J'ai craqué (forme de Burn out), la RPC peut-elle être en cause ? - 25102012

zepretender.
Abonné

Bonjour,

Cette expérience n'a peut être aucun lien avec Linecoaching et la RPC, et pourtant, je souhaite la partager. En ce moment, je suis dans un tournant de ma vie professionnelle : un boulot pas très motivant, ni intéressant... je vivote tous les jours sans trouver de l'intérêt. La plupart des tâches confiées relèvent de l'exécution (alors que je suis cadre). Vous me direz "tu as un boulot, contente-t-en". Malheureusement, quand on y passe 9h par jour, on aimerait y trouver un peu d'accomplissement personnel.

La RPC m'aide beaucoup à canaliser mon stress (je suis un mec très nerveux) et je pratique assez régulièrement, y compris lors des coups de stress au boulot.

Pourtant, lundi, j'ai craqué... une boule dans le ventre, des fourmis dans les mains et la vue s'est troublée, juste avant une réunion. Les émotions ont pris le dessus. Je me suis effondré. Le médecin avouera que c'était 100% psychosomatique.

La bonne nouvelle, c'est que je ne me suis pas jeté pour autant sur la bouffe, même si cette crise m'a été très couteuse physiquement (faim immense après).

Je pense que mon "cas" relève d'autre chose que Linecoaching, mais je ne voudrai pas que mes émotions réexplosent à nouveau de la sorte. ça ne m'était jamais arrivé...

Je m'adresse à Gérard Apfeldorfer : y a-t-il un risque que la RPC joue un rôle "cocotte minute" ? Que les émotions finissent finalement par exploser à force d'être canalisées ?

Commentaires

charlotte25.
Abonné

bonjour Zepretender,

je laisse au docteur le soin des explications, mais je voulais juste te dire que j'ai vécu aussi ce genre de choses, il y a quelques années,

a un moment professionnel difficile aussi, puisque déléguée du personnel, en conflit avec ma direction et non soutenue par les autres délégués...

avant  chaque réunion houleuse, j'étais au bord du malaise, après c'était pleurs et faim d'ogre, j'étais comme vidée et manger me faisait "un bien" immense, comme un gros pansement sur le stress que je venait de vivre...

après je me suis rendue compte que je ne pouvais plus vivre çà en permanence (u compris les insomnies chroniques) alors j'ai fait le choix d'arrêtertde me battre a ce niveau.

Je suis toujours déléguée mais plus en conflit, je ne défends plus les valeurs que j'avais portées mais seule je sais que c'est impossible...

mes rapports avec mes collègues ce sont beaucoup apaisés...

je te souhaite de trouver une solution a tes problèmes

Charlotte

Sylvie75.
Abonné

[quote]Pourtant, lundi, j'ai craqué... une boule dans le ventre, des fourmis dans les mains et la vue s'est troublée, juste avant une réunion. Les émotions ont pris le dessus. Je me suis effondré[/quote]

Juste une question. Tu es tombé dans les pommes ? Tu as fondu en larmes ? Je ne suis pas sûre de comprendre "effondré".

doveline.
Abonné

 

Bonjour Zepretender,

 

Comme toi… j’ai aussi remarqué que la pratique de la RPC pouvait à certains moments... amplifier nos émotions et notre stress… comme nous n’utilisons plus forcément la prise alimentaire pour calmer nos émotions et notre stress… il y a une sorte de montée en pression pouvant aller jusqu’à l’angoisse.

J’ai trouvé une solution à cette sensation depuis environ jours… la prise de magnésium-vitamine B6 à 300mg-2 mg/jours qui calme énormément… et à nouveau un certain relâchement en mangeant en EME en dehors de la faim pour calmer cette montée en pression.

Cette montée en pression est aussi la difficulté que je rencontre en ce moment… et qui m’empêche encore de progresser dans la méthode LC.

Je suis prise entre deux attitudes… continuer d’essayer de ne plus utiliser la prise alimentaire pour calmer cet état en mode RPC (c'est encore difficile pour moi)… où continuer d’utiliser encore la prise alimentaire en essayant d’optimiser le mode dégustation de manière à diminuer progressivement les quantités.

Il y a peut-être un sevrage à respecter… faut-il le faire d’un seul coup et attendre 21 jours qui est le temps nécessaire pour automatiser un nouvel apprentissage… ou petit à petit ?

L’avis de GA serait effectivement intéressant sur ce point bloquant.

Belle journée à toutes et tous,

doveline

Sylvie75.
Abonné

Depuis ce matin, je suis triste, irritable, (les collègues m'insupportent dans le peu d'échanges que j'ai avec eux).
Je m'en ouvre à mon conjoint avec qui je travaile et je mange, et lui aussi me pose cette question : "Mais au fait, si tu n'as plus la nourriture pour te réconforter, il y a peut-être une période d'adaptation difficile puisque 'tu changes de techno'".  On sait tous qu'une personne qui arrête le tabac est à prendre avec des pincettes pendant un mois ou trois. Est-ce pareil ?

Pris un lexomil pour pas péter un câble car ma n+2 est susceptible de me voir en entretien dans son bureau cet après-midi pour me parler d'un sujet sur qui me tient à coeur, c'est pas trop le moment de s'effondrer. (Chez moi, s'effondrer signifierait exploser de colère). J'ai bien essayé une séance de PCS, mais c'était 1H après le médicament, il avait déjà fait effet et je n'ai pas pu laisser vivre cette tristesse.

Je suis dans les 4 jours où je fais durer ma faim... j'aime pas ça. Au boulot en tout cas, c'est dur. 1/2H ça va, et si je fais plus, c'est dur, car ma faim à moi ne me lâche pas une seconde. Toujours pareil, toujours forte et la PCS appliquée à la faim me calme 5' à tout casser.

KIKI.
Abonné

Bonjour à tous et toutes,

Je me permets de vous rejoindre car je trouve ce sujet sur les émotions qui débordent très intéressant. J'aimerais moi aussi savoir pourquoi à certains moments, on est au bord du malaise, de tomber dans les pommes ? En ce qui me concerne, à chaque fois que je fais correctement LC, c'est à dire que j'écoute mes sensations alimentaires, le physique lui n'arrive plus à suivre. Je suis alors dans ces cas là comme fébrile, tremblements, vertiges, coeur qui bat à 200 à l'heure. Et je suis sûr de ne pas avoir faim à ce moment là. Et si je craque et que je mange quelquechose de sucré en particulier, ça va tout de suite mieux. Pourquoi le mental est comme en manque alors que ce n'est pas forcément bon pour le physique ? Y aurait-il un sevrage à faire comme pour l'alcool ou la cigarette ? Dans ce cas, peut-on en guérir définitivement ou est-ce un combat de tous les jours qui persistera ?

doveline.
Abonné

 

Bonjour Kiki,

Au contraire… je pense qu'il ne faut pas que ce soit un combat... il faut que l'on apprenne à accueillir ces sensations physiques :)

Moins on les combat… plus elles disparaissent vite… plus elles finiront par ne plus revenir... comme notre amie « La peur » dans une autre discussion… mais j’avoue que ce n’est pas facile !

