envie de manger non émotionnelle - 05052012

080413075303_Rikki.
Abonné

Je suis à l'étape du programme où je dois chaque soir renseigner le compte rendu de mes EME et je suis bien embarrassée. 

 

J'essaye à peu près de reconnaître ma faim, de me rendre compte quand je mange sans faim, etc. 

 

Donc, bien souvent, je prends l'ordi quand j'ai eu envie de manger alors que je n'avais pas faim, et j'ouvre l'écran à remplir pour les EME. Et là — blanc. 

 

Je n'ai pas l'impression de ressentir une émotion quelconque. Je ne suis pas vraiment agitée, je n'ai pas de tremblements, encore moins de sueurs froides et de tous les symptômes décrits. Je ne me sens ni en colère, ni frutrée, ni jalouse, ni fatiguée, ni RIEN : j'ai juste envie de manger quelque chose qui me fait envie.

 

Peut-être que je me cache des émotions plus profondes à moi-même, je n'en sais rien. Mais pour moi, je distingue très bien deux choses : 

- les envies de manger émotionnelles, qui font que je veux MANGER, n'importe quoi, mais manger, quitte à commencer le frigo en haut à gauche et à le terminer en bas à droite. 

 

- les envies de quelque chose, qui sont toujours liées à la présence de cette bonne chose. Deux exemples hier : une boîte de gâteaux Chamonix sur la table au boulot en fin de repas. J'en mange 2 par faim, et dix minutes après j'en mange 2 (ou 3 ? Je ne suis même plus sûre) autres, sans faim. Pas d'émotion particulière, juste les Chamonix qui me font envie. L'autre jour, je prends un petit morceau de chocolat en fin de repas (j'ai beaucoup de mal à me passer du chocolat en fin de repas). Je prends la moitié de la dernière barre qui restait. Ca me suffit. Eh bien, l'autre moitié m'a "appelée" depuis son placard pendant 1 heure, jusqu'à ce que je la mange, alors que je n'avais aucune émotion particulière dont je me sois rendue compte, juste l'hyperconscience de la présence de ce chocolat. 

 

Du coup, j'ai du mal à remplir les comptes rendus... et je me demande si je suis sur la bonne voie ! 

Commentaires

lorraine
Marraine

Bonjour Rikki,

Je comprends bien ce que tu veux dire; dans mes souvenirs j'ai très  souvent cliqué sur " aucun" ou "autre" émotion

Pour moi, les envies de manger quelque chose de précis peuvent avoir deux causes :

- la faim : moi aussi j'aime finir le repas sur une note sucrée et le plus souvent mon dessert c'est du chocolat blanc ou au lait. J'ai à ce moment là toujours encore une petite place pour 1/2 barre voir 1 barre ou même desfois 2. J'écoute mon envie/faim; je ne m'oblige pas à ne manger qu'une 1/2 barre si mon corps me réclame une ou deux (en mangeant le chocolat, j'écoute mes sensations, si j'ai du plasir j'estime que j'avais encore une petite faim! - je peux l'évaluer aussi avec ce que j'ai mangé juste avant) Si je me restreints, ça fera comme pour toi, le chocolat va m'appeler (Avant LC, c'était un grand classique).

- une EME : la gourmandise, la tentation-pour moi ce sont des EME-  je connais bien aussi....avoir envie de manger du chocolat ou du gateau sans faim. Quand cela m'arrive, je fais une séance de quelques minutes de respiration en pleine conscience. Souvent, l'EME s'envole ou alors plutôt que de me prendre la tête, je mange lentement en pleine conscience  un carré de chocolat ou un biscuit mais pas plus

Peut être que mon post t'apportera des éléments de compréhension; je le souhaite

Bon WE à toi et à tous

lore.
Abonné

Rikki,

comme ça ne fait pas longtemps que tu as commencé LC, c'est un peu normal de ne pas trop savoir relier un type d'émotion à une eme.

Et manger par tentation, juste parce que le gâteau ou le chocolat est disponible, c'est sûrement les effets de la restriction : on ne s'en débarrasse pas vite mais il y a plein 'exercices pour ça ici.

Parfois ça ressemble presque à des réflexes, on peut manger en mode automatique, c'est la main qui prend puis la bouche  et tout d'un coup on se rend compte qu'on est en train de manger voire après avoir mangé. En fait LC avec tous ses exercices et surtout sa philosophie de base aide progressivement à devenir plus conscient de ce qu'on fait, de ce qu'on ressent. Moi j'ai mis beaucoup de temps et ce n'est pas encore fini, j'apprends et je découvre encore.

