Et si on est obligé de maigrir, comment fait-on ? - 07022013

capuccino
Marraine

Bonsoir, 

Aujourd'hui, je me suis retrouvée face à une collègue en surpoids depuis longtemps et qui a visiblement pris régulièrement des kilos depuis que je la connais.

Nous avions longuement échangé sur LC et nos vécus respectifs de nos surpoids. Elle a toujours été ronde et a toujours eu un bon coup de fourchette. Le simple mot régime lui donnait de l'urticaire. Mais enfermée dans son perfectionnisme à outrance, malgré un travail à temps partiel, elle était incapable de s'accorder une minute de répis, un faux pas. La maîtrise du temps et de la vie, de la sienne , des autres est sa seule façon de fonctionner. Elle vient récemment de reprendre le travail à temps plein et là son perfectionnisme en prends un coup et son tour de taille aussi...Elle sait, elle reconnait le pouvoir réconfortant de la nourriture chez elle. D'ailleurs elle consulte régulièrement un médecin nutritionniste avec qui elle échange sur les difficultés de sa vie et pas forcément sur son poids.

Depuis quelques jours sa santé défaille un peu, sa tension grimpe, ses articulations sont douloureuses. Son médecin lui met la pression pour qu'elle perde du poids, et rapidement, lui parle de régime...Et là je sens cette collègue complètement désemparée face à ce qu'on lui demande. Elle sait que si elle entame un régime, c'est son équilibre psychique qu'elle va mettre en jeu. Elle avait déjà été candidate à un anneau gastrique mais son IMC était trop bas. Elle avait été réccusée. Aujourd'hui, je ne sais pas si elle serait retenue pour une telle chirurgie. 

Je ne sais pas comment lui venir en aide, comment l'aider à faire face à la pression de son médecin traitant. Je sais aussi qu'une tension élevée n'est pas tolérable compte tenue des risque encourus, que ses articulations douloureuses lui rappellent les kilos pris ces dernières années. Mais en même temps je vois sa détresse et ça me fait vraiment mal. Je serai tellement désolée de la voir entrer dans cette spirale si destuctrice de la restriction cognitive

Alors comment fait-on quand la perte de poids est indispensable pour ne pas mettre sa santé en péril ?                                     Que faire quand cette perte de poids doit être rapidement significative ? 

Merci de vos conseils. 

Commentaires

Lolapop.
Abonné

Bonsoir,

Je pense qu'il faut répondre à certaines questions avant... Qu'a-t-elle pensé de vos discussions sur LC ? Que pense-t-elle de cela ? A-t-elle lu "maigrir sans régime" ?

Si elle est réceptive, c'est la porte qui s'ouvre pour elle. Sinon, c'est comme vouloir aider un alcoolique qui ne veut pas s'aider lui-même...

J'ai personnellement compris que la démarche doit venir de soi. J'ai essayé d'aider des personnes autour de moi, et le fait qu'elles ne soient pas réceptives m'a fait prendre conscience que rien était possible sans elles...

J'ai aussi dans mon vécu avancé dans ma "guérison" de la boulimie en consultant un médecin généraliste 'excellent soit dit en passant' qui pratiquait l'hypnose ériksonienne et qui m'a permis dans un premier temps de retrouver dans ma mémoire l'origine de ma boulimie. Cela m'a permis d'avancer d'un très grand pas. Peux-être peux-tu lui en parler...

Voilà quelques pistes, mais pour répondre plus précisément, j'ai moi aussi une personne (très) proche qui souffre de la nourriture et je ne peux rien car elle refuse toute discussion... Nous sommes très proches et il y a une grande confiance entre nous mais toujours pareil : rien est possible sans elle...

Pour moi, il faut que la personne fasse la démarche de vouloir s'aider, se sauver, sinon comme moi, tu vas y perdre de l'énergie et gagner en tristesse... Zorro est un mythe.

Bon courage

PS : Et malheureusement pour elle, elle semble être tombée sur un médecin qui n'a rien compris... Plus il va lui mettre la pression, plus elle va prendre du poids... Première chose : changer de médecin !

tupenses.
Abonné

Bonjour, je suis très étonnée que vous puissiez parler de l'histoire de votre amie, ce serait à elle d'en parler. Par contre il me semble que vous êtes touchée très fortement par son histoire!!!!!!!!

izabelle
Animatrice forum

Bonjour Cappuccino

je comprends ton envie d'aider bien sûr

je me dis qu'il faut qu'elle ait toutes les infos, cette personne

et dans l'immédait, qu'elle lise peut-être "maigrir sans regrossir, est-ce possible?"

comment ne pas comprendre après ça que seul un autre type de travail lui permettra de perdre du poids durablement ?