Il faudrait peut être leur donner un petit nom sympa… ça nous aiderait peut être ?

aomame.
Abonné

Bonsoir à tous;

il m'est arrivé quelque chose de similaire il y a quelques temps (mon médecin m'a dit que c'était de la fatigue). J'ai été prise de malaises, de vertiges pendant plusieurs jours et de nausées. J'avais aussi la sensation que mon corps allait explosé, comme si il allait éclaté en milliers de morçeaux. Maintenant cela va beaucoup mieux, je ne sais pas si j'ai passé un "stade"  ou quelque chose comme ça. Mais j'avoue avoir la sensation d'un acher-prise sur ma vie et mes sensations, mes émotions depuis que je n'ai plus ces sensations désagréables.

Je n'apporterai donc rien à l'édifice^^ mais je serai aussi très interessée par la réponse du Docteur Apfeldorfer.

mamzelzoï.
Abonné

Pour Sylvie : à ma connaissance, la RPC centrée sur la sensation de faim n'a pas pour but de calmer la faim, mais de se familiariser avec les symptômes physiques ressentis. On est plusieurs à avoir constaté qu'on avait encore plus faim après la séance!! Je crois aussi que du coup, on prend conscience que ces symptômes physiques sont certes désagréables mais supportables. Au final, après les exos sur la faim, on devrait améliorer notre tolérance à la faim et même la considérer comme une amie car on sait qu'eon aura plus de plaisir à manger.

D'ailleurs là tout de suite mon estomac grogne gentiment et les effluves de tacos viande-poivrons préparés par mon homme chatouillent agréablement mes narines en attendant le repas!! Autrefois, la sensation de faim m'aurait fait me jeter sans attendre sur le premier bout de pain qui passait...

Sylvie75.
Abonné

Eh eh, Mamzel', me prépare pour faire relâche ce soir.

Restau italien de pâtes qu'on adore avec mon amoureux... miam miam. Je compte bien finir mon assiette et boire tout mon vin... J'ai décidé de me faire plaisir sans réfléchir ce soir.

Bonne soirée....

zepretender.
Abonné

Bonjour,

Merci pour vos réponses et tous ces échanges d'expérience. Je me suis mis au vert pour quelques jours (avec accord du médecin, quand même !), histoire de déconnecter un peu du travail... ça va mieux, c'est impressionnant. Certes, il faudra y retourner, mais j'espère que l'alerte aura été assez claire pour me forcer à rebondir.

Par contre, j'angoisse pour la prochaine pesée... le relâchement est total : depuis mercredi, je ne veux même plus entendre parler de Linecoaching. J'ai abandonné les exercices en cours et m'adonne à la bonne bouffe. Demain, je tente de reprendre plus sérieusement, mais finalement, LC n'est peut être pas un régime, mais il fonctionne comme les autres : il faut changer sa façon de faire. J'ai l'impression que ce petit moment dur a fait voler en éclat tout ce pour quoi j'ai bossé depuis quelques mois... du coup, j'angoisse de reprendre du poids.

mistigri.
Abonné

Ce forum m'intéresse, car je viens d'avoir une période super-difficile, jusqu'à me demander si cette méthode était bonne pour moi. J'avais vu au début qu'elle était à éviter pour les gens très dépressifs, or je ne me considère pas comme "très dépressive", mais "légèrement dépressive".... Il est vrai qu'étant retraitée depuis peu, je m'ennuie un peu et je me suis peut-être trop "accrochée" à la RPC. J'ai pris du repos, et j'ai arrêté de "compulser sur la méthode" . Je recommence tranquillement, grâce à l'amitié qui m'est témoignée (forum, blog, lettre au coach, partages avec des ami(e)s rencontré(e)s sur LC)

Tu as certainement besoin de repos, et de te ménager un peu. Ne sois pas dans le tout ou rien....Quelques fois on a des surprises : j'ai un peu maigri pendant le "relâchement"

Prends bien soin de toi

logamarie.
Abonné

Bonsoir,

je suis nouvelle sur le site et je ne puis que rebondir sur ce que tu décris... Ce site m'a plu et cette méthode car je sais que je suis en surpoids car je ne gèrent pas mes émotions!!!! Par ailleurs, je travaille en crèche, j'aime ce que je fais mais cela ne me correspond plus ... D'où j'ai entammé une formation d'art-thérapeute évolutive qui me permet de travailler sur certaines facettes de ma personnalité afin de la faire "évoluer" et de m'améliorer, voir la vie positivement, réconcilier tout mon être...

Tu ne te plais pas dans ton boulot et tous les symptômes que tu décris: c'est ton corps qui te parles... à toi de te poser les bonnes questions. Qu'est-ce qui me plairez réellement? Faire une liste de ce qui te plais et ne te plais pas dans ton boulot?Dois-tu prendre beaucoup plus de temps pour toi? etc.... Il est vrai que je ne suis pas à ta place(ni médecin) mais j'ai appris que tous les symptômes que manifestent notre corps est un signal ou bien un "nettoyage" de quelque chose de négatif...

(la vue=représente la clairvoyance à l'égard du passé, du présent et de l'avenir; mains=toutes les différentes façons de prendre en main les expériences; ventre= digérer les idées, avoir peur et être incapable d'assimiler la nouveauté... volà quelques interprétations pour tes symptômes)

Je suis peut-être à côté de la plaque te concernant.... mais je te souhaite bon courage!!!!

 

capuccino
Marraine

Bonsoir tout le monde,

J'ai envie ce soir d'apporter mon témoignage de "vieille abonnée" qui s'accroche à cette méthode parce que je suis persuadée que c'est la bonne pour perdre du poids ...ou pas (ce qui est mon cas malgré plus d'un an sur le site).

Cependant je peux quand même apporter mon témoignage sur ce que la PC m'a apportée et sur la manière dont je gère mes émotions aujourd'hui.
A une certaine période de mon parcours j'ai ressenti en moi une colère énorme, impressionnante, presque meurtrière. Elle m'était destinée mais  elle s'adressait aussi  aux autres, à la vie à tout ceux qui m'avaientt fait du mal, volontairement ou pas. On avait beau m'expliquer qu'il fallait laisser mijoter cette colère, je ne comprenais rien à rien. Elle était là, me submergeait,  je n'étais plus que colère. Peu de temps après,  une personne de mon entourage professionnel, avide de pouvoir et de reconnaissance a essayé de me détruire en mentant, en me calomniant...Elle m'a fait tellement de mal qu'elle a réveillé  cette colère meurtrière tapie au fond de moi. Je crois vraiment que j'aurais vraiment pu tuer à cause de cette colère. J'en ai eu peur, je me suis fait peur.

