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hyperphagie

Maigrir sans régimes : La méthode Linecoaching La démarche Linecoaching: comment changer en profondeur
07 avr 2013 à 15h

Bonjour je pense qu'un certains nombres de messages traitent de ce sujet mais j'ai de vraies questions concernant le traitement de hyperphagie. Pour moi hyperphagie c'est des EME qui sont deux fois plus fortes. Certaines personnes connaissent des compulsions alimentaires, des EME mais hyperphagie boulimique c'est quand même différent et autant les EME je parviens a les ressentir et parfois a les apaiser autant quand je suis en crises d'hyperphagie rien ne peux m'arrêter même pas la RPC, ni rien. Quels seraient les conseils danse ce cas ?

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24 commentaires
Pas de craquage hier, une pseudo tentation plus par réflexe que par envie réelle, balayée facilement. Mais je suis moins fatiguée depuis vendredi, il n y a pas de secret. Je vais revoir certaines bases sur le site et ma coach m appelle lundi. Bonne semaine à toutes, Charlotte
Nouvelle crise... J'ai eu une EME hier mais au bout de 3 mini cookies, je me suis stoppée sans effort. Aujourd'hui, dans un contexte de grande fatigue et d une faible douleur lancinante depuis 8h ce matin, je suis allée acheté une part de Gâteau basques un cookie et quelques bonbons. Je n'avais pas faim, je les ai mangés tout de même, en mettant à la poubelle la fin du cookie et 2 bonbons et en me disant que c'était la dernière fois. Un geste symbolique mais la vraie différence est que j ai essayé de prendre du recul (je suis rentrée chez Picard et suis ressortie sans rien au bout de qq minutes) et, surtout, j'ai mangé sans grand plaisir. Normalement durant mes crises, je ressens du plaisir et du soulagement, là c était différent et je pense que c est ce qui m a donné envie d arrêter de manger et de ne rien acheter d autre. Vous ça vous fait quoi quand vous êtes/étiez en crise ? J étais dans la rue donc c était compliqué de faire de la pleine conscience mais j'en ferai après m'être reposée. Et surtout je vais essayer de bien me reposer avant de Reprendre mon travail jeudi... Merci pour votre lecture, bonne journée, Charlotte

c'est bien Charlotte, mais je pense que tu ne devrais pas appeller ça  une "crise", ça fait un peu dramatique non?

tu as juste mangé une part de gateau, sans faim.....   tu t'es rendu compte que cela ne t'apportait pas de réconfort, et tu t'es arrêtée

moi je dis bravo....   cette conscience - là,  c'est sortir du mode pilote automatique, c'est faire un choix conscient

bien sûr le premier automatisme, réflexe, était là,   de faire "disparaitre" fatigue et douleur avec du sucre, mais constatant que c'était vain,  et surtout étant plus vigilante qu'avant sur ton plaisir alimentaire, tu as fait le choix d'arrêter

c'est bien

la prochaine fois, tu t'arrêteras encore plus tôt

et parfois tu ressentiras encore le réconfort, le plaisir, mais avec quelques bouchées, en t'installant, en dégustant......

 

ne pense pas ces moments comme des crises, ce sont juste des tentatives de modifier ton état intérieur avec des choses sucrées, c'est normal en fait...

simplement  maintenant tu es plus en mesure de faire des choix qui te conviennent mieux,  comme te garder une super bonne faim pour déguster ton gateau et te faire plaisir, bien plus, gustativement

