index glycémique - 03122011

Anonyme

Bonjour,

après 6 mois de "traitement" (si je epux m'exprimer ainsi ! ), je vais beaucoup et vous en remercie. Cependant, j'ai une question qui me taraude l'esprit. j'ai remarqué que le matin lorsque je mange un bol de Chocapic (plein de sucre bien entendu mauvais pour la santé , bon je plaisant), j'ai faim beaucoup plus tôt qu'avec un bol de muesli ( à calories égales bien entendu). La thèse des index glycémique existerait-elle vraiment ?

Commentaires

Lyphaé.
Abonné

Je serais aussi très intéressée par la réponse. Lorsque j'ai découvert LC, c'est la seule "critique" qui m'est venue à l'esprit : qu'en est-il du fameux index glycémique qui fait qu'on a faim bien plus vite si on mange des trucs fort sucrés ? (ou du moins, c'est ce qu'en dit la théorie).

caramille.
Abonné

Bien avant que je connaisse la notion d'IG j'avais aussi remarqué cela. C'est pour cela que depuis des années je mange des tartines et du beurre au petit déjeuner car j'ai faim beaucoup plus tard qu'avec des céréales du commerce.

Je ne me sens pas en restriction cognitive car du bon pain (que je fais souvent griller et mange tiède) et du beurre, ou des biscottes de qualité,  c'est délicieux et pas du tout frustrant mais je me pose cette question aussi compte tenu des réserves que vous avez sur les IG

hematite.
Abonné

Bonjour,

Il y a peu de réponses ici :)

Je suis novice en LC également. Mais je connais les IG et un peu la physiologie du corps humain.

Donc je me pose la même question, et plein d'autres concernant les protéines, les pics de glycémie et autres. mais j'y reviendrais dans un sujet plus approprié. Y a t'il des volontaires pour répondre à la question du sujet?

 

Merci et bonne année à toutes et à tous!

Emman.
Abonné

Hâte de voir la réponse de nos chers docteurs, mais oui, je pense que la méthode n'enlève en rien aux propriétés des aliments.

Comme vous, le matin, je ne peux tout simplement pas manger des céréales très sucrées, du pain de mie, ou dans le genre. Suit une vraie sensation de malaise, d'hypoglycémie que je ne connais pas si je mange moins sucré.

Je suis d'ailleurs bien régulée sur le petit déjeuner :).

Au goûter en revanche je peux vraiment dévorer sans que derrière je ne manque de m'évanouir.

Je suis aujourd'hui en pré-diabète, et quelque part, je devrais peut-être vraiment travailler plus dans la journée à éviter le sucre... Une autre question que je soulève : certes pas de restriction cognitive, mais dans mon cas, ne dois-je pas tout de même éviter certains aliments ? Certains sucres ?

Daan.
Abonné
La première question date de 2011 et silence radio sur le sujet de la part de nos experts...
hematite.
Abonné

Bon dans ce cas il faut remettre le sujet au goût du jour (si ce n'est de l'année).

BIL.
Abonné

Sujet très intéressant.

Récemment, souffrant de fibromyalgie depuis 10 ans, il m'a été conseillé de limiter voire supprimer les sucres non raffinés en général et limiter la consommation de pain (surtout blanc), pâtes, riz (sauf basmati) et pommes de terre pour diminuer mes douleurs articulaires.

Je vous avoue que j'étais assez sceptique mais j'ai voulu essayer et pour m'y aider, ma soeur m'a offert le nouveau régine Atkins que je lui ai presque jeté à la figure en lui disant que je ne voulais plus entendre parler d'aucun régime jusqu'à la fin de mes jours; on a évité la dispute de justesse!

Pour dissiper tout malentendu, elle m'a dit de le prendre comme une source de renseignements, sans plus, et d'en faire ce que je voulais.

J'ai donc appliqué quelques règles de suppression ou diminution de certains aliments à index glycémique élevé et en moins d'un mois, les douleurs articulaires ont fortement diminué et, bien sûr, je n'ai pas perdu 5 kilos en 15 jours (comme dans le livre) mais bien en 2 mois.                                                                                                                                                                                  

Pendant les fêtes, je ne me suis privée de rien pendant 2 semaines, (eh, oui, il faut passer chez toute la famiglia, je suis italienne!) et le petit kilo repris est déjà parti mais surtout toutes mes douleurs étaient revenues!  Je recommence donc tout doucement à écarter ce qui me fait mal.

Alors vraiment, l'avis de nos bons docteurs m'intéresserait car si les aliments à index glyciméque élévé agissent sur l'organisme à ce point, il me plairait d'en savoir plus surtout que je ne compte pas lire tout le livre d'Atkins ni même m'astreindre à un régime qui éliminerait totalement tout ce que j'aime surtout les pâtes (eh, oui en bonne italienne!)

