est ce le pouvoir de la societe qui crée notre relation à notre corps et à la nourriture - 14122011

MANYUKA.
Abonné

Une question générale pour comprendre pourquoi notre rapport à la nourriture et à notre corps est devenu si conflictuel et douloureux? pourquoi, que l on ait un poids qui crée un problème de santé(douleurs fatigues...)ou un poids qui ne gene en rien le bon fonctionnement physique, voir meme absolument pas de probleme de poids, on retrouve les mêmes souffrances émotionnelles??les mêmes cercles vicieux? les personnes qui témoignent ici révèlent une richesse profonde, pourquoi est ce que la relation à la nourriture est comme un couvercle sur ce trésor? je suis à  l etranger depuis bientot 3 mois, ici dans la campagne (je précise) dire à une femme qu elle a grossi est un compliment...je les trouve tres belle dans leur habit traditionnel fait de couleurs et de volume.Je ne pense pas qu elles écoutent leur sensation de satiété, il y a un plaisir celui d avoir à manger et de manger...merci, j ai pris la décision de participer au programme pour ne plus etre obnubilée par la nourriture et mon corps que cette énergie qui passe dans le contrôle permanent et les emotions qui vont avec soit mise à la disposition de la créativité.Merci d ouvrir une porte de sortie

Commentaires

lore.
Abonné

bonjour,

c'est vrai qu'on est des êtres sociaux et on vit toujours dans une société donnée, alors pour peu qu'on ait envie de s'y intégrer dans cette société/culture, on reprend à son compte les critère d'intégration qui sont véhiculés, le tout est de faire le tri entre ce qui va être bon pour soi et le reste, bon pour le regard des autres, du moins le regard qu'on imagine de la part des autres, parce que bien souvent, ce n'est pas leur premier souci. Peut-être que si l'embonpoint est valorisé dans une société, celle où tu te trouve à priori, alors celles qui n'ont pas cet embonpoint, comment le vivent-elles ? est-ce une société tolérante ou juste le valeurs sont inversées par rapport à la nôtre ?

bonne route à toi en tout cas

marie4.
Abonné

Bonjour Manuyka, bonjour Lore, 

Je pense que cette réflexion est très riche. Aller à l'étranger et se rendre compte que nos "évidences" n'en sont plus passées les frontières est je crois l'une des expériences les plus soulageantes que j'ai pu vivre. Ca veut dire que nos valeurs, nos vérités sociales ne sont que des conventions, et que l'on peut tout à fait décider de voir les choses autrement!

J'ai vécu la même expérience concernant les critères de beauté tous relatifs en partant en Afrique, dans un pays où les femmes sont rasées de près. Je vous assure qu'après trois mois où je n'étais entourée que de femmes habillées en habits bariolés et avec un demi centimètre de cheveux sur le caillou, je trouvais que ça leur donnait une classe folle et que le fait de voir la forme arrondie et harmonieuse du crâne était de toute beauté. Avoir des cheveux longs m'a tout d'un coup semblé très bizarre et très peu féminin!!  (d'ailleurs il me paraissait très bizarre aussi d'être blanche ^^)

Idem, la première fois que j'ai vu un tableau de Rubens au musée, je suis tombée des nues (c'est le cas de le dire), car ses dieux/déesses sont toujours représentés avec bourrelets et cellulite à gogo! Comme quoi à cette époque c'était un critère de beauté que de ne pas avoir la peau sur les os. 

Je crois qu'on peut décider qu'il en est autrement et que les critères de la mode sont désuets. Je pense que notre seule chance est d'être bien dans notre peau car c'est là vraiment, quelque soit le poids, que notre beauté rayonne!

