L'envie de compulser - 18102011

Soledad.
Abonné

Ayé c'est mon tour !

Après un quasi sans-faute depuis la mi-juillet et quelques kilos de moins (alléluia !), je me trouve depuis deux semaines dans un véritable ouragan émotionnel et c'est très, très dur. Je remercie d'ailleurs toutes celles qui confient leurs difficultés au forum, car grâce à vos témoignages, je m'attendais à ces difficultés et elles ne me font pas paniquer.

Depuis deux semaines, donc, je recommence à parfois trop manger le soir, et à compulser ici ou là. Je me sens à peu près protégée par l'attente du retour de la faim, donc je ne culpabilise pas, et je suis prête à prendre mon mal en patience. Je sais que ça marche, et que j'y arriverai.

Mais j'ai remarqué quelque chose d'assez nouveau pour moi : j'ai parfois envie de compulser. J'ai envie de débrancher le cerveau, la RPC, la réflexion sur les EME, juste envie de manger, manger, manger, puis d'aller me coucher (trop) repue.

Jusqu'alors, je n'avais pas ce genre de prise de conscience : je ne sentais pas venir la compulsion, je compulsais tout simplement en mode automatique, et je me sentais mal après. Mais là, c'est différent, comme si mon cerveau essayait de s'y prendre autrement pour me faire compulser, maintenant que l'automatisme ne marche plus. Je ne sais pas si je suis très claire. Quand ça arrive, je me dis : tiens, je vais compulser ! ou : hop, allons donc compulser un coup, trop bien ! Ou : Allez, ce soir, chiche, je me compulse un demi-pot de Nutella ! et j'en salive d'avance.

L'avantage, c'est que je peux avoir le temps d'éviter la compulsion (j'y suis arrivée plusieurs fois par la RPC) ou de la stopper si elle a déjà commencé (pareil, RPC).

Ou je peux choisir de compulser jusqu'au bout, en quelque sorte. C'est assez bizarre comme idée. Je me suis laissée compulser une fois. Ce n'est pas choisir de se consoler par la nourriture, ou choisir de déguster, c'est une vraie compulsion (je mange trop, que des cochonneries, mais j'en ai envie, on verra demain) que je laisse faire.

Je l'ai payé cash dans la nuit par une grève surprise de tout mon système digestif, qui n'a pas supporté cet excès devenu inhabituel. Ça calme :-)

Je me demande si c'est une étape normale, si ça passera aussi, si mon neurone fatigué me réserve encore beaucoup d'entourloupes de ce style et lesquelles (que je puisse anticiper, tant qu'à faire), si c'est répertorié dans la littérature psychiatrique et si je dois me faire interner !

À part ça, je l'ai déjà dit, mais merci, merci, et encore merci.

Commentaires

lizzz.
Abonné

Moi aussi je ressens des choses similaires, comme s'il fallait que je compulse, consciemment..... enfin je sais pas bien l'expliquer, mais je me retrouve dans ton message..... j'attends la ou les réponses qui vont suivre .....

Merci de t'être confiée.....

Lyphaé.
Abonné

Ça m'arrive aussi parfois. J'ai envie de compulser, c'est une EME,  j'en suis tout à fait consciente.

Je sais que j'ai l'option de faire la RPC. Je sais aussi que ça risque de faire passer l'EME. Or, j'ai trop envie de manger, trop envie de compulser. Alors je fais taire la pettie voix qui me dit "RPC" et je compulse, je mange, je mange.

Bizarre non ?

Pomdereinette.
Abonné

Même constat. A mon avis ça doit faire partie de la route.

Je le comprends comme : depuis x années compulser a été la seule réponse trouvée pour appaiser un mal-être. Et si ça me remplissait de culpabilité, j'y trouvais aussi du plaisir, bien qu'éphémère et cher payé.

Y renoncer, c'est renoncer à ce qui a été une grande part de mon existence jusqu'à aujourd'hui. Un peu comme stopper le pilote automatique et reprendre les commandes. Et c'est fatigant. ça me demande d'accepter mes émotions, de me confronter à de l'inconnu, à des facettes de moi déplaisantes, aussi. Alors parfois, quand trop defatigue, trop de déceptions, trop de désamour de soi, je reviens à mes (presque) anciennes amours. Je retourne en pilotage automatique.

Par contre, j'ai beau me dire qu'il "suffit" d'attendre le retour de la faim, j'ai encore du mal à l'accepter.

