L'obsession du contrôle, de la maîtrise - 21112012

mims68.
Abonné

Aux LCistes et aux DR a. et Z. aussi,

Nous avons toutes et tous connu les EME (j'aime bien parler au passéwink)

Pour moi, la question est la suivante :

Pourquoi dans ma vie de tous les jours, j'ai un besoin presque viscéral de toujours tout contrôler ? Quoi que j'entreprenne ou que je fasse, il me faut tjs savoir que je vais pouvoir mener au bout ce que j'ai entrepris. Même au boulot, si je travaille en binôme, malgré la confiance accordée à l'autre, si ma responsabilité est engagée, je redouble de prudence, je me mets une pression dingue pour ne pas le perdre ce f*** de contrôle (comme dirait une IAA dont je ne citerai pas le nom...hihi) frown

Il est primordial pour moi de savoir que même si je devais le perdre un peu, j'aurai déjà anticipé ou calculé de sorte que je puisse redresser la barre ou trouver une alternative pour m'en sortir .....

Je ne sais pas si c'est la peur de l'échec si je suis dans ce contrôle permanent,je suis exigeante vis à vis de moi et des autres aussi un peu, je ne me qualifierai pas de perfectionniste ou alors raisonnablement....hummm....

Dans ce cas, mes EME que j'avais (j'en ai moins, alors je préfère parler à l'imparfait...) étaient totalement contradictoires avec ma conception des choses, puisque là, je n'avais plus de contrôle !

Pourquoi s'autoriser un "lâcher prise démesuré " dans la nourriture et vouloir contrôler tout le reste ?

Pourquoi serait-ce cà, le sas de "décompression" ?

J'ai bcp évoluée dans la gestion de ces EME et et dans mon introspection depuis mes débuts à LC, je remercie les Dr A et Z, j'en profite, mais je bloque dans la compréhension de ce comportement, c'est comme si je travaillais sur l'élaboration d'une nouvelle recette sans comprendre le choix des ingrédients, et de ce fait, je me demande si un jour, malgré la RPC et toutes les clés données, je ne risquerai pas de réinverser la vapeur ?

Allo, allo ? Y-a-t-il un pilote dans l'avion ? êtes-vous dans la même situation ou similaire ? ou pas ?surprise

Commentaires

gaelle52.
Abonné

Salut Mims68,

Je me retrouve bien dans ta situation, je n'aime pas quand les choses m'échapent et que je n'ai pas d'incidences dessus. Le truc du binôme, je le vis au boulot, je n'aime pas quand je dois reprendre le travail d'un collègue car on ne sait pas comment il travaille et je n'aimerais pas passer à côté de qqch qui ferait que je puisse donner un travail erroné.

Pareil pour entreprendre qqch, je ne prendrai pas de risques incalculés, je saurai om je mets les pieds et comment je pourrais m'en sortir. 

Je crois que si, c'est lier aux échecs, pour te dire, j'ai du repasser en 2ème session mon examen d'architecte d'intérieure et je l'ai très mal vécu car je n'ai jamais eu d'échec dans ma scolarité. Je suis aussi très exigeante envers les autres, mais beaucoup plus envers moi-même. J'essaie de me montrer toujours sous le meilleur jour, de rien faire en sorte pour qu'un aspect ou un caractère ne montrent une mauvaise partie de moi, etc...

C'est vrai que c'est paradoxale d'avoir un lâcher-prise avec les EME, mais pour moi, je les explique dans le fait que c'est la seule chose où je peux être moi-même à cet moments-là, de ne pas avoir de contrôle mais aussi d'avoir du plaisir facilement, même si on le sait toutes, ce n'est qu'un leur, pusique l'on mange sans faire plus attention au goût et autres.