J'ai alors lu le livre de Thich Nhat Hanh sur la colère, je m'en suis imprégnée comme on met un onguent sur ses plaies et j'ai senti cette colère me quitter sans que je sache comment cela s'était passé. Hier, en réunion, je me retrouve avec cette personne. Je savais qu'elle allait être présente mais je n'avais ni haine, ni colère en moi, plutôt un peu d'appréhension. J'ai vu arriver cette personne qui elle n'était que haine, ça se voyait sur son visage. Elle a essayé de me faire sortir à nouveau de mes gonds et j'ai démarré mais en quelques secondes, après quelques respirations en PC, j'ai lâché ma colère qui partie tout de suite et là j'ai réalisé que j'avais gagné...Plus de colère donc plus d'emprise sur moi. Je suis partie de la réunion calme, sereine.

Pour ce qui est du stress, la PC me permet d'affronter les situations avec une vision en direct, plus de plan sur la comète, je vis chaque moment l'un après l'autre sans imaginer ceci ou cela et ça aide.

J'ai pleuré des torrents de larmes lorsque je faisais mes séances de PC. Aujourd'hui, je pleure parfois mais j'arrive aussi à me dire, je suis triste, ou je suis fatiguée...et je me dis qu'il faut que je l'accepte et que cela va passer...

Voilà, ce long monologue était juste destiné à vous dire que ce n'est pas la PC qui nous rend comme nous sommes, c'est juste qu'elle nous permet de ne plus lutter contre nos émotions mais de les accepter. L'acceptation fatigue beaucoup moins que la lutte. Je crois que je commence à le réaliser.

Bon courage à tous et bonne pleine conscience.

Rose-PetitBeurre.
Abonné

Bonjour Zepretender,

merci d'avoir lancé ce forum super intéressant.

Je comprends ce que tu vis puisque moi aussi, pendant longtemps, j'ai fait des études et des boulots où je n'était pas à ma place. Je dois admettre que 1-je ne m'écoutais pas (j'avais peur de m'avouer mes vraies envies professionnelles) 2- je me sous-estimais à chercher et accepter des boulots bien au dessous de mes compétences.

Je n'ai jamais fait de malaise comme toi, mais je me souviens que parfois dans la rue, j'avais l'impression que c'était mes jambes qui marchaient, pas moi et que je pourrais m'écrouler d'un coup. Je me suis tapé des bonnes périodes de déprime... à un moment, je n'arrivais plus à me sortir du lit... complètement démotivée et j'enchainais les crises alimentaires.

Bref, c'est bien que ton médecin t'ais mis en arrêt quelques jours... mais ça ne doit pas être reculer pour mieux sauter.

Je suis entourée de personnes qui ont des regrets professionnels, qui ont fait des choix à l'encontre de ce qu'ils sont, pour "avoir un boulot", de pas être dans une insécurité financière, etc. Ils ne sont pas heureux, et ça retentit sur l'entourage.

Il y a d'autres personnes qui considèrent qu'un boulot n'est rien d'autre qu'un boulot et investissent plus d'autres domaines de leur vie. Chacun est différent.

Ca demande beaucoup de courage de se remettre en question et de faire des choix qui peuvent paraitre complètement incensés auprès des autres (je le vis en ce moment, assumer sa décision envers soi-même malgré ses doutes, malgré le regard des autres et notamment des parents).

Si tu sens que tu ne feras pas ta vie dans ce travail et que tu pourrais trouver mieux (visiblement c'est ton cas), il faut que tu mettes les choses à plat et commencer à réfléchir à de nouveaux projets.

Surtout, ne pas se laisser contaminer par les discours anxiogènes qu'on entend partout sur le chomage, etc. C'est toi qui compte, c'est toi qui sais.

Ton corps t'a lancé un signal, il faut l'écouter.

Des amies et moi-même avons vécu de très mauvaises expériences professionnelles, harcelement moral parfois. Je peux te dire qu'on en paye le prix après et que plus on attend, plus c'est long de rebondir après, parce qu'on est paumé, qu'on a peur de revivre la même chose et qu'on a perdu confiance en soi.

Bref, j'ai l'impression d'être celle qui te pousse à quitter ton job... et je ne veux pas être celle-là !! je ne connais pas assez ta situation, je veux juste te faire te poser les bonnes questions... une petite liste pour/contre, peut-être ? qu'est ce que tu aimerais faire idéalement ? écrire aide à clarifier.

Bisous

Rose

lorraine
Marraine

Zepretender tu écris : "La RPC m'aide beaucoup à canaliser mon stress (je suis un mec très nerveux) et je pratique assez régulièrement, y compris lors des coups de stress au boulot.

Pourtant, lundi, j'ai craqué... une boule dans le ventre, des fourmis dans les mains et la vue s'est troublée, juste avant une réunion. Les émotions ont pris le dessus. Je me suis effondré. Le médecin avouera que c'était 100% psychosomatique."

 

De ce que je comprends ce ne sont pas tant les émotions qui ont pris le dessus mais le corps de part toutes les manifestations physiques que tu décris (boule dans le ventre...)

Quand le corps se manifeste  c'est aussi parfois quand nos émotions ne sont pas suffisamment repérées, identifiées, entendues, respectées.....

Les séances formelles de rpc n'ont pas spécialement vocation à calmer notre nervosité, mais plutôt à nous aider à nous poser et à vivre/ressentir ce qui se présente comme émotion dans l'instant quelque soit cette émotion ou pensée

 

Merci de ton post Zepretender; je me suis régalée à lire tous les posts qui ont suivis dont celui de Capuccino qui m'a particulièrement sensibilisée.

Bon courage pour le boulot.

 

Lorraine

viviette.
Abonné

Bonjour Mistigri,

Contente de te voir de retour parmi nous. Je veux juste rebondir ce ce que tu viens d'écrire. Je n'ai lu nulle part que cette méthode était déconseillée aux personnes dépressives dont je suis ou plutôt j'étais. Tu te considères comme légèrement dépressive. Soit, mais est-ce vraiment la raison qui t'a fait te détourner de la méthode? Le grand changement de ta vie, la retraite, t'oblige à retrouver un nouveau départ vers un avenir plus constructif pour toi, çà peut-être long et angoissant.

Ceci dit, la rpc t'apprend à vivre ici et maintenant, et à apprivoiser ces sentiments d'ennui, de solitude, d'angoisse, à les regarder venir et repartir avec détachement. Pour moi, cette approche m'a rendue beaucoup plus zen, je me sens apaisée. Je te souhaite la même chose.Beaucoup de doucur et de mansuétude envers toi-même, même si tu ne réussis pas du premier coup.

Que le force soit avec toi.