On parle souvent du fait qu'être mince ne résoud pas tout comme par miracle. C'est sans doute pareil pour les compulsions. Depuis si longtemps je rêve d'être "guérie", affranchie de mon esclavage à la nourriture, et voilà que alors que c'est en passe d'arriver, que je fais tout pour, je réalise que : sans compulsions je suis plus souvent en colère, sans compulsions je cesse d'être la nana sympa qui console tout le monde, sans compulsions il m'arrive de me donner priorité sur les autres... bref, sans compulsions, je renonce à la fausse image morale que je m'étais construite. Pas si simple... 

lizzz.
Abonné

[quote=Pomdereinette]

, je réalise que : sans compulsions je suis plus souvent en colère, sans compulsions je cesse d'être la nana sympa qui console tout le monde, sans compulsions il m'arrive de me donner priorité sur les autres... bref, sans compulsions, je renonce à la fausse image morale que je m'étais construite. Pas si simple... 

[/quote]

ce que tu viens de noter me fait réfléchir autrement! tu as mis le doigt sur quelquechose!

Moi non plus, je n'aime pas la fille "fragile" qui ne compulse pas!  en fait, je n'aime pas ressentir les émotions! je les ressens, je les accepte, mais je me sens trop "fragile" et j'aime pas ça! habituellement je suis forte! je pleure jamais! et là, j'arrête pas de pleurer!

c'est fatiguant d'être "faible", de se sentir............envahi par la colère, la tristesse.......du même coup, je crois que c'est pour ça, que je compulse quand j'en ai marre de ressentir les choses!

Merci pour ton témoignage, qui m'a bien fait avancé dans ma réflexion du soir!

Soledad.
Abonné

Merci pour vos réponses !

Pomdereinette, je réalise en te lisant qu'en fait, je ne décolère pas depuis deux semaines, alors que c'est un état qui me fait peur et que je réprime d'habitude. En ce moment, je me sens un peu comme un paillasson en phase de préchauffe de rebellion, et j'appréhende un peu l'atterrissage !

Encore plein de trucs auxquels réfléchir, de quoi s'autoriser une bonne semaine de compulsions :-)

Soledad.
Abonné

 

[quote=Lyphaé]

Ça m'arrive aussi parfois. J'ai envie de compulser, c'est une EME,  j'en suis tout à fait consciente.

Je sais que j'ai l'option de faire la RPC. Je sais aussi que ça risque de faire passer l'EME. Or, j'ai trop envie de manger, trop envie de compulser. Alors je fais taire la pettie voix qui me dit "RPC" et je compulse, je mange, je mange.

Bizarre non ?

[/quote]

Oui voilà, c'est exactement ça : une EME consciente, qu'on risque de "rater" à cause de la RPC, cette empêcheuse de manger en rond ! C'est quand même délirant ! devil

lamorge.
Abonné

Idem pour moi les filles cela fait 2 jours que les EME me tourne autour.

 Mais c'est vrai que en tout quoi pour moi quand les nerfs ne vont pas j'ai encore le réflexe de vouloir  me calmer dans la bouffe . Et avec le carnet sur la satiété c'est pire encore!!

 

Allez les filles on vas y arriver a les combattre ces EME!!!!

 

Lamorge

Lee-lix.
Abonné

Super échange, merci ça me parle beaucoup. Et ça fait du bien de pas se sentir seule :)

Lee-lix.
Abonné

@Lamorge : on a la même tête, roooooh ;)

Lily.
Abonné

Bonjour !

Cet échange me parle aussi... Il m'arrive d'être dans un état d'esprit où j'ai envie de manger trop, de me caler devant la télé et de bouffer (parce que c'est le terme...) jusqu'à enfin trouver une sorte d'apaisement... et de m'écrouler de sommeil.

Dans ces cas là, on général, je suis dans une période de colère diffuse : contre mon mari, contre mon boulot, contre mes enfants, contre ma vie, CONTRE TOUT ! Du coup, j'ai des pensées "facilitatrices", c'est à dire qu'elles facilitent finalement le passage à l'acte (la compulsion). En gros, ça donne "t'as bien mérité de te faire plaisir; ma journée a été dure, et j'ai bien le droit de manger ce que je veux; je n'ai pas de solution à mes problèmes mais au moins je peux manger ce chocolat; je veux un moment à moi pour me détendre (pour manger en réalité)", etc, etc... Bref, une fois de plus, que des pensées négatives, dans lesquelles je suis la victime capable de rien, au milieu d'un monde sur lequel (et ça me fait enrager) je n'ai finalement aucune prise !

