L’heure du repas plus importante que le repas ? - 20072012

Niceday1608.
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Bonjour,

J'ai lu dernièrement un article sur une étude américaine (cf. ci-dessous) et j'aurai souhaité pouvoir le mettre en perspective : je commence tout juste le programme LC et ce que j'en retire pour le moment est qu'il est important de manger quand on a faim.

J'aimerais donc une mise au point par rapport à cette découverte afin de ne pas me mettre en tête de fausses assertions.

Bien cordialement,

N.

Manger à des heures régulières serait un moyen d’éviter une prise de poids, révèle une étude américaine.

"Ne pas manger entre les repas", cette recommandation assénée par les nutritionnistes vient de trouver une nouvelle confirmation dans le récent constat de chercheurs californiens.
Des souris qui mangeaient à n’importe quelle heure ont beaucoup plus grossi que leurs congénères qui prenaient des repas à heure fixe et respectaient des périodes de jeûne de 8 heures entre chaque repas. Les deux groupes de souris se nourrissaient des mêmes aliments gras et donc ingéraient le même nombre de calories.

En tenant ces rythmes pendant trois mois, la différence entre les deux groupes de rongeurs était frappante : celui qui avait mangeait n’importe quand avait augmenté son poids de 28 % et présentait un taux de glycémie en hausse, s’exposant d’autant plus au risque de diabète. Le second groupe, qui mangeait gras mais à heure régulière avait moins grossi et présentait un bilan de santé général positif.

L’enseignement de cette étude américaine publiée dans la revue Cell Metabolism ne fait aucun doute : manger sans grossir est aussi une question de timing. Pour garder la ligne, respecter une fréquence et des horaires de repas compte autant que la composition des repas.

Commentaires

clementine77.old.
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Merci pour cette question. Ca fait un an que je suis sur LC, et la réponse des spécialistes du site m'intéresse également.

Isana.
Abonné

Bonjour Niceday :-),

Post très intéressant, et très bonne question !  Je ne suis pas une spécialiste, mais par rapport à ce que je lis depuis quelques années sur la nutrition et l'alimentation (motivée par mon problème de poids, et, depuis que je suis maman, par le besoin de ne pas transmettre mes mauvais "principes" alimentaires à mes 2 enfants), je t'avoue que ça me laisse sceptique.

En tout cas, intuitivement, mes sentiments sont les suivants : est-ce que manger à heure fixe ne nous amène finalement pas à manger avec notre tête plutôt qu'avec nos sensations alimentaires ?  Est-ce qu'on n'en vient pas alors à manger alors qu'on n'a pas faim parce que c'est l'heure, et à se retenir de manger alors qu'on a faim parce que ce n'est pas l'heure ?  Un peu contradictoire non ?  Je pense que c'est à cause de ce genre de principes appliqués dans mes différents régimes, que mon rapport à l'alimentation et à mes sensations alimentaires a été complètement biaisé.  Au bout du compte, mon horloge s'est complètement déréglée au point que je ne sache plus quoi, quand, comment, combien ;-).  Un vrai casse-tête épuisant :-P.

 Je pense qu'un grand nombre d'entre nous se retrouve dans le programme de LC car nous ne percevons pas/plus les signaux de faim et/ou de satiété.  Je crois qu'il faut donc être à l'écoute de son corps pour (ré)apprendre à les ressentir.  Dans un premier temps, cela va sans doute nous amener à manger en décalé par rapport aux "horaires sociaux" des repas, mais que petit à petit, en (re)devenant des mangeurs régulés, ça s'estompera ?

