben moi bien sûr !!

D'ailleurs, très longtemps, je n'ai acheté à mes enfants que des bonbons que je n'aimais pas ;-)

C'est grâce à LC que j'arrive, enfin, à acheter des fraises tagada et des chamallow... Avant, c'était une torture... Maintenant, c'est un plaisir de me préparer ma petite coupelle de bonbons du soir...

Elle est pas belle, la vie ?

Lily

 

P.S. : Bon, y a deux jours, j'ai quand même fini tous les chamallows... Juste pour dire que le chemin vers la régulation est bien escarpée...

Emman.
Abonné

C'est un sujet passionnant et qui je l'avoue me pose toujours question. Je vous explique pourquoi : vous donnez l'exemple de vos enfants qui globalement n'ont pas de souci de poids.

J'ai 4 enfants, de 3 à 10 ans. L'aîné est très mince et très sportif, je ne me pose pas de question. Le deuxième est ultra mince, idem. Arrivent mes 3e et 4e, mon 3e (on dirait une charade :)) a 5 ans et s'est toujours bien porté. Il n'est pas gros, mais a de bonnes cuisses, un beau petit ventre rebondi. Je me pose des questions !

Idem pour ma fille, 3 ans, pas grosse mais très grande, un peu potelée, mais pas plus que ça. Et je sens tout de même que je suis moins à l'aise qu'avec mes aînés très fins.

A la rigueur, celui qui me pose le plus de questions, c'est donc mon 3e. Je ne m'inquiète pas trop, il est ultra actif, dès qu'il va faire un peu plus de sport, je sens que sa petite bedaine va disparaître. Mais je vois bien qu'il mange "beaucoup", pour son âge. C'est celui qui globalement mange de tout, chouette. Mais il va aussi prendre d'énormes bouchées, manger vite, goûlument, et il arrive souvent que je le sente insatiable. Dimanche, mon mari fait des lasagnes, il en prend deux belles parts, et en redemande. On le freine quand vraiment c'est manifestement trop. J'essaye de lui faire manger un peu moins vite (j'ai ri aussi en le voyant manger les yeux fermés, j'avais dû leur en parler un jour après un exercice :). Mais voilà, on sent que pour lui, la nourriture c'est quelque chose. Et que la satiété n'est pas si naturelle.


Dans un des livres de Gérard Apfeldorfer, il y a un chapitre sur l'alimentation des enfants, mais je ne m'y suis pas complètement retrouvée : nous mangeons à table, sans télé ou autre stimulus (déjà à 6, il y a pas mal de bruits !), nous varions les repas, valorisons la cuisine-maison.

En regardant autour de moi, je vois bien que chez certains enfants, très tôt, le besoin de manger beaucoup se fait sentir. Comment travailler avec eux pour ne pas non plus rentrer dans la restriction ?

danseuse37.
Abonné

Bonjour Emman,

Tout d'abord je crois qu'il n'y a pas de réponse toute faite, je n'ai pas de solution universelle à te proposer, juste des pistes. Je me suis demandée comment moi je réagirais si mes filles étaient effectivement très attirées par la nourriture, ce qui effectivement n'est pas le cas, elles sont très gourmandes mais savent tout aussi bien s'arrêter lorsqu'elles n'ont plus faim. J'entends souvent ma grande dire au moment du dessert quand je lui demande ce qu'elle vut "rien j'ai trop mangé" et 1 à 2h00 après me demander une danette (c'est ce qu'on appelle ke fractionnement des repas non? wink).