J'ai la même peur que toi, de savoir ou non si je contrôle la méthode de mon point de vue, ou si je suis vraiment franche et je la suis sans appliquer tout mes stratagèmes. Le défi de ne se peser qu'une fois par semaine, m'a prouvé que j'étais encore dans la position du contrôle, je pensais que ça n'allait pas me géner, que c'était sans problème mais je me suis vite rendue compte qu'en fait, je contrôle mes prises de poids pour toujours avoir des résultats positifs! Tu vois parfois ça tient de l'aliénation!

Je crois que quand j'arrriverai à l'excercice de faire 3 choses imparfaites, sera un bon excercie pour moi et pour m'apprendre vraiment ce qu'est le lâcher-prise. Devoir me mettre en défaut toute seule, ça sera un vrai défi!

Je crois que la seule chose qui nous fera quitter cet état de contrôle sera l'applicationde cette méthode et surtout du temps car on ne se reprogramme pas en 2 semaines!

Merci d'en avoir parlé.smiley

Bon courage Mims

Constance.
Abonné

Bonjour les filles,

Voilà un sujet très intéressant et qui tombe à pic dans mon questionnement personnel du moment ...  Hier soir, devant une série mettant en scène des ménagères américaines, mon ami m'a dit: "celle-là je l'adore, elle me fait penser à toi !" Il parlait de Bree ... Bon, tant mieux s'il l'aime bien mais je me suis rendu compte que j'ai une vraie tendance à contrôler, que je pensais discrète, et qui en fait se voit :-) 

Avant de grossir, j'étais un peu Miss Parfaite, mince, souriante, sportive, bonne à l'école, en couple depuis longtemps, etc. Et une amie de ma mère m'a dit, quand j'ai grossi : "Ouf, tu n'es plus si parfaite !". Vicieux mais révélateur. 

Quand je reçois du monde chez moi, tout est calé des jours (des semaines?) à l'avance avec précision, les plats, les couverts, le vin, la déco, y compris ma tenue et même mes sous-vêtements. Le problème est justement qu'il y a toujours un problème (un invité qui ne vient pas, une crème qui ne prend pas, etc.) et que je stresse et deviens très désagréable avec les autres. Ma soeur en a fait les frais la dernière fois : elle avait osé manger une chips sur le canapé avant que les invités arrivent : je lui ai demandé deux fois de ne pas faire de miettes et une fois d'en laisser pour les autres ... Elle l'a très mal pris et sur le coup je n'ai pas compris, je pensais être polie. En fait, elle s'est sentie rejetée je crois... Enfin, il faut que je sois plus cool !!

Et vous savez quoi ? j'organise le Nouvel an chez moi ... 

maligne.
Abonné

Je trouve super que vous toutes vous rendiez compte que la perfection cache quelque chose, de l'ordre du refus de lâcher prise. Pour ma part, j'avoue être de l'autre côté, je suis trop cool, ce qui est une erreur aussi : je suis sûre que c'est le même problème inversé, car quand j'en ai marre d'être cool, je deviens insupportable.Je cris sur tous les faiseurs de miettes et de désordre.  J'ai, lors d'une crise de contrôle, jeté la poussette à poupées de ma fille parce que le fait qu'il manque une roue insupportait ma vue. Maintenant je culpabilise, car je la vois triste. Après je redeviens trop cool...

Mais j'ai une soeur que je ne fréquente plus, parce qu'elle décide de tout chez elle, même quand on doit prendre la fourchette pour commencer à manger : si elle estime qu'on est tous assis, ce qui n'arrive jamais quand on a trois enfants petits à table...bref, je lui ai dit que je voulais manger chaud, elle m'a dit que j'étais impolie...et on se fait la gueule.

gaelle52.
Abonné

maligne, sais-tu pourquoi tu réagis par implusion comme ça? Connais-tu l'élément déclencheur? 

