Faim ou sommeil? - le 17/01/2012

calico.
Abonné

 

Messieurs,

Tout d'abord un grand merci pour avoir créé ce lieu de parole et d'échange. J'y ai découvert un espace bienveillant et intelligent qui m'étonne et me ravit chaque jour un peu plus. Précieux tout cela.

Je m'interroge au sujet des sensations corporelles et comment trier celles qui sont en lien direct avec la faim et les autres.

Il me semble avoir lu que la faim pouvait se manifester par des sensations de lourdeur dans la tête. Or quand on est fatigué, se sont les mêmes sensations. Comment faire la différence? Faim ou sommeil?

Petite explication du pourquoi de la question.

Hier, j'ai eu un gros coup de pompe au travail 1h après avoir mangé. Les yeux qui se ferment, je baille, j'ai la nuque lourde, je me sens ralentie, j'ai de la peine à garder le fil de la conversation avec l'enfant qui est en face de moi. Et je lutte pour ne pas sombrer. Digestion? Or je n'avais pas trop mangé. Pas comme certaines fois, où là c'était clairement le cas.

Etais-je trop habillée? Il faisait un froid polaire et j'avais mis des couches supplémentaires pour ne pas avoir trop froid lors de mon trajet en vélo. (d'ailleurs j'ai eu froid aux fesses ce matin, il faisait -7) Mais j'ai vérifié; j'avais les joues fraiches et pas trop chaud. Juste une sensation d'être dans un cocon confortable. Idéal pour piquer un roupillon!!!! Et la pièce n'était pas surchauffée, j'aère régulièrement.

Mon premier réflexe a été de chercher du chocolat. De l'énergie! J'ai pensé ouvrir la fenêtre, mais ne l'ai pas fait. Puis j'ai pensé que je ferai mieux de m'étendre cinq minutes. Si j'étais fatiguée, mieux valait dormir ou me reposer. Ce que j'ai fait. Ça m'a fait du bien mais pas suffisant, car une demi heure plus tard je baillais à me décrocher la mâchoire. Misère!

Au final, j'avais une pomme dans mon sac, je l'ai mangée. Et j'ai l'impression que cela allait mieux après.

Conclusion: avais-je faim? ou sommeil? ou les deux?

Merci de vous penchez sur la question. Et si d'autres on un bout de réponse, merci également.

Commentaires

jpzermati
Votre coach

Bonjour Calico,

C'est une très bonne question. La faim est souvent confondue avec la fatigue ou le manque de sommeil.

En effet, la grande faim peut prendre aussi l'allure d'une fatigue ou d'une somnolence. Mais alors comment faire la différence ?

C'est tout simplement impossible à décrire. Il n'y a qu'un moyen de faire la différence, c'est de l'expérimenter soi-même. C'est pourquoi, dans l'expérience de la faim, nous demandons de pousser jusqu'à la grande faim. Cette faim occasionne une fatigue... de faim. C'est vraiment difficile à décrire mais quand on la ressent on sait de quoi il s'agit. Ce n'est pas du manque de sommeil. On sait bien que cette fatigue, cette somnolence, ne passe pas en dormant ou en se reposant. Il faut manger ! Et ça s'en va. Généralement, assez vite.

C'est tout le problème des sensations, comment les communiquer ? Il faut les expérimenter. Comment expliquer la douleur ? C'est plus facile à comprendre avec un coup de règle sur les doigts qu'avec de longues explications. Il en est de même pour la faim. C'est pourquoi nous vous invitons à l'expérimenter vous-même. Bien sûr, en prenant les précautions que nous vous indiquons.

J'oubliais. La digestion aussi peut entraîner des somnolences. Encore plus quand on est fatigué.

Nan, je disais ça juste pour compliquer un peu plus.

Allez, Bonne Faim !

calico.
Abonné

Merci pour cette réponse ultra rapide.

Si je comprends bien, je saurai le moment venu. Et vous n'avez pas le pouvoir de me donner plus d'infos, de par la nature même des sensations en jeu. 

.....

J'ai un peu l'impression d'être retournée au stade du nourrisson qui, quand il braille d'inconfort, ne sait pas quel mot mettre sur cet inconfort. Peut-être a-t-il faim, soif, le cul qui brûle à cause du pipi, mal à l'oreille, les dents qui poussent, va savoir. C'est l'adulte qui va lui donner des clés, nommer, construire son accès au monde, et peut-être même que cet adulte, tout imparfait qu'il est, est bien capable de se tromper et de prendre des vessies pour des lanternes.

Je me rappelle que pour ma première grossesse, je harcelais la sage-femme de questions sur le "comment reconnait-on les contractions de l'accouchement". Je mourrais de trouille. Je craignais la douleur et je cherchais à me rassurer. Peine perdue. Les seules réponses que j'ai eues étaient du même ordre que la votre. Difficiles à décrire et différentes pour chaque femme. J'insistais. "un peu comme des grosses règles" fut la réponse la plus précise que j'obtins.

Autant vous dire que pour ce premier accouchement, j'en ai bavé et que je n'ai rien resenti de tel, ce fut pire, bien pire. Par contre, une fois que j'ai eu oublié les affres de ce moment et que je remis le couvert, j'ai vraiment pu ressentir ces fameuses "grosses règles". Oui elle avait raison, c'est à peu près ça pour un accouchement "normal". J'avais vécu de l'exceptionnel pour le premier. Et heureusement qu'elle ne m'avait pas raconté l'autre version, j'aurais paniqué.

Il ne me reste qu'à patienter pour expérimenter cette "grande faim" et me constituer une meilleure grille de lecture, plus fine de mes sensations.

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