fractionnement des repas - 15062012

raloba.
Abonné

Bonjour,

je suis en train de tester le fractionnement des repas afin d'apprendre la satiété. Je pensais que je n'aurais aucune dificulté à le faire. Or, je n'arrive absolument pas à m'arrêter avant d'être "gaver". Du coup, je ne fais aucune collation. Je ne comprend pas pourquoi je réagis comme ça alors que je sais pertinnament que je peux manger une collation si je le souhaite. Je me suis rendue compte que j'avais peur de me retrouver affamée sans rien pouvoir manger pour contenter mon estomac... Comment y remédier ?

Une autre question que je me pose souvent : est-ce que le fait de mâcher des chewing gum entre les repas peut "contrarier" nos sensations alimentaires ?

Merci d'avance pour vos témoignages et vos réponses !

Raloba

Commentaires

Hermine.
Abonné

Personnellement j'ai dû faire le carnet 3 fois avant de commencer à réussir à fractionner. ça a vraiment été très dur pour moi ! Et je crois que même lorsque j'ai réussit à fractionner un peu, je n'ai jamais pris de collations, ça m'a juste permi d'avoir un peu d'apétit pour le diner (et encore pas tous les jours) ! Bref, j'ai vraiment diminué trèèèèès progressivement les quantités.

J'ai arrêté les carnets de fractionnement pour avancer un peu dans le programme (tout ça m'a pris plusieurs mois pour tout dire) et ça va de mieux en mieux, non seulement, j'ai faim pour le dîner presque tous les soirs mais il m'arrive d'avoir besoin de la collation l'après-midi !

Tout ça pour dire que ça a été une épreuve difficile qui m'a emplie de doutes, j'avais vraiment l'impression de tout foirer et d'être incapable de faire cet "exercice" et en fait, malgré tout, il s'est passé quelque chose. Je pense même que je retenterai l'expérience encore une fois pour voir un peu l'évolution et pour pousser l'expérience plus loin "pour voir".

Voilà, c'est un petit témoignage qui n'apporte pas beaucoup de solutions, juste : essaie, sans te faire trop de soucis, les choses se passent parfois en douceurs.

PS : je ne suis pas expèrte en chewingum, je n'en mâche jamais et pour cause : ça me file de l'aerophagie. L'aerophagie perturbe mes sensations alimentaires (parfois au mileiu d'un repas il suffit que je rote -oui bon, hein, voilà, c'est dit- pour me rendre compte qu'en fait je n'ai plus faim du tout !). ça n'a rien de scientifique, c'est juste mon témoignage de non mâcheuse de chewingum ! ;)

Marie-Paule.
Abonné

Il semble que le fractionnement est comme un tournant dans le programme.... Moi aussi, j'ai eu pas mal de difficultés.  Je ne fais quasi jamais d'EME, eh bien là, j'ai su ce que c'était.  Le simple fait de diminuer les quantités, j'avais des envies de manger très fortes dans les deux heures qui suivaient.  Je viens de terminer cette étape et là je devrais déguster des choses grasses et sucrées, mais comme je me bats avec les EME déclenchées par le fractionnement, je vais attendre que tout ça se calme un peu. J'ai découvert deux choses : j'attends trop longtemps avant de manger, j'ai trop faim et donc je perçois mal ma satiété et le simple fait de "m'enlever un morceau" de ma pitance me perturbe et me met en colère (colère que j'ai tendance à noyer dans la nourriture....). C'est un dû qu'on n'a pas le droit de m'enlever, point barre ! Tu vois, tu n'es pas la seule à trouver ce passage difficile... Comme Hermine, je pense que j'y reviendrai, histoire de voir où j'en suis.... Mais ça a été une vraie souffrance psychologique !