Maintenant, nous ne sommes pas tous pareil non plus en termes de morphologie et de besoin. Ton 3ème n'aurait-'il pas tout simplement une "charpente" plus imposante que les autres et donc des besoins supérieurs? Tu dis toi-même qu'il n'est pas gros, et ce n'est pas parceque les 2 premiers sont fins qu'ils doivent tous les 4 se ressembler? je pense qu'il y a un moment charnière où un enfant "ni gros ni mince" peut basculer, suivant le discours et les agissements de ses parents. Mes parents m'ont mise au régime à l'âge de 7/8 ans, plutôt que de m'envoyer voir queluq'un avec qui parler par exemple, c'est vrai que je mangeais quand je m'ennuyais. Ce premier régime a tout fait basculé et a complètement biaisé ma relation avec la nourriture. C'étiat évidemment le premier d'une longue série!

S'il s'agit aussi de gourmandise à propos de ton fils, profites de son côté bon vivant (ma grande est très mauvais public quabnd je cuisine!) et aiguise son goût en lui apprenant à déguster! Mais surtout, ne le "prive" pas, ne fais pas en sorte que l'acte de se nourrir soit associée pour lui à une "punition". Faites des gâteaux ensemble, allez faire le marché... Et qui sait i deviendra peut-être un grand chef laugh

Ce que j'avais retenu de "Manger en paix" de G.A moi, c'est que si on a des enfants qui ne sont pas très axés sur la nourriture, laissons les manger ce qu'ils souhaitent de toutes façons ils ne se laisseront pas mourrir de faim, et si au contraire ils sont bons vivants, profitos en pour leur faire découvrir mille et unes saveurs yes

Emman.
Abonné

C'est ce que j'essaye de faire, il se régale de tout : de salade, d'huîtres (on vit dans une région ostréicole cela aide), de crevettes, de mangue (l'autre jour il m'a demandé le "bon fruit"), c'est un vrai bonheur c'est vrai.

algaso.
Abonné

Merci pour vos témoignages plein d'amour et d'optimisme.

De mon côté, le bilan est moins positif. J'ai découvert le livre du Dr Zermati il y a 2 ans mais je ne l'avais pas mis en application. Je suis inscrite sur le site depuis un peu plus d'un mois et bien convaincue que c'est la solution que je cherchais depuis longtemps.

En attendant, je crois que j'ai fait pas mal de dégâts avec mes filles qui ont 13, 15 et 17 ans. J'ai appliqué tous les principes que j'avais appris: finis ton assiette, mange de tout ... sur les conseils du pédiatre nous avions supprimé bonbons et gâteaux ... bref, j'ai fait tout ce qu'on avait fait avec moi et qu'il ne faut pas faire. J'en prends conscience maintenant mais je vais essayer de ne pas culpabiliser car ça ne m'avancera pas à grand chose.

Mes filles sont très intéressées par cette méthode et commencent à manger selon leur sensations. Ma deuxième fille, avec qui nous nous sommes souvent accrochés pour qu'elle mange est enfin ravie de pouvoir arrêter de manger quand elle n'a plus faim ... sans aucun reproche! elle est régulée depuis toujours et a résisté à notre éducation alimentaire. Pour l'aînée et la plus jeune c'est plus compliqué ... surtout pour la plus grande. Je lui ai proposé de voir un médecin formé à la méthode.

Mon mari est aussi un très bon mangeur et il a beaucoup grossi depuis que je le connais. Pour l'instant, il n'a pas l'air intéressé par la méthode ... il pense qu'il est régulé, je n'en suis pas sûre (il termine toutes les assiettes des filles ....).

A suivre donc...

danseuse37.
Abonné

Algaso,

Il n'est jamais trop tard pour bien faire ;) Et reconnaître tes erreurs, devant tes filles, c'est tout à ton honneur. Pas de culpabilité à avoir, le principal c'est de rectifier le tir!

Je trouve ça super que tu proposes à ta grande une thérapie comportementale avec un médecin du GROS, elle est jeune et c'est le bon moment pour elle pour "remettre les compteurs à zéro".