Pour les problèmes entre fratrie, je crois que malheureusement ça arrive à un moment donné ou à un autre. Pareil j'ai eu un quiproquos avec mes soeurs car je n'ai pas d'enfant et que je suis en déaccord avec leur façon d'élever leur enfant. Du coup c'est moi qui leur fait la gueule car j'en ai marre d'être rejetée du fait de ne pas avoir d'enfant. A vrai dire je garde le contact avec elles, mais juste par mail, je n'ai pas envie de leur parler. Je sais que le temps effacera cet incident, et je crois que malheureusement ce sera la même chose avec toi. Ca se peut que votre différence joue mais sache que ta soeur a du se rendre compte du malaise et a du le prendre en compte même si tu n'en as pas l'impression, il faut juste laisser le temps que les émotions s'atténuent et que la raison reprenne ses droits.  Tu sais ce n'est déjà pas facile de se rendre de ces défauts surtout que l'on fait la démarche de les connaitre, mais pour les personnes qui ne font pas cette démarche c'est encore plus dur de les voir et de les accepter car généralement elles n'y sont pas prètes. 

lola76.
Ancien abonné

Bonsoir à toutes!!

 

eh bien, je suis contente de ne pas être la seule dans cette situation!J'ai également un pb d'obsession sur le contrôle.

Pourtant c'est étrange car je me définis plutôt comme qqun de zen, altruiste, à l'écoute. Mais dès que qq chose ne va pas dans mon sens ou me contrarie, je m'énerve!mes amis les plus proches et ma famille en font les frais régulièrement. Au boulot, je peste!j'essaie de faire de l'humour de tps en tps et ça passe mieux mais quand ça part, je suis cinglante. En fin de journée, je mange sans m'en rendre compte. Je ne comprenais pas vraiment ce qu'étaient les EME au début mais depuis qq jours je comprends mieux. Je pense que ça ne sera pas facile mais j'ai envie de me libérer et comme vous de "lacher prise".

 

Bon courage à toutes, merci pour vos témoignages qui aident à la réflexion.

mistigri.
Abonné

Chère Mims,

Dans le domaine de travail, il est à mon avis, difficile de ne pas contrôler....j'ai travaillé dans le domaine hospitalier (administratif), et plus le temps passait, plus je contrôlais, j'anticipais les réactions ou manques de ma binôme, qui en l'occurence était ma supérieure hiérarchique, mais qui avait dangereusement décroché quelques années avant son départ en retraite. Et plus le temps passait, plus j'avais de choses à assimiler et à mettre en pratique(techniques et managériales). A tort ou à raison, je suis arrivée à la retraite dans un état d'épuisement avancé! Il a fallu que je transmette mon savoir-faire à plusieurs collègues, tout en continuant à faire la mère-poule un peu partout et en ayant acquis un véritble don de médium pour prévoir les nombreux congés de maladie à remplacer, et voyant arriver les week-ends et jours fériés dans l'angoisse, parce qu'il manquerait forcément quelqu'un. Je ne peux m'empêcher de critiquer mon jeune directeur, tout frais émoulu de sciences po, qui se vantait d'augmenter l'activité, d'augmenter la fourchette horaire et de réduire le personnel des différents bureaux d'admission, boxes d'urgence compris. Je me demande comment j'ai fait pour ne pas l'étrangler.

Mais dans le diagnostic ou les soins, comment ne pas contrôler, ou alors, il faut avoir un super cadre super organisé, qui sache insuffler à chacun le bon geste, la bonne réaction.... et  un esprit d'équipe remarquable pour coordonner efficacement le travail de chacun.

Allons, j'ai tiré un trait sur tout cela maintenant.....

Pour tes EME, c'était une façon de ne pas t'autoriser à ressentir la fatigue, l'angoisse, c'était peut-être encore une sorte de compensation destructrice, le déni d' un trop plein de sensations. En pratiquant la RPC, nous apprenons à regarder  le flot de nos pensées et ressentis, sans y adhérer totalement, ce qui les rend plus supportables.

Le lâcher-prise, c'est peut-être d'accepter la fatigue, l'angoisse, de les prendre en compte au lieu de les masquer par une addiction à la nourriture.... c'est peut-être de prendre soin de soi, se donner des temps de repos, de relaxation, cultiver ses amitiés par exemple....et plein d'autres choses..?