Nikaia.
Abonné

Je suis aussi sur le fractionnement et ce n'est vraiment pas facile 

d'autant que 'javais déjà mis en plce plus ou moins le fractionnement en ne prenant presque plus de dessert au repas et en le décallant dans l'après midi.

donc pour le moment mon fractionnement se concentre essentiellement le midi sur laisser un peu dans l'assiette et ne pas prendre de pain avec le repas mais des fois cela me provoque malgré tout des fortes EME ... 

mais c'est intéressant pour se réguler et trouver la bonne taille de plat et le nombre de plat/entree/dessert à prendre...

par contre j'ai un problème avec le formulaire à remplir .. des fois le fait de manger moins à midi me fait prendre ma collation beaucoup plus tot que d'habitude (15h30 au lieu de 16h30 - 17h d'habitude) . Dans ce cas, dois je remplir que je fais une collation d'habitude à cette heure là ou pas? et entre le matin et le midi, je me retrouve avec une faim beaucoup plus importante parce que je ne veux pas faire de collation à 11h30 quand je sais que je pars déjeuner à 12h/12h30 ...

Il y aurait donc des nuances à introduire...

 

Marie-Paule.
Abonné

Nikaïa, après avoir fait cette partie du programme, je pense que tu dois mettre ce que tu fais d'habitude, donc si tu prends ta collaction à 15h30, ce n'est pas comme d'habitude, alors tu mets "non".  Si tu ne prends pas de collation avant le repas de midi, tu auras plus faim que d'habitude, donc tu vas manger plus et ce sera difficile de fractionner... C'est ce que j'ai fait et le bilan me le déconseille, car quand on a trop faim, on perçoit moins bien sa satiété, et je pense effectivement qu'au lieu de fractionner (c'est-à-dire de manger quand même ce que je dois manger, mais en plusieurs fois) j'ai carrément fait de la restriction, d'où les EME.  Le protocole dit bien qu'il faut manger si on a faim, il ne s'agit pas de s'affamer, mais d'ajuster au mieux les prises alimentaires. C'est très déroutant et pour le moment, je mange comme les bébés, à la demande.... mais la coach a dit que ça allait s'arranger, c'est une étape presque inévitable... Bon courage !

Pomdereinette.
Abonné

Il me semble que le fractionnement se présente deux fois dans le programme. Parce que je me souviens de ma colère quand j'ai dû m'y recoltiner :-))

Galère plus plus aussi pour moi. Quand j'ai réalisé que ça provoquait encore plus d'EME, j'ai capitulé. Au sens où j'ai rempli le carnet en notant quand je n'y arrivais pas. J'ai aussi un peu "triché" au sens où j'ôtais une unité, sauf que j'avais déjà atteint la satiété rien qu'avec le plat pricipal.

Sans regrets. Si j'avais voulu faire au mieux, j'aurais encore mis plus de temps. Se dire qu'en fin de parcours on arrive à une étape où en remplissant un carnet on met l'accent sur le plus difficile, et qu'on peut toujours le retravailler. En tous cas moi c'est ce qui m'a le mieux convenu.

Marie-Paule.
Abonné

Oui, je suis d'accord avec toi, Pomdereinette.  L'essentiel est d'y être passée, il n'y a rien à réussir, juste une expérience à faire.  On tire des conclusions rationnelles, mais je crois qu'inconsciemment le corps apprend plein de choses et qu'il réagira différemment.  Par ex; j'ai quand même fait la dégustation (avec un chou à la crème, une tuerie...) et sans problème j'ai jeté les 3/4 du truc.  J'avais tellement peur que j'en ai acheté un deuxième en me disant, je jetterai celui que j'ai dégusté et je mangerai l'autre... (tu peux me traiter de tricheuse, j'assume....).  Mais je n'ai pas mangé le deuxième, finalement. Plus envie. Et pas d'EME.

