Enfant unique? - 23032013

Violette28.
Abonné

Bonjour à toutes,

ce post n'a rien à voir avec l'alimentation, mais je vois, dans beaucoup de présentation que certaines d'entre vous ont des enfants uniques d'une dizaine d'année....

J'ai bientot 38 ans, et une fille de bientot 3 ans. je me pose beaucoup la question du 2e enfant, avec beaucoup de pression sociales ou familiales sur mon âge qui avance, sur la fratrie dont je pourrais priver ma fille si je ne me décide pas, etc....

Pouvez vous m'apporter vos témoignages sur les raisons d'avoir eu un enfant unique: choix, ou décision de la nature?

Je suis actuellement épuisée par mon boulot et les temps de trajet (2h30 par jour en voiture), et je ne me vois pas accueillir de 2e enfant dans de telles circonstances... Alors, peut-etre vais-je devoir renoncer à ce projet qui me tenait pourtant tellement à coeur, moi qui voulait 4 enfant étant plus jeune....

Je vais peut-etre avoir une seule enfant unique, et il faudra que je l'accepte, accepter cette culpabilité de ne pas être la mère que j'aurais aimé être (plus dynamique, moins fatiguée, moins déprimée, qui se pose moins de questions, qui est moins angoissée à chaque petit problème de santé, à tel point que je ne sais pas si je suis capable de supporter cette angoisse en double).

Je sais que c'est un sujet très perso, que vous n'avez peut-etre pas envie d'aborder ici, mais vous me semblez épanouies par vos enfants uniques, et moi qui vient d'une famille de 4 enfants, j'ai tellement peur que ma fille s'ennuie, que je sois trop envahissante dans sa vie future, que je la prive de quelque chose d'essentiel...

Pouvez-vous partager votre expérience pour me rassurer?

Merci d'avance.

Violette

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

coucou Violette

moi aussi je voulais 4 enfants à la base....   venant d'une fratrie de trois

et je n'en ai qu'une.....

 

ma seule et unique raison, c'est que je n'ai jamais eu à nouveau de désir d'enfant depuis que j'ai eu ma fille

alors que pour ma fille, le désir était si fort que j'étais prête à envoyer tous les obstacles  (et franchement vu les obstacles, il le fallait),   ce désir-là,  le désir d'un enfant pour lui-même,   je ne l'ai pas eu une seconde fois....

ce désir qui fait que tu ne penses qu'à ça, que tu pleures à chaque fois que tu as tes règles, qu'au bout de trois mois tu désespères de ne pas tomber enceinte (heureusement que je n'ai pas attendu plus longtemps)

j'y ai réfléchi souvent, surtout pour la culpabilité, en effet, de ne pas donner de fratrie à ma fille, et aussi la peur, je l'avoue, que plus tard, elle ait moins de famille sur qui s'appuyer....

 

et aussi parce que c'était dommage, maintenant que j'ai l'expérience, je sais tout ce qu'il faut faire!!!

 

mais tout cela m'a semblé de mauvaises raisons pour avoir un enfant, des raisons qui font qu'on ne désire pas un enfant pour lui-même, mais pour ce qu'il représente, par l'exemple l'image d'une famille normale, ou un soutien pour l'autre enfant.....

je me suis toujours dit que j'aurais un autre enfant seulement le jour où je le désirerai vraiment, pour lui-même, en dehors de toute "obligation",  comme c'était le cas pour ma fille

car à mon sens, seul ce désir peut permettre d'accepter le rôle si complexe et si fort de parent

et puis il faut être sur la même longeur d'onde dans le couple....  ça c'est pas toujours évident

 

voilà pour mon expérience

bises

Violette28.
Abonné

Merci Izabelle pour ta réponse.

Ce qui est sur, c'est que je ne cèderai pas sous la pression!! ;-)

En fait, une autre question suite à celle du "choix" de l'enfant unique, c'est un enfant unique est-il épanoui au même titre qu'un enfant qui a plein de frères et soeur?

Et surtout, comment est-ce que je peux me poser une telle question? Surement parce que je ne connais pas beaucoup de famille à enfant unique, et que mon conjoint, qui est enfant unique, est un peu un extra-terrestre!!! ;-)

Quant à une de mes copines qui vante les mérites des enfants rapprochés: "c'est génial, ils sont si complices, ils ont les mêmes jeux, ils ne sont pas seuls...", ça ne fait qu'accroître ma culpabilité!!

izabelle
Animatrice forum

chaque vie est unique

quand on a un enfant unique, on fait juste attention à bien le socialiser

par exemple quand on prend des vacances (rarement), je fais en sorte qu'elle puisse être avec des enfants de son âge

quand ses cousins sont en visite, je fais en sorte qu'elle soit tout le temps avec eux

elle fait des activités avec les enfants de son âge....

 

et pour recevoir beaucoup de parents qui ont des enfants d'âge rapprochés, c'est loin d'être aussi idyllique qu'on le dit....

 

certes en ayant pas de frères et soeurs, il y a des leçons de vie que l'on n'a pas apprendre, notamment le partage de l'affection de parents

mais on en apprend d'autres : devoir jouer seul par exemple, donc une certaine autonomie

 

du moment que tu veilles à le laisser libre d'être lui-même (les enfants uniques ont parfois plus de pression parentale), qu'il puisse rester à sa place d'enfant, que tu n'organises pas tout autour de lui,  et  surtout que tu le socialises suffisamment, ton enfant sera tout aussi épanoui qu'un autre...

Patience
Marraine

Bonjour Violette28,

Pour ma part, je suis à l'autre extrémité d'Izabelle car l'envie d'un autre enfant s'est réveillée... 48h après la naissance de mon fils !! Et pourtant je venais de rester alitée 8 mois et de subir une césarienne !

