EME sur lieu de travail - 05112014

marieal.
Inscrit

je remets ici une question que j'ai déjà posée ailleurs sur le forum mais j'aimerai avoir votre avis?

j'ai un vrai vrai problème avec la nourriture amenée par les autres sur mon lieu de travail...je crois même que c'est ça qui empêche ma perte de poids.

je travaille en milieu hospitalier et quasi tous les jours, nous avons des sucreries proposées par les familles des patients, des gateaux faits par les stagiaires et des vieinoiseries amenées par des sociétés extérieures...

pour moi, la difficulté, plus que de dire non, c'est d'arriver à me convaincre que je n'en ai pas envie...je n'ai même pas envie d'essayer de faire la technique du disque rayé, j'ai juste envie de tout manger! au début , je pensais que c'était un reste de restriction cognitive et qu'avec le temps, et la disparition des aliments tabous, ça passerait...mais ça fait deux ans 1/2 que je suis ce programme, et si j'ai énormément progressé sur le reste, là je stagne...

exemple, la semaine dernière, des paquets de bonbons H( " que pour les enfants"), des bonbons bien chimiques, mais qui m'attirent avec une force peu explicable tant j'ai "envie " d'en manger. Les mêmes bonbons dans mon placard à la maison vont y rester plusieurs mois...mais là, je pioche et je repioche, je m'arrange pour repasser par la salle jusqu'à ce qu'il n'y est plus rien...

je n'arrive pas à comprendre ce qui me pousse à y retourner: le stress du boulot, le fait que d'autres peuvent en manger donc j'ai l'impression qu'il ne faut pas laisser passer ma chance? le fait est que c'est une vraie EME, que je n'arrive pas à bien la cerner et du coup, je n'ai pas les armes pour ne pas y céder...la rpc, j'ai du mal à ce moment là, je ne suis quasi jamais seule. Je crois qu'il faudrait que j'arrive déjà à comprendre ce qui peut se jouer à ce moment là...

j'ai déjà essayé à plusieurs reprises le conseil donné par G Apfeldorfer pour les buffets, j'essaye de me dire que tout ceci n'a rien d'exceptionnel mais rien à faire c'est plus fort que moi...

alors voilà, avec votre expérience professionelle pour vous les experts , et vos expériences perso pour vous les coachés, peut être pourriez vous me donner des pistes de réflexion et aussi des trucs à mettre en oeuvre

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

coucou Marie

à mon avis, il ne s'agit pas tant de "comprendre" ce qui se joue à ce moment là,  que d'accepter de ressentir  ce que tu ressens au long de ta journée de travail  qui est peut-être difficile à ressentir  (genre la fatigue, l'impuissance, le poids de l'institution, etc...)

il s'agit probablement d'inconforts émotionnels liés au travail, ils sont nombreux dans tout travail, alors si en permanence on a sous les yeux des sucreries (+ des gens qui en mangent je dirais, pour moi ça fait toute la différence, par effet de groupe).....

à te lire, et bien que je connaissant pas le milieu hospitalier, on dirait que ces douceurs sont une sorte de compensation institutionnalisée à un travail qui est perçu par les autres (extérieurs) comme nécessitant une compensation

est-ce que les autres soignants consomment également ces produits tout au long de la journée?

est-ce que tu as observé des collèges à toi qui n'en consomment pas?  est-ce que tu en as parlé avec eux?

est-ce que ces gateaux ne sont pas un moyen de faire "tenir" le personnel dans des conditions qui ne sont pas en fait gérables?

est-ce que du coup ne pas manger les sucreries, c'est s'exposer à se prendre en pleine face la conscience de la situation?

 

tu vois je lance des idées en l'air et sans connaitre

mais c'est parce que j'ai l'impression qu'un phénomène de groupe est en jeu,  et à partir de ce moment-là, c'est toujours plus dur de changer un comportement qui nous insère aussi dans un groupe

ou alors c'est simplement tes propres inconforts émotionnels par rapport à ton travail   (il en génère tellement!!)