C'est peut-être le plus bizarre, c'est de percevoir qu'on ne réagit plus pareil, au niveau de l'alimentation mais aussi au niveau émotionnel... Parfois en mieux, parfois c'est rock and roll.... Les expériences mettent en évidence des façons d'être dont je n'avais même pas conscience, et ça c'est toujours bon à prendre !

raloba.
Abonné

Merci pour toutes vos réponses. ça me rassure de savoir que cette étape est difficile pour d'autres. Bon, il me reste 5 jours.... A voir....

tournesol1950.
Abonné

j'ai commencé hier l'exercice du fractionnement et je suis déstabilisée car je ne prends quasiment jamais de collation et là, comme je réduis les quantités de mes repas, j'ai faim très rapidement après et je mange une petite collation. J'ai l'impression d'avoir toujours faim ! c'est désagréable au possible...

Quelqu'un a-t'il eu cette difficulté ? peut être que je réduis trop mes repas ? j'ai encore faim quand je termine.

izabelle
Animatrice forum

oui tournesol pour moi c'était pareil au début j'avais trop réduit, alors ce n'était pas gérable

essaie de moins réduire pour ne pas être affamée en sortant de table, mais simplement un petit creux

Zéphyr.
Abonné

Bonjour!

Je suis moi aussi dans le fractionnement.

J'ai démarré l'étape, qui dure 7 jours, le 14 mai... nous sommes le 28 juin... Ahem... j'ai un peu de mal aussi! :o)

J'ai justement pu remplir 1 compte rendu supplémentaire aujourd'hui (le 6ème, ouf plus qu'un!), parce qu'à la faveur d'un rendez-vous à midi j'ai avalé un petit truc (une soupe thaï pour les curieux) avant de partir et j'ai de nouveau faim à 14h30... Oui je sais, c'est facile comme ça! Mais oui cette sensation d'avoir encore faim après un repas même mini je la découvre.

Alors c'est dur en effet, mais c'est une expérience qui va contre les dictats, le dictat des 3 (ou 5?) repas par jour notamment donc c'est une expérience enrichissante!

tournesol1950.
Abonné

merci de vos réponses, Izabel tu as raison et la coach que j'ai interrogée m'a dit la même chose, j'ai trop réduit mes repas et du coup j'ai toujours faim. !Ce midi j'étais invitée et j'ai donc mangé.... dès demain je vais mieux gérer les quantités pour bien faire l'exercice !

Tulipe nl.
Abonné

 

Je suis à la première étape du fractionnement et je pensais que ça allait bien se passer. J´avais en effet un peu commencé à adapter mon petit déjeuner à ma faim et ça ne me semblait pas trop complique... Oups ! Quelle erreur !! 
Je découvre que je fais un blocage très fort au niveau de la collation :  je pousse les limites de ma faim jusqu’au repas pour éviter d’en prendre une, résultat le midi et le soir j’ai une grande faim et j’ai une belle EME à 22h ! Alors que je n’en faisais plus le soir !! Du coup ce matin j’ai repris un petit déjeuner normal,   «pour ne pas tomber dans le piège » … et je réalise que c’est ça aussi qui cloche : c’est ma forme de restriction ! La collation est en quelque sorte mon aliment tabou … J’aurais du réduire ET prendre la collation vers 11h (en admettant que je sois sur le schéma d’hier), pfff… petit scarabée a du chemin à faire !
Je trouve aussi très difficile d’être en pleine conscience quand je mange, je ne parle même pas de dégustation en PC mais au minimum pas en pilote automatique … Il va falloir que je me remette sérieusement à la RPC (j’y travaille) !
Je suis à la première étape du fractionnement et je pensais que ça allait bien se passer. J´avais en effet un peu commencé à adapter mon petit déjeuner à ma faim et ça ne me semblait pas trop complique... Oups ! Quelle erreur !! 
Je découvre que je fais un blocage très fort au niveau de la collation :  je pousse les limites de ma faim jusqu’au repas pour éviter d’en prendre une, résultat le midi et le soir j’ai une grande faim et j’ai une belle EME à 22h ! Alors que je n’en faisais plus le soir !! Du coup ce matin j’ai repris un petit déjeuner normal,   «pour ne pas tomber dans le piège » … et je réalise que c’est ça aussi qui cloche : c’est ma forme de restriction ! La collation est en quelque sorte mon aliment tabou … J’aurais du réduire ET prendre la collation vers 11h (en admettant que je sois sur le schéma d’hier), pfff… petit scarabée a du chemin à faire !
Je trouve aussi très difficile d’être en pleine conscience quand je mange, je ne parle même pas de dégustation en PC mais au minimum pas en pilote automatique … Il va falloir que je me remette sérieusement à la RPC (j’y travaille) !
Je suis à la première étape du fractionnement et je pensais que ça allait bien se passer. J´avais en effet un peu commencé à adapter mon petit déjeuner à ma faim et ça ne me semblait pas trop complique... Oups ! Quelle erreur !! 
 