Cette envie correspond au désir d'un autre enfant, unique en son genre, qui sera peut-être très proche de son frère, ou alors tout le temps en conflit avec lui. Ce sera peut-être une fille, peut-être un garçon, peu importe. Il ressemblera peut-être plus à son papa ou à moi, peu importe. Il sera peut-être aussi facile à vivre que son frère ; ou alors ce sera un tourbillon, peu importe.
C'est juste que quand je regarde mon fils, mon compagnon, nos liens, notre vie... eh bien j'ai envie qu'il y ait une autre vie sous ce toit, un autre souffle qui amène du chahut, de la joie, des questions, des câlins, des "arrête !", des couches et du lait de toilette qui sent bon...
Je crois que je ne saurais pas l'expliquer de manière très rationnelle !
Cela dit, ayant perdu un premier enfant, il y a peut-être aussi chez moi une envie de donner encore la vie, histoire qu'elle "gagne" sur la mort ; va savoir...

Quant à l'épanouissement des enfants uniques...
Ceux que je connais m'ont tous dit avoir eu envie, à un moment donné, d'un frère ou d'une soeur.
L'une d'entre elle m'a dit que ce qui lui pèse c'est cette responsabilité qu'elle ressent vis à vis de sa maman qui vieillit ; elle aurait pu partager ces obligations, si elle avait eu un frère ou une soeur.
Mais à part ça, ces enfants uniques que je connais sont des adultes bien dans leurs baskets et entourés de sacrés amis et de sacrées familles !
Alors pourquoi pas ?
Sachant aussi qu'une fratrie peut mal s'entendre et que la complicité n'est pas forcément évidente, ne va pas forcément toujours de soi, juste parce qu'on est frères et soeurs...

Mais je me dis que c'est avant tout aussi un projet de couple ; alors qu'en dit ta moitié ?...

Violette28.
Abonné

Merci pour ce partage!

"ces enfants uniques que je connais sont des adultes bien dans leurs baskets et entourés de sacrés amis et de sacrées familles !"

Patience, ce que tu dis me rassures, Izabelle aussi. D'ailleurs, le pédopsychiatre Marcel Rufo, lui-même fils unique, dit avoir des "frères et soeurs de coeur", des amis très proches qu'il considère presque de sa famille, et qu'il a vraiment choisi.

C'est vrai que ma question est un peu bête, je pense que je transpose mes propres angoisses, et mon film récurrent "bouh, je suis toujours toute seule", et j'ai peur qu'il arrive la même chose à ma fille plus tard.

C'est oublié qu'elle n'est pas moi.

Oui, c'est vrai, beaucoup d'enfants uniques ont un jour pensé qu'ils auraient bien aimé avoir des frères et soeurs, mais peut-etre que les enfants de certaines fratries auraient aimé etre enfant unique pour avoir plus d'attention, non?

Bonne soirée à toutes!

lorraine
Marraine

Juste pour apporter, moi aussi, mon ptit témoignage suite à ton post Violette...smileywink

J'ai eu ma fille à 40 ans 1/2.Ca a été très fort émotionnellement et j'ai mis 4 ans minimum pour " me remettre " de ce cadeau de la vie;  pas concevable pour moi d'avoir un autre enfant juste après la première. ....

Plus tard,  la conception d'un deuxième enfant ne s'est pas posée pour moi et mon compagnon au vu de mon âge.

Pas important, je suis  heureuse comme ça, ma fille et son père aussi.

De toute façon c'est comme ça, c'est la vie, on ne maîtrise pas tout, et c'est très bien ainsi.

Et je suis inquiète sur l'avenir politique, économique, social réservé à Nos enfants, alors.....

Oui, de l'importance de la socialisation, et trouver un équilibre entre s'accorder de l'importance à Soi même et accorder de l'importance aux Autres

Oui, on peut avoir des frères et des soeurs de coeur

Bonne soirée à toutes et tous

Violette28.
Abonné

Merci Lorraine pour ton témoignage!

C'est un peu ce que je ressens, ne toujours pas m'être remise de ce cadeau de la vie, à la fois merveilleux mais aussi déstabilisant... A 3 ans, j'ai encore l'impression de pouponner et d'etre encore dans la fusion. Pas de la même façon qu'à 6 mois, évidemment, mais quand même...

Elle est comme nous avec LC: elle progresse incroyablement (la propreté, le langage...), et a ses petits côtés de régression, où elle veut encore être considéreé comme un bébé. Et je suis heureuse de l'accompagner dans tous ces moments, même les moments encore "bébé", parce que je sais que c'est rassurant pour elle, et que ça l'aide à aller de l'avant sans se mettre de pression.

Comparée à d'autres qui se sentent prêtes presque tout de suite après l'accouchement pour un 2e (comme Patience, ou ma belle-soeur), je me disais que je n'étais pas normale... Ma petite voix intérieure me disait "mince, si je ne suis pas prête pour avoir un 2e assez vite, c'est que je ne dois pas être très douée comme maman....". J'aurais du assoir cette voix sur un tabouret et la laisser blablater....

40 ans, c'est un peu l'âge limite que je me fixe, en me disant que d'ici là, ma situation professionnelle se sera peut etre stabilisée, et que j'aurais déjà une fatigue en moins. J'ai aussi envie de profiter à fond de son entrée en école maternelle, nouveau tournant dans sa petite vie.

Je me dis aussi que mon compagnon ne sera pas forcément prêt  (et oui, son avis a quand même un tout petit peu son importance ;-)), que la nature ne sera pas forcément d'accord avec nos choix, etc....

