Excès de poids et génétique - 26032012

FloD75.
Abonné

Bonjour,

J'ai inscrit ma fille à un examen proposé par l'Assurance maladie aux enfants entre 3,5 et 4,5 ans. J'ai reçu le questionnaire à remplir. Une des questions concerne les "éléments médicaux familiaux", il s'agit de recenser les maladies, dans une liste comprenant  : allergies, hypertension, infarctus, avc, cholestérol, diabète, tuberculose, luxation congénitale de hanche, affection thyroïdienne, cancer, problème de vue, d'audition dépression et... vous me voyez venir  : excès de poids.

Je n'ai rien coché, car je suis bien convaincue que mon excès de poids n'a rien de génétique, même si ma mère  a grossi à l'adolescence et est à l'heure actuelle toujours en restriction cognitive après un régime à l'âge de 16 ans, si ma soeur a grossi vers la vingtaine. Ce que je veux bien reconnaître c'est une tendance familiale à la "culotte de cheval"; c'est tout.

Ma prise de poids a  sa cause ailleurs, dans un enchaînement d'événements qui auraient pu être évités. De même pour ma mère, ma soeur, cela fait partie de notre histoire personnelle à chacune sans que cela soit génétique pour autant.

Ai-je tort de penser cela ? Est-ce que vraiment mon surpoids pourrait être une cause héréditaire de surpoids pour mes enfants ? 

Merci d'avance pour vos réponses.

Commentaires

tamar.
Abonné

Il n'y a que toi qui peux le savoir. Parfois, le surpoids qui court dans la famille est le résultat de mauvaises habitudes communes, et parfois c'est congénital, si tu les connais assez bien pour être sûr que ce n'est pas cela, alors tu as raison, n'y pense plus et passe à autre chose !

sagattine.
Abonné

Vu que je suis concernée je réponds!

Alors honnêtement je ne pense pas du tout que notre surpoids soit génétique (je précise que je ne parle pas du surpoids en général mais de celui de ma soeur, Flo, et du mien!). Effectivement notre côté maternel a une tendance à l'embonpoint, mais je pense plutôt que c'est dû à la non-éducation alimentaire que nous avons reçue (ou plutôt pas reçue). Il faut tout de même savoir qu'il n'y a jamais eu de repas en famille à la maison, et qu'à partir du moment où ma soeur a quitté le nid familial j'ai systématiquement mangé devant la télé. Je n'ai jamais été encouragée à manger des aliments dont je n'avais pas l'habitude et bien que ma mère ait toujours tenu un discours de restriction alimentaire ça ne l'empêchait pas de m'acheter uniquement ce que je voulais manger et surtout de ne pas me faire découvrir des aliments nouveaux.

D'après ce que j'ai pu constater du côté des grands-parents maternels, il y avait aussi une tendance de ma grand-mère à trouver normal que les femmes fassent un régime tout en proposant des plats assez gras et à inciter à en reprendre plusieurs fois. Pour ma part j'ai grossi parce que je n'ai jamais appris à manger et qu'en plus ça me permet d'accompagner toutes mes émotions (joie, tristesse et la plupart du temps passivité devant la télé), c'est juste qu'à un moment je n'ai plus réussi à me réguler comme je pense que je le faisais inconsciemment. Je ne sais pas pourquoi à un moment j'ai perdu cette compétence inconsciente, mais franchement j'ai du mal à croire que ça a un rapport avec la génétique. Il y a des comportements familiaux qui se transmettent, tout simplement!

tamar.
Abonné

C'est une bonne nouvelle pour vous, non ? ça veut dire que votre poids d'équilibre est sans doute normal et que vous allez le retrouver. Enjoy !

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bonjour à toutes et tous,

Ah, la génétique ! Ah, la poule et l’œuf ! Qui suis-je, le produit de mes gènes, ou bien ce que je suis devenu(e), au travers d’une histoire ? Quelle histoire !

Je pense qu’il n’y a pas de réponse à ce genre de question. La seule réponse possible étant, les deux mon capitaine !

Question génétique, cette science a fait beaucoup de progrès, ces dernières années, si bien que, du coup, on a tendance à tout expliquer par la génétique. On en reviendra.

On a mis en évidence une série de gènes qui contrôlent les réserves adipeuses. Que ces dernières soient fortement influencées par l’hérédité est connu depuis longtemps. Mais plus récemment, on a aussi mis en évidence des gènes qui contrôlent le comportement alimentaire. Je pense que c’est sans doute en modulant la sensibilité aux sensations alimentaires. Les prochains travaux le préciseront sans doute.