Je découvre que je fais un blocage très fort au niveau de la collation :  je pousse les limites de ma faim jusqu’au repas pour éviter d’en prendre une, résultat le midi et le soir j’ai une grande faim, donc je ne sais plus fragmenter et j’ai une belle EME à 22h ! Alors que je n’en faisais plus le soir !! Du coup ce matin j’ai repris un petit déjeuner normal,   «pour ne pas tomber dans le piège » … et je réalise que c’est ça aussi qui cloche : c’est ma forme de restriction ! La collation est en quelque sorte mon aliment tabou … J’aurais du réduire ET prendre la collation vers 11h (en admettant que je sois sur le schéma d’hier), pfff… petit scarabée a du chemin à faire !
 
Je trouve aussi très difficile d’être en pleine conscience quand je mange, je ne parle même pas de dégustation en PC mais au minimum pas en pilote automatique … Il va falloir que je me remette sérieusement à la RPC (j’y travaille) !
 
Je suis à la première étape du fractionnement et je pensais que ça allait bien se passer. J´avais en effet un peu commencé à adapter mon petit déjeuner à ma faim et ça ne me semblait pas trop complique... Oups ! Quelle erreur !! 
Je découvre que je fais un blocage très fort au niveau de la collation :  je pousse les limites de ma faim jusqu’au repas pour éviter d’en prendre une, résultat le midi et le soir j’ai une grande faim et j’ai une belle EME à 22h ! Alors que je n’en faisais plus le soir !! Du coup ce matin j’ai repris un petit déjeuner normal,   «pour ne pas tomber dans le piège » … et je réalise que c’est ça aussi qui cloche : c’est ma forme de restriction ! La collation est en quelque sorte mon aliment tabou … J’aurais du réduire ET prendre la collation vers 11h (en admettant que je sois sur le schéma d’hier), pfff… petit scarabée a du chemin à faire !
Je trouve aussi très difficile d’être en pleine conscience quand je mange, je ne parle même pas de dégustation en PC mais au minimum pas en pilote automatique … Il va falloir que je me remette sérieusement à la RPC (j’y travaille) !
 
Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Eh oui, cet exercice de fractionnement, destiné en particulier à vérifier si vous mangez ou non au-delà de votre satiété, n’est pas si facile à faire !

Il consiste à accepter de s’arrêter sans aller « jusqu’au bout ». Le ventre n’est pas plein, et même, on peut rester sur sa faim à un moment donné. On sort donc du système tout ou rien, si habituel chez les personnes dont le comportement alimentaire est déréglé. Tout, on est du côté de la boulimie, rien, on est du côté du régime.

Après avoir mangé moins que d’habitude, on peut observer le retour de la faim : parfois, la faim ne revient pas plus tôt que d’habitude et cela signifie qu’on mange habituellement trop. D’autres fois, elle revient plus vite et on compense alors en mangeant à nouveau. L’important est de se souvenir qu’on peut manger à tout moment, si la faim réapparaît.

Marie-Paule explique fort bien tout cela, et même mieux que moi.

 

Les chewing-gum : la question est ouverte ! Certains scientifiques ont fait des études montrant que mâcher augmentait l’éveil et la concentration. Voilà une chouette justification à l'habitude qui consiste à mâcher en travaillant! D’autres considèrent que l’attention est maintenue sur la bouche et que, de ce fait, on risque de manger davantage, entre deux chewing-gums, car on conserve ce réflexe d’avoir quelque chose en bouche en permanence.