J'ai déjà du faire un long cheminement pour accepter que non, je n'aurais pas d'enfant rapprochés, parce que ce ne me correspond pas. Et ça a été dur de l'accepter à cause du décalage avec l'idéal que j'avais imaginé.

Je nous laisse, à mon ami et moi, du temps pour nous décider, mais je veux aussi envisager cette éventualité. Et si elle était unique? Et voilà, si elle est mon enfant unique, je veux m'être posé les bonnes questions, et pouvoir dire: "Pas important, je suis heureuse comme ça, ma fille et son père aussi". Je veux pouvoir l'accepter sereinement, et voir que vous et vos enfants êtes heureux me fait beaucoup de bien!!!

Merci à toutes!

Violette

Silevyne.
Abonné

Je conjugue les 2 : 1 semaine à fratrie (3 enfants, de 13 à 5 ans) et 1 semaine à enfant unique (le dernier de 5 ans). Ce sont des rythmes différents. Ma semaine à 1 enfant est beaucoup + reposante ! Sans dispute (mes oreilles apprécient). Mais pourtant cet enfant seul demande beaucoup d'attention. Il n'aime pas trop jouer seul, par exemple. Alors il me sollicite beaucoup pour des jeux de société, entre autres. Il parle tout le temps. Bref, il est accaparant. Et la semaine où ils sont 3, il joue avec son grand frère, se dispute pas mal. Les activités sont mutlipliées, il faut jouer les taxis, etc. Je ne pense pas qu'il y ait un mieux : être enfant unique ou pas. Les enfants ont des camarades, qu'ils peuvent tout à fait voir en dehors de l'école, ils ont souvent des cousins, des voisins, etc. enfin bref, même sans frère & soeur à la maison, il y  a des tas d'occasions pour rencontrer d'autres enfants, jouer. Pour les parents, 1 seul enfant c'est quand même pas mal de stress en moins, c'est + facile, y a pas photo ! C'est différent, à toi de voir ce dont tu as envie, ce dont vous avez envie toi et ton compagnon. Mais dans tous les cas il n'y a pas de bon choix et de mauvais. Non ! Mais un rythme différent, oui ! 

Violette28.
Abonné

Merci Silevyne d'avoir partagé ton expérience.

Je suis d'accord avec vous toutes, il n'y a pas d'idéal, et les occasions d'être avec d'autres enfants ne manqueront surement pas, surtout en grandissant.

Il est vrai que venant d'une famille de 4 enfants, ma famille a longtemps été pour moi un vrai cocon, duquel je ne voulais pas sortir: pas envie d'aller en centre aéré, ni de prendre de cours de ski avec d'autres enfants, vu que l'animation était déjà bien présente chez moi.

C'est aussi parce que je ne connais pas beaucoup d'enfants unique que j'avais ce besoin de partager vos expériences, pour me "persuader" qu'on peut être tout aussi heureux, enfant unique ou pas.

Tout ceci ne fait que me conforter dans l'idée que, de toutes façons, ce n'est pas cette unique composante qui rendra un enfant heureux ou non.

Merci beaucoup!! ;-)

Violette

Silevyne.
Abonné

[quote]Tout ceci ne fait que me conforter dans l'idée que, de toutes façons, ce n'est pas cette unique composante qui rendra un enfant heureux ou non.[/quote]

Tout à fait ! C'est plutôt une famille aimante, être entouré, écouté, etc. qui rendra un enfant heureux.

Et puis de toute façon, à un moment ou un autre, souvent les enfants rêvent de ce qu'ils n'ont pas. Avoir un frère, une soeur, pour celui qui est seul. Mais à l'inverse : être seul pour ceux qui ne le sont pas ! Tu n'as jamais voulu avoir un peu de tranquilité toi, avec 4 enfants à la maison ? Ma fille dit souvent "ha ! si je n'avais pas de frères, etc". lol !

SacripAnne.
Abonné

Un peu tard mais j'ajoute ma voix !

J'ai eu  ma fille à 30 ans, et comme izabelle, je n'ai pas ressenti depuis le besoin impérieux d'en refabriquer un maison.

D'autant que je ne me ressentais pas d'en refaire un avec "ce père là" (et, de fait, il s'est barré quand ma fille avait 4 ans. Et c'est un super papa, mais on était plus un couple qui fonctionnait bien).

En revanche j'avais toujours caressé l'idée d'avoir des faits maison bio et des "adoptés", pas forcément au sens adoption, mais de coeur.

Et j'ai rencontré mon compagnon actuel, qui a un fils qui a un mois de moins que ma fille. On a donc une paire de jumeaux "recomposés" (je déteste ce mot).

Ils s'adorent et s'entendent très bien, et je suis très contente comme ça, ça permet aussi de couper vite à l'idée qu'on pourrait leur refaire un frère ou une soeur alors que nous, ça va bien merci.

 

D'autant que mon beau-fils a de gros problèmes de son côté, mais ça c'est une autre histoire.

 

Bref. Bien sûr c'est possible d'avoir un enfant unique et qu'il soit heureux. Je dirais surtout que... ça dépend de comment toi et le papa êtes confortables avec cette idée :)

Violette28.
Abonné

Merci pour ton témoignage SacripAnne!

De notre côté, le papa est assez confortable avec l'idée de l'enfant unique, puisqu'il est lui-même enfant unique. C'est surtout moi, issue d'une famille de 4 enfants, qui ait du mal à accepter l'idée.

J'ai été baignée dans l'idée qu'une famille, c'était une famille nombreuse, c'est idiot!!

