l interet de consulter un therapeute - le 09/06/2012

MANYUKA.
Abonné

Je vais terminer l abonnement à LC dans quelques jours. Je me suis inscrite en décembre pour esperer sortir des TCA.

Après une periode difficile en mars EME et boulémie à répétition j ai laissé en suspend le programme. Il etait evident pour moi que je devais consulter une therapeute et avec l aide du coatch j ai rencontre une psy formé avec le GROS et methode gestalt. Je n ai pu commencer la premiere seance qu il y a une semaine mais je peux dire que je suis heureuse de ce pas car cette rencontre intervient vraiment au bon moment; LC m a permis de cerner le probleme. J ai accepte de ne plus me battre contre moi memeet  au moment où j ai pris cette decision de passer par une therapie, le processus de reconciliation c est enclenché. Je n ai plus fait de eme et surtout de crise de boulemie et meme si j ai pris du poids jusqu à 8 kg, aujourd hui je prefere cette situation là à celle  d avant où chaque repas, chaque aliment pouvait me conduire à un mal etre ou au besoin de controler.Je ne me suis pas pesée depuis plusieurs semaines car dans ce processus ce qui compte est le ressenti et l acceptation qu il faut du temps pour defaire des shemas de fonctionnement, des croyances, des peurs....La premiere seance à mis en evidence le fait que je n etais pas respectueuse de mes besoins, que je n avais aucune compassion pour mon corps alors que je m occupe du corps des autres...intellectuellement je le savais, j etais capable de l analyser mais le fait de l entendre dire par une autre personne me faisant remarquer toutes les situations où  je me deconnecte de mes besoins fondamentaux, a eu un impacte therapeutique puissant,J ai senti à quel point c etait ma réalité dans la resistance que cela a créé en moi au moment où tout cela etait mis en mot; J ai vu que j essayais de justifier ces actes quotidiens de non attention à moi meme... Comme beaucoup je sais beaucoup de choses sur l alimentation, j ai fait les exercices de faim et de satiete mais en fait j ai fait des exercices je n ai pas vraiment vecu la faim et la satiete...J ai repris l etape sauter le petit dejeuner sur la demande de la therapeute et j ai pu voir à quel point je pouvais sauter ce repas et faire une rando de 5h sans faim sans defaillir mais que sauter un petit dej alors que je travaille etait source de stress ce qui me donnait l info j ai faim...

J aimerais savoir si la présence d un therapeute en chair et en os fait qu il est plus difficile de se mentir à soi meme et que le fait de sentir la presence de la personne fait qu il est plus facile de s aventurer là où justement où on a peur d aller? LC met en contact avec des emotions et pour moi les emotions etaient à l origine des crises de boulemie.

Le bilan  est tres positif et je sent enfin que j ai pris le bon chemin grace à LC. c est un ouf de soulagement de savoir que je suis engagée sur la bonne route que cette fois ci ce ne sera pas un cul de sac.Je n ai plus peur de manger, je n ai plus peur de grossir sans pouvoir arreter le processus, je  commence à n avoir plus peur de ne pas manger....

Merci et bel apprentissage à tous. Merci à toute l equipe

Commentaires

Marie-Paule.
Abonné

Perso, j'ai aussi besoin d'un thérapeute.  Parfois ce qu'il me dit, je l'entends mais on dirait que je ne l'enregistre pas. C'est comme ça que je sais que c'est à travailler....

Si je me contente de lire des infos, ça reste au stade d'info et je n'intègre pas, donc je ne progresse pas. Il doit parfois répéter plusieurs fois la même chose et je ne la comprends toujours pas, c'est impressionnant.  je comprends ce que tu dis quand tu parles de faire des exercices ou de "faire l'expérience".  Je viens de faire cette expérience avec l'idée de "se fier à sa bouche et pas à son estomac".  J'ai compris que je dégustais de façon "imaginaire" et maintenant j'arrive à rester présente dans ma bouche quand je mange.  On dirait du chinois ce que je raconte, mais je me comprends...

