Emotions paradoxales - 18012012

papaye971
Ancien abonné

Bonjour, 

hier il m'est arrivé un truc étrange: alors qu'on me faisait des compliments sur mon allure, mon élégance et ma beauté, j'ai interprété tous les propos de manière négative.

C'est bizare car jusqu'à avant-hier, ces propos me motivaient, et hier d'un coup, j'ai commencé à douter!!!

voici quelques pensées qui m'ont traversées l'esprit:

"Il me dit que je suis belle, il doit être en train de se foutre de moi!!! soit il voit mal, soit il aime mon haut ou mon collier!!!!

Moi ce n'est pas possible qu'on me trouve belle!"

Pourquoi d'un coup ce manque de confiance en moi, alors que tout allait bien, tant au niveau de mon parcours alimentaire que sportif... 

Peut-être que la fatigue perturbe mes pensées??? 

Commentaires

papaye971
Ancien abonné

De la même façon, j'ai souvent pensé: quand quelqu'un me dit, tu t'affines, tu te mets à courir, c'est bien....

dans ma tête au lieu de me sentir encouragée, je me dis: "pourquoi, j'étais vraiment si moche ou si grosse que ça, ça te plaisait pas???"

Et j'ai aussi l'impression qu'ensuite mon esprit de contradiction prenne le relais et m'empêche de poursuivre mon programme!

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Bonjour papaye971,

Vos discours intérieurs me font penser à ce que j’ai appelé le « syndrome de Groucho Marx ». Ce comique avait dit quelque chose comme : « jamais je n’accepterai de faire partie d’un club qui accepterait des types comme moi pour membres. »

Que l’on pourrait aussi formuler sous la forme : « jamais je ne pourrai m’intéresser à des gens qui auraient le mauvais goût de m’apprécier ».

Bien évidemment, cette position est en rapport avec une faible estime de soi.

Je vous propose de prêter attention à vos auto-commentaires, ou pensées automatiques. Des pensées comme : « je suis nulle », « je n’y arriverai jamais », « je suis moche »…

Ces pensées automatiques sont des sentences intériorisées dans notre jeune âge, qui sont indépendantes de ce qui se passe dans le moment présent, mais qui sont réveillées par un état émotionnel particulier. Par exemple, quand je suis triste, j’aurai des pensées automatiques comme « je ne m’en sortirai jamais », « je suis nulle »…

Ces pensées automatiques ne sont pas plus pertinentes vis-à-vis de la situation présente que votre horoscope ne l’est. Mais comme votre horoscope, elles sont suffisamment générales pour qu’on ait le sentiment qu’elles collent au présent.

Lorsqu’on adhère à ses pensées automatiques de ce genre, on en vient vite à partir dans des pensées et des scénarios pénibles. Ce que vous faites quand on vous dit que vous êtes jolie, si vos pensées automatiques ont tourné autour de « je suis moche », par exemple.

On ne peut pas, ou très difficilement, modifier ses pensées automatiques. Mais on peut s’en distancier, les reconnaître pour ce qu’elles sont, des auto-commentaires sans réelle pertinence, juste le signe d’une humeur triste (ou d’une autre humeur).

Je vous encourage donc à lister vos PA (il n’y en a pas tant que ça, en général), et les rattacher à une humeur particulière (anxiété, dépression, culpabilité…). Lorsqu’elles surviennent par la suite, vous pouvez les considérer comme des visiteuses désagréables, mais pas dangereuses, car on sait à qui on a affaire !

La pratique de la pleine conscience devrait vous aider dans ce sens : accepter la venue des PA, avec curiosité, sans jugement, sans donner suite. On ne dialogue pas avec ces gens-là. On les laisse causer dans leur coin.

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