De toutes façons, je suis dans une phase "exténuée", et j'ai maintenant une réponse toute prête à la question: "alors, le 2e?" C'est:  "il n'y en aura peut être pas, et vous aussi, vous allez devoir vous faire à cette idée. Et non, ce n'est pas dommage... On n'aura pas de 2e si on n'est pas capable de s'en occuper, ou si on doit délaisser l'aînée"!!!

Je crois aussi qu'une de mes craintes vient du fait que j'étais une petite fille introvertie, et pendant longtemps ça n'a pas été facile d'aller vers les autres. Au moins, j'avais mes frères!!!!

Mais finalement, ma fille semble super à l'aise pour aller vers les autres enfants, et elle se fera surement de très bons amis de cœur!!!

 

J'ai pu lire dans tes différents témoignages que ton beau-fils te demandait beaucoup d'attention en ce moment, je te souhaite bon courage!!!

SacripAnne.
Abonné

Merci :)

 

Pour le coup, c'est du lourd, pour lui, mais on ne désespère pas de le sortir de son mal-être.

Flowerbomb.
Abonné

Nous avons aussi fait le choix mon mari et moi d'un enfant unique.

Moi, au début c'était clair, je n'en voulais pas parce que une peur viscérale de "ne pas savoir élever des enfants" du fait de mon vécu émotionnel. Mon mari, étant le 10ème de 11 enfants, n'était pas spécialement intéressé non plus car il a souffert du manque de moyens financiers de ses parents pour élever toute cette famille.

ensuite, est venu le désir immense, que je ressentais dans mon ventre et, comme Iza, heureusement, je suis tombée enceinte très vite car sinon j'aurai peut-être changé d'avis. et mon fils est né.

J'ai eu un accouchement très difficile qui ne s'est jamais effacé de ma mémoire.

mon fils a 20 ans aujourd'hui . quand il en a eu 10, nous nous sommes aussi posé la question de ne pas lui laisser d'autre famille que ses parents. j'ai arrêté la pilule sans trop de conviction et comme quoi le destin fait bien les choses, en un an, je ne suis pas tombée enceinte. cela m'a donné le temps de vraiment réfléchir à cette situation et nous avons décidé avec mon mari d'avoir un fils unique.

sans aucun regret ni remords une fois la décision prise.

Nous l'adorons mais ne l'avons pas pourri/gâté et il ne s'est jamais senti seul. en tout cas il ne l'a jamais exprimé et il est très bien dans sa peu.

 par contre, il adore ses cousins/cousines (du côté de son papa il en a 23 !) et mettions un point d'honneur quand il était petit d'avoir souvent des caramades d'école à la maison ainsi que ses cousins.

voilà mon expérience Violette.

Violette28.
Abonné

Merci Flowerbomb d'avoir également apporté ton témoignage!

Tu dis "sans aucun regrets ni remords une fois la décision prise", et c'est exactement l'état d'esprit dans lequel je veux être.

Qu'on soit une famille sereine et heureuse une fois que notre décision sera prise!!!

cath40.
Abonné

 

Bonjour Violette,

J’ai toujours voulu une famille nombreuse et j’ai eu la chance de pouvoir réaliser ce désir, j’ai eu 4 enfants.

Je me permets d’intervenir pour parler de mon expérience avant la naissance de mon 2ème.

Sa venue était une évidence pour moi mais ce que ne n’avais pas prévu c’était la peur de ne pas l’aimer autant que j’aimais l’aînée. J’ai été rassurée à  la seconde où elle est née et je ne me suis plus jamais posée cette question, y compris pendant mes 2 autres grossesses. Notre capacité à aimer est immense !!

Je peux aussi témoigner sur un point négatif que l’on rencontre souvent dans les fratries : la jalousie. Cette jalousie n’est pas toujours facile à gérer …  Avec un enfant unique il n’y a pas ce souci.

Le seul conseil que je te donnerais c’est de faire comme tu le ressens.

doremi.
Abonné

Et oui, Violette, ce qui compte c'est ce que tu ressens !  Et d'abord, on n'a pas toujours ce qu'on a décidé d'avoir !

Tu peux par exemple décider d'en avoir un 2ème, et ne pas réussir à l'avoir.

Je pense qu'il ne faut pas se prendre la tête, il y a trop d'imprévu en jeu, trop de circonstances indépendantes de notre volonté.

Si tu en a vraiment envie, tu feras tout pour en avoir un autre; sinon, profites de ta vie avec ta fille et sois heureuse pleinement.

Je suis fille unique, je me suis beaucoup ennuyée mais j'ai eu une vie intérieure très riche,je me suis passionnée pour des tas de choses, le dessin, l'art en général, je dévore les livres depuis le CP, la musique ....

J'étais d'une timidité maladive mais est -ce que des frères ou des soeurs auraient changé quelque chose ?

J'avais une cousine germaine de mon âge que je voyais trés souvent avec son petit frère. Ma cousine, pour moi était et est toujours comme ma soeur, et j'ai gardé mes 2 amies d'enfance (depuis la maternelle). Ce sont toujours mes meilleures amies, et je les considère aussi comme mes soeurs.  Il n'y a pas la rivalité que l'on peut constater souvent entre les membres d'une fratrie.

Quand j'ai perdu mes parents, j'ai apprécié de pouvoir les entourer et m'en occuper comme je le voulais. Personne pour contester mes décisions.

Par contre, je rêvais d'avoir une famille nombreuse.(cf mes nombreuses lectures de clans des 7, de club des cinq , de 13 à la douzaine  etc...)

J'ai eu mes 3 enfants comme je le rêvais, sans réfléchir plus avant et uniquement parce que je le désirais vraiment.

Je peux te dire que ce n'est ni mieux ni moins bien.  C'est différend.

Bon courage !