Certaines personnes, en fonction de leur génétique, percevraient leurs sensations alimentaires de faim et de satiété de façon plus aigue, tandis que d’autres les percevraient moins bien. Les personnes ayant une perception aigue de leurs sensations alimentaires seraient incapables de manger plus que leurs besoins et seraient incapables de prendre du poids. Cela donnerait des maigres constitutionnels.

Et c’est là qu’intervint l’histoire personnelle et familiale. Une éducation alimentaire bien faite permettrait aux personnes moins sensibles à leurs sensations alimentaires  de mieux les percevoir et de mieux réguler leurs apports. Ces personnes feraient alors le poids programmé génétiquement. Elles seraient un peu rondouillardes, mais sans plus.

Alors qu’un manque d’éducation, ou une alimentation gouvernée par les facteurs émotionnels aboutiraient à un poids pouvant être largement au-dessus du poids génétiquement programmé.

Comme on voit, la situation est complexe.

Ce qu’il faut retenir : les personnes ayant une moindre sensibilité à leurs sensations alimentaires que les maigres constitutionnels peuvent s’entraîner à mieux les percevoir, et donc ne pas se situer au-dessus de leur poids d’équilibre. Tel est le but du programme LineCoaching !

Les mêmes peuvent effectuer un travail psychologique et émotionnel afin de ne pas manger en fonction de leurs émotions, si tel est le cas. Là aussi, tel est le but du programme LineCoaching !

Pour répondre aux mamans ayant peur pour leurs enfants : premièrement, vous n’êtes pas responsables des gènes que vous transmettez à vos enfants et il ne devrait pas y avoir là matière à culpabilité. Vous leur donnez la vie, vous leur donnez ce que vous pouvez leur donner, mais les gènes, vous ne les leur donnez pas, vous les leur transmettez.

Deuzio, si vos enfants se montrent goulus dès la naissance, ils ont probablement une permissivité génétique qui peut conduire, peut-être, à un surpoids. Une bonne éducation alimentaire, où vous leur apprenez à bien reconnaître la faim et la satiété est alors fondamentale. Des conseils plus détaillés se trouvent dans : « Mangez en paix ! » (G. Apfeldorfer, Editions Odile Jacob).

Mangez en paix, et faites manger en paix !

 

tamar.
Abonné

A ce propos, je voudrais signaler quelque chose dont j'ai été témoin au premier rang. Il se trouve que deux de mes petites-filles sont pratiquement nées chez moi et que je me suis beaucoup occupée d'elles. La première, dès l'âge de quelques jours, était absolument insatiable. Elle réclamait des biberons à longueur de journées, et quand ils arrivaient enfin, elle les descendait à toute vitesse. A l'âge de quelques mois, elle était déjà en surpoids. Inutile de dire qu'elle l'est encore à l'âge de 14 ans, et beaucoup, comme son père et d'autres de la famille de son père. La deuxième s'est montrée épuisante dès les premiers jours : il fallait la solliciter longuement avant qu'elle consente enfin à mettre une tétine dans sa bouche, et là on en avait pour trois bons quarts d'heure pour lui en faire avaler la moitié dans le meilleur des cas. C'était une fillette fluette, et c'est une adolescente mince. Les deux vivent dans la même famille, reçoivent les mêmes repas et captent les mêmes messages alimentaires. Elles sont toujours ensemble, et on dirait Laurel et Hardy. Si ce n'est pas de la génétique !

Pomdereinette.
Abonné

Juste, pour rebondir sur ce qui précède : mes deux loulous ont été des gros bbs, affamés, toujours ou quasi pendus à mes seins. Peut-être aussi que je ne savais pas épondre autrement à leurs pleurs, même si j'ai essayé.

L'aîné a 6 ans, et a-priori aucun souci de poids. Il semble être un mangeur régulé, sur plusieurs jours, pour ce que je peux en voir.

Son frère de presque 3 ans ressemble toujours à une petite boule, mais c'est une petite boule hyper tonique et musclée.

Il y a sûrement dans la famille une tendance aux rondeurs, mais je reste persuadée que si je fous la paix à mes loulous ils se régulent d'eux-mêmes. Et que la tendance restera une tendance, et non plus un drame.

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