Pour le reste, comme tout le monde, j'attends l'intervention de GA.

Viviette

viviette.
Abonné

Bonjour Capuccino,

et merci pour ce témoignage très fort.

Viviette

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bonjour zapretender, bonjour tout le monde,

Merci de partager sur ce forum vos expériences, vos avis. Ça cogite, vous êtes toutes et tous en recherche et cela me réjouis grandement. Que de progrès!

Revenons aux bases : qu’est ce que la pleine conscience ? C’est la pleine conscience du moment présent, de ce qui s’y trouve. Porter notre attention sur un élément du corps (la respiration, différentes sensations corporelles) ou sur un élément extérieur (des sons) nous situe dans le moment présent. Se présentent alors des pensées, des images mentales, car dans notre espace mental, nous avons cette « machine à penser et à résoudre les problèmes » qui travaille en permanence. Ces pensées se présentent, elles font donc partie du présent, et nous les observons aussi. Notre activité mentale allume des émotions, et ces émotions, nous les laissons être ce qu’elles sont, nous observons leurs effets corporels, nous suivons leur évolution.

Ce « training » nous conduit à nous habituer à nos pensées et nos émotions sans les éviter, sans faire appel à des conduites qui ont en dernière analyse pour fonction de masquer pensées et émotions pénibles (boulimies, prises alimentaires exagérées, travail, télévision, sport, toute activité produisant des sensations de préférence intenses peut être utilisé).

On s’habitue à avoir toutes sortes de pensées qui ne plaisent pas à notre être conscient. Mais cet « être conscient », ce « je », ce « moi observateur », ou pour parler comme les neurophysiologistes, cet espace de travail, ou encore pour le dire à la façon des croyants, cette âme, ce n’est pas ce qui pense en nous, c’est ce qui observe. Là où je pense, je ne suis pas, là où je suis, je ne pense pas.

On s’habitue aussi à ses émotions, à ces sensations physiques qui les constituent. Lorsque ces émotions sont intenses, elles prennent un tour désagréable. Un tour inquiétant, même. On peut alors prendre peur à propos de ce qu’on ressent. Ou bien nos pensées, nos émotions génèrent de nouvelles pensées et émotions, dites secondaires. On a peur d’avoir peur, on est en colère face à ses pensées, ou bien on est coupable, honteux…

Pour toutes ces raisons, on peut préférer ne rien vouloir savoir de tout cela, de son monde intérieur, de ses émotions, s’en détourner et les éviter.

Malheureusement, cela ne les empêche pas d’exister. Les émotions se révèlent alors à nous, non pas par des pensées, par des signaux physiques, mais par des sensations physiques qui s’emballent : boule dans la gorge, dans le ventre, troubles visuels, malaises, douleurs et fatigue.

Voilà pourquoi il est bon de se mettre à écouter son monde intérieur, à écouter notre corps qui nous signale ce que nous ressentons et que nous appelons des émotions. Nous pouvons alors adapter nos conduites, nous sommes motivés à certains apprentissages afin de ne pas nous trouver démunis dans telle ou telle situation.

 

Lorsqu’on fait ces exercices de pleine conscience, il est fondamental de ne pas chercher à « faire passer » les pensées et émotions. Faute de quoi, on n’est plus dans le mode « être », cette position de l’observateur, et on en est revenu au mode « faire ». On veut que les émotions disparaissent, ou on veut les « canaliser ». C’est là un piège courant, et peut-être le plus difficile dans cette affaire de pleine conscience. Il convient au contraire de laisser nos pensées être ce qu’elles sont, et nos émotions de même, de se contenter de les observer, de près, de tout près, sans chercher à les faire partir. Oh, elles partiront, lorsqu’elles le voudront. Et lorsqu’elles partiront, nous ferons ce constat : elles sont passées en nous et nous sommes intacts.

Imaginez que votre espace mental est comme le ciel, et que vos pensées et émotions sont comme le temps qu’il fait. Le temps est variable, parfois au beau, parfois à l’orage. Il se peut même qu’il y ait du barouf, des éclairs, du tonnerre. Le ciel contient tout cela, sans en être atteint. À tout moment, vous pouvez vous élever dans le ciel et contempler les nuages, l’orage, et même la tempête de plus haut. On ne cherche pas à modifier le temps qu’il fait, on attend que ce temps évolue de lui-même.

 

Manger en pleine conscience, pas seulement pour le plaisir, mais aussi pour le réconfort que cela apporte, est parfaitement légitime. Dans la mesure où on n’est pas dans l’évitement émotionnel, dans la recherche d’une annulation de ses émotions. Dans la mesure où nos sensations gustatives constituent cet élément qui nous recentre sur le moment présent. On accepte alors les pensées qui nous rendent visite, les émotions qui s’allument, comme autant d’éléments du présent, toutes choses à observer.

 

Alors, cher zapretender, peut-être est-ce là ce qui vous empêche d’avancer, ce qui fait que vous avez ces réactions dites psychosomatiques : vous cherchez à contrôler vos états mentaux et vos émotions.

Je sais que ce n’est pas facile d’abandonner le mode « faire » et de se situer dans le mode « être », d’être là, en pur observateur de ses états mentaux. Mais si vous y parvenez, tout d’abord un peu, puis de plus en plus (sans jamais y arriver complètement), alors sans doute les choses bougeront-elles dans le bons sens.

 

Encore un petit mot : nombreux sont ceux d’entre vous qui ont constaté que ne plus se réfugier dans la nourriture aboutissait à ressentir davantage. Et que ce n’était pas forcément agréable ! Et justement, la pratique de la pleine conscience permet d’accepter de mieux en mieux ses émotions, sans les craindre, de s’y habituer sans les fuir, de ne plus avoir besoin d'anesthésie.

À se rappeler : je ne suis pas mes pensées (verbe être, verbe suivre), « je » ne suis pas responsable de mes émotions, dont « je » ne suis que l’observateur.

Bonne journée à tout le monde, et bonne continuation.

lorraine
Marraine

Un grand Merci Docteur d'avoir pris le temps de nous offrir ce "cours" pour étayer nos expériences. Bon dimanche à vous et à tout le monde. Lorraine

Sylvie75.
Abonné

Pfiou, intervention lumineuse que j'ai relu 3 fois doucement, et que je "fais tourner".

Ce matin, avant de vous lire, pendant ma PCS, je me suis aperçue que j'étais super speed, incapable de me calmer... Puis je me suis souvenue que "me calmer" n'était pas l'objectif, et j'ai juste observé mon agitation. Vous avez raison de dire que "ne pas interagir" est ce qui est le moins évident.

doveline.
Abonné

 

Un grand Merci Docteur pour ces explications dominicales... elles nous aident vraiment à y voir plus clair !