Bon courage à vous.

lys.
Abonné

Bonjour

je suis completement d accord avec ce que tu dis Marie, mais pour moi la difficulte justement c est d etre bien dans ma peau !  je n y arrive pas , je n y arrive certainement pas en surpoids , mais je crois que je n y arrive pas non plus en etant trop mince le problème etant je pense ailleurs ... bien plus ancré en moi et le poids n est que la chose sur laquelle j ai tout reporté et je pense que c est facile pour moi de me dire si je vais mal c est à cause de mon poids ..... et je pense que mon erreur est là ,maintenant il est certain comme tu le dis ainsi que les deux personnes avant toi dans ce post  .... Les codes de cette société nous enfoncent encore davantage , je pense que LC ne peut que nous aider en travaillant à la fois sur nous meme et aussi en nous aidant à nous distancier de ces codes et ne les faisant pas notres

à bientot lys

Rose-PetitBeurre.
Abonné

Whaou les filles... j'ai l'impression de me prendre une bouffée de fraicheur avec ce que vous dîtes.

De manière générale, je trouve qu'on est dans une société qui ne nous pousse pas à nous respecter et nous accepter tels que nous sommes. Quand je suis dans le métro, je vois toutes ces pubs avec des filles jeunes, hyper minces, toutes lisses avec leurs jambes de girafes...(merci photoshop, au passage) et ensuite, je regarde les vrais gens... personne ou presque n'est comme ça !!!

Je crois que c'est symptomatique d'une société de consommation qui veut nous faire acheter toujours plus. C'est sur que si on s'acceptait tels qu'on est, on n'aurait plus envie d'acheter toutes ces crèmes, ces bouquins de régimes, ces inscriptions dans des salles de sport... et qu'il y a tout un pan de l'industrie cosmétique qui se casserait la figure. Ah la pub ! ça me fait penser au livre de Beigbeder, 99F...

Des critères de beauté, il y en a toujours eu et il y en a aura toujours, dans toutes les cultures. Mais notre société est de plus en plus exigeante, je me demande jusqu'où ça va aller ? On vise aussi de plus en plus les hommes aussi...

 

 

 

 

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bonjour à toutes,

Que je suis content de vous lire ! Quel plaisir de voir que vous remettez en question cette nécessité impérative d’amaigrissement à tout prix. Il est vrai que, dans bien des cas, cela conduit à vouloir être mince que sa nature ne le permet, afin d’entrer dans les normes sociales.

Vous avez toutes compris, bien entendu, que telle n’était pas la philosophie de LineCoaching. Il s’agit là de retrouver sa vraie nature, de faire le poids qui nous est naturel, c'est-à-dire le poids d’équilibre.

Il se trouve que, pour des raisons d’environnement, de régimes à gogo, pour des raisons émotionnelles, bien des personnes sont au-dessus de leur poids d’équilibre, et peuvent donc espérer maigrir.

Mais jusqu’où ? Jusqu’à ce poids d’équilibre, et pas en deçà. Ce corps-là, à ce poids-là, il convient de l’accepter, de l’assumer, sans honte, avec fierté, car il est nous-même. Il convient de vivre avec notre corps, pas un autre, et de remercier ce corps, cette incarnation, autrement dit, le fait que nous soyons en vie.

Vive la vie et bonnes fêtes.

romie.
Abonné

je viens tard sur cette question (le site est très riche, pas eu encore le temps de tout lire...) pour rejoindre celle qui a posé la question (désolée, je ne vois pas l'historique...). je vis moi-même en Afrique depuis bientôt 7 ans et c'est vrai qu'ici, même en ville, les critères de beauté sont bien différents, même si une espèce d'occidentalisation des moeurs change un peu la donne. mais être grosse est loin d'ête une tare, c'est vraiment un critère de beauté...les jeunes filles sont souvent maigrelettes, mais dès qu'elles ont un enfant ou passent les 30 ans, elles s'arrondissent et c'est perçu comme un signe de beauté et d'opulence, de richesse, de bonne santé. d'ailleurs quand je maigris en général on me demande si j'ai été malade :)

et même dans les pubs, on met en valeur ce qu'on appelle ici la "vraie femme", à savoir celle qui a des formes généreuses. bon du coup j'ai pris 10 kgs quand suis arrivée ici hihihi....mais ça m'a permis de mieux accepter mon image aussi...allez, je vous invite toutes pour un petit stage "j'apprécie mes rondeurs" :)

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