Comme toi, je ne savais pas remplir les émotions : tu peux cocher autres. Je sais c'est frustrant de se dire qu'on n'identifie même pas ce qu'on ressent, voire de ne rien ressentir. Mais t'inquiète pas, ça vient petit à petit. Ne te mets pas de contraintes sur ce que tu manges et continue d'observer ce qui se passe.

bon courage

positivethinker.
Abonné

oui moi aussi j'ai des envies de manger non emiotionelles, juste parce que un de mes aliments preferes est a dispositon, cela peut me donner envie de le manger mais il n'y a aucune emotion !

sagattine.
Abonné

Je me retrouve dans vos questionnements même si je ne suis pas encore à cette étape. Après, je pense qu'il ne faut pas trop en faire non plus, si je regarde les gens régulés autour de moi ça leur arrive de prendre un petit quelque chose alors qu'ils n'ont pas faim (un chocolat à Noël, un petit bout de fromage grillé qui dépasse,...). Je ne suis pas sure qu'il s'agisse à ce moment-là d'une émotion. Par contre, en ce qui me concerne, je me dis qu'il y a une émotion cachée quelque part parce que les gens régulés qui mangent un peu sans avoir faim n'ont pas d'obsession pour la nourriture. Une fois que la boîte de chocolats est mise de côté ils n'y pensent plus, contrairement à moi qui entend très nettement l'appel du chocolat dans son placard (peut-être ai-je simplement l'oreille plus fine? cheeky). Donc en apparence j'ai l'impression d'avoir le même comportement, mais au final ça tourne à l'obsession donc très différent des gens régulés (je ne sais pas si je suis claire!);

marily.
Abonné

très clair moi je suis au 1 er jour de découvrir la faim et a part attendre que la faim soit bien présente et bien je n'ai aucun symptômes de tremblements, nausées et pourtant les sensations et les envie de manger ; je connais car j'ai fait plusieurs fois de jeûnes de 1 semaine et là, il y a  des sensations  mais rien d'insurmmontables

 Je vous tiendrais au courant.. J'ai pas encore fait mon 2 ème  repas  mais si  la faim se manifeste vraiment tard , et ben je me coucherais le ventre vide et demain matin je creverais la dalle et bonjour les folles envies de tresses au beurre et de confiture aux framboises.

Bon dimanche

calico.
Abonné

Hello Rikki,

manger les deux carrés qui t'appellent depuis 1h après ton repas alors que tu as l'impression dene rien ressentir, c'est une EME. Parce que ton corps, lui n'a pas faim. Maintenant, tu dis ne rien ressentir, et effectivement probablement que tu ne ressens rien. Dans le cahier, tu coches "autres". Il y a qque part dans le parcours un moment où on nous explique que l'on a parfois de la peine à résister à la tentation (genre un bonbon, un chocolat généreusement offert par une collègue, ou mis à disposition dans le hall de réception du médecin, etc.... ces mille et une occasions de bequeter un machin sucré, en passant). Ce sont des EME. Mais les émotions qui sont cachées derrière ces envies-là ne se laissent pas débusquer facilement. On a souvent lîmpression de ne rien ressentir. En y réfléchisant bien et en pratiquant un peu de RPC, on s'aperçoit que dans ces moments-là on peut ressentir du vide, de l'ennui, de la solitude. J'ai remarqué que chez moi ces EME arrivent souvent juste avant ou durant les moments charnières (fin des repas, pause entre deux séances, fin d'un téléphone, etc...) Mon corps a l'air calme sur le moment, sans sensations. Mais voilà, l'ennui ou le relâchement suite à un stress ne provoquent pas de grandes sensations, mais plutôt une absence de sensations.

Je me souviens aussi tout à coup que l'on peut avoir des EME de bonheur. Dans ces cas-là, on sent clairement les battements du coeur qui s'emballe.

Le body scan est aussi un bon outil pour apprendre à ressentir ses sensations plus finement.

Avec tout ça, tu devrais améliorer ta manière de noter. Et comme le disait qqun d'autre, pas grave si tu remplis pas tout parfait. Le but est d'avancer pas de jouer au bon élève.

Bonnes découvertes

positivethinker.
Abonné

Pas de souci Marily pour les tresses aux beurre et la confiture, du moment que tu as faim, et puis ca va bien avec un dimanche des tresses au beurre !