Comme je disais, moi j'ai fait tout le contraire de mes parents (qui m'ont fait faire mon premier régime à 7/8 ans!!) mais je SAIS que je n'aurais pas eu cette sagesse si je n'avais pas été suivie par le Dr Z. bien AVANT d'avoir mes filles. J'ai malgrè tout toujours peur des troubles du comportement alimentaires dans l'avenir, car il arrivera un moment où le foyer ne sera malheureusement plus leur seule source d'information et d'éducation...

Bon courage à toi dans ta démarche, c'est la bonne yes

sagattine.
Abonné

Algaso, ne culpabilise pas à propos de tes enfants. Je n'ai pas une très bonne relation avec ma mère, je lui reproche beaucoup de choses mais s'il y a bien quelque chose sur lequel je ne lui en veux pas c'est sur son rapport aux aliments bons-qui-font-pas-grossir / mauvais-gras-sucrés-qui-font-grossir. Tout simplement parce que je sais que ce n'est pas de sa faute si j'ai grandi avec l'idée que les bonbons c'était le mal, elle est victime des nombreux discours sur la minceur et l'alimentation et pensait faire ce qui était bien.

algaso.
Abonné

Merci Sagattine, c'est vrai que nous sommes victimes de toute la communication qui est faite autour de la minceur et de l'alimentation. C'est certain qu'une méthode comme LC ne correspond pas aux besoins de notre société d'obtenir tout très vite et donc aux victimes de la minceur de maigrir toujours plus et toujours plus vite. Ici il nous faut renouer avec notre nature même et accepter que ce soit long et surtout que le résultat ne soit pas forcément conforme à l'image de la femme mince que l'on voit dans tous les magazines!

Pomdereinette.
Abonné

C'est déjà énorme et de s'interroger et de pouvoir se remettre en question !

Je l'écris souvent, mais c'est en m'entendant dire à mon aîné "finis ton assiette" (il devait avoir dans les 3 ans, et était bien potelé) que j'ai réalisé ce que j'étais en train de reproduire. Aujourd'hui je me bats avec toute la famille pour que mes enfants aient le droit de ne pas finir, ne pas vouloir de dessert et en réclamer un plus tard, et ainsi de suite. Je dois à mon loulou d'avoir découvert le site du GROS et Zermati. Finalement, les enfants nous éduquent :-)

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bonjour tout le monde!

L’éducation alimentaire que les parents doivent à leurs enfants fait partie de l’éducation générale. Il est donc bien entendu conseillé de ne pas laisser les enfants manger à tort et à travers, sur un mode sauvage, non civilisé. Mais une fois qu’on a dit cela, cela ne nous avance pas beaucoup. Quelle éducation alimentaire ?

Tout d’abord, il convient de se souvenir que les enfants sont pourvus d’un système de régulation performant, qu’il s’agit de ne pas contrarier. Il convient donc de les recentrer sur l’écoute de leurs sensations alimentaires de faim et de satiété. On mange quand on a faim, on s’arrête quand on n’a plus faim. On peut poser des questions comme : « comment as-tu trouvé tel aliment ? J’ai changé telle chose par rapport à la dernière fois, est-ce meilleur ou moins bon ? »

De plus le plaisir alimentaire est un élément fondamental de la régulation : on mange pour le plaisir, on s’arrête lorsque ce plaisir est obtenu et terminé. Pour que le plaisir soit présent, il faut avoir faim ou encore faim.

Et encore, il convient de respecter un certain nombre de règles sociales, pour manger sur un mode convivial et civilisé. Les règles sociales dépendent de l’époque, de la culture, et ajoutent au plaisir gustatif celui du plaisir de partager.

La variété alimentaire : les enfants passent par une phase de ce qu’on appelle la néophobie alimentaire. Ils décrètent qu’ils ne veulent pas tel ou tel aliment. Le mieux, pour leur apprendre à manger varié, est de leur présenter le plat en question, leur demander de goûter, et s’ils déclarent n’en pas vouloir, ne les contraindre à rien. ILs mangeront autre chose, ce qu'ils veulent, ou rien. On leur montre aussi que les adultes mangent de ce plat et l’apprécient. Quelques jours plus tard, on leur représente le même aliment et on recommence.