Bises

emy3443.
Abonné

Coucou,

Et oui, moi aussi je suis comme vous.

J'ai toujours besoin d'avoir le contrôle de tout ce que je fais et de tout ce que je confie aux autres (que ce soit au travail ou à la maison). C'est d'ailleurs pour cela que je confie peut de choses aux autres car cela me stresse énormément et je suis toujours déçue.

Déçue car à mon goût, les choses ne sont pas faites correctement.

Je me rends bien compte qu'en faisant ça, je ne suis pas indulgente envers mes collègues de travail, ou mon conjoint à la maison.

Les autres pensent que je n'ai pas confiance en eux...ce qui...avouons le, n'est pas totalement faux.

Ce qui devient difficile, c'est qu'au travail, j'ai des responsabilités, et je suis forcée de déléguer. Mais c'est un exercice trop difficile pour moi, à chaque fois que j'ai délégué, j'ai été déçue du résultat. Du coup, je garde tout le travail pour moi et je suis complètement noyée, je passe ma vie au travail pour essayer de tout contrôler.

Comme depuis le mois d'août, je souffre de migraines atroces et de maux de têtes permanents + vertiges, cela créé des tensions avec mon conjoint, qui ne comprend pas pourquoi je ne lache pas prise au travail.

Mais inversement, quand je rentre à 20h30 et que lui à terminé à 15h30, il n'a rien fait à la maison pour m'avancer et à sagement attendu mon retour afin que je lui prépare le repas....

Car comme la plupart des femmes, j'ai deux vies: une au travail et l'autre à la maison. Et pour moi il est inconcevable de lacher prise à la maison sur les taches ménagères et la cuisine.

On se dispute souvent avec mon conjoint à cause de ça. Il me dit de laisser tomber le ménage, et je lui répond 'Bah oui, mais qui va le faire ???'.

Là, cette après midi, il a passé l'aspirateur et est en train de passer la serpillère, le problème c'est qu'il ne veut entendre aucune critique de ma part, sinon il se braque et il arrête tout.

Mais moi je vais devoir repasser derrière.

J'essaie de prendre sur moi et de lacher prise, mais ca me rend presque malade.

Dès que je vais sortir du bureau, je vais voir la saleté par terre et tous les endroits ou il n'a pas aspiré. Mais il faut que je me retienne de faire une réflexion sinon ca va partir au clash !

Bref, je sais que je ne pourrais pas formater les gens à mon image. Mais j'avoue que des fois je ne me sens pas aidée non plus !

Et surtout, je ne comprend pas pourquoi je suis comme cela, je n'aime pas l'echec, ni les critiques qu'on pourrait faire sur mon travail, mon intérieur ou ma cuisine. C'est peut être pour anticiper tout ça, que je veux que tout soit toujours impecable. Et peut être aussi parce que j'ai essuyé beaucoup de critiques sur mon physique quand j'étais ado. C'est donc surement un moyen de compenser. Je crois également que les EME, sont ou étaient pour nous, notre moyen de lacher prise, à notre façon, on nous noyant dans la nourriture....

Cependant, en ce moment ce besoin de tout contrôler joue sur  ma santé, car même avec ces migraines qui me pourrissent la vie, je ne suis pas capable de m'arrêter.....

Mais je me pose quand même une question essentielle, est-ce qu'on à vraiment envie de lacher prise ? Car si on le voulait vraiement, je pense qu'on y arriverait ?

Qu'en pensez-vous ?

Désolé c'était un peu long, mais j'ai trouvé que ce sujet tombait à pic !

 

lorraine
Marraine

Emy,

Là, tout de suite, voilà ce que ton post et ta question m'inspirent : tu serais ultra perfectionniste ....? Si les choses ne sont pas parfaites, à partir de ton regard à toi, c'est que c'est nul ou que tu serais nulle ou qu"on t'apprécierait moins.... ??

Y a un outil émotionnel/perfectionnisme à LC (je ne sais pas si tu peux déjà y accéder), qui consiste à faire 3 choses imparfaites intentionnellement et observer ce que cela provoque.