Alors je me dis que la solution, c'est sans doute de sortir de ces pensées négatives, comme nous le disons un peu partout ici sur les forums, de se forcer à voir ce qui va, tous les points positifs de notre journée, les petits bonheurs... (et la RPC bien sûr... mais c'est un recours encore insuffisant pour moi dans ces moments là)

Et concernant ce qui ne va pas, peut-être faut-il aussi sortir du cercle infernal "je ne suis capable de rien", "je ne maîtrise rien" parce que justement, c'est bien cette volonté forcenée de tout maîtriser (impossible à atteindre) qui régulièrement nous plonge dans la non-maîtrise totale...

Alors, pour arrêter ce sentiment de colère diffus, il va falloir apprendre à lâcher prise, à accepter de ne pas tout maîtriser, les autres, le monde, la vie, à faire avec nos petites et grandes imperfections (et celles des autres)... et c'est pas gagné...

Mais on est sur la bonne voie ! Et comme dit le bon Docteur Zermati, on tombera encore du vélo, mais on se relèvera !!!!

maily.
Abonné

C'est exactement ce que je ressens: je me regarde compulser, mais, je ne m'arrète pas pour autant!

Et je me reconnais aussi dans le descriptif de la colère... En colère contre tout le monde, de l'exaspération pour rien alors qu'avant, je laissais tout couler! Mon pauvre mari se prend mon agressivité dans la figure! Du coup, je vais penser à la RPC la prochaine fois que je suis en colère!

Une question malgré tout: le fait de ne pas savoir s'arrêter de manger à table, de savoir qu'on a plus faim mais qu'on continue de manger, c'est une EME aussi?

Merci pour vos témoignages! Vraiment, ça rassure!

lizzz.
Abonné

maily oui c'est une EME, ce que tu manges sans faim.

j'avais posé la question à ma coach, car justement je voulais savoir comment l'enregistrer dans les EME, car je commence à manger avec faim, mais je ne peux plus m'arrêter.

savylaeti.
Abonné

[quote=Lily]

Alors je me dis que la solution, c'est sans doute de sortir de ces pensées négatives, comme nous le disons un peu partout ici sur les forums, de se forcer à voir ce qui va, tous les points positifs de notre journée, les petits bonheurs... (et la RPC bien sûr... mais c'est un recours encore insuffisant pour moi dans ces moments là)

Et concernant ce qui ne va pas, peut-être faut-il aussi sortir du cercle infernal "je ne suis capable de rien", "je ne maîtrise rien" parce que justement, c'est bien cette volonté forcenée de tout maîtriser (impossible à atteindre) qui régulièrement nous plonge dans la non-maîtrise totale...

Alors, pour arrêter ce sentiment de colère diffus, il va falloir apprendre à lâcher prise, à accepter de ne pas tout maîtriser, les autres, le monde, la vie, à faire avec nos petites et grandes imperfections (et celles des autres)... et c'est pas gagné...

Mais on est sur la bonne voie ! Et comme dit le bon Docteur Zermati, on tombera encore du vélo, mais on se relèvera !!!!

[/quote]

Lily, tu as tout a fait raison, et c'est justement ce que j'ai compris seulement il y a 3 jours! Qu'en fait, la meilleure solution c'est de ne pas laisser les pensees negatives rentrer dans notre cerveau! Et pour cela, je me suis créé un mantra: "Je n'ai rien à résoudre, je n'ai rien à changer, je suis bien comme je suis, ma vie est parfaite/bien comme elle est (selon mon humeur, mais je pense que c'est mieux d'éviter les mots liés à la perfection!), je suis pleine d'énergie calme et positive" ("calme" c'est parce que j'ai tendance à trop vouloir en faire!) C'est comme ça que je débute la journée et la finis (je la finis aussi par 10 mn de silence/RPC). Mon autre solution toute nouvelle, c'est d'être plus dans le présent - et on n'a pas forcément besoin de la RPC pour cela. Il faut juste être plus consciente 1) de ses pensées, 2) de la possibilité de revenir au présent dès qu'on le souhaite. Dès que j'ai une pensée négative (attention, c'est sournois, c'est parfois dur à repérer!), je me dis "Arrête! Qu'est-ce que tu fais là?" et je me réponds "Ah oui, je suis en train de descendre l'escalier, j'ai 2 jambes, j'ai trop de chance / je suis en train de me brosser les dents, c'est trop chouette, j'ai de l'eau courante et un toit sur la tête et je n'aurai pas de caries" (etc.!) Et comme par miracle, j'oublie tout de suite la pensée négative. C'est INCROYABLE ce que c'est efficace!