Je vois un petit peu ça comme l'apprentissage d'un nouveau-né.  On doit rédmarrer à zéro, et pour ça, je pense qu'il ne faut pas s'imposer d'horaire.  J'ai deux enfants que j'ai allaités.  Pour savoir comment "bien les nourrir", ce fut très difficile pour moi, surtout pour mon premier, de faire le tri dans toutes les règles, les principes et les conseils donnés à gauche et à droite par les médecins, la famille et les amis.  Pour la plupart d'entre eux, il "fallait" donner la tétée à heure fixe, avec un minimum d'intervalle de 3 heures.  Donc, si mon bébé venait à pleurer, si ce n'était pas l'heure, il fallait le faire "patienter" pour "tenir" au moins jusqu'à ces fameuses 3 heures.  Mais, un individu n'est pas un autre ?  Un métabolisme n'est pas un autre ?  Un estomac n'est pas un autre ?  On a tous des besoins énergétiques différents qui nous sont propres et varient d'un jour à l'autre ?  Non ?  On ne rentre pas tous dans un moule établi "en théorie"? 

J'en ai eu la conviction quand j'ai vu mon fils s'époumoner et hurler.  Je me suis alors renseignée et j'ai appris qu'un nouveau-né avait des besoins vraiment "basiques" (ce n'est pas péjoratif), et que, son estomac n'étant pas encore à maturité, ça lui faisait réellement très mal d'avoir faim.  Quelle barbarie alors de le laisser crier parce qu'en théorie ce n'est pas l'heure qu'il mange !  J'ai alors eu la chance de rencontrer une conseillère en allaitement qui m'a expliqué qu'il fallait simplement suivre son rythme, l'allaiter "à la demande" car tout était "brut" chez lui, tout était "intuitif" et que, progressivement, les tétées allaient s'espacer d'elles-mêmes, jusqu'à un rythme "naturel".  Et de fait !  Ca n'a mis que quelques jours ... la nature est bien faite ;-).  Je me dis qu'il doit y avoir moyen de revenir à cette "intuitivité" ?

Certains articles du Blog des Experts peuvent peut-être nous donner des pistes :

//www.linecoaching.com/maigrir/blog/personne-ne-vous-oblige-faire-trois-repas

//www.linecoaching.com/maigrir/blog/ne-mangez-pas-quand-vous-navez-pas-faim

//www.linecoaching.com/maigrir/dossiers/comportement-alimentaire/trois-repas-par-jour-ou-quand-manger-pour-maigrir#comments

 Un peu long comme intervention de grand matin :-P.  Bref, je suis très intéressée d'avoir ici l'avis des coachs, de Jean-Philippe Zermati et/ou de Gérard Apfeldorfer sur le sujet :-).

Bonne journée à tout le monde :-)

Zabouillette.
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Bonjour et merci à toutes les deux pour vos intervnetions que j'ai trouvées très intéressantes. A force de lire des tas d'études sur les régimes et la prise de poids, j'avoue qu'on se perd un peu? Isana, ton approche est super itnéressante et ça m'a aidé dans le questionnement que j'ai en c emoment.

Je suis un peu inquiète car en ne mangeant que lorsque j'ai faim, je suis vraiment très décalée au niveau des repas et ça fait un petit moment que ça dure..... Je pensais que rapidement, j'en viendrais à "la faim programmée", c'est-à-dire à avoir faim aux heures des repas, et ce n'est pas le cas.... Pas facile d'avoir une vie familiale et sociale avec ça!

 

Bonne journée

poneyville92.
Abonné

[quote=Zabouillette]

Je suis un peu inquiète car en ne mangeant que lorsque j'ai faim, je suis vraiment très décalée au niveau des repas et ça fait un petit moment que ça dure..... Je pensais que rapidement, j'en viendrais à "la faim programmée", c'est-à-dire à avoir faim aux heures des repas, et ce n'est pas le cas.... Pas facile d'avoir une vie familiale et sociale avec ça!

[/quote]

Je pense que ça dépend d'où l'on part. Il faut du temps pour que ça rentre dans l'ordre et pour se réapproprier ses sensations de faim et pour maîtriser l'appétit prévisionnel. Pour une de mes amies, elle n'a quasiment pas mangé le soir pendant un an le temps de réapprivoiser sa faim.