 

ce qui serait bien c'est que pendant une journée  (ou même une heure),  tu ne manges pas les sucreries  et que tu ressentes dans ton corps les sensations (fatigue exacerbée???)  et les pensées (ras le bol? impuissance? )  qui te viennent

afin de laisser venir ces inconforts émotionnels qui sont compensés par les sucreries

sans réfléchir, mais juste laisser venir  ce qui d'habitude est occulté

marieal.
Inscrit

merci izabelle pour cette réponse très aidante, comme à ton habitude...

ce qui me titille c'est que même si il y a un effet de groupe, je suis surement celle qui résiste le moins à " l'appel de la sucrerie"..certain(e)s arrivent très bien à manger un bonbon puis stop, moi c'est de l'ordre de l'impossible, ou alors c'est au prix d'une lutte incroyable, avec une sensation de vide, qui n'amène qu'une compulsion énorme.

j'ai un boulot stressant, oui mais je suis la seule à réagir comme ça de tous mes collègues.

calico.
Abonné

bonsoir Marieal,

Tu te demandes si tu n'es pas peut-être "celle qui résiste le moins" à l'appel du sucré. Mais ? et si.....Inconsciemment, cela arrangeait peut-être certains de tes collègues, qui eux aussi craqueraient volontiers si tu ne passais pas avant eux pour vider le plat. Je ne dis pas cela pour les montrer du doigt en disant ouh les méchants. Pas du tout. Mais dans un groupe, le comportement des uns dicte bien souvent celui des autres, par effet domino. 

Sont-ils si détendus que cela? Es-tu la seule stressée? vous est-il possible de parler en groupe de ces fameuses tentations sucrées qui "trainent" en libre service. Etes vous libres de discuter de votre stress au travail, de votre très probable surcharge? et si oui de comment chacun le vit et des effets que cela a sur chacun?

En ouvrant un espace de dialogue, tu seras peut-être  étonnée de découvrir que les autres, si sages en apparence, ont des comportements d'évitements ou dieu sait quoi encore.

Plus de questrions que de réponses.

 

 

 

 

Lavienrose.
Abonné
Tu es la seule?!?! Et alors!!! Moi aussi, au boulot y'a toujours à manger( horaires décalés ). Depuis LC j'ai changé! Je vais chercher à manger et j'attends avant de manger, me dis que ça sera pour plus tard, que c'est la quand j'aurai faim ... Au début je n'y pensais pas... Je m'en voulais... Comme c'est pas bienveillant, j'ai commencé en me disant que je devais juste être consciente que je compulsais ... Qques semaines après je mangeais et avais conscience que c'était une eme... Après j'ai réduit les quantités et petit à petit je n'ai plus eu envie de manger ... Je prends quand ce sont des aliments que j'aime et réserve pour une bonne faim. Si tu parles de ce pb c'est que tu es prête à essayer!!!! Vas-y à ton rythme... Et sois douce avec toi ;-)
dentelle71.
Abonné

Bonsoir

Je travaille au domicile des personnes âgées et bien sûr il y a la pose café et un petit biscuit avec j'ai réussit à dire non sans les froissées car j'ai expliqué que je n'en prenais plus chez toutes les personnes où j'intervenais comme ça tout se passe à merveille et je ne grignote plus . Si je n'ai pas pris mon petit dej j'accepte que si j'ai faim!

marieal.
Inscrit

merci pour vos réponses! j'ai fait des progrès cette semaine, simplement en me disant :pourquoi as tu autant envie de manger? et en ne m'empechant pas de lutter...

je remets ici un com d'izabelle sur le "sortir du mode lutte" qui répond aussi en partie à la question: 

"c'est la peur de se confronter à nos émotions qui fait qu'on en a peu conscience, et que la nourriture devient ce "calmant" indispensable

pour ma part, si la pratique de l'EME-Zen est tout à fait radicale, maintenant,   au début, il faut y aller tout en douceur je pense

déjà  "l'idée de se confronter"   genre  "un jour"

et apprendre à se réconforter en pleine conscience

et puis un jour faire un tout petit peu durer ce moment d'inconfort,   se dire qu'on peut le vivre, mais régulièrement, pour que ça "prenne"

 

ce qui me semble très important, c'est de ne pas chercher à tout prix à  "ne pas manger"  car alors on est dans une sorte de controle qui ne fait qu'empirer les choses

il faut simplement savoir qu'on est en train d'éviter de ressentir une émotion,  avoir l'idée qu'un jour cette émotion on pourra la vivre sereinement sans avoir besoin de l'éviter,  et puis peu à peu  la laisser être de plus en plus

pas besoin de savoir  "ce que c'est"  pour se confronter en pleine conscience à l'inconfort qu'elle représente

souvent je ne sais pas ce que c'est, c'est en général quand ce sont les plus diffiiciles

alors je reste juste avec l'inconfort, avec ctte tension, cette envie d'apaisement

un petit moment"

 

pour ma part rien que le fait de me demander quelle émotion était en jeu ( en général c'est pour me donner du courage ou me récompenser pour un travail bien fait ) j'ai réussi à trouver du réconfort mais le fait de ne pas lutter m'a permi d'éviter la compulsion.

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