"Accepter" est pour moi encore la partie la plus difficile à appréhender dans l'apprentissage de la Pleine Conscience... peut-être tant que je n’y suis pas encore parvenue.

Aller au delà de ses peurs en attendant que l'orage passe... comme ça... sans utiliser la prise alimentaire pour les calmer... est un cap à dépasser.

C'est vrai… lorsqu'on prend le temps d'analyser ce qui se passe... on réalise que l'état dans lequel on se trouve dans ces moments là... peut donner lieu à plusieurs interprétations... il faut peut-être arrêter d’interpréter et se contenter d’observer tout simplement l’état dans lequel on est.

Souvent ce qui aggrave ces états… est l’interprétation et l'anticipation que l'on en fait par la pensée… de ce qui arrive et de ce qui peut nous arriver.

Effectivment, le mieux est peut-être tout simplement d'accepter ces états lorsqu'ils se présentent sans chercher à les calmer.

C’est peut-être aussi plus facile en arrêtant de les interpréter et surtout en arrêtant d'anticiper… et de se contenter de vivre dans le moment présent.

Il y a encore du travail à faire !

Merci aussi aux participant(e)s... à plusieurs on y arrive plus facilement

Beau dimanche à toutes et à tous,

doveline

izabelle
Animatrice forum

bonjour à tous et merci pour ce passionnant fil de discussion

 

pour ma part, j'étais dans le contrôle émotionnel depuis ma plus tendre enfance, c'était un peu devenu une seconde nature

d'ailleurs, tout le monde m'enviait ma "zenitude" (sauf que bien sûr j'étais tout sauf zen)

 

donc quand j'ai commencé la PC, je m'en suis effectivement servi pour canaliser mes émotions, c'est à dire en quelque sorte les modifier, avoir un outil qui les rend moins fortes, moins dérangeantes, un outil qui me dit "ces émotions ne m'auront pas"

et très vite je me suis rendue compte que quelque chose n'allait pas, mes EME étaient intenses et foudroyantes, j'avais également des manifestations psychosomatiques

 

je pense que ça m'aura pris longtemps, 10 mois bien tassés, pour enfin pouvoir accepter vraiment mes états intérieurs et mes ressentis sans les modifier

j'en ai toujours peur, ça c'est sûr, mais je me mets dans une dynamique "d'accueil"

je me dis  "je suis capable de le supporter" même si c'est désagréable et que je suis morte de trouille

je leur donne des petits noms aussi, à ces états intérieurs, des petits noms affectueux même, il y en a un que j'appelle   "le vieux lion blessé"

et parfois bien sûr j'ai toujours du mal à vivre certaines choses, mais peu à peu je progresse et je n'ai plus de manifestations psychosomatiques et quasiment plus d'EME

 

c'est vrai qu'il est vraiment difficile de sortir du contrôle émotionnel, mais l'acceptation de ses ressentis est vraiment une clé fondamentale

mais bien sûr, on ne défait pas en un jour des habitudes prises durant des années

 

bon dimanche à tous!

Sylvie75.
Abonné

[quote]je leur donne des petits noms aussi, à ces états intérieurs, des petits noms affectueux même, il y en a un que j'appelle   "le vieux lion blessé"[/quote]

Ah, je comprends mieux en te lisant l'intérêt de les nommer, nos états émotionnels récurrents.

Pour moi, ils sont vite associés à des musiques.

Dans ce cas, celui que j'avais ce matin pendant ma PCS, c'était le vol du bourdon, de Rimsky Korsakov, qui décrit bien mon état quand je me sens toute agitée :)

//www.youtube.com/watch?v=5LGYGxtozgg

Et quand je me sens heureuse et sereine, c'est le badinage de Marin Marais; La viole de gambe, c'est comme la contrebasse, ça respire et ça fait penser à la RPC.

//www.youtube.com/watch?v=Dzw8gtqsvDM

 

Pardon pour le hors-sujet, ZePretender, j'arrête là.

doveline.
Abonné

 

Merci Sylvie75,

 

J'ai bien aimé le "Vol du Bourdon" !

 

Un peu d'humour... ça fait du bien... ça fait rire, ça détend... la prochaine fois je penserai à ton bourdon !

 

Bien amicalement,

 

doveline

aomame.
Abonné

Merci beacoup Docteur pour ces amples explications.

Accepter ce qu'il y a en nous mais si "on "refuse de "voir" ces pensées, ces sentiments qui sont parfois l'inverse de ce que l'on voudrait.... Lacher prise et arrêté d'être quelqu'un de parfait ou d'essayer de devenir comme un "modèle".

viviette.
Abonné

Bonjour Aomane,

Tu résumes bien ce que je ressens. C'est vrai que ce thème m'a fortement interéssée, même si je n'ai pu y répondre, faute de ? j'ignore. Ce que je peux dire, c'est que des phénomènes de ce genre, j'en ai eu plus que ma part dans mes années antérieures. Les peurs, les angoisses, les culpabilités, j'ai tout vécu, avec de grandes périodes de déprimes en plus. Alors, après, c'est quoi? J'ai décidé un jour d'accepter ce que je suis, il n'y a d'ailleurs pas si longtemps, et j'ai commencé de faire le chemin avant LC, et maintenant avec LC qui me permet de continuer ce long chemin de la paix avec moi-même. Je ne les "vois" pas ses pensées, mais je les accepte quand elle se présentent. Non, tout n'est encore pas bien clair, mais je me fais confiance. Et je ne veux plus être parfaite!

Quelques avancées qui peuvent t'aider dans ton chemin?

Que la force soit avec toi.

Yvette

aomame.
Abonné

Merci beaucoup viviette pour ton message!

Oui j'essaye d'accepter que je ne suis pas parfaite et que j'ai des défauts et que je ne serai jamais celle que j'aurais voulu être...

J'essaye maintenant de faire avec mon physique et de profiter de chaque jour...

Sylvie75.
Abonné

[quote=zepretender]Je me suis mis au vert pour quelques jours (avec accord du médecin, quand même !), histoire de déconnecter un peu du travail... ça va mieux, c'est impressionnant[/quote]

Et comment vas-tu Zep ? Après une semaine de verdure ? C'est vrai quoi, des messieurs, on n'en a pas beaucoup sur ce site, alors on les bichonne. smiley

Ederl.
Ancien abonné

Bonjour,

"Lorsqu’on fait ces exercices de pleine conscience, il est fondamental de ne pas chercher à « faire passer » les pensées et émotions. Faute de quoi, on n’est plus dans le mode « être », cette position de l’observateur, et on en est revenu au mode « faire ». On veut que les émotions disparaissent, ou on veut les « canaliser ». C’est là un piège courant, et peut-être le plus difficile dans cette affaire de pleine conscience. Il convient au contraire de laisser nos pensées être ce qu’elles sont, et nos émotions de même, de se contenter de les observer, de près, de tout près, sans chercher à les faire partir. Oh, elles partiront, lorsqu’elles le voudront. Et lorsqu’elles partiront, nous ferons ce constat : elles sont passées en nous et nous sommes intacts."