J'ai eu un mal fou à le faire, et suis contente de l'avoir fait, j'ai appris des trucs....je te le conseille,

"Mais moi je vais devoir repasser derrière." = pourquoi ?  Quand même ton mari sait passer la serpiellère wink Et t'as vraiment pas autre chose à faire pour te faire plaisir (lire, tricot, bain...?) smileywink

Bonne soirée

Lorraine

mistigri.
Abonné

Lorsqu'un mari essaie de se mettre au ménage....surtout, il faut l'encourager, même si le résultat est un peu moyen au début....Il faut qu'il apprenne et de lui-même et il va s'améliorer au fil du temps. Si tu le critiques et repasses derriere, c'est sûr qu'il ne voudra plus recommencer.... La collaboration dans le ménage doit se faire dans la positivité... Rien que le fait de participer au ménage, ton mari va devenir plus soigneux, car finalement ce n'est pas drôle de toujours nettoyer. Il faut que tu lui donne sa chance.... et tu pourras un peu te détendre.

Ederl.
Ancien abonné

"Mais je me pose quand même une question essentielle, est-ce qu'on à vraiment envie de lacher prise ? Car si on le voulait vraiement, je pense qu'on y arriverait ?"

Emy, non c'est pas du tout obligé que ça se passe comme ça, car tu crois que tu ne le veux pas vraiment ? Déjà tu te culpabilises et puis les choses ne sont malheureusement pas si facile, quand on a repéré le problème c'est un grand pas ensuite le régler c'est autre chose...des fois on se met dans des systèmes de fonctionnement qui sont dur à changer car c'est comme ça qu'on s'en ai plus ou moins sorti, tu parles de critiques sur ton physique, c'est une chose traumatisante, le problème des fois on ne peut pas le régler seule, surtout si il te pourrie la vie à ce point, ça vaudrait peut-être le coup d'avoir un regard extèrieur.

Tu en parles bien mais il y a bloquage, ce sont peut-être des choses à dénouer, à creuser,  bon enfin je ne sais pas trop comment tu marches, tu dis que t'as du mal à faire confiance aux autres, c'est encore bien de se l'avouer, on ne peut pas porter les choses tout le temps toute seule tu te rends compte de cette responsablité !!

Mistigri a une belle réponse et tout ne peut pas être parfait car nous ne sommes pas parfait ni physiquement, ni moralement.

Je te souhaite du courage.

emy3443.
Abonné
Effectivement je comprend que tout ne peut pas être parfait, mais j'ai encore du mal à l'accepter. Ce que je sous entendais par là, c'est que je ne suis pas sûre de vouloir faire les choses un peu moins parfaitement, mais je ne sais encore pas pourquoi je fonctionne comme cela. Ceci dit, je ne suis pas repassé derrière mon conjoint pour le ménage, même si j'ai vu des choses qui m'ont déplu. Je l'ai simplement remercié, et du coup il était content. C'est un premier pas vers le lâcher prise ?
mims68.
Abonné

C'est un bon début, je dirai, moi, de lâcher prise, je me retrouve tellement à travers ce que tu dis laugh

Mon mari me demande souvent le we s'il peut m'aider mais en général, j'ai déjà commencé et j'ai mes habitudes de fonctionnement, ce n'est pas que j'ai du mal à déléguer...hummmm quoi que....un peu.....qd même.... mais je sais que je suis tjs contente de mon travail, alors peur d'être décue, insatisfaite, trop perfectionniste ???

That's the question .....

Ce sont des des fonctionnements automatiques, il faut inverser la vapeur, ca ne se fait pas en 5mn, je ne pense pas que ce soit un manque de confiance vis à vis de l'autre, car chacun a sa façon de faire, il n'y a pas de bonne ou mauvaise  façon de faire, je n'ai pas la science infuse, je ne détiens pas LA règle ou la bonne méthode ...