Je suis aussi passée par des phases où j'ai sauté des repas car pas faim du tout. En ce moment, je suis à l'exercice de fractionnement des repas, et je m'aperçois que de plus ne plus, j'ai faim aux "heures légales" ;)

Donc, il faut de la patience avant tout.

Isana.
Abonné

Je suis d'accord avec Poneyville : patience, patience ;-).  Même si pour moi, ça ne va pas être une mince à faire ... Impatience est mon 2ème prénom mdr.

Mais je comprends très bien ton inquiétude du moment Zabouillette, je partage la même ;-).  Encore ce midi, j'ai été manger au mess avec mon groupe de collègues à leur heure habituelle (midi), ce qui est trop tôt pour moi d'au moins 1/2 heure ... mais je vais pas attendre 13h, et aller manger toute seule ...snif :-(.    Alors j'ai changé de tactique : je vais avec eux, mais je ne prends qu'un tout petit truc qui me fait envie, et j'essaie de le déguster.  Je vois ça comme une collation quelque part.  Et j'essaie de me dire que si j'ai de nouveau faim dans l'après-midi, il n'y a rien de grave, j'ai toujours des fruits, yaourts ou fruits secs (dont je raffole ;-)) avec moi.

poneyville92.
Abonné

Isana, et essayer de sauter le petit déjeuner ou faire un petit déjeuner très léger (avec collation dans le sac au cas où, juste pour tenir jusqu'à midi) ?

Hachi.
Abonné

Salut Isana,

J'ai eu plus ou moins le même problème que toi quand j'ai commencé LC. En me rendant compte qu'en sautant le petit déjeuner je n'avais faim que vers 9h30 (heure de ma collation avant) je mangeais un vrai petit déjeuner pendant ma pause café. Résultat à midi je n'avais absolument pas faim et cela pouvait durer jusqu'à 13h30 heure de la reprise de mon travail. Alors j'ai réduit petit à petit mon petit déjeuner et finalement j'ai une bonne faim à midi! Alors tu vas tatoner un peu mais au fur et à mesure tu vas apprendre à te rerégler et il y aura toujours des situations ou tu seras contrainte à manger sans faim car c'est l'heure du repas en famille ou autre...

Courage petit à petit on y arrive même si la route est sinueuse...

Isana.
Abonné

Ah oui Poneyville, bonne idée :-) !  Je vais tester tiens. 

Surtout que ce qui semble se dégager de mon observation de ces 3 premières semaines, c'est que je n'ai pas forcément si faim que ça au petit-déjeuner justement.  Ou en tout cas, pas aussi tôt que je le pensais.  Si j'arrive à bien m'écouter, je ne déjeune pas avant 9h-9h30 du matin ... donc forcément, pour aller déjeuner à midi, ça laisse un court laps de temps à mon estomac mdr.

Je pense que cette (fausse) idée qu'il faut absolument petit-déjeuner est un reliquat de ces fameux principes diététiques qu'on a enfoncés bien profondément dans mon crâne depuis si longtemps ;-).  Je vais tester cette piste : petit-déjeuner réduit de moitié (car j'aime quand même bien une petite tartine le matin - suis une fan de pain, surtout maison :-P -), voire, pas de petit-déjeuner si le besoin ne se fait pas sentir.

Merci ! 

Isana.
Abonné

Merci Hachi :-) !  Ca me conforte dans la proposition de Poneyville.

Allez hop, c'est partiiiii ;-).

poneyville92.
Abonné

[quote=Isana]

Si j'arrive à bien m'écouter, je ne déjeune pas avant 9h-9h30 du matin ... donc forcément, pour aller déjeuner à midi, ça laisse un court laps de temps à mon estomac mdr.

[/quote]

Donc il faut que ton petit déjeuner soit juste adapté à ta faim. Si tu ne sais pas doser, ce qui est normal au début, je te conseille de diviser tes doses habituelles par deux. Puis tu fais une bonne pause de 15-20 min avant de continuer à manger. Tu t'apercevras peut-être que ça te suffit et tu auras de nouveau faim le midi. (je fais comme ça le soir, dans une petite assiette car je dîne souvent devant la télé). Le fait de s'obliger à s'interroger sur sa faim avant de se resservir permet de mieux ressentir sa faim et sa satiété.