Je me demandais est-ce qu'on traite nos pensées et émotions de la même manière, juste en les observant ?

Et qu'en est-il alors de cette forme aussi faisant parti des TCC, de donner une pensée alternative ?

J'ai fait beaucoup de progrés avec cette méthode des pensées alternatives, du moins je me suis rendu compte de ce que je pensais de moi et je me suis rassurée.

Avec la pleine conscience j'ai l'impression que c'est plus sur l' émotionnel que je travaille et moi qui avait arrêté, bloqué tout mes pleurs, voilà que ça sort de temps en temps, et que c'est un soulagement.

c'est marrant Izabelle de leur donner des noms à ces états intèrieurs, j'en ai qu'un mais je n'imaginais pas que je pouvais le partager, c'est le loup bléssé (avec les pâtes recroquevillées).

"Pour moi, ils sont vite associés à des musiques." Sylvie tu me tentes, pour le hors sujet, ça m'aide tellement la musique, hors sujet !! peut-être pas tant que ça, plutôt difficile à partager car les goûts, les couleurs...c'est complexe.

Bon allez je me laisse tenter : //www.youtube.com/watch?v=RzwG3r9_L9o

et puis : //www.youtube.com/watch?v=rHjlRUH7h58&feature=autoplay&list=AL94UKMTqg-9D4AQK3LkfZgrHt8tgWqhOT&lf=list_related&playnext=20

izabelle
Animatrice forum

hello Ederl

dans les livres que je lis (de Russ Harris notamment), la façon d'accueillir ses émotions et ses pensées sont un peu différentes

à chaque fois il y a de l'accueil, mais concernant l'émotion, c'est plus un espace de respiration, faire de la place en soi pour l'émotion

alors que les pensées et les images, il faut les accueillir aussi, mais s'en "défusionner" (c'est à dire ne plus les croire absolument vraies, prendre de la distance vis à vis de ce qu'elles nous racontent)

par ex on peut se chanter la pensée en question sur un air connu (genre se chanter dans sa tête  "je suis une mauvaise mère" sur l'air de "joyeux anniversaire", ça permet vraiment de prendre du recul....), ou imaginer que quelq'un le dit avec une voix ridicule, ou encore d'autres choses de ce genre

moi en ce moment j'imagine surtout une voix comique qui dit la pensée qui avait tendance à avoir le pire effet sur moi,  ça me fait rire, ça me permet d'être en accueil de cette pensée tout en ne prenant pas ce qu'elle me dit pour argent comptant....   et du coup elle ne me dérange plus (ou du moins plus trop, pas au point de vouloir l'oublier en mangeant)

mistigri.
Abonné

Chère Ederl

J'ai 63 ans et pourtant j'ai beaucoup aimé tes musiques...(que je ne connaissais pas du tout) .elles ont quelque chose d'obsessionnel ..... Pas si hors sujet que cela.....Il est vrai que la musique s'adresse directement à l'émotionnel, bien au delà des mots....

Pour ma part, je recommence prudemment la RPC, car, pendant un certain temps, les émotions ont été trop dures à supporter. (

Bises à tou(te)s

Ederl.
Ancien abonné

Salut Izabelle,

Merci de ces précisions, c'est un peu à cette sauce que je faisais (je ne traite pas les émotions et les pensées de la même manière) donc c'est plutôt rassurant...tu as plein d'astuces c'est chouette, ça donne des idées.

Tu parles de Russ Harris, qui est-ce exactement ?

Pour ma part ce sont des livres de Christophe André qui m'ont emmenée sur ces chemins, déjà reconnaître et découvrir nos pensées automatiques, pour moi ce fût une grosse étape !!!

Pour Mistigri : je suis heureuse que tu aies aimé ces morceaux de musique, je te souhaite plein de courage pour gérer ces émotions, c'est vrai que la PC peut faire remonter certaines choses douloureuses.

Bonne soirée

Et oui, Zepretender, comment vas-tu ?

izabelle
Animatrice forum

hello

Russ Harris est un australien (je crois, pas sûre)  qui pratique l'ACT therapy (très proche de la pleine conscience, d'ailleurs il y en a dans l'ACT), ça veut dire  'thérapie de l'acceptation et de l'engagement' 

seulement en général les livres sur l'ACT sont un peu compliqués, et lui les siens sont limpides, clairs, avec plein d'exemples et d'humour, très facile à lire....vraiment pour le grand public et facile à appliquer tout seule

cela rejoint énormément ce que l'on pratique ici au niveau émotionnel

celui que je lis en ce moment c'est le "piège du bonheur",  franchement je l'offrirai à tout le monde si je pouvais, je l'ai déjà offert à deux personnes d'ailleurs....   il est excellent et très utile pour progresser au niveau émotionnel

je dois être la seule personne à ne pas avoir trop accroché avec les écrits de Christophe André dont je n'entends que des louanges....   j'aime beaucoup ses enregistrements de pleine conscience, mais ses livres, je l'avoue, ne me font pas "tilt"

bonne soirée à tous et merci pour ces échanges

Ederl.
Ancien abonné

Merci Izabelle,

Oui, j'avais trouvé quelque chose sur l'ACT et je pensais que cela faisait partie des TCC,  j'avais laissé un lien sur un post que je trouvais vraiment intéresssant, je vais allez voir ça de plus près !!

"le piège du bonheur" ça me plait bien comme titre.

Pour Christophe André, ben oui, tu dois pas être la seule (dans le monde !!) mais en tout les cas c'est comme ça !!!

Je t'envoie plein de bonnes choses pour cette journée et à tous ceux qui passent par là.

clementine77.old.
Abonné

Izabelle

moi non plus je n'accroche pas trop avec les livres de Christophe André. Je le trouve un peu contradictoire dans ses écrits, il y a un truc qui me gêne.

Ce que je comprends de ce qu'il dit, c'est quelque chose comme "acceptez vous comme vous êtes, il faut que vous soyez libres d'être qui vous êtes et il ne vous faut pas ressentir ceci ou cela".