Dire à des enfants : mange d’abord tes légumes et après tu auras du dessert en récompense valorise le dessert, le rend plus attirant, et dévalorise les légumes. Si on veut que des enfants aiment les légumes, mieux vaudrait leur dire : finis ton bonbon, et après, si tu es sage, tu auras les légumes. De plus, ces légumes seront bien évidemment bien plus appréciés s’ils sont cuisinés plutôt que servis à l’eau !

 

Je rappelle aussi que lorsque l’enfant mange ainsi, selon son plaisir, selon ses sensations alimentaires, sur un mode de plus en plus convivial et civilisé au fur et à mesure qu’il grandit, il fera le poids qu’il doit faire, selon sa biologie.

On a mis en évidence une série de gènes qui contrôlent les réserves adipeuses. Mais plus récemment, on a aussi mis en évidence des gènes qui contrôlent le comportement alimentaire. Je pense que c’est sans doute en modulant la sensibilité aux sensations alimentaires. Les prochains travaux le préciseront sans doute.

Certaines personnes, en fonction de leur génétique, percevraient leurs sensations alimentaires de faim et de satiété de façon plus aigue, tandis que d’autres les percevraient moins bien. Les personnes ayant une perception aigue de leurs sensations alimentaires seraient incapables de manger plus que leurs besoins et seraient incapables de prendre du poids. Cela donnerait des maigres constitutionnels.

Et c’est là qu’intervint l’histoire personnelle et familiale. Une éducation alimentaire bien faite permettrait aux personnes moins sensibles à leurs sensations alimentaires  de mieux les percevoir et de mieux réguler leurs apports. Ces personnes feraient alors le poids programmé génétiquement. Elles seraient un peu rondouillardes, mais sans plus.

Alors qu’un manque d’éducation, ou une alimentation gouvernée par les facteurs émotionnels aboutiraient à un poids pouvant être largement au-dessus du poids génétiquement programmé.

 

Je suis heureux de voir que nombre d’entre vous ont bien compris ces principes éducatifs, si différents de ce qu’on entend habituellement ! Cela fait vraiment plaisir. Bravo tout le monde !

 

fredonzeweb.
Abonné

"mieux vaudrait leur dire : finis ton bonbon, et après, si tu es sage, tu auras les légumes"... haha, j'adore celle là! 

En tant que "maman en surpoids", je suis anxieuse de savoir comment ma façon de manger risque d'influencer celle de mes garçons. Merci pour ce message docteur, il comforte la seule maxime que j'ai essayé de leur transmettre: "mange quand tu as faim, arrête quand tu n'as plus faim". De fait j'ai deux p'tits mecs en pleine forme...

Par contre, j'appréhende l'arrivée de la préadolescence (ils ont 12 ans), par expérience, il me semble qu'ils ont tendance à manger beaucoup plus et pas forcément équilibré à cette période... je me demande s'il faut simplement les laisser faire à leur guise. Est ce qu'à cet age, le phénomène de "groupe" qui fait qu'ils ont tendance à s'habiller pareil, parler pareil, etc.. pour faire partie du groupe, ne joue pas aussi sur leur alimentation? Bein plus cool de manger au Mc*** que d'être à table avec les parents...

Une maman d'un ado de 15 ans toujours affamé m'expliquait qu'en plus du repas elle préparait toujours un plat de pâte. Son gamin mangeait comme les parents mais s'il avait faim il pouvait toujours compléter avec une bonne assiette de pâte. Je trouve ça pas mal, est ce que ça a du sens?

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Les ados peuvent avoir de gros besoins énergétiques, quelquefois le double, voire plus, que leurs parents. Vive les pâtes!

lore.
Abonné

merci Dr A. pour cette réponse détaillée

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