Tiens tu me donnes des idees pour mon p'tit dej demain

Bon dimanche

Gigi.
Abonné

A propos des "blancs" de rikki devant les cases à cocher : je suis tout à fait consciente que c'est le stress qui déclenche mes émotions, l'angoisse de ne pas réussir à faire tout ce que je dois faire dans la journée. Par contre, je ne ressens absolument aucun signe physique de cette émotion, même pas le coeur qui bat, la gorge serrée, RIEN. J'ai donc systématiquement rempli "aucune sensation physique"... Je progresserai sans doute de ce côté-là au fil des semaines. La route est longue mais ça en vaut la peine!

080413075303_Rikki.
Abonné

Merci de toutes vos réponses. 

Je n'ai pas été en restriction alimentaire depuis... heu... disons, des années. J'ai tenté une approche du même type qu'ici avec une nutritionniste membre du GROS il y a 3 ans, et ça a fait comme d'hab : 5 kgs perdus les 3 premiers mois, 15 kgs repris les 2 années suivantes. Pourtant, c'était tout bien basé sur les émotions et tout et tout, mais le tête à tête tous les 15 jours ne m'a pas convenu sans doute, ou alors j'ai opposé trop de résistance, je ne sais pas. Toujours est-il que ça a raté. 


Depuis, je n'ai jamais fait de "régime" plus de 2 heures consécutives, car je ne supporte plus, mais alors plus du tout, les restrictions. 

J'ai donc pris des habitudes de nourriture "libre". C'est-à-dire que j'ai pris l'habitude de manger du chocolat après tous les repas, de manger énormément en rentrant du travail, d'acheter et partager gâteaux et chocolats avec mes collègues plusieurs fois par semaine, etc. Et plus le temps passait, pire c'était : les derniers temps, j'étais tout doucement en train d'ajouter une collation supplémentaire vers 15 h, en plus de mon énorme goûter de fin d'après-midi !

 

C'était l'anti-restriction, plutôt le royaume du n'importe quoi. Mais ça se basait sur un constat simple :

- si je ne fais pas de régime, je grossis

- si je fais des régimes, je grossis

Donc, puisque de toute manière je grossis, autant se faire plaisir ! 

Ce soir, je suis énervée par mon mari qui est dans tous ses états à cause de ces fichues élections, et qui est sur internet depuis 10 h ce matin (et y restera probablement jusqu'à 20 h demain soir). Du coup, j'ai fait plein de choses toute la journée, mais ce soir tard, j'ai commencé à traîner dans la cuisine, à m'approcher de la nourriture, et à avoir envie de manger. J'étais presque contente de pouvoir identifier une vraie EME et d'avoir quelque chose à mettre dans mes cases ! 

 

AguaMaria
Marraine

Bonjour RickKi,

Après des années de restrictions intenses, un jour j'ai tout arrêté... En fait, je croyais avoir tout arrêté. J'ai pris beaucoup de poids et je n'ai plus été capable de régimes...

Comme j'avais très peu de EME en découvrant Line coaching et que je perdais beaucoup de poids dans la plus grande sérénité, je me suis mise à craindre le retour des EME. Mais en lisant, je me suis rendue compte que j'étais davantage une mangeuse rationnelle, qu'une mangeuse émotionnelle et que je n'avais pas à craindre de devenir ce que je n'ai jamais été.

Même si dans les faits, l'envie irrésistible de manger est une EME, pour ma part, je vois maintenant une grande différence avec les oeuvres de la restriction et celles des émotions. Pour moi la fin de la restriction et la découverte de mes besoins à sonné la fin de l'obsession.

C'est le docteur Zermati qui explique dans l'un de ces lives la différence entre 3 types de mangeurs, (émotionnel, rationnel et régulé.). On peut être un peu des trois, mais pour ma part je me suis retrouvée essentiellement dans l'aspect rationnel.

J'ai trouvé très intéressant quand il définit  la restriction cognitive comme une intention et non comme un comportement. Donc, être en restriction cognitive ne signifie pas nécéssairement arriver à contrôler son alimentation, son poids ou être au régime. Ainsi, on peu faire face à deux états opposés, soit on parvient à suivre les règles fixées, soit on échoue à le faire et "le comportement alimentaire est dominé par la défaillance du contrôle mental".