En fait, je crois que parfois nous sommes tellement en-dehors de nous-mêmes, loin de notre ressenti, que nous ne nous percevons même plus et que nous ne percevons même plus que nous ne sommes pas "dans nos baskets" mais juste à côté, à nous regarder nous débattre au lieu d'avancer.  Une tierce personne en chair et en os nous aide à être dans l'ici et maintenant et à ne pas prendre nos idées pour la réalité. Le mot favori de mon psy c'est "oui, mais, là, tout de suite, dans le concret... tu fais quoi ?".  Je crois aussi que la nourriture est un moyen de nous déconnecter et que c'est par la nourriture que nous nous reconnecterons.  Bon voyage à la découverte de toi-même !

MANYUKA.
Abonné

Merci pour ta réponse très pertinente et je comprend tres tres bien le chinois.  Faire avec  comme idée darrivée au but nous deconnecte de tous les pas à poser et de ce que chaque pas apporte et je suis d accord  avec l expression "nous sommes pas dans nos baskets". Parfois j aurais envie de me deconnecter de toutes cette vie qui va trop vite  et qui nous fait croire que l on va aller mieux quand on aura encore un peu plus. Je ne connais rien à l économie mais je suis toujours etonnée d entendre"il faut relancer la consommation" cela me parait completement fou alors que l on ai deja saturé de consommation et que du coup on est satelisé en dehors de notre Etre. Notre modele d alimentation n est il pas calqué sur ce modèle là?.Mais là encore j ai la conscience de certaines aberrations mais dans la pratique qu est ce que je fais?

Marie-Paule.
Abonné

Je rejoins ta problématique et je suis assez d'accord avec toi.... En thérapie, j'ai compris que je me regardais faire parce que en faisant ça allait vite (ben oui, quand on fait ce qu'on aime, on perd la notion du temps...) et donc je m'arrangeais pour ne pas le faire parce que j'avais l'impression de raccourcir ma vie... Tout un travail d'oser vivre vraiment sa vie, car le temps passe de toutes façons et comme dit mon psy, si tu  ne fais que des choses qui t'emm...., l'agonie risque d'être longue !

La réponse de la société c''est "consommer". J'en ai fait le tour, ça ne me satisfait pas, et ça encombre ma vie en plus... Alors je cherche autre chose. Je précise que j'ai 52 ans, et que là il faudrait voir à avancer parce que j'ai plus d'années de vie derrière que devant, en principe, donc je suis très motivée et prête à laisser tomber beaucoup de choses !

Donc, retour sur terre, et se demander tout le temps si ça me fait plaisir (se faire plaisir, déjà, tout un boulot...), si je me sens bien "ici et maintenant" ou si je me raconte des histoires.... Eh bien par moments, j'y arrive, si, si, et LC m'aide beaucoup à être présente, connectée, ça passe par la ... bouche. La dégustation des aliments me donne la clef pour déguster le reste de ma vie, un peu, lentement, mais intensément et au moins, je mourrais sans regrets, puisqu'on meurt de toutes façons....

Voilà, c'était ma minute psy du dimanche matin maintenant je vais aller faire 20 minutes de vélo elliptique et ensuite j'irai m'occuper de mon jardin si le temps se maintient, ce qui n'est pas gagné ici (la Belgique, pays humide au climat changeant....).

bon dimanche !

celisaone.
Abonné
Je pense que la présence d'un thérapeute est indispensable, c'est ce qui nous ancre dans l'ici et maintenant. Les lectures et la compréhension que nous avons de notre parcours complètent notre progression. Il faut savoir aussi se détacher de la thérapie et expérimenter la vraie vie. Tout ceci constitue le chemin. Les bouddhistes disent que l'important n'est pas la destination mais le chemin. Alors bonne route !
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