Et c'est une fille qui a 20 ans de troubles alimentaires derrière elle qui vous écrit, et 11 ans de "pas de régime, j'essaie de manger intuitivement"... et qui n'a toujours pas perdu 1 gramme depuis 2000, mais qui a gagné beaucoup de liberté (et de sagesse?!)!!

Juste une question: avez-vous remarqué comme il est facile de glisser sur la mauvaise pente de la "négativité sur tout" et que la pensée négative initiale fasse boule de neige? Et avez-vous remarqué (ah, ca fait deux questions!) comme parfois vous pouvez être tout aussi positive, et tout va bien et il fait beau et les oiseaux chantent? Eh bien c'est qu'en fait, les pensées négatives ne sont QUE des pensées... elles viennent de notre inconscient et de notre passé. Elles ne sont pas LA vérité! Et donc si on peut arrêter la première et la remplacer tout de suite par une pensée positive, il n'y a plus de pente négative et il n'y a plus d'énorme boule de neige négative qu'il nous faut des jours ou parfois meme des semaines ou des mois avant de déloger!

Bon j'espère que ça va vous aider... Ca demande un certain effort, mais loin loin loin d'être aussi grand que celui de déloger l'énorme boule de neige!

Savylaeti

Nicci.
Abonné

Trop énorme, ce topic. Ca résonne aussi beaucoup chez moi qui vit la même chose. Envie de compulser, sans RPC pour la gâcher, avec toute la technique requise, avec en plus savoir maintenant apprécier le goût des aliments et sans culpabilité, c'est encore meilleur. Un shoot en fait.

C'est la seule chose que je puisse m'autoriser à certains moments. On a des obligations dans la vie dont on n'a pas du tout envie de s'acquitter, mais qu'on est bien obligé quand même. Il y a le fait que la vie, ce n'est finalement que ça. Je ne serais jamais un grand penseur, ou scientifique, ni un trader de génie ou une pirate informatique de génie, je ne ferais pas la traversée du pôle ni rien d'extraordinaire. Il y aussi que je veuille être pénarde, pas de stress, un rasta des villes, un dalai lama du quotidien, mais qu'il y a toujours une situation ou un c... pour te mettre des batons dans les roues question gestion du zen.

Je posais la question au Dr Z dans un autre post, et il disait qu'on ne peut pas remplacer la compulsion par autre chose, qu'il faut apprendre à accepter ce qui est, là, avec l'aide de la RPC. Mais à certains moments, j'ai pas envie. Pas envie de voir la médiocrité de cette existence. Oui j'ai tout et j'admire les gens qui n'ont pas tout et qui ont plus le moral que moi. D'ailleurs je vais mieux quand je n'ai plus tout, un couac, une maladie, et il y a quelque chose contre lequel faire face.

Mais le vide de la vie ordinaire, qu'en faire ? Comment accepter ic et maintenat ce dont nous ne voulons pas.

Bon voilà, c'était ma contribution. Je sais que certaines ici apportent des réponses, justes, éclairées. Mais parfois, et bien, ça ne marche pas.

dreamscometrue.
Abonné

Nicci@ Comme je suis d'accord et comme je ressens la même chose, mais c'est à ce moment là que j'ai compris que ce problème de nourriture et de poids est un énorme moteur pour se battre tous les jours. Car  à chaque fois oon se dit "bon allez c'est decide je me prends en main, et puis quand je serai maigre je serai comme si comme ca". Bien sur on fait un regime on atteint un certain poid, mais le reste ne bouge pas, alors on est decue desenriotée et la c'est la degringolade, jsute pour retourner dans le meme cercle vicieux encore une fois!

En revanche ce qu'il faut comprendre c'est que même si c'est dur de se dire qu'on aura plus ce moteur et cette foutue nourriture pour compenser tous nos problemes, on gagne une incroyable ENERGIE pour realiser tout ce qu'on desire!! JE suis sure que si on calculait le nombre d'heures passer a penser/ manger/compluser/rever a la nourriture on pourrait chacun illuminer une ville pendant deux mois!! 