car tu es plus consciente, continue comme ça

Oh merci mais en ce moment, c'est vraiment dur. Désolée de vous ennuyer avec un email qui sera semblable aux précédents... j'ai des compulsions tous les 2 ou 3 jours, entre deux, je me sens bien, je vais de la PCS (pas encore de sport, je suis très fatiguée, pas encore remise de la fatigue consécutive au cambriolage et à mes vacances en Birmanie je pense). Bref, je ne comprends pas pourquoi je préfère me tourner vers de la nourriture sucrée en gros excès (je n'ose même pas vous les décrire). Le lendemain de ma crise, j'essaie d'atteindre la faim et en règle générale j'y arrive puis le lendemain ou le jour d après, dès que je suis fatiguée, je me tourne comme par réflexe vers les aliments riches. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi je ne me contente pas de me reposer. Que j'ai du mal parfois à accepter les limites imposées par ma maladie et que les excès alimentaires soient un moyen de repousser les limites, de les exploser, je le conçois mais pourquoi je continue à faire du mal à mon corps comme ça, à manger jusqu à avoir mal au ventre une bonne partie de la nuit, ça mystère ! En fait, en ce moment, quand je commence à manger du sucré, je me dis ´allez, tu as commencé, un peu plus un peu moins, ça ne changera paś. Or ce n'est pas vrai... Je ne pense même pas à respirer, à faire un cycle de respiration et je le laisse entraîner comme dans une spirale infernale, je rentre dans toutes les boulangeries et je me goinfre. Aujourd'hui, après 6 ou 8 pâtisseries, il m'en restait 2, je ne les ai pas mangées, je commençais à avoir mal au ventre (c'est étonnant d'ailleurs que ce mal de ventre ne soit pas survenu plus tôt !), j'en ai monté une à une voisine âgée et ai congelé l'autre mais j'hésite à la laisser dans le congélateur, de peur de me laisser tenter un soir. J'ai également quelques biscuits sucrés dans mes placards ainsi qu une panetone (brioche italienne). N'est ce pas tentant de les laisser là ? Ou est-il conseillé dans les périodes de fortes EME de ne pas les garder ?, en sachant qu à d'autres périodes, j'arrive sans problème à avoir du sucré dans mes placards, à en manger un peu chaque jour, sans perte de contrôle et en savourant, en prenant plaisir... Merci pour votre lecture, je sais que je suis très redondante mais j'ai du mal à sortir de ces EME en ce moment. J'ai peur qu'elles ne recommencent comme l'année dernière où elles m'avaient fait prendre du poids... Charlotte

hello Charlotte, pas de problème avec la redondance pour moi

mais je risque d'être moi aussi redondante

c'est déjà bien que pendant qq jours tu puisses manger normalement, ça permet théoriquement de réguler les apports supplémentaires du troisième jour....  quoi que si c'est vraiment beaucoup, il faudra plus de deux jours pour réguler

le but n'est pas d'exclure de ses placards les aliments sucrées, mais peut-être pas de conserver des quantités et des quantités d'aliments un peu tabou

pour ma part, quand j'ai des EME, c'est plutôt des aliments que j'ai de toute façon chez moi : pain, fromage, chocolat.....

parce que je n'ai pas trop de trucs sucrés ou industrielles (enfin j'ai un congel rempli de macarons...)

mais disons que ça n'empêche pas de manger, de toute façon

et de toute façon c'est inconfortable

 

je pense qu'il faut que tu renonces à l'idée de comprendre intellectuellement

l'hyperphagie, c'est justement  "oublier",  entrer dans un moment où on veut gommer toutes les limites,  la réalité,  "oublier"

du coup, bien sûr on oublie son corps, dans le lot......  sur le moment ça nous semble un mal nécessaire

 

je pense que des EME aussi fortes ne sont pas provoquées par la seule fatigue, mais plus probablement par des angoisses qui te saisissent

ça peut être des angoisses liées à la perte de poids, et donc peut-être à la mort.....

 

moi aussi j'en ai des angoisses, mais à force de lutter contre elles, on finit par ne plus en avoir conscience

 

pour la prochaine fois où une EME est là,   essaie de prendre qq minutes pour simplement l'interroger : pourquoi elle est là?   mais  sans vouloir la faire partir, sans vouloir absolument  "résister",  mais simplement pouvoir accueillir   UN TOUT PETIT PEU  ce ressenti tellement pénible que tu veux éviter à tout prix

c'est certainement plus que la fatigue, mais toi seule peut y avoir accès

juste qq minutes, et après tu te réconfortes

Merci Isabelle, en mangeant trop je repousse les limites, ce que je ne peux pas faire avec ma maladie... Le plus souvent, je l accepté dans la bonne humeur été concentre sur le positif. Mais parfois je n en suis pas capable. La PCS me fait du bien, je sais qu à un moment ou un autre, j aurai le déclic de la choisir plutôt que de choisir un aliment. Je ne sais pas quand, c est tout. Mais je vais en faire les jours où je suis bien pour pouvoir la mettre en pratique lors d une eme, ne serait ce qu un tout petit peu, comme tu dis. Mzrci

Bonjour à tout le monde. Tout d’abord, éclaircissons un petit problème sémantique : ce qu’on appelle « hyperphagie boulimique » répond à une définition précise de la nomenclature psychiatrique. Il s’agit de crises boulimiques,  c’est-à-dire d’absorption rapide d’une grande quantité de nourriture sans possibilité de contrôle, avec un sentiment de honte et de dégoût de soi par la suite, et ce au moins deux fois par semaine.