Je vous propose donc de faire vos propres essais et de nous dire ce qu’il en est pour vous.

raloba.
Abonné

Merci à tous pour ses réponses et ses témoignages. Je commence à comprendre ma façon de focntionner même si pour l'instant j'ai du mal à la "rééduquer".

Merci docteur Apfeldorfer pour la réponse sur le chewing gum. Ma question n'était pas aussi bête que ce que je pensais alors !

Pour ma part, je crois que je vais arrêter de mâcher toute la journée, ça "neutralise" mes sensations alimentaires : je ne sais plus si j'ai faim ou pas....

 

merci encore et bonne journée !

 

Raloba

Ederl.
Ancien abonné

attention attaque d'EME suite au fractionnement des repas.

Je bloque, juste en diminuant le repas du midi, cela m'a déclenché de fortes EME et en plus de grosses faims.

Je ne sais pas si je vais arriver à manger moins, je ne sais pas si ça va pas me faire regrossir.

J'étais en colère contre moi et très anxieuse de voir comment s'est déroulé cette journée, je crois que cela me rappelle trop "mes grignotages" que j'avais complètement arrêté et là ils repointent le bout de leurs nez.

Je serais vraiment déçue de regrossir. Je crois que je vais essayer de ne pas en avoir peur car ça devient pire que tout !

Je ne sais pas comment faire, je crois que je vais retenter aujourd'hui et en parler à ma coach.

Je vois en vous lisant que c'est une étape difficile pour pas mal de gens.

Qu'est-ce que cela vous a apporté et avez-vous été jusqu'au bout ?

Flo66.
Abonné

Bonjour, je suis en plein dans cet exercice.

(je fini demain).

Au début, nickel, j'ai réussi à manger moins aux repas (enlever des U.A ou les réduire), puis ça fait deux jour que je ne change rien à mon fonctionnement, c'est à dire que je mange ce qui me fait envie et que j'arrête quand j'ai la sensation que ça  me suffit ou que simplement je n'ai plus envie de manger.

Bilan, aucun changement. Toujours 5 prises alimentaires par jour. 

Réduire (ou en avoir la sensation ) ou manger comme d'habitude, ça n'a rien changé pour moi.

Réapparition de la faim toujours 5 fois dans la journée parfois un peu retadée (1h)  mais sans plus.

Je fais donc deux collations une le matin et une en fin d'après-midi.

Peut-être que quand je retire des U.A de mon repas, je prends un plat principal plus consistant sans m'en rendre compte...ou quand je mange moins, je prends plus d'U.A différentes...mais résultat : aucun changement dans mon fractionnement. Prises alimentaires 5 fois par jour c'est mon quotidien depuis toujours.

J'ai hâte d'avoir le bilan parce que je me sens perdue. Je n'arrive pas à "traduire" l'expérience. Moi aussi j'ai l'impression de me louper et de tout faire de travers  !

Bonne continuation à tous !! 

Ederl.
Ancien abonné

très difficile au début, les deux derniers jours ont été salvateurs, dans le changement d'habitude, c'est à dire arriver à moins manger même en fractionnant car je n'avais pas spécialement faim mais il me fallait "ma dose". Donc je découvre un moyen petit appétit.

Sitâ.
Abonné

Okay, donc vous aviez totalement raison, c'est clairement l'exercice le plus dur que j'aie eu à faire jusqu'ici ! 

Diminuer les portions, m'arrêter avant de me sentir "nourrie" (pas pleine, mais sustentée), c'est frustrant mais je m'en sors. Le plus insupportable étant de regarder mon piaf de mec continuer de manger, alors que je ne peux plus, et me narguer en plus XD 
Bon, c'est de bonne guerre. Au moins ça me confirme une fois de plus que je ne ferai plus jamais, jamais de régime. Et je constate même que sachant que j'aurai le droit à moins, je déguste instinctivement davantage, comme j'ai tendance à le faire au resto quand les portions sont petites mais que la nourriture est excellente.