Pour ma part, j'ai du faire de la désensibilisation systématique avec à peu près tous les aliments que je m'interdisais ou que je ne tenais même plus chez moi de peur qu'il ne m'attaquent.... et le plus souvent c'est moi qui les attaquait quand je les rencontrais. J'ai aussi connu intensément les chips qui m'appellent du placard. Mais j'ai parrallèlement dû faire une grande place à l'expression de mes besoins que je faisais taire par l'application de milliers de règles alimentaires que je n'arrivais plus à suivre faute d'y avoir si bien réussi pendant de longues années.  

La combinaison des deux m'a permis d'être à nouveau calme même s'il y a des gâteaux dans le placard. Mais je n'avais pas compris que ma grande prise de poids et mon incapacité à respecter mes besoins tant dans un sens que dans l'autre était liée à une restriction qui ne m'avais jamais quittée. Comme je tentais de retrouver la sérénité, j'exprimais une grande part de cette restriction par la nourriture santé et le rejet des régimes... mais je mangeais trop, je ne m'en sentais pas bien, j'avais un sentiment d'échec et de résignation continuel qui faisait que je finissais par me dire tant qu'à faire, aussi bien en prendre pour la peine... demain, peut-être que je serai moins lâche ou plus courageuse ou j'aurai plus de volonté....

Chaque fois que je fais face à quelques difficultés depuis mes débuts avec LC, c'est  parce que la restriction se pointe le bout du nez.... soit parce que je veut contrôler mon poids (je me fixe des petites règles alimentaires sans m'en rendre compte), soit parce que j'ai peur de manquer de nourriture (je dois tout manger parce que demain, il faudra que j'arrête sinon je vais grossir ou ce n'est pas bon pour la santé). Chaque fois, je me recentre sur mes besoins en m'assurant de manger ce qui me plait et en le dégustant. Chaque fois, dans ma tête la quantité de ce que je mange doit être potentiellement illimitée et mes sens en alerte. Est-ce que le goût est encore agréable, est-ce que la quantité me fait sentir confortable, etc.

J'ai fait un petit pacte... je ne me permets plus d'ignorer ma faim, en contrepartie, je ne me permets plus de me faire du mal avec la nourriture.... Mais je fais de grands efforts d'écoute et d'attention. Pas toujours évident.

Bon courage pour la suite.

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bonjour rikki et tout le monde,

Vous distinguez donc deux situations et vous le faites très bien :

1) Des EME :

Une envie de manger émotionnelle consiste en un puissant désir de manger, afin d’éviter que des pensées et des émotions pénibles ne deviennent conscientes, ou pour tenter de se réconforter.

On mange alors sur un mode impulsif, c'est-à-dire non réfléchi, automatique. On parle de « compulsion alimentaire », ou de « boulimie ». On mange sans avoir faim, ou alors que la faim a disparu, on n’a pas la possibilité de manger en dégustant. On sélectionne des aliments qui procurent des sensations intenses et qui atténuent les émotions : ce sont en règle générale des aliments sucrés et gras, à forte densité énergétique. On mange vite et beaucoup, sans possibilité de s’arrêter avant d’avoir l’estomac (trop) plein. On se sent ensuite souvent coupable, ce qui conduit à poursuivre les excès.

L’EME vient donc remplacer l’émotion, et bien des personnes ne ressentent donc pas (ou peu) cette émotion. L’émotion n’est d’ailleurs pas si intense et n’occasionne pas des sensations physiques extraordinaires. Il peut s’agir d’ennui, de petite tristesse, d’un peu de tension ou d’anxiété. Une émotion petite peut donner lieu à une grande EME, car peu à peu, on devient intolérant à ses émotions et la réponse alimentaire vient très facilement.

Si on ne ressent pas l’émotion, on peut souvent néanmoins repérer des déclencheurs : des problèmes au travail, dans sa vie privée, le fait de se trouver seul(e) et comme abandonné(e)…

2) Des désirs d’aliments (sans faim) :

Une envie de Chamonix, de chocolat, et quand on commence, on ne peut plus s’arrêter. Cet « appel » est dû à la restriction cognitive, c'est-à-dire au fait que ces aliments sont « interdits » et diabolisés. On appelle ce type de fonctionnement « l’effet de transgression de l'abstinence » ou en anglais What-the-Hell-Effect. Quand on commence à manger un aliment « interdit », alors on se dit que foutu pour foutu, au point où on en est, autant continuer.

La culpabilité d'avoir commencé fait qu'on continue. Cette culpabilité est une émotion, et la restriction cognitive finit donc par conduire à des EME.

