EMH ? - 27022013

cath40.
Abonné

 

Bonjour,

J’ai toujours grossi  en période de bouleversement hormonal (adolescence, grossesses, pré ménopause) et le syndrome prémenstruel est une plaie pour moi !

Quand je faisais des régimes et  maintenant avec la méthode linecoaching,  même combat ! Je craque toujours à ce moment-là. C’est d’autant plus problématique qu’à bientôt 55 ans  et toujours pas ménopausée, les symptômes de ce syndrome  sont maintenant exacerbés chez moi

En dehors de cette période je crois toujours que ça y est, que c’est gagné (même si c’est loin d’être parfait…) : je peux gérer mes EME, je déguste et  je commence à  dégonfler.

Et puis il y a ces jours de mon cycle où c’est la cata,  je n’arrive plus à appliquer tous les bons principes que j’ai appris ici. Mes envies de sucré, de manger outre-mesure  sont plus fortes que moi  et cela anéantit tous mes efforts.

Un éternel recommencement  qui me fait  me demander si  mon combat actuel n’est pas vain et si  je  ne devrais pas  attendre que se termine ce désordre hormonal avant d’espérer perdre un peu de poids ?  

Merci pour vos réponses

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

eh bien cath, avant d'obtenir des réponses plus scientifiques, je te donne mon point de vue, de femme on va dire.... et concernée par la question

je crois que nous sommes nombreuses, en effet, à ces moments-là, à avoir plus d'EME que d'habitude, même une personne m'avait un jour conseillé de prendre du zinc ou je ne sais quoi à cette période pour ne pas avoir ces fameuses compulsions (comme quoi c'est un phénomène connu!)

je dois dire qu'à une époque c'était même un signe pour moi, car mon cycle n'était pas régulier et une journée bien chargée en EME m'indiquait généralement que le moment arrivait...

je dois dire que depuis que j'utilise la pleine conscience, ce phénomène a complètement disparu, pour moi en tous cas

 

je ne sais pas, de mon point de vue, mais je ne suis pas sûre d'être dans le vrai car là c'est purement intuitif, dans ces moments hautement chargés en "hormones", ça doit être un peu comme quand on accouche, où la "nature" reprend le dessus, les instincts....    
 et pour peu qu'on soit un peu trop dans le contrôle, peut-être pas alimentaire, mais émotionnel,  il est fort possible que dans ces périodes,  une sorte de liberté soudain s'exprime, trop longtemps contenue

des émotions plus 'sauvages", instinctives...  et zou si on n'est pas à l'aise avec : EME

pour moi je vois vraiment la différence depuis que je m'efforce d'être moins "lisse", d'intégrer toutes les émotions et sentiments qui m'animent, les vivre au jour le jour sans plus chercher à être "bien"

c'est vrai que c'est flagrant au niveau de cette fringale prémenstruelle qui maintenant n'existe plus chez moi

voilà, c'est jute une piste à explorer pour toi, peut-être du côté de la pleine conscience.....

pure intuition cependant, donc à prendre avec des pincettes...smiley

Daan.
Abonné

Bonjour Cath,

Je rejoins tout à fait Izabelle. Moi aussi, j'ai vécu ces périodes de tempêtes hormonale avec l'impression de ne rien pouvoir contrôler, et réagis de la manière que je connaissais pour me soulager : manger. Et effectivement, on ne peut nier que ces hormones ont un effet puissant, on peut être très énervée, anxieuse, déprimée... Mais depuis que j'applique la pleine conscience "en temps réel", c'est à dire à un moment je me sens mal, je deviens consciente de ce qui se passe dans mon corps et dans ma tête, qu'est-ce que je ressens ici et maintenant, ce que je pense...et bien je vis ces sensations, et je ne suis pas obligée de répondre par une prise alimentaire. Il n'y a aucune nécessité de manger à ce moment là. C'est comme si tu te coupes un doigt, que fais tu ? Tu supportes la douleur, tu en prends comte, mais tu ne peux rien faire qu'attendre que ça passe.