Serieusement cela nous bouffe presque 3/4 de notre ressource premiere! alors pense à ce que tu gagnes en laissant tomber cet enorme charge! C'est dur c'est sur parce que oui on se dit qu'on en pourra j'amais avoir de break, parce qu'il va toujours falloir être sur ces gardes, qu'on aura plus jamais un jour de repos............mais c'est l'inverse en fait. C'est maintenant que l'on doit etre sous nos gardes, et c'est avant aussi, mais plus on se recalle sur des sensation "normales" plus tout se remet en place, et moin on a besoin d'être toujours sous surveillance et bientot ce sera la liberté TOTALE!! sans aucune contrainte de temps ni de conditions LA LIBERTE pure et entiere!

Je ne sais pas si je m'exprime assez bien et je me suis un peu emballée désoléé mais je voulais juste te dire de ne pas laisser tomber, tu es plus proche du but que tu ne le crois, et cette colère est normale et c'est bon qu'elle soit là car ça veut dire que bientôt tu pourra passer à l'etape suivante! ^^

En tout cas je te souhaite la meilleure des journées possible et FIGHTINGGGGGGGGGGGGG ! ; p

=^^=

jpzermati
Votre coach

Bonjour Soledad,

Ces témoignages sont très intéressants.

En fait, ces compulsions que vous êtes plusieurs à décrire ne sont pas provoquées par une recherche de réconfort. Il ne s'agit plus ici de remplacer une émotion négative par une émotion positive consécutive à la consommation d'un aliment apprécié.

Il s'agit de tout autre chose. Il s'agit d'anesthésie. On mange jusqu'à n'en plus pouvoir. On a tous connu ça. Après un super gueuleton, on se retrouve tous affalés sur les canapés, à somnoler et à digérer. C'est la somnolence post-prandiale.

Là l'intention est vraiment d'arrêter de ressentir.

Je comprends votre désarroi. Pour beaucoup d'entre vous, manger permet de ne pas ressentir. Moins compulser, c'est beaucoup plus ressentir. C'est éprouver beaucoup plus d'émotions. C'est soudainement s'apercevoir qu'on a en soi de la colère, de l'anxiété, de la tristesse... Et ce sont des émotions qu'il faut apprendre à vivre si on veut pouvoir leur trouver des solutions. Certaines qui se croyaient dociles et faciles à vivre, se découvrent coléreuse et révoltées. C'est sûr, ça déroute. L'entourage aussi d'ailleurs.

Et parfois on a bien envie de revenir à ses anciennes habitudes. Allez, un petit coup d'anesthésie !

 

Le chemin est passionnant mais il n'est pas de tout repos.

Bon chemin.

 

JP

Noelle
Marraine

super la question de l anesthesie !

ça me parle bien, quoi que parler anesthesiée soit  peut etre difficile...

NON,  JE RIGOLE

 

voila j ai trouve aujour d'hui un des élements a l origine de pas mal de mes eme, c'est la peur d etre envahie, d etre coincee entre dire non (difficile) et ne pas dire non (difficile)

là ,pour moi, c'est un vrai truc de m en rendre compte

je ne comprenais pas pourquoi il y avait cet outil sur apprenez a dire non, et bien, là, je comprends

 

MandM.
Abonné

Bonjour

Merci pour cet echange et la reponse du Dr Zermati, car je suis en plein dans la tourmente moi aussi.

J'ai assez peu de compulsions alimentaires, mais je n'arrive pas a passer le stade du programme lie a l'identification de mes EME (remplir le carnet les concernant).

Je n'ai eu aucun soucis jusque la, trouvant tout le programme assez facile et les exercises plutot plaisant. J'ai d'ailleurs perdu 10kg depuis juillet.

Mais la, je bloque totalement. Et brutalement.

Je pense que l'idee de ne pas manger lors d'une EME m'est insupportable et que j'ai peur de me retrouver face a mes emotions sans soutien.

Comment avec vous passe ce stade ?

Merci de votre aide !

lahiza.
Abonné

Bonsoir,

Merci pour cette discussion !

Il y a trois idées que je vais méditer dans les prochains jours :

1) quand on ne compulse plus, on peut devenir moins sympa (car on laisse la colère, la révolte prendre sa place). On peut également être moins à l'écoute des autres et plus à l'écoute de soi. Chercher à ne plus compulser, c'est accepter de changer l'image morale que j'ai de moi et que les autres ont de moi.

2) on se conditionne pour compulser. Quand, par exemple, on se persuade que la journée a été affreuse et qu'on a le droit à un réconfort, à une petite dose d'anesthésie.

3) A bas le perfectionisme ! On ne peut pas tout contrôler !

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