Peut être est ce plutôt un manque de confiance en soi, qui nous fait tjs douter ou craindre que l'autre ne fasse pas aussi bien ?

L'échec, je n'y est jamais été confrontée pendant mon parcours scolaire, je l'ai cotoyé de près, de trop près même, bien plus tard, et j'en ai enchainés sur des années, bien malheureusement...

Ils m'ont d'abord mis une grande claque, m'ont même rendu malade,puis m'ont fait apprécier la vie, les choses simples, mais bien plus tard... mais ils m'ont aussi énormément fait culpabiliser, m'ont fait douter de moi, m'ont fragilisé, m'ont enfermé dans une sorte de carapace, qui me protège et dans laquelle je me réfugie, car une personne empathique qui a tjs la joie de vivre au boulot, qui mène sa petite équipe, qui rigole, qui ne montre jamais son côté sombre, cache forcément qlq chose.....

Bref, allez, je crois que ce programme va nous ouvrir des portes grâce aux clés , on se croirait dans "Fort boyard" hihi,.....y en a bien une qui va pouvoir nous permettre de trouver ce déclic et de nous épanouir et nous réapprivoiser !

a bientôt ...bonne soirée !

 

Ederl.
Ancien abonné

Je pense en me relisant que j'ai alourdis le truc (c'est pas le moment puisqu'on veut s'alèger !), c'est un défault chez moi des fois j'imagine que les gens sont au fond du gouffre car moi j'ai connu des fonds du gouffres !!

Cela peut-être plus léger que ça de te répondre Emy et te dire que quand on a repéré le problème c'est presque le bout du chemin, et non les choses ne sont pas parfaites, moi je voulais être irréprochable, car je voulais qu'on m'aime, qu'on m'accepte, toute une histoire, tout n'est pas réglé mais en ce moment c'est plutôt positif pour ces histoires là.

Mim tu dis que c'est long, de ces fonctionnements automatiques, moi non plus je n'ai pas la solution, mais il y en a c'est presque sûr, chacun a sa solution même si il y a des shémas types, perfectionnistes par manque de confiance en sois, travailler sur l'estime de sois, repérer les pensées automatiques, dés que j'ouvrais la bouche j'ai repéré que je me disais que j'étais bête,et je ne parlais plus,  je n'en avais pas conscience et cette prise de conscience m'a énormément aidé, du coup je savais contre quoi je luttais, un ultra manque d'estime de sois, j'ai travaillé et travaille toujours sur le pourquoi, en fait je travaille sur les deux fronts celui de l'ici et miantenant et celui de mon passé. C'est à dire avec des méthodes des TCC et de la psychothérapie, ça me fait un bon équilibre, ça me convient, la pleine conscience par exemple que j'ai découvert ici me fait sortir des émotions et aussi m"apaise.

Lorraine c'est une bonne idée : "Y a un outil émotionnel/perfectionnisme à LC (je ne sais pas si tu peux déjà y accéder), qui consiste à faire 3 choses imparfaites intentionnellement et observer ce que cela provoque."

Bon enfin, voilà, la vie est un long fleuve tranquille !!!

On peut avoir aussi chacun des rythmes différents, des difficultés qui se croisent, des solutions qui nous ressemblent.

Courtepatte.
Abonné

Très intéressant, je n'avais jamais pensé qu'on pouvait être toute une troupe à avoir à la fois un problème de perte de contrôle avec la nourriture et un problème de contrôle excessif dans le reste de notre vie.

Je suis pareille, incapable de faire confiance aux autres, sans doute, mais aussi (est-ce le cas pour vous aussi? ça m'intéresse!) hyper stressée à l'idée de demander de l'aide. J'ai une peur terrible de déranger, de dépendre des autres. Parfois, je me complique horriblement la vie simplement pour ne pas avoir à demander de l'aide.

Du coup, ma vie devient souvent très stressante (je la rends très stressante, elle ne l'est pas en tant que telle, quand j'y réfléchis) et peut-être que me jeter dans la nourriture est la seule douceur que je m'accorde. Ou y a-t-il d'autres explications?