Donc moi aussi depuis LC, je n'ai plus besoin de me laisser contrôler par des impulsions, je les observe, et elles ne me tuent pas. Elles me disent aussi parfois de crier contre quelqu'un ou de penser que la vie est trop dure, je ne le les écoute pas (ou moins, là je te donne une direction que je commence à prendre, mais le chemin est long contre les mauvais reflexes)

Ne pas réagir en mangeant à un inconfort autre que la faim, finalement, c'est là tout le travail de LC, et c'est ce qu'il compte de faire. Les problèmes hormonaux sont des stress au même titre que tous les autres stress.

cath40.
Abonné

 

Merci  Isabelle et Daan,

Apparemment je dois  encore avoir  du travail pour gérer  cet inconfort physique  (vraiment accentué depuis quelques temps…), et je suis  peut-être  encore inconsciemment dans le contrôle et la culpabilité.

Ainsi, par ex., pour  moi qui suis plutôt attirée par le pain et le fromage, cette forte envie de sucre mensuelle doit tout simplement correspondre à un besoin de mon corps que je ne devrais peut-être pas essayer de combattre. 

Un peu de RPC, un «  shoot » de sucre et on n’en parle plus smiley

Mais cela est facile à dire quand la crise est passée...

liegama.
Ancien abonné

Bonjour Cath 

J'ose à peine m'aventurer sur ce chemin, tellement chacune est différente je pense. Je me permet juste de témoigner de mon vécu, mais ce n'est aucunement un conseil. 

J'ai été une véritable accro au sucre depuis l'âge de 14 ans avec des pics phénoménaux quelques jours avant les règles et un acné épouvantable jusqu'à ce que je prenne la pillule à 19ans. Même pillule que j'ai arrêté à 27 ans pour découvrir que les horribles migraines, jambes lourdes, perte de libido et j'en passe étaient des effets secondaires de la pillule (ça parait bête à dire mais j'allais chez le gynéco, je lui racontais mes symptômes, il répétait que c'était normal et m'a fait changé deux fois de pillule c'est en lisant pour la première fois la notice de ma pillule à 27 ans que j'ai réalisé que je souffrais peut être des effets secondaires). Je me suis sentie mieux mais j'avais des grosses crampes quand j'avais mes règles qui me forçaient à prendre des anti-douleurs surtout le premier jour et gros symptôme pré-menstruel avec pleins d'envies de sucre et mes plus grosses EME. 

En janvier 2012, en rentrant d'un long voyage j'ai changé mon alimentation en retirant quasi tous les produits animaux (sauf les oeufs), ni viande, ni poisson et surtout ni laitages (moi qui adorait le fromage, les glaces, les yaourts). Ce ne fut pas un effort énorme, je ne l'ai pas vécu (bizarrement) comme un régime car je ne me suis pas dit "je suis végétalienne" ou autre, je me suis juste dit : je teste. Je me suis mise à cuisiner pleins de légumes comme je l'avais jamais fait avant. Mon but était de voir l'effet sur mes problèmes de rhumes et sinusites chronique (en moyenne j'avais 5 rhumes et 2 sinusites par an depuis toujours, ce qui m'épuisait). 

J'ai suivi ça complètement durant 7 mois, durant une semaine de vacance en août en Italie j'ai mangé de la glace, du fromage. Au bout de 2 mois j'ai été "surprise" par mes règles, qui sont arrivées 1 jour avant la date, sans aucun symptôme prémenstruel et surtout qui ont été 10 fois moins douloureuses. Je me suis dit que c'était bizarre et une coincidence, sauf que c'est resté ainsi. Mon gynéco (nouveau) m'a dit qu'il avait déjà vu ça chez plusieurs femmes et pour lui c'était le lien avec les produits laitiers mais éventuellement avec les "hormones" qui passent dans la viande. Et surtout pour moi, ça fait un an que je n'ai pas été malade et que je n'ai pris aucun anti douleur, aucun rhume, refroidissement, grippe (alors qu'il y en avait autour de moi), rien. Mais bon, ça veut rien dire, c'est peut être du à d'autres choses. Depuis noël dernier j'ai réintégré du poisson dans certains restaurants et parfois un blanc de poulet. 