AMRITA.
Abonné

Une intervention de ma part qui vaut ce qu'elle vaut, c'est juste un avis.

On fait un premier enfant pour soi pour satisfaire un besoin une envie c'est purement égoiste. Je le sais pour l'avoir vécu ainsi. Ajouter un autre enfant après le second va nous demander des choix de vie et là encore on pense d'abord à soi, son confort, sa carrière, on imagine sa fatigue etc etc et donc on fait ou on ne fait pas

J'ai deux enfants qui ont 13 ans d'écart, deux enfants uniques en fait. Deux vies, deux papas, deux histoires enfin deux bonnes ou mauvaises raisons. Je suis maintenant dans le rôle de la mamie et j'ai autour de moi des mamans de famille nombreuse et quand je les regarde et les écoute je sais qu'elles ont fait le choix de la vie, du cadeau de la vie, ça signifie que pour beaucoup de choses elles se sont mises de côté, que ça n'est pas toujours facile à porter, mais quand elles voient leur progéniture autrou d'elle, toute la famille réunie, leur joie est immense et c'est valable aussi pour les papas

On a souvent une bonne raison personnelle de faire ou ne pas faire d'enfants; Je crois sincèrement qu'on ne répond qu'à ses propres besoins bien souvent et je pense avoir fait mes enfants pour des raisons qui me concernaient moi et non eux.

Après il ne faut pas culpabiliser. Mes deux enfants ont vécu deux vies très différentes. Le premier je ne vivais que pour mon travail et il a été balloté de garderies, en nourrices, en grands parents et moi très speedée. Le second je n'ai vécu que pour lui ou presque. Les deux sont maintenant adultes et vont très bien enfin ne vont pas plus mal l'un que l'autre.

Si c'était à refaire, je fonderai une famille avec deux ou trois enfants pour les échanges qui se créent dans une fratrie même si souvent ça part au clash. La relation que j'ai avec mes frères est unique et elle vaut d el'or à mes yeux. Aucun parent, aucune amie ne saura remplacer ça

C'est juste mon point de vue qui ne se veut en aucun cas être La Vérité

Nounette73.
Abonné

Bonjour Violette

Ce 2ème enfant, ça te travaille ? tu as envie ?

ou c'est la question de t'écarter de la vie que tu avais imaginée avant d'avoir un enfant, de t'écarter de la norme qu'on t'impose ? avec au fond un choix déjà fait, sur lequel tu souhaites lire des témoignages qui te confortent ?

Je ne sais pas si mon témoignage peut avoir un intérêt. Mais ... je suis bavarde cheeky

Autour de moi je vois quelques différentes frappantes dans les familles avec enfants uniques et celles avec plusieurs enfants

- Mes amies qui ont des enfants uniques jouent beaucoup, souvent avec eux, font plus de sorties et plus variées aussi. Mes amies qui ont plusieurs enfants les laissent jouer ensemble et les sortent moins (souvent il y a encore des enfants petits).

- Mes amies qui ont plusieurs enfants rapprochés sont parfois plus fatiguées, débordées, occupées, avec une logistique d'autant plus compliquée que le nombre d'enfants augmente (que ce soit pour le quotidien ou pour les vacances). Mais ça n'est pas une généralité. Certaines le gèrent très bien. Avec une vie professionnelle remplie, et un rôle actif à l'école (j'ai des copines incroyables).

- Dans les familles avec 1 enfant, cet enfant est en relation forte avec ses parents, c'est comme un organisme unique à 3 cellules. Dans les familles avec plusieurs enfants, il y a des interactions entre les enfants, des relations qui échappent aux parents. Ca a des conséquences sur les jeux, les responsabilités (enfant unique, si un bibelot est cassé on sait que c'est lui, si le séjour est en foutoir on sait aussi que c'est lui ...), mais aussi sur l'éducation par exemple. Il y a des choses qu'on peut gérer avec un seul enfant de manière intuitive, souplement, sans avoir besoin de poser un cadre ... avec plusieurs enfants, on ne joue pas la même partition. On ne peut pas improviser de la même manière, ils réclament des règles communes, une forme d'animation.

Mais partout c'est la même joie de vivre. Je ne vois pas de différence en terme d'épanouissement et de bonheur familial chez les enfants uniques ou les fratries (pour ce qu'on peut en voir de l'extérieur). Ceux qui sont moins épanouis, ce n'est pas parce qu'ils sont enfants uniques ou parce qu'ils ont des frères et soeurs qui leur font de l'ombre.

Je n'aime pas trop parler de jalousie parce qu'on pense à la jalousie adulte, qu'on projette sur le comportement des enfants. Alors qu'ils ont tous une intention positive, celle d'obtenir l'attention parentale.

Les enfants uniques sont "jaloux" aussi, ils veulent aussi avoir de l'attention, parfois même ils sont plus exclusifs. Ca se joue différemment. Ils n'ont pas un rival à domicile, c'est plus facile à vivre au quotidien (d'un autre côté apprendre à partager l'attention des parents est le premier apprentissage de la vie en société et c'est précieux).

 

Ce que je peux te dire aussi, c'est que moi qui en ai 3 (et c'était une évidence d'en avoir plusieurs), je pense qu'on ne peut pas aborder cette décision de manière rationnelle, comme, par exemple, l'idée d'aller déménager ailleurs. C'est un changement de vie, mais il est je pense impossible d'imaginer la vie après. On peut se projeter dans une nouvelle maison, une nouvelle ville. On n'a aucune idée de ce que sera notre vie, nos questions, nos préoccupations avec un enfant de plus. C'est un voyage dont on ne connaît pas la destination, ça ne sert à rien de réfléchir à ce qu'on a dans nos valises, on ne sait pas de quoi on aura besoin une fois arrivé. Et personne d'autre ne sait dire si c'est beau, là bas, ou si c'est mieux, ici. Parce que personne ne fait le même voyage. Il faut juste savoir si on a envie de faire ce voyage, ou si on est heureuse et qu'on se sent bien ici.

