LC et plusieures dizaines de kilos à perdre? - le 03/01/2015

Bliss.
Abonné
J'ai relu des sujets sur le set point. Ca ne répond pas directement à mon questionnement d'ou ma question ici. C'est ma 2ème inscripttion, je connais les principes via les livres depuis 2005 en gros. J'ai appris énormément de choses, je me suis libérée de la restiction cognitive, j'ai énormément de plaisir dans des activités corporelles que je ne me serai pas autorisées pendant des années. Donc de ce côté là merci la RA. Ma question porte sur le poids. J'ai perdu une taille disons, le sport m'aide beaucoup dans ce sens. Mais je ne perds pas de poids. Et je ne parle pas ici de 5 kilos. J'en fais 100 (enfin entre 98 et 100 selon la période du cycle). Je me demande franchement si un programme tel que LC est adapté aux personnes en fort excès de poids et quel est votre recul sur la question. Qu'une personne qui a 10 kilos à perdre les perde en retrouvant ses sensations je le concois. Mais quand on a tellement de poids en trop? comment focntionne le corps à ce moment là? Que peut on espérer une fois qu'on est au point niveau eme, qu'on connait bien sa faim, que l'on fait du sport avec plaisir et que l'on ne maigrit pas? Mon médecin m'encourage régulièrement à penser à al chirurgie bariatique car l'apnée du sommeil me permettrait d'y accéder même avec un imc en dessous de 40. Mais en suisse seuls les by pass sont pratiqués et je ne me résouds pas à faire le choix de la malabsorption à vie. Parallèlement les seuls autres avis médicaux se tournent tous du côté des sempiternels régimes hypocaloriques classiques. Bref je me sens "coincée" entre le désir de prendre soin de moi et ma santé et limiter l'impact de l'excès de poids et ce qui semblent être les limites de la rééducation alimentaire.

Commentaires

capuccino
Marraine

Bonjour Bliss,

Bien que n'étant pas médecin, je me permets de te répondre, j'espère que tu ne m'en voudras pas.

Le poids d'équilibre est un poids qui n'est pas fixe à vie.

Si à un moment donné on a pris du poids, ce set-point a pu se déplacer vers le haut.

Lorsqu'on mange trop par rapport à ses besoins énergétiques, après un phénomène de "résistance de l'organisme" les kilos excédentaires vont être stockés sous forme de graisse dans les adypocytes (ce sont nos cellules graisseuses). Ces cellules ne peuvent pas se distendre indéfiniment (elles ont une taille maxi programmée). c'est ce qu'on appelle l'hypertrophie. Lorsque ces cellules ont atteint leur capacité maxi de stockage et si on mange encore plus que ses besoins ont va devoir fabriquer d'autres cellules pour continuer à stocker l'excès de graisse c'est ce qu'on appelle l'hyperplasie.

Si l'hypertrophie est réversible (on peut vider les cellules de leur graisss, l'hyperplasie elle ne l'est pas (on nepeut pas faire disparaitre ces nouvelles cellules, on ne peut que les vider de leur contenu.

Alors oui malheureusement certaines personnes après avoir travaillé sur leur comportement alimentaires, leurs EME etc...vont se retrouver avec un nouveau poids d'équilibre dans l'obésité. Comme c'est douloureux d'imaginer ça, comme c'est douloureux d'y être soi-même confrontée.

Il s'agit maintenant d'y réfléchir et de s'interroger sur la qualité de sa vie. Est-ce qu'avec mon poids d'aujourd'hui, qui ne me plait pas, qui est dans l'obésité, je vis une vie qui est certes limitée dans certains domaines, qui a certes  des conséquences désagréables, est-ce que je vis une vie qui a du sens pour moi ? Est-ce que j'ai suffisamment progressé dans tous les domaines pour me dire que cette vie-là me convient et qu'une différence de poids n'y changerait que peu de choses ?

Alors les médecins, bien sur insistent, pour que les patiens se fassent opérer, car pour eux la perte de poids est indispensable pour stopper les conséquences de l'obésité sans tenir compte de ce que vit ou pas le patient, sans s'inquiéter de ce que l'intervention apportera au quotidien au patient. Le choix est difficile et nécessite peut-être un accompagnement neutre afin que le patient puisse faire le choix le meilleur pour lui.

Pour ce qui est de l'apnée du sommeil, tu dois être appareillé et toi comment le vis-tu ?

Comme je l'avais déjà dit précedemment, une chirurgie bariatrique se réfléchit, se fait bien accompagnée pour en optimiser aux mieux les résultats car les échecs existent aussi et ils sont vécus par les gens qui y sont confrontés d'autant plus douloureusement quand ils ne comprennent pas ce qui se passe. Pour certaines obésités massives, c'est presque la seule solution pour les patients, pour les autres cas, ça demande de vraiment peser le pour et le contre. 