Notre programme permet de travailler sur ces deux points fondamentaux. Un travail psychologique, à base de pleine conscience pour le premier aspect, un travail sur les sensations alimentaires pour la restriction cognitive.

Voià, j'espère que tout est clair pour vous. A bientôt.

 

080413075303_Rikki.
Abonné

Merci pour cette réponse. 


L'effet What-the-Hell, je connais... je pense que c'est probablement l'un des effets les plus pervers des régimes, voire même des non-régimes. 

 

Comme s'il n'existait que deux manières de manger : une contrôlée par le Comité Central, qui donne son approbation en terme de calories, équilibre alimentaire, et tout le barda. Et une autre totalement anarchique, ayant pour but plus ou moins avoué de faire le contraire de ce que veux le Comité Central, ce qui est une autre manière d'en tenir compte tout le temps. 

 

En fait, je suis comme une ado qui lutte contre la parole des parents : je ne peux faire que pareil qu'eux (manger bien, manger droit, manger comme il faut) ou le contraire d'eux (comme hier soir, où la prise de champagne a engendré automatiquement les comportements qui vont avec : finir les saladiers de chips, reprendre trois fois des trucs apéros plus ou moins interdits dans un coin de ma tête, reboire sans soif juste pour être dans l'excès volontaire, etc.).

 

Je continue à avoir du mal à remplir les petites cases (j'ai toute ma vie eu du mal avec les petites cases), il manque la case "What the hell !", mais je comprends mieux ce qui se passe. 

 

Et, comme d'hab, c'est toujours le lendemain d'un excès alimentaire et surtout alcoolique (moi qui ne bois quasiment jamais) que j'ai perdu 1 kg. Effet-retard...

tamar.
Abonné

C'est bizarre cet effet-retard, non ? ça m'est arrivé à moi aussi très souvent, de décoller justement le lendemain d'un excès. Une idée à quoi c'est dû, quelqu'un ?

Holimione.
Abonné

MERCI à toutes et tous pour cette discussion...

=> je n'en suis qu'à l'étape "découverte" , mais je crois que ma prochaine étape est celle de "J'APPROFONDIS MES SENSATIONS ET MES ÉMOTIONS".

et je pense que je vais rencontrer les mêmes difficultés "d'identification" des émotions que Rikki, parce que avant même que je commence ce programme, je me posais déjà ce genre de questions.

=> je crois que je vais venir régulièrement relire vos lignes, car je suis sûre qu'elles vont m'aider dans cette étape...

Encore Merci !!!

AguaMaria
Marraine

Ce qui m'a beaucoup aidé pour cette lutte intérieure d'ado, c'est la partie dégustation des aliments tabous. J'ai mangé plusieurs de ces aliments tabous dont des chips et des gateaux tous les jours pendant un certain temps et là bof les chips et les gâteau. Quand une petite restriction intérieure me reprend, je mange l'aliment et je le déguste et je me dis que je peux en remanger quand je veux. J'ai réussi à faire la paix à l'intérieur. C'est pas peu dire. 

080413075303_Rikki.
Abonné

la paix à l'intérieur...

 

Quel beau rêve ! Je n'en suis pas là ! 

 

Plein d'envies de manger aujourd'hui, encore d'une nouvelle catégorie : la catégorie "gueule de bois - mauvais goût dans la bouche - envie de le faire passer". 

 

Décidément, y'en a des petites cases qui manquent !  laugh

Narméa.
Abonné

Votre discussion a été très éclairante pour moi, parce que même si je n'en suis pas encore là dans le programme, je me demandais bien à quoi ressemblait une EME qui fait se volatiliser le contenu d'un frigo... je ne crois pas en avoir eu sauf quand j'ai la migraine mais là c'est le chocolat qui dérouille....

Mais la case "What's the Hell".. rhô je sens que je vais la cocher souvent.... très souvent... très très souvent.... enfin, j'ai toujours classé ça dans la "gourmandise"...

positivethinker.
Abonné

Mais si je passe devant la boulangerie et que je vois mon gateau prefere, ca me donne envie de le manger quel que soit mon etat emotionnel. Donc selon moi, c'est plutot de la gourmandise. La seule difference que mon etat emotionnel fait, est que si je me sens bien, je vais plus facilement y resister, voire acheter le gateau mais le garder pour la prochaine faim (la faut que je me sente vraiment tres bien !)

