La rumeur, cette folle - 24032013

Sylvie75.
Abonné

Avez-vous déjà été victime de la rumeur ?

Avez-vous déjà été témoin d'une réputation emportée dans la tombe en quelques jours à la faveur d'une rumeur ?

A la seconde question, j'ai été témoin, deux fois dans ma vie, de cette folle, et de la façon dont les gens, l'immense majorité des gens, se comportent comme des moutons. C'est très très désagréable.

La première fois, c'était dans un milieu associatif. En quelques semaines, j'ai vu les responsables de l'association victimes de la rumeur des "associés". Sans rien vérifier, les bénévoles faisaient passer du statut de "formidable" à "faux, lamentable et arriéré" leurs responsables, sans rien vérifier, en coupant brutalement court à toute discussion. La confiance était jetée aux orties. Nous étions 3 ou 4 % (au sens propre, cela concernait 100 bénévoles) à vérifier par nous-mêmes, à nous faire insulter pour cela... C'était il y a 16 ans, c'était d'une violence inouie pour moi, j'ai eu un cancer ensuite et la conviction que ce sont ces événements, dans lesquels j'ai perdu tous mes amis, qui l'avaient déclenché (peu importe si c'est vrai finalement).

Pourtant, j'ai beaucoup appris à la faveur de ces quelques mois.

Rebelotte il y a environ un an, mais cette fois, comme une répétition ridicule, au travail, sur des gens avec lesquels j'avais beaucoup moins investi. Un chef (de second ordre) est renversé, brisé, avili par la rumeur. Bien sûr, je fais encore partie des 4% qui s'en foutaient totalement et subodoraient un truc très malsain... côté rumeur, pas du côté de la personne visée.

A la source de ces deux rumeurs, un point commun, un "lieutenant" veut faire tomber un autre "lieutenant" ou le commandant, et est à l'origine de la cabale.

Il faut refuser de rentrer dans la rumeur, quelle que soit la pression, comme on refuse de rentrer dans une rumination délirante. La rumeur n'est pas autre chose.

 

Commentaires

cath40.
Abonné

Bonjour Sylvie,

J'ai été victime de 2 rumeurs dont une disant  que j'étais divorcée.

Les amis qui nous l'ont appris avaient même réussi à douter un moment!  

Même si je fais tout pour être discrète (mon éducation...) je suis élue municipale (de base) et donc plus exposée.

Apprendre que l'on parle de moi ainsi m'a tout d'abord blessée et m'a même fait me poser des questions sur la fidélité de mon mari (à laquelle je crois pourtant !)

Mais j'ai renoncé à chercher l'origine de cette rumeur. Ce qui m'a aidée avant tout c'est la devise que je tiens de ma grand-mère : "Bien faire et laisser dire".

 

 

 

 

 

domi 2111.
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un autre proverbe dit

les chiens aboyent la caravane passe ...

c'est vrai que c'est pas évident pour les victimes des "on dit"   ça peut détruire les personnes

je n'ai pas été victime mais ma maman présidente d'une asso départementale dont je tairais le nom  oui

sa secrétaire détournait l'argent, la police a emmené maman qui n'avait rien à voir avec tout ça 

ça n'a pas été facile pour elle 

 

odile59.
Abonné

Hello Sylvie, Cath et Domi,

Oh oui, moi aussi j'ai rencontré la rumeur, folle, sale et très méchante.

J'avais à peine 16 ans et je me sentais bien seule.

Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais eu l'occasion de prouver que c'était un mensonge.

Ce n'est plus une blessure mais c'est ancré dans ma mémoire.

Et même, parfois, je pense qu'UN JOUR la "vérité éclaterait" ce qui est peu probable. Rêve d'enfant !!

A bientôt,

teresa

 

 

Sylvie75.
Abonné

Ce qui me frappe avec la rumeur (j'ai eu le temps de l'étudier parfaitement les deux fois dont je parle, car je n'en étais pas directement victime, mais victime collatérale, parce que je résistais à la pression, "tu es avec nous ou tu es contre nous"), ce qui me frappe donc, c'est qu'elle se moque totalement de la vérité. Elle veut vilipender quelqu'un, elle ne cherche même pas si c'est vrai, ni juste, ni proportionné. Elle veut lui faire mordre la poussière. Si untel (lieutenant apprécié) dit qu'untel (autre lieutenant apprécié ou bien commandant) est méchant, puis le mal incarné, c''est que ça doit être vrai, il n'y a pas de fumée sans feu. Jetons au feu ce que l'on a respecté, sans réfléchir, juste en s'appuyant sur le nombre, "tout le monde pense cela, c'est que c'est forcément vrai."

Et les courageux qui refusent d'entrer dans ce délire collectif sans réfléchir... se font traiter de lâches qui n'osent pas brûler une icône.