Bliss.
Abonné
Merci de ta réponse et j'espère un jour avoir uen réponse de nos docteurs qui de par leur expérience ont surement quelque recul sur des années de consultations avec des personnes en obésité morbide. Je garde l'espoir de ne pas être à mon set point et l'idée que l'avenir de mon corps ne soit pas gravé dans la pierre concernant ces fameuses adipocites. POur ce qui est de l'apnée je suis appareillée cela m'aura pris 3 mois pour bien dormir mais physiquement le changement est incomparable en terme de fatigue. Pour les médecins c'est à vie l'apnée sauf perte de poids conséquente. Pour ma part je me suis mise dès le diagnostique à la pratique du didgerdidoo qui est la seule alternative naturelle de type rééducation. Il me faudrait pratiquer 30mn par jour sur minimu 6 mois. J'en suis loin mais je peux déjà voir queques effets en terme de résultats sur mes apnées. J'accepte mal que mon corps paye aujourd'hui les condéquences de mes années passées de régime. J'ai une vie très belle une famille un travail etc....et alors que ma vie ne m'a jamais semblé si aboutie voilà que mon corps me rappelle douloureusement que non je ne peux pas courir, non je ne peux pas m'endormir sans masque etc....... Pour ce qui est dela chirurgie le suivi est long et conséquent dans l'hopital de ma région mais paradoxalement on peut être invité à prendre quelques kilos pour être dans les chiffres adéquats en terme d'imc (c'est arrivé à une de mes proches) et on doit pouvoir prouver que l'on a tenté pendant au minimum 2 ans de maigrir de manière "traditionnellle" soit en faisant un régime........qui fait prendre encore plus de poids. POur le moment ce n'est pas pour moi. Je n'ai pas pu assister à la conférence annuelle du gros mais j'espère qu'elle sera un jour disponible en vidéo. Je crois que j'aimerai au fond un jour entendre que toutes les personnes ne maigriront pas, que ce n'est pas un échec, et je me flagellerai moins en lisant les réussites de toutes les personnes qui se réjouissent de perdre du poids. Je vais contacter un coach mais je sais à quoi m'attendre, oui je fais de la rpc, oui j'ai fait un cours mbsr et j'aimerai même en faire un 2ème, oui je connais bien la faim oui oui oui. Mais non je ne maigris pas.
G.Apfeldorfer
Votre coach

Bonjour Bliss, et bonjour cappuccino,

Notre approche de l'obésité est la suivante : nous tentons d'aider les personnes à rétablir une alimentation physiologique et cette alimentation physiologique est fondée sur le respect des sensations alimentaires de faim et de satiété ainsi que le respect de ses appétences. Lorsque l'on mange ainsi, le poids se stabilise au poids d'équilibre qui est un poids préprogrammé au niveau de nos centres de contrôle du poids et de nos conduites alimentaires, à l'intérieur de notre cerveau.

Ce poids d'équilibre dépend d'éléments génétiques :  dans certaines familles, les personnes sont construites comme des Sancho Panza tandis que dans d'autres, elles sont construites comme des Don Quichotte. Ce poids d'équilibre dépend aussi de notre histoire pondérale et on sait aujourd'hui que prendre et reperdre du poids de façon répétitive peut conduire certaines personnes à augmenter le nombre de leurs cellules graisseuses ou adipocytes et qu'alors, on ne peut plus revenir au poids précédent. D'autres facteurs, peut-être psychologiques, peut-être des facteurs de stress, peut-être des facteurs de mode de vie peuvent aussi avoir une influence sur le poids d'équilibre.

Manger sur un mode intuitif en respectant ses sensations alimentaires, et travailler sur tout ce qui pourrait nous en empêcher, comme par exemple les facteurs émotionnels, conduit donc à la stabilisation du poids à ce niveau-là. Ce poids peut très bien être tout à fait excessif du point de vue de la santé et générer des nuisances de santé comme par exemple des apnées du sommeil, des troubles cardio-vasculaires, du diabète, des troubles articulaires et osseux.

La médecine est en échec face à ce problème : les médications coupe-faim se sont avérées peu efficaces dans la durée et dangereuses, les régimes amaigrissants de toutes sortes n'ont guère fait mieux. C'est bien pourquoi aujourd'hui, le corps médical se tourne vers le chirurgien dans les cas d'obésité massive avec retentissement de santé important.

La chirurgie bariatrique n'est d'ailleurs pas non plus la panacée, et après une opération de sleeve ou de by-pass,  après la période de lune de miel, on assiste dans certains cas à des reprises pondérales et parfois à une dramatique recrudescence des troubles du comportement alimentaire.

Puisque dans certains cas la chirurgie bariatrique s'avère être le seul recours, pour que les choses se passent bien, il nous semble qu'un travail préparatoire pré-chirurgical doit être fait, pour sortir de la restriction cognitive, pour augmenter la tolérance émotionnelle et faire que les personnes ne règlent pas leurs problèmes psychologiques et émotionnels à coups de nourriture. Ce travail doit aussi être poursuivi après l'opération, et en particulier après cette période de lune de miel de 18 à 24 mois ou les problèmes ont tendance à resurgir. L'approche de Linecoaching nous paraît appropriée avant et après chirurgie. Les médecins du Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids ont d'ailleurs organisé leur dernier congrès sur ce thème : la collaboration possible entre les chirurgiens et les professionnels de santé travaillant selon nos méthodes. Actuellement, ce n'est pas du tout le cas, et ce qui est recommandé la plupart du temps après chirurgie, ce sont les méthodes d’ordre diététique qui n'ont pas marché avant l'opération.