C'est après que ça se complique. Comme j'ai quitté la table avec un sentiment de frustration, j'ai envie de manger, une vraie belle EME. Du coup, je passe mon temps à m'analyser, à guetter la plus petite sensation de faim, pour m'autoriser enfin à finir de manger. Parce que c'est ça pour moi, la collation, rien de plus que ce bout de repas dont on m'a privée - et qui m'obsède, alors que je l'aurais simplement mangé et oublié en temps normal, tranquille jusqu'au prochain repas.
J'ai l'impression d'être en restriction, de ne plus suivre mes sensations, et du coup même les acquis les plus simples se volatilisent : je ne sais plus si j'ai faim. Je pensais au moins que ça c'était bon... Ca sent la RPC, cette histoire.

Pensez-vous que ça fausserait l'exercice si au lieu de diminuer arbitrairement les portions je m'arrêtais simplement quand je ne sens plus la faim ? Je crois que ça m'aiderait, mais je n'arrive pas à savoir si ça me permettrait de déterminer si les quantités que je mange d'habitude sont justes ou pas.

Isana.
Abonné

Oh lalaaaaaaaaa ... mais c'est super flippant votre post mdr. 

Je n''y suis pas encore, mais ça me met déjà la pression loool :-P.  J'en suis à la dégustation, et je trouve déjà ça moins évident que le début du programme, au point que je me retrouve dans une phase où je ne sais plus vraiment dire si j'ai encore faim ou pas, et du coup, énormément de mal de ne pas terminer mes assiettes (même si je pense que j'en ajuste plus la quantité servie) ... punaise :-P.

Bon, moment présent, moment présent hein ;-). 

En tout cas, je vous envoie tout plein de courage, de zenitude et de persévérance : vous allez y arriver ;-) !

Ederl.
Ancien abonné

Sitâ,

j'ai éprouvé la même difficulté que toi, je n'arrivais pas à diminuer mais j'ai attendu d'être prête pour finir l'exercice, c'est à dire je me suis motivée et j'ai réussis à diminuer les proportions, ta question n'est pas si simple car il faut arriver à vraiment connaître la satiété que je confondé avant cet exercice par l'estomac plein (comme tu dis "pas pleine mais sustenté").

il y a donc plusieurs satiétés on pourrait dire comme il y a plusieurs faims, et c'est vraiment intéressant de baisser les doses, rien que pour voir ce que ça fait, au début pareil pleins de belles EME et craquage ! mais je me suis dit et si c'était vraiment ça, si je n'avais besoin que de ça, que de cette portion et en pratiquant la RPC j'ai réussis à éviter les craquages et à contrer mes EME.

J'ai flippé aussi avec toutes ces EME, courage et si tu ne le sens pas du tout demande à ta coach.

Sitâ.
Abonné

Merci Ederl, ton commentaire m'a fait réfléchir. C'est peut-être ça le problème, ce concept de satiété que j'aurais mal compris ; je m'arrétais peut-être encore "trop tard". Du coup, pas de sensation de "trop mangé", mais peut-être encore trop mangé dans les faits. Je vais chercher dans le site et le bouquin du Dr Z. si je trouve une définition claire de la satiété et du moment où il faut s'arrêter de manger.

Je ne tiens pas non plus à retourner dans la restriction, ça serait un peu triste cheeky

Edit : bon, ça n'a pas été long, il m'a suffit de retourner au début de l'exercice, dans cette partie que je passe toujours un peu vite parce que j'ai hâte d'arriver à l'exo proprement dit... blush
Et donc : "La satiété, c'est ce que l'on ressent lorsque l'on n'a plus faim : c'est la fin de la faim !"

Je mange donc sans doute trop, et mon copain avait encore raison quand il m'a dit "tu sais, souvent je m'arrête avant de sentir que je n'ai plus de place". Mangeur régulé qu'il est. Je n'avais pas compris, sur le moment. 

On va voir ce que ça donne si je m'arrête quand je ne ressens plus la faim.