Je ne me fais jamais traiter de lâche, sauf quand je suis vraiment courageuse. Les deux seules fois dans ma vie où je me suis fait traiter de lâche (et c'est rien de dire que je n'ai pas aimé), c'est les deux fois où j'ai ramé à contre courant. Maintenant, je cesserai de trouver cela désagréable et si j'entends cette accusation, je traduirai "Tiens, c'est que tu dois être dans la bonne direction !". :)

Bliss.
Abonné
Dur dur de rester dans sa vérité et de ne pas se laisser entrainer par le courant nauséabond des inconscients.
izabelle
Animatrice forum

j'ai été victime de médisances, une fois, dans un milieu amical et associatif, c'était difficile

mais j'ai eu le réflexe de ne rien dire, de ne pas me justifier

c'était il y a longtemps, mais à l'époque, je l'ai ressenti tellement fort que je l'ai fait, je n'ai pas bronché, je n'ai rien dit

et ce dont on m'accusait me semblait tellement bête et loin de moi que me défendre de ça m'aurait semble stupide

donc je n'ai rien dit et j'ai encaissé  

j'ai pu voir mes vrais amis, ceux qui ne te jugent pas, justement en fonction de ce qu'on leur dit, qui continuent à t'apprécier et font fi des médisances...

les autres sont revenus après quand ils se sont rendus compte qu'ils s'étaient laissés abusés par une personne jalouse

le temps, le comportement a fait ses preuves, je n'avais rien à me reprocher, je n'ai pas répondu à ses médisances ni essayé de prouver quoi que ce soit

d'ailleurs je ne suis pas rancunière donc ceux qui m'ont tourné le dos à l'époque je les apprécie toujours, mais je sais dans mon coeur ceux qui sont mes vrais amis, indéracinables

 

quant au truc : tu es avec nous ou contre nous, là c'est juste l'horreur

en tant qu'avocat du diable, je n'aurais de cesse de leur démontrer la fausseté de leur attitude...

c'est plus fort que moi, je ne peux pas voir qu'un seul côté de la médaille....

 

mais qui sait, peut-être qu'aujourd'hui je serais beaucoup plus cool, genre  "ils pensent ce qu'ils veulent, c'est leur vie (et leur connerie)"

Tinea.
Ancien abonné

Je suis enseignante et j'ai eu un conflit grave avec une maman. Elle a dit à mon mari , qu'elle est venue voir au travail, que je couchais avec l'inspecteur (pas vilain comme gars, si je vois les choses du bon côté!!).

Et a toute la petite ville que j'étais jalouse de son fils parfait car mes enfants étaient handicapés...

Quand le nouvelle inspecteur a été nommé elle est venue m'annoncer que cette fois elle me ferait virer et ....je ne sais pas ce qu'elle a fait mais le nouvel inspecteur a débarqué dans ma classe quelques heures plus tard...ça a été affreux. Heureusement il a eu le temps de changer d'avis à mon sujet...

J'avais surement pas tord car son fiston est en prison...mais moi je suis toujours amère quand on me demande encore lequel de mes enfants est handicapé...

aeria.
Abonné

En lisant ce post, j'ai cherché si j'avais été approchée par une rumeur. A titre personnel, non, mais çà m'a rappelé que ma mère avait gardé qqs semaines l'enfant de sa femme de ménage qui était malade et que dans la petite ville où nous habitions, il se disait que c'était l'enfant illégitime de mon père. Ma mère m'en a parlé par la suite. Sur le moment, je n'étais pas au courant.

Et puis voilà qu'hier matin, une cousine me téléphone, me remercie pour le service que je lui rends d'autant plus que je n'ai pas une vie drôle avec mon mari qui ... Je suis tombée des nues. Et me voilà dans une rumeur. Je me suis demandé si j'avais bien entendu mais les choses étaient dites concisément et clairement. Sa phrase n'était pas finie que j'avais raccrochée. C'était une mesure de précaution pour moi, je ne voulais pas me faire agresser. Maintenant avec un peu de recul, je me dis que j'aurais du la faire parler, j'en aurai appris un peu plus. Je ne sais pas trop quelle est l'attitude à avoir mais là, c'est sûr, j'ai une dent contre ma cousine.

gentedame.
Abonné

ce qui est compliqué c'est de ne pas agir sous le coup de l'émotion. Cela m'est déjà arrivé et, malheureusement, j'ai tendance à réagir à chaud, à ne pas laisser se poser mes émotions. Dans ce cas mes collègues me disent de passer à autre chose mais il faut avouer que cela est plus facile à dire qu'à faire car mon cerveau est en ebullition. C'est pourquoi je comprends les divers témoignages de ce fil.

La rumeur est surprenante et l'on a tendance à se demander ce qui a pu la générer. Y a-t-il une part de vérité inconsciente là dedans ? Comment agir face aux on-dit ? 

Dans ces cas-là j'ai une sorte de boule au ventre, un vide au creux de l'estomac, des picotements au niveau du visage et je ressens un mélange de colère et de peur. Je n'ai pas encore trouvé le moyen de calmer cela mais je me dis que la pleine conscience doit y aider

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