Sûrement que pour moi, ce serait un très bon défi de m'obliger à demander de l'aide (même pour une chose minuscule!) deux fois par jour; et de constater que rien de grave n'arrive.

Est-ce une pression qui a été mise par mes parents?

J'attends vos avis avec impatience! wink

mims68.
Abonné

@ Courtepatte et les autres, voici la réponse du Dr Apfeldorfer concernant nos besoins de contrôle :

  Je ne sais pas pourquoi vous désirez « tout contrôler ». Est-ce un trait de caractère, hérité génétiquement, ou le fruit de votre éducation, de vos expériences infantiles, ou bien avez-vous mûri cette stratégie pour tenter de contenir vos angoisses ?

Ce que je sais, c'est que ce désir de contrôle finit par poser de nombreux problèmes, de même que le perfectionnisme, avec lequel il est souvent associé.
Tenter de contrôler son alimentation conduit à entrer en lutte avec ses mécanismes de régulation internes. Notre corps nous dit une chose, et notre esprit une autre. Nous voilà sommés de choisir ! Le contrôleur choisit l'esprit, bien sûr, et entre en lutte avec son corps. L'alternative est celle que nous proposons ici : échanger le contrôle contre de l'écoute. Se mettre au service de son corps plutôt que le combattre. Est-ce un "lâcher-prise démesuré", comme vous le dites ? Sûrement pas, car l'écoute n'a rien à voir avec l'anarchie. Nos comportements alimentaires sont alors sous contrôle, non pas au moyen de notre volonté, mais par les mécanismes neurologiques chargés de la régulation de notre poids.
Cette écoute n'est pas seulement une stratégie valable pour ce qui est de l'alimentation. C'est une discipline de vie. Être à l'écoute de ses émotions, de ses désirs, de ses valeurs, de ses directions de vie, et les respecter, c'est être en accord avec soi-même. Les exercices de pleine conscience peuvent y aider grandement.
 
Bon, alors, conclusion : je suppose qu'il y a un trait d'hérédté, un soupçon d'éducation et un vécu douloureux dans ma jeune vie d'adulte, donc je vais essayer d'être plus à l'écoute de mes désirs, de les respecter, et advienne que pourra....hihi...je le savais déjà + ou - inconsciemment, mais je culpabilise énormément si je ne fais pas les choses tout de suite etc... donc je vais essayer comme pour la nourriture, d'accepter de me respecter plus et d'écouter mon corps, finalement, ça ne gênera peut être que moi au départ et les autres n'y verront que du feu ???cool
Allez, c'est parti !
J'espère que ce message du Dr.A, vous aidera aussi ? 
Bises à toutes !heart
Courtepatte.
Abonné

Oui, merci beaucoup de partager cet avis éclairé avec nous!

emy3443.
Abonné
Oui merci mims68. Je pense aussi comme toi, il y a une part d'éducation et une part de vécu qui ont fait qu'on s'est imposé cette rigueur. Tout ca pour dire que je vais essayer de lacher prise sur certaines petites choses au départ (au travail, comme à la maison). Car finalement on se rend malades toutes seules !
Savi.
Abonné

Je plussoie ;-) Merci, Mims. Merci pour cet échange intéressant.

Vouloir être parfait, c'est un message contraignant qu'on se donne à soi-même et qui peut vraiment pourrir la vie! Et c'est tellement relatif, en plus!

Je dis: vive l'imperfection, car elle nous rend humains!