 

Ce que j'observe en général c'est que ... ce qui t'a le plus secouée (toutes ces angoisses liées à la santé) n'est plus le souci majeur des mamans "multipares" (quand les enfants sont globalement bien portants bien sûr). Les rhumes, les varicelles, les otites, les convulsions, les infections urinaires, les pneumopathies, les gastros, les RGO, etc. tout ça on le connaît ou le découvre avec plus de distance.

Mais si on a de la chance, on prend en pleine face les différences entre les enfants. Après avoir eu un aîné très calme et autonome on se retrouve avec un hyperactif pendu à nos jupes, après une futée qui marchait à 12 mois et parlait comme un adulte à 2 ans on se retrouve avec une petite larve, qui marche tard et ne prononce que 4 mots à 3 ans, après avoir dû accepter que son enfant contemplatif et lent n'a pas de retard de développement mais prend juste des chemins peu visibles, on se retrouve collée au siège par un bébé turbulent et explorateur ... On ne peut pas prévoir. Je n'ai qu'une copine qui a eu 2 fois le même modèle.

 

Je trouve qu'avoir 3 enfants si différentes les unes des autres ça me rend humble et en même temps ça m'enrichit.

 Ce qui m'émeut le plus, c'est de les voir ensemble, jouer, rire, se battre. Et devenir elles mêmes, chacune étant différente des deux autres tout en cultivant une sorte d'esprit qu'elles partagent.

 

J'ai le même temps de trajet que toi (et ça me crève autant), je ne suis pas la mère que j'ai rêvé d'être non plus (pourtant je voulais 3 enfants). Une mère ne se définit pas au nombre d'enfants qu'elle a, n'est-ce pas ? On n'est pas plus mère ou meilleure mère quand on a 5 enfants que quand on en a 2 ?

Je suis épuisée aussi, déprimée souvent, et en surpoids. J'ai cru devenir barge pendant le congé mat pour ma première, et j'étais bonne à enfermer après le congé plus long pour ma deuxième.

Ca n'a pas joué une minute sur ma décision d'avoir un enfant de plus. On ne peut pas se faire des noeuds au cerveau sur des sujets qui n'ont d'importance que dans la vie actuelle, alors que s'il y a un enfant de plus, il n'y aura plus la vie actuelle.

Si tu as un 2ème enfant, tu sauras le gérer. Ouais, bon, tu vas souffrir, hein, mais une fois qu'il sera là tu n'imagineras plus la vie sans lui.

Je l'ai vécu comme quelque chose de viscéral. Tu as envie ou pas. Tu le "sens" ou tu ne le "sens pas"

Une de mes amies disait que sa fille la "comblait", la remplissait. C'était viscéral. Elle n'avait pas envie d'un autre enfant. C'était un choix, en toute sérénité.

Une autre copine a senti qu'elle n'aurait plus assez d'énergie pour son couple avec un deuxième enfant, elle n'avait pas envie de sacrifier quelque chose. C'était un choix aussi.

Et moi, j'ai fait mes 3 mouflettes en 3 ans 1/2, tellement j'avais envie d'elles (et je mesure ma chance d'avoir eu le choix, parce que parfois la nature n'est pas tendre).

 

On s'en fout, de la pression sociale. Il y en a toujours une. J'ai 40 ans, plusieurs enfants, et on me gonfle à chaque fois que j'annonce que j'ai 3 filles "oh mais il faut faire le garçon !"  / "vous ne voulez pas faire LE 4ème ?" (ben si ducon, j'aurais bien aimé en avoir un 4ème, ça aurait été une fille parce que mon homme ne sait fabriquer que des filles et j'aurais adoré la voir grandir avec ses soeurs, merci de me rappeler que ça n'arrivera jamais). Ou au contraire "c'est bon, vous vous arrêtez là hein sinon c'est pas raisonnable" (on ne t'a rien demandé, ducon bis).

 

Si tu écoutes tes émotions tu n'auras pas de regret. C'est une décision du couple parental et c'est tout. Personne d'autre. Juste vous et vos tripes.

Et je voudrais pointer une chose.

Tu ne "prives" ta fille de rien. On ne fait pas un deuxième enfant en cadeau pour le premier n'est-ce pas ? Fabriquer ou pas une petite soeur ou un petit frère, ce n'est ni la première ni la dernière décision que tu prendras et qui impactera sa vie. C'est ton rôle de parent de prendre des décisions. Et tu les prends aussi en fonction de toi. 

A partir de là, ce sera sa vie à elle et elle la vivra, et franchement ce n'est pas là que se jouera son bonheur. Tu l'aimes, tu l'écoutes, tu l'entoures, c'est de ça qu'elle a besoin, qu'elle soit fille unique ou dans une fratrie de 10.

(Moi c'était le contraire, je me sentais coupable de voler à ma fille aînée sa place d'enfant unique en lui imposant une petite soeur ... j'ai craqué au bout de 6 semaines tellement je m'épuisais à tenter de garder sa vie comme elle était ... au détriment de la petite soeur ... et quelqu'un m'a dit à ce moment une chose très juste "c'est sa vie, et vous ne pouvez pas la protéger de sa vie").

Voilà je crois que tout en revient donc à ça : au fond de toi, tu as envie de quoi ?

 

Pardon j'ai été très longue ...