Ederl.
Ancien abonné

De rien...

Oui, un équilibre encore à trouver entre trop (estomac plein) et pas assez (restriction), je prends note "La satiété, c'est ce que l'on ressent lorsque l'on n'a plus faim : c'est la fin de la faim !"
car moi aussi je vais vite....

On va peut-être y arriver !!!!

Sitâ.
Abonné

On va évidemment y arriver, tu veux dire ! C'est la grande force de ce système de forum, je crois, de permettre de croiser les expériences pour éclaircir ce qui doit l'être.

J'ai aussi posé la question directement au Dr A. pour le chat de mercredi prochain: "quand doit-on s'arrêter de manger ?".  Comme ça on aura une réponse claire et on pourra travailler à partir de ça. Je reviendrai poster la réponse ici :)

Il est vraiment bien cet exercice, il me fait remettre en question des choses que je pensais acquises. Pour moi, la perte de poids induisait que j'avais tout bien compris (naïve enfant) ^^

Ederl.
Ancien abonné

OUI !!! évidement ! et bien sûr on a plus de chance à plusieurs...surtout si en plus on a une réponse du Dr A...

cool, que tu lui ai posé la question.

 cet exercice est en effet bien éfficace, il met en lumière quelque chose de fondamental dans l'alimentation, la satiété, qui a le pouvoir de casser  "nos shémas" ventre plein = satiété et  celui de la dose qu'on ne s'autorise pas à diminuer.

 

Marielle.
Abonné

Bonjour vous toutes!

L'étape du fractionnement a été très compliquée pour moi aussi, il m'a fallu en gros trois mois pour la franchir (mais je ne suis pas une rapide : cela fait  plus d'un an que je suis sur le programme et je ne l'ai pas encore achevé  ;-). Ce qui a débloqué la situation, dans mon cas, c'est un commentaire d'une internaute : celle-ci avait remarqué qu'elle ne parvenait pas à réaliser l'exercice à cause du statut qu'elle assignait à la collation. En clair : pour elle comme pour moi, la collation s'assimilait à du grignotage, il ne pouvait dès lors être question de s'en octroyer une, quoi qu'il arrive. Du coup, le fractionnement des repas suscitait de la frustration, une attitude restrective et des EME à la pelle.

Pour concevoir différemment la colllation, j'ai trouvé le petit truc suivant :  la partie de mon repas que je n'avais pas mangée pour effectuer l'exercice (soit 1/3 de mon assiette environ) devenait ma collation, si j'éprouvais de la faim avant le repas suivant. Dans un premier temps, cette option m'a vraiment permis de ne plus être frustée en laissant de côté une part de mon repas habituel parce que je savais que je pourrais la retrouver éventuellement plus tard, quand j'aurais de nouveau faim. Par ailleurs, en agissant de la sorte, j'ai diversifié ma représentation de la collation en faisant "éclater" l'image-grignotage que j'en avais (ma collation pouvait recouvrir des formes bien plus intéressantes que les simples snacks salés ou sucrés - aliments tabous par excellence pour moi!).

Aujourd'hui, je me sers très souvent de cet exercice  : quand j'ai une toute petite faim, voire une petite EME ;-), je décide par exemple de manger une petite portion de l'en-cas ou du repas que j'aurais pris autrefois : en procédant de la sorte, je joue davantage sur mon appétit prévisionnel qu'autrefois (bon, j'écris ceci, mais je suis toujours dans le programme, hein : tout n'est pas parfait ;-). Comme quoi, un blocage n'est jamais anodin, il révèle parfois de belles issues à certains comportements !

Belle journée à vous toutes!

Marielle.