AguaMaria
Marraine

Hihi! La gueule de bois pour moi c'est définitivement relié à la case What the hell. Ya un quelque chose dans la gorge qui me donne l'impression d'avoir faim toute la journée. Alors je mange en paix et je déguste comme je peux, et le lendemain je retrouve ma vraie faim. 

080413075303_Rikki.
Abonné

N'empêche que quoi qu'on fasse, on se retrouve quand même en train de manger. 

 

Une émotion joyeuse ? Je trinque, je mange.

Le lendemain, la gueule de bois ? Je mange pour faire passer. 

Une tablette de chocolat croisée au détour du chemin  ? Elle n'avait qu'à pas être là, je la mange parce que je l'ai vue. 

 

 

What the hell, what the hell, what the hell ? 

 

Depuis deux jours, j'affiche le tableau "EME" à tout propos. Parfois je mange, parfois je ne mange pas, en tout cas je coche à tous les vents, et j'ai l'impression de faire n'importe quoi. 

Gigi.
Abonné

L'impression de faire n'importe quoi??

Ca me fait aussi cet effet là quand je commence à devoir saisir vraiment TOUTES mes eme : j'avais pas l'impression d'en faire autant... vraiment n'importe quoi!!!

fredonzeweb.
Abonné

"What-the-Hell-Effect"... ça sera ma découverte du jour! C'est complètement moi depuis une semaine...

merci à tous pour cette discussion.

Kitty68.
Abonné

et bien voilà je me sens moins seule.....je suis comme toi Rikki , pas vraiment compulsive mais simplement bonne vivante, gourmande et avec un réel plaisir de manger des bonnes choses ! en plus je suis une bonne cuisinière, passionnée et aimant partager mes créations, cela n'arrange pas les choses !

Moi aussi j'ai du mal à ne pas terminer mon repas avec la petite touche de sucré....mais là je pense que ce n'est pas de la faim...juste de la pure gourmandise, mais toujours pas compulsive...enfin je ne sais pas trop analyser, je suis au 5ème jour de mon livret alimentaire et je suis un peu perdue, j'ai l'impression de toujours dire la même chose chaque jour. J'attends mon bilan avec impatience!!smiley

080413075303_Rikki.
Abonné

En même temps, si on mange alors qu'on sait qu'on n'a pas faim et qu'on va en payer les conséquences, ça n'est pas du pur plaisir, c'est un plaisir mêlé de culpabilité qui empêche d'être juste "bon vivant". 

 

Ou alors, on ne serait pas ici !

 

C'est compliqué. 


Je n'ai pas renoncé à mes carrés de chocolat en fin de repas, mais je me rends compte que j'en prends plus souvent seulement 2, et plus rarement 10. Avec toutes les étapes intermédiaires...

 

Bon, ce sont des petits pas, mais peut-être que c'est à petits pas qu'on y arrivera ! 

Narméa.
Abonné

je suis arrivée à faire un super truc aujourd'hui: j'avais fait un gâteau au chocolat pour le goûter des enfants... mais évidemment je n'avais pas faim, alors je m'en suis mis une part de côté (une belle part) en leur expliquant pourquoi je faisais cela.

Et ce soir, j'ai fait une soupe, un peu de pain et de fromage (mais 10 fois moins que ce que je mange d'habitude) et après j'avais encore faim pour me savourer mon gâteau... j'étais toute contente parce que je l'ai mangé sans culpabiliser.

en fait quand je veux manger quelque chose de bon en ce moment, je le prévois dans un repas (pour être sûre d'avoir faim au repas suivant) et je le mange tout doucement (en ronronnant.. ou presque). et là pas de "Hell effect" parce que je me conditionne à me dire que ce morceau là ne me fera pas grossir alors je le mange en paix avec moi-même.

voilà un petit témoignage de réussite d'un grande gourmande qui a du mal à s'arrêter quand elle met le nez dans un gâteau..........

080413075303_Rikki.
Abonné

Bravo, Narméa ! 

 

Garder sa gourmandise sans effet boule-de-neige, c'est idéal ! 

marily.
Abonné

Magnifique, je vais essayer d'utiliser ton idée pour les bonnes choses que je vois régulièrement sous le nez.. Les bonnes choses sont à l'école (cuisine)

Je les prendrais à la maison et je les mangerais avec plaisir le soir.

Avec ce temps plutôt moche, les envies de manger par ennuis pointent leurs nez.. Faut que je me bouge..

Au plaisir de lire vos post

marily

Haut de page 
X