Il y a peu j'ai voulu réintroduire du fromage plus régulièrement, et du beurre pour déguster sur du pain (j'adore le goût) mais au bout de 3 semaines j'ai commencé à avoir les symptômes d'une sinusite et j'ai re-eu plein d'envies de sucré fortes durant les jours qui ont précédé mes règles alors j'ai arrêté de nouveau. 

Maintenant, je pense que si je mange des laitages occasionnellement, ça irait mais pas tous les jours. Mais le bien être que j'en retire est plus important pour moi que le plaisir immédiat (pour le beurre car bizarrement le fromage ne me manque pas et j'ai trouvé de bon substitut aux yaourt et à la crème en cuisine). Ca aide aussi d'avoir mon homme qui est allergique aux laitages depuis 8 ans et du coup j'ai déjà du adapter ma cuisine pour qu'il puisse la manger. J'utilise beaucoup des purées d'amandes pour remplacer le beurre et c'est super bon sur du pain, dans des gâteaux, sur des crêpes, comme de la crème dans des soupes. 

Si c'est une possibilité pour toi de tester un mois sans laitages voir ce qu'il se passe, ça peut être intéressant. Mais faut pas que ça soit vécu comme une restriction sinon ça engendrera des EME, donc à voir.

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Quoique mon genre ne soit pas féminin, ma qualité de médecin me permet tout de même de répondre. Après tout, point n’est besoin d’avoir un problème pour le comprendre, fort heureusement, sinon le métier de toubib serait impossible !

Donc certaines femmes ont un syndrome prémenstruel, dû à des perturbations hormonales cycliques, et une baisse du taux de sérotonine. Cela se traduit par de la rétention d’eau (on se sent bouffie et on fait 2 kilos de plus), de la déprime, de la mauvaise humeur, des maux de tête, une augmentation de l’appétit pouvant se révéler frénétique, et plein d’autres choses déplaisantes.

Souvent les femmes mangent alors impulsivement et prennent un peu de poids. Si tout va bien, quand le syndrome prémenstruel se termine, la faim s’éteint et le poids pris est reperdu, jusqu’au prochain cycle.

J’aime beaucoup les réponses d’Izabelle et de Daan, qui disent que rien n’est inéluctable dans cela. Ces frénésies sucrées sont bien entendu des formes d’envies de manger émotionnelles, et la réponse peut être alors la pratique de la pleine conscience. Il s’agit alors de vivre ce syndrome, cette façon d’être changée par ses hormones, en tant qu’observatrice. Comme on le ferait pour un désagrément physique, une douleur.

Et si on en vient à manger trop, on peut se souvenir qu’ensuite, on aura le loisir de revenir à ses sensations alimentaires et de manger moins. Ainsi va la vie.

Bonne journée, mesdames.

Lavienrose.
Abonné
Bien que mon statut ne soit pas médecin, je me permets d'écrire. ;-) Je suis bien contente d'avoir trouvé ce sujet. Je me sens complètement concernée. J'ai vraiment subi pendant des années les SPM qui se traduisent par des des EME, une humeur horrible et des émotions exacerbées. J'ai pu grâce à toutes ces émotions avancer dans mon cheminement personnel( thérapie ). Et ça va mieux de ce côté la .... Il me manquait je pense la pleine conscience Pour aider un peu comme il y a baisse de la serotonine et que j'en avais marre d'avoir le moral dans les baskets, j'ai augmenté ma prise de protéines mais pas n'importe la quelle : amande ( oui oui y'a des protéines aussi ) Je laisse dans le noir qques heures un verre d'eau rempli d' amandes. Je les rince bien et je déguste ça. Je prends aussi de HE de sauge sclaree: une goutte de chaque côté du bas ventre matin et soir après l'ovulation jusqu'aux règles, pour éviter les douleurs. Je compte beaucoup sur le programme de pleine conscience de LC, pour me libérer, accueillir la vie et je pense en effet que fini les SPM et tous les autres maux de ma vie ( relationnel, nutritionnel) Bonne journée
Haut de page 
X