Comme vous le dites, Bliss, il ne s'agit pas d'une course à la perte aux kilos mais de recouvrer la meilleure des santés physiques et mentales possibles. Il faut savoir peut-être parfois se contenter d'une perte de poids plus modérée que l'on ne pourrait l'espérer, qui peut s'avérer suffisante pour apporter un soulagement du point de vue de la santé.

Mais avant d'en arriver là, il faut aussi vérifier que l'on est bien à son poids d'équilibre. Pour le savoir, ce que nous proposons sur Linecoaching en fin de programme, c'est l'exercice suivant : à chaque repas, ou chaque prise alimentaire, vous réduisez d'un tiers la quantité consommée. Vous restez donc au repas un peu sur votre faim. Puis cette faim passe et peut-être revient-elle un peu plus tard, auquel cas vous prenez une collation que vous réduisez aussi d'un tiers. Cela vous conduit à fractionner vos prises alimentaires.

Il est possible que ce fractionnement ne conduise à aucune diminution de votre quantité globale consommée. Et donc il ne vous fait pas perdre de poids. C'est donc que vous êtes alors bel et bien à votre poids d'équilibre. Ou bien ce fractionnement conduit à une diminution globale de vos quantités consommées et vous perdez du poids. C'est donc que vous aviez surestimé des quantités qui vous étaient nécessaires, et cela c'est une bonne nouvelle : vous avez encore de la marge pour pouvoir perdre du poids.

Alors, Bliss, je sais que c'est difficile, que le parcours est long, il n'y a pas de solution miracle, mais je sais aussi qu'il ne faut pas baisser les bras et faire appel à toute technique intelligente qui peut nous aider à progresser. La chirurgie bariatrique, la pleine conscience, l'alimentation intuitive… Et aussi, et surtout, le soutien de professionnels de santé compétents, le soutien de vos amis sur Linecoaching.

Nous sommes avec vous, Bliss, pour vous aider.

Bliss.
Abonné
Merci beaucoup beaucoup pour votre réponse. J'ai fait plusieurs fois l'exercice de réduire mes portions, d'avoir faim plus rapidement etc.....le soucis avec cette expérience c'est de me retrouver en grande faim très souvent. Je me souviens ne pas pouvoir m'endormir parce que ma collation du soir n'avait pas suffit et d'avoir très faim. Je suis devenue au fils des ans une petite mangeuse et réduire encore plus les portions c'est augmenter la faim. Et ca ce n'est pas tenable au long cours. Ma facon de manger, de vivre, de bouger me convient. Je vais donc continuer ainsi. Et laisser sa place pour l'espoir et la porte ouverte aux possibles. Qui sait dans quelques années il y aura eu plein de progrès, dans la chirurgie, dans le traitement de l'apnée etc..... POur le moment c'est ok pour moi je peux faire avec cette tristesse, je peux vivre le mieux possible à mon poids. me reste à travailler l'affirmation de moi face aux docteurs et autres autorités qui m'encouragent au régimes. Même dans mon cadre de travail je peux suivre des ateliers "diététiques classiques" gratuitement. Ce n'est pas très confortable de faire partie d'une minorité. J'espère qu'un jour la tendance sera inversée.
coolosse.
Abonné

salut Bliss;

j avais envie de te dire de rester dans l espoir ,tout ce qu ej ai pu lire c'est que tu as vraiment donner du tien pour etre bienveillante vis à vis de toi et ça c'est super .je comprends ta déception et je voulais t envoyer plein de bonnes ondes positives.J ai cru lire aussi que tu allais quitter Lc et je dois dire que tes posts sur forum et blog vont me manquer car ils me faisaient beaucoup réfléchir et avancer dans le parcours

j ai beaucoup apprécié la réponse que t as fait le doc.elle est pleine de douceur pour toi

au plaisir de te lire

Bliss.
Abonné
Oui Colosse tu as raison je vais imprimer ce message plein de douceur et de sagesse. Merci pour ta remarque sur mes messages, j'ai fini mon abonnement de 6 mois, encore un mois pour un dernier carnet repère tel au coach etc....
redgine's cocktail.
Abonné

j'en suis à cette interrogation : ne suis pas trop en sur poids pour que mon set -point ne soit pas trop élevé, et perdre suffisamment pour sortir de la morbidité ?

Flûte, à bien y réfléchir, j'aurais dû le mettre dans mon blog pour ne pas encombrer les fils actifs, mille excuses, mais trop tard.

Primevere92.
Ancien abonné
Au contraire tu as exhumé ce fil que j'ai eu plaisir à découvrir : merci !
Haut de page 
X