 

si ensuite, après l'avoir lu, cela ne lui parle pas, que peux-tu faire de plus?

didil.
Abonné

Tu ne peux en aucun cas aider ta collègue. Tu peux simplement lui donner quelques informations, éventuellement des conseils si elle est prête à en accepter de ta part.

Il est clair que ta collègue est en ce moment débordée dans son mode de fonctionnement habituel et se rabat sur la nourriture. C'est parce qu'elle est totalement débordée psychiquement qu'elle se met à somatiser. Ce phénomène est commun à chacun de nous. Certes, perdre du poids la soulagera, mais d'autres troubles somatiques risquent d'apparaître.

Dans un tel cas, les entretiens de soutien de ta collègue avec un nutritionniste sont insuffisants. Elle aurait à présent vraiment besoin de consulter un psychologue, si possible psychosomaticien, pour faire un travail de fond. Mais il n'y a qu'elle qui peut en décider. Les gens qui sont dans la maîtrise ont souvent peur de perdre le contrôle en s'engageant dans un travail, car ils ne voient pas à quel point ils sont prisonniers de ce besoin de maîtrise.

Pour ce qui est du régime, tu en as discuté avec elle, peut-être peux-tu lui faire à nouveau part de ce que LC t'apporte en opposition à ce que les régimes t'ont fait traverser comme épreuves. Mais c'est pareil, elle seule peut prendre une décision.

lorraine
Marraine

Capuccino,

Je ne sais pas pourquoi mais ton post m'inspire....

Tu écris : "Mais en même temps je vois sa détresse et ça me fait vraiment mal. Je serai tellement désolée de la voir entrer dans cette spirale si destuctrice de la restriction cognitive"

Je te comprends : à situation égale je réagirai pareil car j'aurai comme un sentiment de non assistance à personne en danger (les régimes m'horripilent pour les dégâts qu'ils font et je milite contre !) D'autant plus, que  je crois comprendre que ta collègue n'est pas pro-régime, elle ne tient pas à en faire, donc en fait  tu la soutiens aussi, simplement dans ses idées.

Je sais que tu exerces un métier de relation d'aide (comme moi) donc forcément, "c'est normal"  tu as le souci de l'Autre et en même temps je pense que tu sais très bien qu'on ne peut pas aider quelqu'un contre son gré. L'empathie oui, l'hyperempathie  non. Je ne pense pas, j'espère, que tu ne portes pas sa souffrance. Je me dis que c'est juste profiter de son réseau (là en l'occurrence LC dont les docteurs) qui te fait poser tes questions ici.

 En même temps elle consulte des professionnels qui semblent l'orienter dans le sens des régimes ....Elle/tu poses aussi la question de l'anneau gastrique....

On dirait que ta collègue ne sait pas/plus  à quels saints se vouer...

Tu écris :"Alors comment fait-on quand la perte de poids est indispensable pour ne pas mettre sa santé en péril ?                                     Que faire quand cette perte de poids doit être rapidement significative ? "

= Tout ce qu'on a appris sur LineCoaching...Chez certains la perte de poids ne se fait pas attendre et parfois une petite perte de poids suffit à ce que le corps se porte mieux. Les docteurs A et Z  conseilleront peut être  des aspects à travailler ou à considérer en particulier dans ce type de situation.

Ecouter son corps quand il nous fait mal , pas facile on a plus envie de se replier sur soi ,;même s'  il me semble que c'est l'occasion . J'ai démarré le yoga (j'avais alors 10 kilos de plus que maintenant) suite à des douleurs rhumatismales très aigües. J'ai appris, par ce biais là,  à ressentir mon corps , à réussir à me connecter aux  différentes parties de ce corps que j'avais plutôt tendance à négliger. Et quand j'ai démarré LC, j'étais déjà un peu brieffée pleine conscience, repérer les sensations, tolérer l'inconfort ....

Pour maigrir un changement de  comportement alimentaire est nécessaire, on le sait. , Mais dans comportement alimentaire il y a comportement .

Ta collègue a t-elle déjà pensé que c'est peut être aussi son besoin d'être parfaite selon ses critères à elle, la culpailité qui peut en découler si elle n'atteint pas ses objectifs, la fatigue, les causes de tant  de  perfectionnisme et plein d'autres émotions et états d'âme   qui sont à l'origine de ce" trop manger".  ? Du coup, pour maigrir, c'est sûrement aussi  son comportement qu'elle doit revoir -déjà apprendre à bien se connaître- avec l'aide d'un théapeute éventuellement.

Savoir que la nourriture nous réconforte c'est vague . Ne veut -elle pas apprendre à se réconforter autrement ou pas seulement avec la nourriture ? Mais se réconforter de quoi ?

A-t-elle seulement envie d'intimité avec elle même ? A t-elle seulement envie de changement ? A t-elle envie de "guérir" de ses problèmes physiques ?

Quelles réponses apporte t-elle à ces questions....?

Pensées pour toi et elle

Lorraine

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