 

Le vrai truc qui me manque, je crois, avec mes 3 mouflettes, c'est le silence. Ah, et dormir, aussi.

lorraine
Marraine

Ariane nounette J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ton post. Je le trouve très intéressant. Merci. Magnifique témoignage.

Violette28.
Abonné

Complètement d'accord avec Lorraine, Ariane nounette: j'ai adoré ton "bavardage", tu as même mis des mots sur des ressentis que je n'arrivais pas exprimer, et j'ai eu les larmes aux yeux... Je répondrai à ton message, mais je vais d'abord le relire.... Merci à toutes celles qui ont apporté leur témoignage et à qui je n'ai pas encore répondu, Cath40, Doremi et Amrita...

Violette28.
Abonné

 

Ariane Nounette....

Avant d'avoir ma fille, c'était une évidence pour moi que j'aurai plusieurs enfants. Puis elle est arrivée: un chamboulement dans notre vie, autant pour moi que pour  mon conjoint.

Quand d'autres couples peuvent "enchainer" les enfants, nous, au bout de 3 ans, nous retrouvons à peine notre équilibre: équilibre perso, équilibre dans notre couple et équilibre à 3. 

Avec LC, je commence à comprendre que ce n'est pas uniquement sa naissance qui m'a déstabilisée, épuisée, déprimée... Je me suis parfois demandée si je ne faisais pas une dépression post partum, car sa naissance a mis en avant toutes mes fragilités et émotions que j'arrivais plus ou moins bien à enfouir avant qu'elle soit là.

Car un enfant, c'est ça, c'est une" boule" d'émotions: en essayant  d'accueilir les siennes,  j'ai été confrontée aux miennes que je ne savais pas accueillir.

Oui, l'envie du 2e me travaille, mais je ne ressens pas cette envie de façon si claire "tu as envie, ou pas, tu le sens ou pas".  car en même temps, ma fille me comble. Ce n'est pas tout noir ou tout blanc, je préfèrerais parfois!!! ;-)

Tu dis:

"Je suis épuisée aussi, déprimée souvent, et en surpoids. J'ai cru devenir barge pendant le congé mat pour ma première, et j'étais bonne à enfermer après le congé plus long pour ma deuxième.

Ca n'a pas joué une minute sur ma décision d'avoir un enfant de plus"

Pour moi, ça joue dans ma décision parce que, durant ces trois dernières années, je me suis souvent sentie au bout du rouleau, et si j'ai trouvé la force pour ma fille de puiser des ressources en moi, je suis juste terrorisée à l'idée de ne pas en  avoir assez pour deux (je devrais dire pour 3, car je pourrais également ranger mon conjoint du côté des enfants), et que tout le monde soit malheureux... Parce qu'en plus, tout le monde me dit que j'ai une puce calme et facile, alors si déjà je me débats de fatigue avec une fille calme, je ne m'imagine pas survivre si le 2e est un modèle "speed"!! ;-)

Il est vrai qu'au jour d'aujourd'hui, à l'instant t, je ne me vois pas lui "imposer" de petit frère ou soeur, j'ai trop peur de léser l'une ou l'autre. Je serais tout à fait du style à tout faire pour que ma puce garde sa vie d'avant!!!!

La pression sociale et familiale, c'est quelque chose de désagréable à entendre, mais ce n'est pas ça qui orientera notre choix. S'il y a une chose qui ne me fait pas peur, c'est bien ça: j'ai beau ne pas avoir confiance en moi, ne pas être suffisamment bienveillante avec moi-même, j'ai parfois l'air influençable, mais ce n'est pas le cas: j'ai toujours suivi mon bonhomme de chemin à mon rythme! Avec mes doutes, mais à mon rythme! On avait déjà la pression sociale et familiale pour faire le 1er enfant, mais on a fait à notre rythme, avec nos envies à nous!

En tout cas, oui, tout à fait d'accord, on ne fait pas un 2e en "cadeau" pour le premier, et merci de dire que je ne la prive de rien.

Pour revenir à ta dernière question: au fond de moi, j'ai envie de quoi?

J'ai envie de vivre les instants de notre vie en pleine conscience, et d'en profiter pleinement sans penser à mon âge qui avance. Si l'envie viscérale du 2e enfant vient, la nature se chargera du reste. Si l'envie viscérale ne vient pas, alors nous en profiterons tout autant!!! ;-)

Un grand merci pour ton long message qui m'a fait beaucoup de bien!

Julia2.
Abonné

Bonjour à tous,

je me suis précipitée sur le post dès que j'ai lu l'intitulé. ; ) En effet, je suis fille unique et j'ai envie de "témoigner".

  Mes parents ne voulaient qu'un seul enfant, car ils trouvaient que c'était déjà beaucoup de travail et qu'il fallait mieux s'occuper d'un seul enfant et prendre le temps de l'éduquer, et aussi d'avoir suffisamment d'argent pour ses études, que de décider d'avoir plusieurs enfants sous le coup  de la pression sociale. J'ai voulu un petit frère ou une petite soeur pendant très longtemps quand j'étais petite, mais au fond j'aime avoir de la tranquillité autour de moi (je sais, ça ne fait pas très sociable...). Je pense que si j'avais eu des frères et soeurs, j'aurais été souvent en compétition avec eux, de la même manière que je voulais être la meilleure à l'école. Mais je n'ai aucun moyen de le savoir. Aujourd'hui, je suis bien contente d'être fille unique, même si parfois, par curiosité, j'aimerais savoir ce que ça aurait donné, un garçon ou une fille élevée dans le même milieu que moi, et est-ce que ça aurait fait  de moi une personne totalement différente que celle que je suis aujourd'hui. J'ai donc de la curiosité, mais pas de regrets.