Des injonctions paradoxales, fnalement.

izabelle
Animatrice forum

oui Ederl, l'ACT à la base, telle qu'elle est théorisée, je la trouve vraiment compliquée, comme sur le lien que tu as mis (et comme la plupart des TCC d'ailleurs)

et je dois dire que Harris a le gros avantage de simplifier ET clarifier les choses (au fait il n'est pas du tout australien, mais anglais) et le rendre accessible à lire  et à appliquer concrètement   ça rejoint bien sûr ce que l'on fait ici, il n'a pas non plus inventé les choses, mais il a le don pour trouver des images bien parlantes, des métaphores comme on dit,  une métaphore me parle toujours mieux que le schéma de l'hexaflex que l'on laissera aux spécialistes.......    //www.thehappinesstrap.com/version_française

   

merci Clémentine de me montrer que je ne suis pas la seule, j'ai a peu près le même ressenti que toi, je suis toujours très mal à l'aise dès qu'il y a des injonctions quelles qu'elles soient, je préfère comprendre

j'aime bien l'idée mentionnée par Harris selon laquelle notre cerveau a pris ce pli  (le mode faire, résolution de problèmes, rumination)  à cause de l'évolution et de la nécessité de survivre qui était présente dans les temps anciens....   ça permet de comprendre pourquoi notre moi pensant est si "actif", jamais lassé de nous inventer des pensées automatiques et des ruminations diverses, de se raconter des histoires d'inadaptation, de nullité, de rejet ou autre joyeusetés....

pour moi la compréhension est la base de l'acceptation

c'est d'ailleurs pourquoi, au niveau du comportement alimentaire, je trouve que les travaux de MM Zermati et Apfeldorfer sont si importants

bonne journée!

Ederl.
Ancien abonné

D'ac !! Merci pour tout ces renseignements et ton lien, je pense que ce sera une de mes prochaines lectures, pour ce qui est de la façon dont on capte les choses c'est notre différence qui fait aussi nos forces, le shéma de l'hexaflex par exemple me fait cogiter et cela sussite beaucoup de curiosité en moi, puis j'aime aussi que les choses soit expliquées et le fait que Harris donne des méthodes est aussi important, bon voyons on s'adapte de toute façon toujours plus ou moins à notre manière...

Je n'avais jamais pensée qu'il y avait tant d'injonctions dans les livres de Christophe André !!! Pour moi qui est commencé par un livre sur la phobie sociale, je recoupe toujours ces réflexions par une analyse de mon histoire mais c'est vrai que la rattacher à l'histoire de l'homme est encore autre chose et apprend sur le fonctionnement plus général de l'être humain, cela donne encore une autre dimension, de la réflexion sur la planche !!!

"pour moi la compréhension est la base de l'acceptation", je suis totalement en phase avec cette pensée, j'ai éprouvé, j'ai changer des milliers de choses en moi grâce à certaine explication (c'est un peu prétentieux, mais des fois je n'en reviens pas moi même), grâce à des gens qui m'ont expliqué, j'ai pu comprendre et je voudrais comprendre toujours...et ressentir les choses...ces deux alliés sont pour moi des pliers de nos constructions mentales.

et oui, le programme linecoaching est là et nous aide à capter nos ressentis et à nous comprendre, encore d'accord !!

Je finirais bien par un morceaux musique et sur une vidéo de Découflé qui est chorégraphe, j'aime car il ne se souvient plus du nom du petit bal perdu mais c'était bien car il y avait deux amoureux et c'était le plus important...et oui nos émotions : //www.youtube.com/watch?v=zvP3FJfPgx8

bonne nuit.

joose.
Abonné
Bonjour, merci de vos témoignages et de vos échanges, je débute sur LC, et j'avoue que je ne suis pas très assidue et que j'ai tendance à fuir le travail à faire sur les EME. Mais en vous lisant, une ampoule s'est éclairée dans ma tête et j'ai compris que moi aussi, je cherchais à tout contrôler et que je cherchais à fuir mes émotions. Je me focalisais sur les causes de mon manque d'estime de moi au lieu d'être attentive à mon comportement vis à vis de mes émotions. Toujours cette manie de tout analyse, de tout contrôler ou d'être complètement assujettie à mes émotions. Pourtant dans mon parcours professionnel, j'ai eu l'occasion d'expérimenter la distanciation par rapport aux émotions, mais à l'époque, je pense que je n'avais pas compris l'intérêt pour ma vie en général. Contente de lire des retours d'expériences de personnes qui ont initié ce travail sur elle-même tout en étant lucides sur leur humanité. Mais c'est tellement dur de se recentrer sur soi et de discipliner son esprit... Le découragement face à l'ampleur de la tâche me guette constamment...
Ederl.
Ancien abonné

Salut Joose, il y a des choses plutôt positive qui se passent en ce moment chez toi, ta prise de conscience c'est énorme !!! En plus tu commences juste, ne t'inquiètes pas trop et vas y tranquille.

Je comprends que le découragement te guette, mais tu vas avoir des outils ici pour pouvoir réfléchir et évoluer, des méthodes comme la Pleine conscience sont vraiment des choses importantes je pense, et puis les forums où on peut s'écouter, s'entourer, quand on a un sommet à atteindre, je ne sais pas vous mais moi ( j'ai fait beaucoup de ballades en montagne) je ne regarde pas spécialement le chemin à parcourir, je préfère rester dans l'action et dans la contemplation du paysage.

Je te souhaite plein de bonnes choses pour cette journée.

zepretender.
Abonné

 

Bonjour,

depuis plus d'un mois, j'ai craqué... problèmes professionnels, perte de moral... et explosion. J'ai tout envoyé pètre et je me suis remis à manger compulsivement. Sans aucune limite. Je crains que le programme et tout ce qu'il a pu m'apporter est passé à l'as. Finalement, j'ai l'impression que Linecoaching n'empêche pas l'effet yoyo. Si on ne se restreint pas sur la nourriture, la méthode impose une maîtrise de soi qui demande des efforts. Et au moment où le moral a chuté, j'ai décidé de manger "parce que j'avais besoin de me faire plaisir". Le cercle vicieux du tout ou rien.

J'en souffre, car je détruit ce que j'avais entrepris. Perdre du poids m'avait fait du bien, mais j'arrive pas à m'y remettre. Peut être une des bonnes résolutions pour 2013.

En attendant, je me mets en retrait... Plus de PC, plus de maitrise. J'y reviendrai... quand ça ira mieux.

Mandala.
Abonné

 

Salut zepretender,

 

Comme je suis désolée de lire ton post !

 

Je ne pense pas que ce soit possible que tout ce que tu as appris à LC soit "passé à l'as". Tu es dans une mauvaise passe, et tout reprendra son cours quand tu iras mieux. Tu continueras sur les bases que tu as acquises avant il y a un mois.

 

En tout cas, n'oublie pas d'être bienveillant envers toi-même, même quand tout part en vrille au niveau comportement alimentaire. Peut-être que tu ne reprendras pas autant de kilos que ce que tu imagines aujourd'hui.

 

La nourriture est là pour nous réconforter, et je trouve qu'elle le fait bien parfois !! Moi aussi j'ai une phase de "n'importe quoi" depuis deux jours... à cause de l'anxiété et comme toi, une envie de me réconforter et de tout envoyer ch***. J'ai grossi je le sais, et je ne sais pas quand je vais revenir sur les rails. 