P.S./ Pour l'instant, je bloque sur l'étape "Je note mes EME" - je vais donc vous lire sur d'autres posts pour découvrir vos solutions ;-)

Sitâ.
Abonné

Donc, la réponse du Dr A. à ma question concernant le fameux "mais quand donc s'arrêter de manger (damned) ?" : 

"Bonsoir sita et bravo pour votre parcours !
Vous en êtes à l'étape de dégustation des aliments très caloriques, si je ne me trompe. C'est une étape indispensable pour découvrir le « rassasiement sensoriel spécifique » ou rassasiement gustatif, qui est la fin du plaisir à manger l'aliment consommé. Mais si on est rassasié de tel ou tel aliment, on peut avoir encore faim. C'est la fin de la faim qui signale normalement la fin du repas. La satiété de fin de repas est une sorte de non sensation: la disparition, l'absence de faim. Pour percevoir la satiété, il est donc nécessaire de bien identifier la faim! Et bien sûr, notre programme n'est-il pas conçu pour rendre tout cela facile et naturel?"

Bah si. Si si si... 
Donc voilà, quand t'as plus faim tu t'arrêtes. Comme dirait l'autre, fallait y penser. Et sinon, quand tu n'as plus de plaisir à manger quelque type d'aliment que ce soit, ça veut dire que tu n'as plus faim. 

En d'autres termes, je vais commencer par réduire les quantités, ça sera moins compliqué XD
Ceci dit, ce n'est pas la faute du Dr A, dont la réponse était plutôt claire. Pas facile d'expliquer une perception à qui ne la ressent pas.

izabelle
Animatrice forum

sita

pour te répondre, moi ce qui m'a aidé, à ce moment là du programme :

j'avais fait l'étape  "pleine conscience appliquée à la sensation de faim"

donc j'étais bien au fait des sensations corporelles liées à la bonne faim

donc à peu près à la fin du repas, au moment de choisir mon ou mes desserts, je re-faisais de la pleine conscience sur ma sensation de faim

et à ce moment là je ressentais vraiment fortement cette sensation de "fin de la faim", comment par exemple le tiraillement de mon estomac n'était plus là, comment aucun "appel" n'émanait plus de cette partie là de mon corps

certes c'est une non-sensation, mais en pleine conscience c'est quand même plus flagrant

 

courage pour la suite

Ederl.
Ancien abonné

Oui, moi aussi depuis peu je m'interroge en faisant de la pc, est-ce que j'ai encore faim ?

C'est une prise de conscience du coup de nos perceptions corporelles, de ces sensations ou de ces non sensations, en plus c'est agréable de se soucier de son corps, de ses appels, de son bien être....la proprioception :
//fr.wikipedia.org/wiki/Proprioception

Marine75.
Abonné

Voici une nouvelle étape, plutôt inquiétante.

Alors que depuis bientôt 8 semaines, j'apprivoise ma faim, la teste, l'éprouve et m'en sers de régulateur, l'idée de ne pas manger à ma faim me faire peur.
A vrai dire, depuis le début du programme, j'ai rempli mes placards de gâteaux, tablettes de chocolat et plein d'autres choses uniquement par peur de MANQUER. Mon tiroir au bureau est un vrai garde manger, je pourrais survivre à un siège d'au moins 6 jours…

De faite, j'ai déjà diminué la quantité de nourriture que je mange depuis ces presque 8 semaines (avec de beaux résultats sur la balance), et j'ai du mal à imaginer que je mange encore trop…

Mais puisque cette étape est aussi importante que les autres, je vais la faire… De toutes façon si j'ai faim, j'ai droit à une collation et je sais où trouver de quoi répondre à ces faims qui me font peur : mon tiroir, mes placards…

Je lis vos commentaires et je vois que ce n'est simple pour personne, même avant d'avoir commencé, j'étais en stress, ce qui a généré ma plus belle EME depuis 8 semaines (humm la tablette de chocolat C... d'Or à la noix de coco)...

Encore une fois, je dois envisager cette étape avec calme et douceur puisqu'elle fait partie de ce chemin que j'ai décidé d'emprunter pour me retrouver.
Je m'oblige à penser "sérénité, bienveillance, expérience".

Merci à toutes pour vos témoignages, car même si on doit vivre ces étapes par nous même, se sentir moins seule face aux difficultés est d'une grande aide....

 

 

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