Espaces de respiration et EME : je n'y arrive pas... - 09112011

Lily.
Abonné

Bonjour,

J'en suis à l'étape sur la gestion des EME, et si j'y croyais (en Dieu), je dirai : "Dieu que c'est dur !" mais je n'y crois pas, et de fait, je ne sais plus à quel saint me vouer... ;-)

J'ai déjà mis plusieurs jours rien que pour écouter la vidéo explicative du Dr Zermati. Pourtant, je l'aime bien, notre bon docteur Zermati. Mais là, non...: pas envie de l'entendre m'expliquer comment gérer une EME. J'ai commencé, arrêté, me suis dit pendant une semaine que c'était vraiment puéril, me suis trouvé de multiples excuses pour ne pas avoir le temps... et au bout de 10 jours, enfin, j'ai supporté d'entendre que oui, on pouvait gérer une EME en prenant le temps d'une petite séance de RPC.

Et depuis, j'essaie... ET JE N'Y ARRIVE PAS ! C'est ridicule, je sais : juste prendre trois minutes pour respirer, écouter son corps, ne pas céder à l'impulsion et laisser le temps s'arrêter pour se concentrer sur sa respiration. C'est simple, j'y arrive à froid, mais JAMAIS au moment où j'en aurais vraiment besoin ! Je sais que je dois le faire, que c'est le moment, mais je ne le fais pas. Du coup, je culpabilise de me sentir incapable de le faire, et c'est la spirale infernal des pensées négatives qui conduisent inévitablement... AU FRIGO !! Au lieu de gérer mes EME, j'en ai plus qu'avant...

L'un(e) d'entre vous a-t-il (t-elle) réussi à placer ces espaces de respiration quand une EME survient ? Comment se fait le déclic qui donne le courage de renoncer au soulagement immédiat procuré par les aliments pour prendre le temps de ne pas céder à l'impulsivité ?

Combien de temps encore avant de dominer cette foutue impulsivité qui gâche mes soirées, toutes mes soirées, et me bouffent (c'est le cas de le dire...) toute mon énergie pour faire autre chose : réfléchir (à autre chose !) lire (sur autre chose!), écrire (sur autre chose!), créer..., bref vivre enfin vraiment !!

Je ne suis pas désespérée, mais presque...

Lily

Commentaires

zouzou.
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coucou lily

je n ai pas encore commencer ce stade du programme et  jai essayer par moi meme de faire ma RPC , et  jai remarquer que certaine fois j arriver a detourner mon attention de  la nourriture , cela m est pas arriver bcp de fois , mais grace a ca j ai remarquer que cela marcher sur certaine EME  et pas  sur d autre ! pourquuoi je ne sais pas du tout j espere seulement que quelqu un pourra m expliquer !

j espere de tout coeur que tu vas reussir a calmer ces crises , car a la fin de ton message ta description de tes journees me mettent les larmes aux yeux car c est une realite et une dure realite ! on ne vit que pour la bouff d une maniere ou d une autre !!

courage la miss !! bisous

jpzermati
Votre coach

Bonjour Lily,

Oui, je sais. C'est là tout le noeud de l'affaire : l'évitement émotionnel. Vous mangez pour abréger votre exposition émotionnelle et, moi, tout au contraire, je vous demande de les observer à fond pendant 3 minutes. C'est vraiment pas cool !

D'abord, il faut bien se rappeler que l'Espace de Respiration n'est pas fait pour empêcher de manger. Mais pour offrir un choix. Soit se réconforter en mangeant. Soit travailler sur ses inconforts émotionnels. Ce sont précisément ces inconforts qui nous font manger. Ce sont eux qui nous précipitent dans le frigo.

Mais de quoi s'agit-il ? Ces inconforts se manifestent par des pensées pénibles et des sensations pysiques désagréables. Mais avez-vous déjà pris le temps de les observer. Avez-vous déjà pris le temps de vous rendre compte que ce que vous tentez de chasser était une boule dans la gorge, une oppression thoracique, une respiration difficile, un noeud à l'estomac... Vous êtes-vous déjà accordé quelques secondes pour vous les décrire.

Vous auriez pu alors vous rendre compte que ces inconforts ne sont pas plus douloureux que bien des désagréments que nous subissons chaque jour dans notrre vie quotidienne : les maux de tête, de gorge, de ventre, de dos, les brûlures, les coupures, les tendinites, les entorses... Bref, tous ces maux que nous subissons et avec lesquels nous allons tout de même travailler. Pour lesquels nous ne prenons parfois même pas le temps de nous soigner.

Ce que je vous propose dans un premier temps c'est de prendre quelques instants pour observer ces émotions qui vous font si peur. Juste quelques instants... avant d'aller manger si c'est votre choix. Pour que manger ne soit pas une réaction impulsive. Mais une vraie réponse qui produise le résultat attendu : le réconfort. Quand vous choisissez de manger en réponse à vos émotions, votre objectif est de calmer votre émotion, de vous réconforter en mangeant. Vous ne l'obientrez pas si vous mangez de manière précipitée, incontrôlée, en trop grande quantité. Bien sûr, sur le moment, vous avez peut-être calmé votre émotion. Mais combien de temps faut-il pour que vous regrettiez cette façon de manger ? Le temps d'une bouchée ? Deux ? Trois ? Quatre ? Tout de suite après avoir mangé ? Un peu plus tard ? Au final, le bilan émotionnel de cette affaire n'est pas très positif. Et je ne parle pas du bilan pondéral !

Vous obtiendrez ce réconfort si vous prenez le temps d'observer ces inconforts qui vous dérangent et de constater comment certains aliments que l'on apprécie et que l'on déguste ont le pouvoir de les atténuer.

Peu à peu, l'espace de respiration vous ouvrira un vrai choix entre le réconfort ou l'acceptation de l'inconfort. Cet exercice n'est donc pas destiné à vous empêcher de manger mais à atteindre vos objectifs : le réconfort alimentaire ou l'acceptation des émotions.

Pour cela, il faut aussi que simultanément vous travaillez sur vos autres exercices de pleine conscience : le body-scan, la respiration, les pensées...  Observer une émotion, cela s'apprend. Souvent, c'est l'inconnu qui fait peur.

Dites-vous aussi qu'avant d'aller manger et vous soulager de vos inconforts, vous pouvez prendre ces 3 minutes.

Bon courage.

JP

Lyphaé.
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Merci pour cette réponse, Dr Zermati. Y a pas à dire, vous savez vraiment trouver les mots qui touchent et qui permettent de comprendre.

Lisette.
Abonné

Merci pour ce post et la réponse du Dr Zermati... Pile ce qui me questionnait...

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