Merci pour les infos et l'ouverture de ce sujet.

Daan.
Abonné
Pour ma part, je suis en hypoglycémie perpetuelle. Depuis que je fais LC c'est encore pire parce que je mange plus sucré qu'avant. Il y a l'age aussi je pense qui fait que je suis encore plus sensible. Du coup je suis fatiguée tout le temps, depressive sans raison ( quand on lit les avocats de l'IG bas, ils disent que trop de sucre peut avoir cet effet), je tremble, suis enervée, et je n'arrive jamais à une saine faim car en général c'est l'hypoglycémie qui arrive avant. Avec l'age, mon poids s'emballe et j'ai l'impression que ce n'est que le début. Je "fais du gras". Et en plus, comme j'ai augmenté la part de sucre dans mes menus, notamment plus de desserts, je vois mon mari grossir aussi, lui qui est régulé mais mange ce que je lui fait. Et Il ne mange pas au delà de sa faim. J'avoue que je suis moi aussi tenté de contrôler le sucre.
Flowerbomb.
Abonné

quelqu'un aurait-il eu un élément de réponse entre-temps sur la thèse de l'index glycémique ? cela m'intéresse également mais je n'avais jamais vu ce post avant aujourd'hui.

 

[quote=eileen]

Bonjour,

après 6 mois de "traitement" (si je epux m'exprimer ainsi ! ), je vais beaucoup et vous en remercie. Cependant, j'ai une question qui me taraude l'esprit. j'ai remarqué que le matin lorsque je mange un bol de Chocapic (plein de sucre bien entendu mauvais pour la santé , bon je plaisant), j'ai faim beaucoup plus tôt qu'avec un bol de muesli ( à calories égales bien entendu). La thèse des index glycémique existerait-elle vraiment ?

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Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Ah, l'index glycémqique! On en a raconté des trucs, là dessus. En fait, le problème est complexe.

La différenciation entre sucres simples et rapides d’un côté, sucres complexes et lents de l’autre, est aujourd’hui caduque. Le fructose des fruits, par exemple, qui est un sucre simple, se comporte comme un « sucre lent ». Le pain blanc, pourtant composé d’amidon, se comporte quant à lui comme un sucre rapide.

On s’est aussi rendu compte que ce qui importe, ce n’est pas tant la nature du nutriment que celle de l’aliment pris dans sa totalité. On s’est donc mis à distinguer, dans les années 1980, des aliments à index glycémique élevé, dont les sucres passent rapidement dans le sang, et des aliments à index glycémique bas, digérés lentement.

Peut-on se fier aux tables d’index glycémique pour choisir ses aliments ? Pas tant que ça, quand on sait que les modes de préparation et de cuisson influent de façon importante sur l’absorption des glucides en modifiant les caractéristiques physicochimiques des aliments : par exemple, une soupe avec des pommes de terre en morceaux aura un indice glycémique plus bas qu’un potage fait des mêmes pommes de terre réduites en purée !

Et puis, ce qui compte aussi, c’est ce qu’on mange avec sa soupe. Ainsi les lipides contenus dans le fromage qui vient après la soupe diminuent l’index glycémique du repas.

Enfin, n’oublions pas les quantités de glucides consommées, qui ne sont pas prises en considération dans cette affaire d’index glycémique. Certes la purée de pomme de terre et le miel ont tous deux le même index glycémique de 90, ce qui est élevé, mais la quantité de glucides apportée par 100 grammes de miel est nettement supérieure à celle apportée par la même quantité de purée. D’un autre côté, on ne mange le miel dans les mêmes quantités que la purée… Pour corriger cela, certains ont récemment tenté de promouvoir un nouvel outil d’évaluation, la charge glycémique, qui tient compte de l’index glycémique ainsi que de la quantité de glucides présente dans une quantité d’aliment, malheureusement standard.

Quel casse-tête ! Et ce n’est pas fini : car voilà maintenant qu’on constate qu’il faut aussi tenir compte du mangeur : pour un même aliment, la vitesse d’absorption des glucides peut grandement varier d’une personne à l’autre, selon son métabolisme ou son niveau d’activité physique, ainsi que des facteurs propres à chaque personne !

En je rajouterai aussi l’âge : personnellement, certains aliments glucidiques que je supportais bien et que j’aimais, me réussissent désormais moins bien, si bien que je les aime moins.

En définitive, ne ferait-on pas mieux de s’en tenir à quelques règles simples ? Pour les personnes qui y sont sensibles, et ce n’est pas le cas de tous, on peut ainsi conseiller de préférer les aliments complexes, qui mélangent les glucides avec d’autres éléments, quels qu’ils soient. Voilà qui conduit le plus souvent à cuisiner, c'est-à-dire à ajouter des matières grasses, entre autres choses. Question cuisine, on évitera les cuissons trop poussées, on préférera les aliments qui se présentent en morceaux à ceux qui sont réduits en purée. On peut aussi conseiller de consommer des plats garnis et de faire des repas comportant plusieurs aliments. 