Et si c'était l'attente de la fin du monde qui nous stressait ? Heureseusement, il semble que ce soit OK !cheeky

 

Une petite phrase qui m'aide quand j'ai pas le moral : "Fais de ton mieux, et n'oublie pas d'être heureux"

 

Bon courage !

Mandala

mistigri.
Abonné

Bon courage, Zeepretender, quand on est dans une période de grande fatigue nerveuse, il est difficile de se concentrer sur LC, essaie de ne pas perdre de vue complètement la méthode, que tu pourras utiliser plus aisément lorsque tu seras reposé.... Il faut voir ce qui ne va pas, éventuellement en te faisant aider....

Je ne suis pas dans une bonne période non plus, j'essaie de garder 10 minutes de RPC par jour, et je voudrais recommencer un tout petit peu d'activité physique....

Bliss.
Abonné

L'an passé je me suis inscrite à LC et je me souviens de tes témoignages de réussite. A l'époque je vivais de grosses pressions prefessionnelles, gros coup au moral, impression de juste respirer la tête hor de l'eau.........difficile avec le programme alors que la nourriture sert à ce moment là de réconfort.

Mais LC m'a vraiment aidé. Parce que j'ai vraiment compris l'intérêt des TCC (thérapies cognitivo comportementales) j'en ai fait quelques séances rapport à mon travail justement.

Et aussi tout ce que kj'ai pu expérimenter de la pleine conscience, je me suis inscrite àun cours de mindfulnness dailleurs. Mon travail n'a pas changé, les difficultés ont même augmenté, mais les outils de pleine conscience me permette de faire face, d'accpeter tout ce qui est désagréable, de ne pas me laisser piréger par les ruminations.

Si tu as pu apprendre tellement ici ce n'est pas perdu, c'est quelquepart en toi enfoui. Et ces ressources tu vas pouvoir les remobiliser en temps voulu.

Je ne suis plus sure du titre mais un des bouquins de jonh kabat zin c'est "au coeur de la tourmente la pleine conscience".

izabelle
Animatrice forum

Ze pretender, j'ai comme l'impression que tu as bien assimilé la partie "sensations alimentaires" du programme, mais qu'il te faut maintenant aborder la partie émotionnelle plus à fond

tes apprentissages précédents ne sont pas perdus, au contraire, cela reviendra très vite, mais ta vie semble t'inciter à appréhender autrement tes émotions...

lâcher la maitrise, justement

attendre que ça aille mieux me semble une fausse bonne idée, puisque c'est justement maintenant que ça ne va pas bien qu'il te faut en profiter pour développer de nouvelles aptitudes

à savoir : accueillir les ressentis négatifs sans chercher à les effacer, les maitriser, ne plus en avoir peur

pour le boulot, essaie de mettre des mots sur ce que tu ressens, par exemple si tu te sens mis au placard, non reconnu, ou encore dominé (je ne sais...) ou si tu doutes de tes compétences, ou si on te mets un stress énorme, etc, etc...

essaie de trouver un nom pour qualifier ce ressenti profondément destabilisant qui t'es devenu insupportable

car si tu manges ainsi c'est surtout pour ne plus ressentir cela....   si tu apprends à supporter ce ressenti, notamment en ayant un regard différent, un regard d'observateur sur ce que tu ressens, même pénible,  tu n'auras plus besoin d'effacer ce ressenti, et tu seras en position de faire les actions nécessaires pour changer les choses

en tous cas je te souhaite bon courage, et bonne rpc surtout!

Sylvie75.
Abonné

Depuis des années, on utilise la nourriture comme un anti-dépresseur.

Alors on a pris ce réflexe : Un truc va mal dans ma vie, je bouffe. C'est pas le moment de m'en demander beaucoup, c'est le moment de me doudouner, pour pas craquer sur l'essentiel.

Et un jour, on est obèse, en tout cas moi, :) et on se dit "Mais heu au fait... c'est essentiel, que je ne sois plus obèse, pour ma santé !"

Et là, ce que dit Izabelle est tout à fait essentiel.

Zep, tu as lu ce fil (voir lien) ? Il peut t'aider, même si tu décides de te faire péter la sous-ventrière (ce qui pendant les fêtes, n'est tout de même pas un gros problème). Ce qu'il y a de bon dans la fête, c'est son caractère transgressif.

 

//www.linecoaching.com/content/le-piege-du-bonheur-de-russ-harris-0

didil.
Abonné

Cher Zepretender,

Ton message m'a beaucoup touché et j'espère par ces quelques lignes t'aider quelque peu à traverser cette épreuve.

Certes, LC n'empêche pas l'effet yoyo mais je pense qu'il ne faut pas voir cette méthode en premier lieu comme un méthode pour maigrir mais comme une méthode pour se réconsilier avec la nourriture, ce qui est totalement différent !

Depuis des lustres, la nourriture nous a servi d'antidépresseur, tout comme la cigarette pour certains, l'alcool ou la drogue pour d'autres. La seule différence est que nous avons besoin de manger pour vivre alors que les autres addictions en sont pas nécessaires à la vie ! Pas question donc de ne plus manger. Notre sevrage à nous doit passer par une rééducation, celle que LC nous propose.

En ce moment tu es confronté à des problèmes porfessionnels qui te minent le moral, ce que tu tentes de contrer en mangeant. Il est important pour toi de réussir à prendre de la distance par rapport à ces problèmes professionnels, si pesants puissent-ils être. Ce ne sont "que" des problèmes professionnels. Tu dois absolument te recentrer sur toi. Ta santé psychique et physique est bien plus importante !

Tu dis que tu as "décidé de manger parce que tu avais besoin de te faire plaisir". Il me semble que tu as décidé de manger pour te remplir, pour combler un vide en toi. Je ne pense pas que tu te fasses plaisir en mangeant. Tu dis toi-même dans ton message que tu te détruis. As-tu un tel besoin de te faire mal à cause de tes problèmes professionnels ? En te faisant ainsi mal, j'ai plus le sentiment que tu fais le jeu de ceux contre lesquels tu aurais besoin de te battre.

Ce que j'ai compris de LC pour le moment, c'est que nous devons prendre soin de nous, ne pas chercher à contrôler absolument (car à vouloir contrôler, on perd le contrôle), profiter des fêtes pour profiter de ce que nous mangeons, au sens de déguster.

Peut-être pourrais-tu consoler le petit garçon blessé en toi en modifiant ta formule en "j'ai décidé de déguster pour me faire plaisir". Cela reviendrait à te faire plaisir en te faisant plaisir, puisque cela te permettrait de limiter les quantités ingérées. Doublement bénéfique, donc, et même à la puissance deux, car tu retrouverais une meilleure estime de toi et tu ne prendrais pas (tant) de poids !

Bon courage à toi, et passe de bonnes fêtes ! Et que l'année 2013 t'apporte apaisement et réussite !

Didil

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