Isana.
Abonné

Je vais tester ça !  Merci beaucoup :-).

Zabouillette.
Abonné

Super et merci à tous et à toutes pour vos interventions; Je me sens rassurée et ça m'a redonné envie de continuer le programme.

Merci à tous et à toutes

positivethinker.
Abonné

Bonsoir,

Tu sais les etudes scientifiques elles disent tout et son contraire. Il y a aussi des nutritionnistes qui te diront de manger entre les repas pour maigrir, des adeptes de "mangez un petit peu toutes les 3 ou 4 heures pour ne jamais avoir faim". Et ca marche pour certaines personnes, pas pour d'autres, car on a differents besoins.

Je ne me fie pas aux etudes sur les souris, car nous sommes des humains, des creatures quand meme beaucoup plus complexes que des souris, surtout des souris en cage, donc n'ayant pas un comportement normal.

As tu la reference exacte de cette etude ? Cela m'interesse de la lire

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bonjour Niceday et tout le monde. Quel plaisir, ce forum ! Je n’ai plus vraiment besoin de répondre, puisque Isana, poneyville et positivethinker répondent très bien à la question. Que dire de plus ?

Effectivement,, les journalistes s’emparent de la moindre étude sur le comportement alimentaire qui paraît dans le monde, pour en tirer moultes conclusions, souvent démenties par d’autres études15 jours plus tard.

En ce qui concerne cette étude sur les souris, comme je ne connais pas le protocole, il est bien délicat d’en dire quelque chose d’intelligent. Il se peut que les souris nourries ad libitum soient stressées, auquel cas, elles mangent toute la journée. Il se peut qu’on les nourrisse selon le modèle du « rat cafétéria », c'est-à-dire avec une grande variété alimentaire, ce qui conduit aussi à manger en excès, en tout cas pour des souris.

Bon, revenons à Homo sapiens. Nous vous demandons dans le début du programme, de privilégier vos sensations alimentaires pour déterminer quand, quoi, combien manger. Tout ça parce que vos processus de régulation sont déréglés. J’aime bien à ce sujet la comparaison avec les nourrissons d’Isana. C’est exactement ça. Il faut se laisser le temps de « se régler » et les horaires sociaux réapparaissent comme par magie.

Ceci dit, une fois qu’on est « réglé », on peut désobéir aux règles, assouplir ses conduites, par exemple pour des raisons sociales : on peut manger alors qu’on n’a pas vraiment faim, par exemple pour manger sur un mode socialisé, ou bien pour se réconforter (l’exercice de l’EME-zen ne vous conduit-il pas à manger sans faim, pour le réconfort ?)

On peut aussi ne pas manger alors qu’on a faim. Parce qu’on n’a pas accès à la nourriture qu’on voudrait, ou pour attendre les autres, ou pour des raisons religieuses ou philosophiques. La régulation, qui se fait à l’échelle de plusieurs jours, se fera un peu plus tard.

L’important est, quand on mange, de manger avec attention, en s’intéressant à ses sensations alimentaires. N’est-ce pas ainsi qu’on en a du plaisir, et qu’on peut repérer la fin de ce plaisir, c'est-à-dire le rassasiement gustatif ? Ou bien, qu’on peut repérer l’apparition du réconfort ?

Ce qu’il convient d’éviter : le grignotage. Grignoter, c’est manger sans attention, sans faim, sans fin. Et rappelons-le, faire une collation, c’est faire un petit repas, pour une petite faim, ou en vue d’attendre pour se resynchroniser.

En résumé, rappelez-vous qu’en début de programme, vous êtes en quelque sorte en rééducation, et que donc, vous ne possédez pas encore la souplesse qui permet de s’adapter aux circonstances.

Bonne journée et bon appétit.

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