Garder un peu d'appétit - le 24/03/2012

black-kam.
Abonné

Bonjour tout le monde !

 

J'ai bien compris que j'apprécie d'avantage un aliment quand j'ai faim. Mais voilà, bien souvent je n'arrive pas à garder un peu d'appétit pour le dessert.

 

Je m'explique. Le matin je ne prends pas de petits-déjeuner (j'en suis à l'étape ou j'apprends à mieux gérer mes fins de journées et y a du boulot... du coup, jamais faim le matin).

Le midi, quand je suis à l'université, je rentre manger chez moi. Bien souvent on se dit entre amis :

"Gardez un peu d'appétit pour qu'on puisse prendre le dessert ensemble !", vers 14h, dans un petit café délicieux.

 

Mais voilà, je n'arrive pas à "garder un peu d'appétit". Je mange le midi de manière à combler toute ma faim (qui est en général une bonne faim). Je la comble à 100% et je prends mon déssert avec plaisir, mais en l'appréciant moins que mes amis...

 

J'ai déjà essayé de contourner le problème en ne mangeant pas le midi, ça marche très bien quand j'ai une petite faim, mais j'ai remarqué que je ne savoure pas du tout le dessert si je le mange avec "grande faim".

Et puis ça ne fait que contourner le problème et pas le solutioner.

 

 

Bon c'est alambiqué et je blablate beaucoup, mais succintement, comment se convaincre de garder un peu de faim?

Comment arrêter un repas AVANT sa satiété (sachant que j'ai déjà du mal à m'arrêter à satiété...)

 

Merci pour vos réponses et vos partages d'expériences !

Commentaires

sagattine.
Abonné

Tu peux peut-être prendre une collation histoire d'arriver au déjeuner en ayant un peu moins faim, peut-être que ça te permettra de moins manger et de garder plus facilement une place pour le dessert, non?

black-kam.
Abonné

Justement, le problème est que je n'arrive pas à sortir de table en "gardant une place" ou en ayant "un peu moins faim". Soit je suis à satiété, soit j'ai carrément trop mangé.

 

Comment fais-tu ? Comment faites-vous?

izabelle
Animatrice forum

moi ça me semble tout à fait impossible, en tous cas pour moi

ne peux-tu prendre juste un thé ou un café avec tes amis?    et manger ton dessert chez toi, à la fin de ton repas

parce que même en mangeant moins que la satiété, comme on le fait pendant le fractionnement par exemple,  on n'a pas envie de manger une fois que notre repas est fini, il me semble qu'il y a une sorte de zone refractaire d'au moins deux heures

ou alors carrément se faire carrément un repas avec les amis, de temps en temps, et le reste du temps, un café, un thé ou autre

la convivialité sera préservée

Tiens nous au courant

Pomdereinette.
Abonné

Est-ce que tu visualises les quantités nécessaires pour toi pour arriver à satiété ? Parce qu'alors peut-être tu pourrais volontairement te préparer à l'avances des portions plus réduites ?

Ne peux-tu pas faire un mini exercice de RPC avant ton repas ? Peut-être alrs sera te semblera moins dfficile de "garder une place pour le dessert" bien que différé ?

lorraine
Marraine

J'adore le chocolat  'Double lait de L...."  avec le café ou la tisane ...Ce chocolat me tient lieu de dessert et je le mange  entre 30 mn et 2 heures après le repas...Même si cela arrive très souvent quand je suis chez moi ce n'est pas non plus systématique.

Avant d'aller en chercher dans le placard je m'interroge sur mes sensations (est ce que j'ai encore faim ? est ce que j'ai envie de satisfaire une EME ?), si j'en ai pas plus envie que ça je n'en mange pas. C'est ce qui est arrivé à midi. Je reconnais que ça me demande un p'tit coup de pied aux fesses ou dit autrement un effort à fournir.

Quand j'en mange comme ce soir (40 grammes....quand même !), je le déguste...(Plus ou moins lentement selon les moments) et quand je le trouve super bon je comprends que j'avais bien encore un peu de place . Grâce à l'étape "déguster un aliment calorique", j'ai réalisé que effectivement quand je n'ai pas faim même mon aliment préféré n'est pas terrible.

J'en suis à 4 mois de LC, il me semble que j'ai assimilé -à peu près- la quantité qui me permet de satisfaire généralement  ma moyenne faim sans me bourrer.Et en plus, Pendant le repas  Je mange en toute conscience et le plus lentement possible et je m'écoute en même temps et ça c'est magique pour s'arrêter -le plus souvent- à temps....

Ma binôme me rappelait que pour distinguer une EME de la faim on fait une respiration de 3 mn, si l'envie de manger persiste c'est qu'on a faim, si elle part c'est que c'était une EME. Ca c'est quand on sait plus trop ressentir la sasiété....

Je me suis rendue compte  que -pour de bon !- quelque soient nos questions // sensations corporelles (faim, place dans le ventre.....) on en arrive toujours à trouver les réponses dans la pleine conscience (ou dit autrement "être à ce qu"on fait"), ce qui suppose une certaine lenteur, et dans la respiration.

Je me dis aussi que dans l'idée de respecter ce rituel du dessert ensemble, ce dessert, certains jours,peut  n'être que le petit chocolat accompagnant traditionnellement le café...non ? En le dégustant (prendre le temps d'ouvrir le papier, humer le chocolat, toucher la texture, croquer petits bouts par petits bouts...lentement mais l'air de rien !)il  peut , je l'ai constaté, procurer plus de plaisir et prendre plus de temps à être mangé qu'une tranche de fondant au chocolat engloutie.

Voilà, Blak-Ram, ma petite expérience qui t'apportera peut être des éléments de réponse....Je le souhaite.

lorraine
Marraine

PARDON, je voulais dire Black-Kam!

080413143151_Libellule2.
Abonné

peut être que dans ce cas de figure il ne faut prendre qu'une collation et pas un repas entier ?

Moi mon soucis c'est plus de ne pas avoir assez de faim pour manger mon dessert :-(

Et du coup je le mange sans faim ou plutot en ayant dépassé ma satiété.. et là comme je culpabilise je reprends un dessert pour compenser et me comforter.. nulle

mieux vaudrait que je mange moins pour savourer mon dessert...

Mais je n'ai pas encore trouvé le truc !!

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

 

Bonjour black-kam,

Il semble que vous soyez encore dans un système « tout ou rien », que vous ne parveniez pas à manger « à moitié ».

C’est en mangeant « à moitié » c'est-à-dire en conservant encore de l’appétit pour tout à l’heure, que vous pourrez, bien sûr, profiter du dessert de la meilleure des façons, un peu plus tard.

Cela revient à renoncer à un plaisir immédiat en vue d’un plaisir futur, qu’on pense être de qualité supérieure.

Cette difficulté à renoncer peut être due à des résidus de restriction cognitive, ou bien il peut s’agir d’angoisse de séparation.

Dans le premier cas, je vous conseille de faire ou refaire des repas centrés sur l’aliment problématique plusieurs jours de suite (par exemple du dessert, que du dessert, pour le déjeuner, mais pas plus que votre appétit) ; dans le second, il va vous falloir vous entraîner aux séparations. Accepter de renoncer dans l’immédiat à quelque chose. La pleine conscience est une porte, bien sûr, qui aide à modifier les réactions de type impulsif. Et nous avons aussi conçu des outils dans ce sens, comme « j'apprends à me séparer des objets inutiles », ou « j'apprends à décider ».

Lorraine donne le bon exemple. Merci lorraine.

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