La boulimie nerveuse correspond aux mêmes crises boulimiques, mais accompagné de techniques visant à l’annulation de la prise de poids (vomissements ou autre).

Dans ces définitions qui sont purement descriptives,  on ne sous-entend aucun mécanisme déclencheur. Le concept d’envie de manger émotionnelle ou en anglais « emotional eating » peut s’appliquer aussi bien à l’hyperphagie boulimique qu’à la boulimie nerveuse, ou à d’autres formes d’excès alimentaires plus mineures.  On considère là que l’on mange pour calmer ses émotions et éviter ses pensées pénibles. Les émotions et pensées pénibles peuvent être d’origine alimentaire (on est alors dans le cadre de la restriction cognitive) ou bien extra-alimentaires (c’est le cas de tous les autres problèmes de la vie).

Quand à la compulsion alimentaire, cette terminologie suggère qu’on lutte contre l’envie de manger avant de finir par y céder.  Dans l’impulsion alimentaire, à l’inverse, on agit sans penser.

 

Bon, tout ça est un peu sec, je vous l’accorde. Et pas si intéressant que ça,  tout compte fait. L’important en définitive est de se témoigner de la compassion, de comprendre que nous avons à faire face à des difficultés sérieuses et qui méritent qu’on s’en occupe, qu’on prenne le temps pour cela. Il nous faut comprendre que nous ne réglerons pas nos problèmes en un jour, qu’il nous faudra pour cela un cheminement, que ce sera seulement petit à petit que nos envies de manger émotionnelles pourront régresser.

Et puis bien sûr, il y a les choses sur lesquelles on peut agir et les choses que l’on ne peut pas changer et qu’il nous faut donc accepter. L’acceptation, facile à dire mais pas facile à faire, quand il s’agit d’une maladie vécue comme une injustice ! En quoi cela consiste-t-il véritablement, l’acceptation d’une maladie chronique ? Sans doute d’y songer comme à quelque chose qui fait partie de soi, auquel on fait une place à l’intérieur de soi, en veillant bien à ce que cette chose ne prenne pas toute la place. On vit alors pleinement sa vie, avec sa maladie, sans perdre son énergie à nier sa maladie.

Charlotte, je comprends votre difficulté,  vos révoltes, et sans doute parfois votre désespérance. Je suis désolé que ce soit si dur pour vous. J’espère que vous allez parvenir à  ne plus surajouter le problème alimentaire aux problèmes de santé que vous avez déjà. Ce serait déjà là une belle victoire. Je suis de tout cœur avec vous. En fait, je pense que nous sommes tous de tout cœur avec vous.

Merci beaucoup pour ce mot réconfortant. Je crois que j'accepte ma maladie et ne la vis pas comme une injustice (de formation scientifique, je sais qu'une prédisposition génétique et un environnement peuvent contribuer à certaines maladies auto-immunes).J' ai la chance d'être bien entourée et c'est bien là l'essentiel.

Mais parfois, j'ai du mal à accepter ma fatigue et les renoncements qu'elle nécessite, alors je compense par une "impulsion alimentaire". Je me connais, je sais qu'à un moment donné, j'aurai moins d'EME, je vais faire davantage de pleine conscience, et essayer d'accepter la vie comme elle vient, la fatigue comme elle vient, me concentrer sur le positif...

 

Encore merci,

 

Charlotte

Super Charlotte03 ! Heureuse de lire ton message car on sent que ça t'a fait du bien, de vivre cette jounée ainsi.

Bonne PC et au plaisir de te lire

Charlotte03,

Juste un petit mot pour t'encourager.
Oui, il y a eu une EME ; mais tu as su arrêter de lutter à un moment donné.
Et au fur-et-à-mesure, ça ira de mieux en mieux.

Plein de courage et au plaisir de te lire