Tout ça pour ça… Ne le savions-nous pas déjà, que faire des repas était une bonne façon de manger? Nos cultures alimentaires, issues de centaines d’années d’expérimentations, ne nous donnent-elles pas le mode d’emploi de la plupart de nos aliments ? Et nous-mêmes, ne faisons-nous pas bien de manger ce qui nous réussit le mieux ? Car comment aimer des aliments qui, après qu’on les ait mangés, nous font nous sentir mal dans les heures qui suivent ? Il en naît tout à fait normalement une répulsion pour ces aliments. Si on s'écoute, bien entendu, plutôt que l'on écoute des règles.

En somme, les index glycémiques et autres index sont, comme à l’habitude, des éléments de recherche, mais pas des éléments à prendre en considération à un échelon individuel. À cette échelle-là, rien ne vaut l’expérience personnelle.

aomame.
Abonné

Merci beaucoup Docteur Apfeldorfer pour vos éclaircissements!

Effectivement, si je dois passer mon temps à tout compter : quelle horreur et quelle perte de temps ! Temps qui me serait utile pour pouvoir faire réellement des choses que j'aime : jouer avec ma fille, me balader, lire...

D'ailleurs le régime Montignac ne m'a jamais réussi! Avec ma colopathie, bonjour les maux de ventre !

Le plus important est donc de s'écouter. Alors désormais je tartine mes tranches de baguette de bon beurre salé qui doit faire baisser l'index glycémique!! Alors qu'auparavant, je mettais de la confiture uniquement parce qu'elle ne contient pas de graisse! Avec un bon bol de café au lait (oh quelle hérésir ;)!) quel délice!

Vous parlez des cultures alimentaires et effectivement, je me tourne maintenant vers ce que j'ai aprris avec ma grand-mère. Un repas composé d'un peu de tout et je n'ai quasiment plus d'hypoglycémie. Comme quoi ... Mais il est vrai que comme vous certains aliments ne me réussissent pas : ceux qui sont très sucrés et si je l'ai prend sans rien d'autre ou en trop grande quanitté. J'en ai conclu que mon corps m'indiquait que cela ne lui réussissait pas. Mais j'avoue que ce midi la tranche de pain d'épices artisanale après un repas composé de plusieurs plats s'est agréablement marié à mon café ;)!

J'ai donc moi aussi un rôle de transmission à jouer vis à vis de ma fille pour qu'elle mange "normalement" en personne "civilisée" des aliements qui lui feront du bien.

Je me demande si les crises d'hypoglycémie après une grande EME composée de choses extrèmement sucrées ne sont pas justement là pour me dire que ce que j'ai mangé n'a pas fait dde bien à mon corps et non que j'en remange encore. Puisqu'après un temps ces crises baissent en intensité même si je ne mange pas quelque chose de sucré contrairement au diabétique.  Peut-être est-ce dû au fait que l'on a un peu déréglé son corps avec tous les régimes et toutes les restictions...

Alors le repas à la française a de beaux jours devant lui ;) !

BIL.
Abonné

Merci Dr Apfeldorfer

Vous avez répondu à la question que je me posais car avant de contourner largement le "régime" Atkins, j'étais un mangeuse plutôt sucrée surtout en EME et je me sentais souvent mal après cela mais je recommencais encore et encore

Sur LC, j'ai appris à contrôler ces EME et effectivement, consommant moins de sucres rapides ou lents, peu importe, j'ai senti que mon corps s'en portait mieux et c'est donc tout naturellement que je m'en suis détournée

Eh c'est bien là, la force de LC, c'est de pouvoir aborder un "régime" non pas comme une bible pour maigrir mais comme une approche d'une nouvelle manière de se nourrir qui nous correspond ou non; non pas pour sa restriction calorique ou lipidique ou glucidique

Entre la pleine conscience, la découverte de la faim et de la satiété et un peu de bon sens, on arrive, petit à petit, à trouver ce qui nous convient en étant à l'écoute de nous-mêmes en toute bienveillance

Evidemment, ce n'est pas facile tous les jours, les EME seront peut-être toujours là puisque les soucis ne s'envolent pas comme les feuilles en automne, mais depuis que je suis dans ce programme, chaque fois que je m'égare, il me tarde de revenir pour continuer sur la bonne voie même si la perte de poids est lente

J'avoue que durant toutes ces années de régime, chaque fois que j'en terminais un, il ne me tardait jamais d'y revenir :)

Vive la liberté retrouvée !

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