  Mes parents ont toujours veillé à ce que je fréquente des cercles sociaux différents : écoles, colonies de vacances, famille proche ou lointaine, voisins, enfants des amis... J'ai deux ou trois amis, presque parfois des cousins, que je connais depuis ma petite enfance. Parfois, quand j'étais petite, j'ai pu m'ennuyer, mais je pense que des frères et soeurs plus grands ou occupés à autre chose ne m'auraient peut-être pas détourné de cet ennui, qui n'est pas non plus un fléau et qui peut être aussi considéré comme du "temps pour soi". Et je n'ai pas eu à faire mes preuves ou à complexer par rapport à un grand frère ou une grande soeur "parfaite", ni à prendre en charge les plus petits à contre-coeur, ni à me demander si j'étais bien l'enfant "préféré" de mes parents. Un seul regret : j'aurais aimé être un peu plus autonome, mais ça doit venir de soi, pas des parents. Et comme je suis plutôt mûre et responsable, j'apprends à l'être maintenant sans trop de difficultés. Je n'ai pas non plus développé de comportement asocial. : )

Si on a envie d'un second enfant pour son premier enfant et pas pour l'autre enfant en lui-même, l'autre enfant pourra peut-être le sentir et s'en trouver malheureux.

  Pour finir, j'ai discuté un jour avec une fille de 16 ans, qui m'a dit qu'elle avait vécu 8 ans en enfant unique et 8 ans avec une petite soeur, et que l'un était aussi bien que l'autre.

Voilà, j'espère que mon petit témoignage aura été utile, sinon rassurant.

ghighi.
Ancien abonné

Bonjour à vous,

Je ne suis ni enfant unique, ni maman d'un enfant unique (j'ai deux enfants), par contre, si je peux me permettre un avis(surtout pas un conseil), car il n'y a que toi et ton conjoint qui pouvez résoudre ces interrogations..

Mais je pense qu'il n'y a pas de meilleur pour un enfant et pour un couple. Chaque famille est différente, et faire (ou ne pas faire) un enfant doit venir des tripes..

Les parents idéaux n'existent pas, pour ma part on m'a fait culpabilisée parce que je ne voulais pas allaité ma fille qui est mon 2ème enfant. J'en ai donc parlé à mon médecin qui m'a conseillé de faire comme je le sentais, qu'il fallait mieux donner un biberon avec amour que le sein par contrainte...

La pression de l'entourage est peut-être difficile à vivre, mais dit que c'est ta vie, si vous vous sentez bien à trois, alors ta fille doit également se sentir bien..!!

Et dis toi que l'amour que tu apportes à ta fille fait que tu es une bonne Maman..!!

Par contre, une chose est sûre, lorsque l'on a un second enfant... on s'inquiète beaucoup moins au moindre 'bobo'... ça c'est une certitude..!!wink

Bon courage à toi...!!

Laureline.
Abonné

Ariane Nounette, je n'ai pas d'enfant, mais j'ai beaucoup aimé lire ton message, ta façon de parler du désir d'enfant, du choix qu'on fait.

J'ai une soeur, et malgré toute la rivalité et les conflits qui ont pu exister entre nous, je me suis toujours imaginé ma "famille idéale" avec deux enfants... Mais à 37 ans, j'imagine que si la question se pose un jour,  je n'aurai pas beaucoup le choix, ce ne sera pas une famille nombreuse vu mon âge !

Alors toute cette discussion sur ce qu'est une famille avec un enfant unique me fait du bien : ça a l'air chouette aussi !

Laureline

tiramisu.
Abonné

Je fais partie des mères à forte tendance culpabilisatrice et une des mes angoisses (bon, ce n'est pas la pire,car plus je réfléchis à la question et j'observe ce qui se passe ailleurs,plus je trouve qu'il n'y a pas vraiment lieu d'angoisser,que la vie est ce qu'elle est et chacun fait ce qu'il peut) est d'avoir un enfant unique,que j'élève seule par ailleurs, et je dois dire que ça me fait beaucoup de bien de lire vos témoignages !

C'est drôle de tomber sur ce post aujourd'hui,où j'ai eu une discussion avec une collègue, qui m'a dit que tout compte fait, deux enfants c'était complètement épuisant et qu'elle aurait préféré n'en avoir qu'un...j'étais très étonnée par ce discours et je me suis rendue à quel point nous étions conditionnés par des modèle de famille autour desquels se construit une pression sociale mais qui ne nous correspondent peut-être pas,soit à cause de nos parcours de vie,soit qu'ils ne suscitent aucun écho en nous.

Pour moi, il a toujours été clair que si j'avais un deuxième enfant, ce serait d'abord pour mon fils, pour qu'il ait un frère ou une soeur avec qui partager,échanger; en ce qui me concernait, cela m'était un peu égal,car je trouve qu'un enfant (surtout si on travaille et que de surcroît on doit l'élever seule...) remplit suffisamment une vie.

Alors c'est vrai que je ne peux pas témoigner à la place de mon fils au sujet de son destin d'enfant unique, mais je le connais quand même un peu et je n'ai pas l'impression d'avoir quelqu'un de profondément malheureux à mes côtés; d'ailleurs, je le trouve plus sociable et ouvert que je ne l'étais à son âge, moi qui avais un père, une mère et une soeur.Il s'occupe très bien tout seul; comme je suis assez stricte avec l'utilisation d'internet, il lit ,il dessine...il lui arrive même de cuisiner (bon, assez rarement, mais c'est pas mal pour un ado, je trouve!)

Et pour conclure, je dirais que la "famille normale", c'est comme le poids idéal, ça n'existe pas !

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