Je vous souhaite plein de vécu non parfait aujourd'hui ;-)

FRED73
Marraine
Je pense c'est vrai que quand on est perfectionniste c'est un manque de confiance en soi et parce qu'on ne veut pas être prise en défaut. On a aussi un grand besoin d'être aimée et ceci certainement à cause d'une carence affective vécue dans l'enfance. Si on n'est pas parfaite on pense qu'on ne nous aimera plus mais est-ce qu'on n'aime plus nous, les gens qui ne sont pas parfaits ? En plus, des fois ça fait du bien de voir qu'on n'est pas les seules. Et puis, il y a des gens qui assument parfaitement bien de ne pas être parfaits sans parler de ceux qui ne se sentent jamais coupables mais ça c'est un autre problème. Ça fait vraiment du bien ces forums : on se rend compte qu'on n'est pas les seules à se compliquer la vie toutes seules comme des grandes !!!
pititeciline.
Abonné

Ouhhhhlalalala je prends ce post tardivement, et en cours de route, mais je me retrouve totalement dans ce que vous racontez... Perfectionniste, préférant faire et PARFAITEMENT en 15 min plutôt que de passer 10 min à expliquer à l'autre, qui ne le fera pas aussi bien (et c'est forcément la prise de bc assurée); tétanisée à l'idée de demander de l'aide (je n'en ai jamais demandé)...

Je travaille sur ces sujets là depuis quelques années, j'ai compris que beaucoup de choses venaient de mon éducation, de ma place dans la fratrie, de beaucoup de choses (je pourrais en développer des tartines ici)... alors de petits exercices comme :

- demander de l'aide (un truc basique)

- faire qqch imparfaitement, ou le faire faire et s'en accomoder et ne surtout pas repasser derrière, et à la place s'installer avec un bon thé, un bon bouquin...

- changer ses habitudes...

- faire des choses différemment...

- arrêter de tout le temps proposer de faire pour l'autre (proposer une fois c'est aider, proposer plus d'une fois c'est secourir, l'autre se sent obligé d'accepter et va nous en vouloir, nous on va se demander pourquoi il rale alors qu'on l'aide... c'est sans fin !!!)

ça ne peut faire que du bien...

ça rassure de voir en effet qu'on est tout une "troupe" !!!

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Merci à tous pour tous ces posts sur le désir de contrôle et le perfectionnisme, qui sont si justes ! En fait, je n'ai pas grand chose à ajouter, tellement c'est parfait!

Bon, mais quand même, résumons. Les personnes perfectionnistes ont des standards très élevés, un haut niveau d’exigence et n’acceptent ni les erreurs, ni les imperfections, ni le moindre échec. Elles cherchent à contrôler leurs conduites en tous points. Elles traquent les fautes qu’elles sont susceptibles de faire et estiment que la moindre erreur remet en question la totalité de leur travail. Elles ont des discours intérieurs parsemés de « il faut que… », « je dois absolument… »

Souvent, elles préfèrent ne rien faire si elles estiment qu’elles ne sont pas en mesure d’obtenir un résultat parfait. Il n’est pas rare qu’elles soient très anxieuses à l’idée d’une imperfection dans le résultat, et cela peut les conduire à la procrastination, accompagnée d’une grande anxiété. Il y a tant de choses à faire, et il faut les faire impeccablement. Je ne peux pas, alors je ne fais rien, et j’angoisse !

On devient perfectionniste souvent du fait de parents exigeants, eux-mêmes perfectionnistes, mais aussi de parents hyperprotecteurs, trop permissifs, car l’enfant peut vivre cette hyperprotection comme le signe de son incapacité, de sa faiblesse. Il cherchera par la suite à démontrer ses capacités. Des parents critiques et dévalorisateurs, ou un milieu systématiquement dévalorisant (internats…) peuvent eux aussi conduire l’enfant à chercher à se montrer parfait, afin de ne pas être rejeté, être accepté.

La solution consiste bien entendu à devenir moins perfectionniste, sans pour autant renoncer à faire aussi bien qu’on peut. On devient alors « optimaliste » : on tient compte des contingences, des circonstances du temps disponible, de ses capacités physiques et mentales du moment. On fait de son mieux, en sachant que le résultat sera imparfait, c'est-à-dire humain. On pardonne aux autres de ne pas être parfaits, de faire les choses différemment de nous, à leur idée, avec des résultats évidemment imparfaits. On apprend à tolérer tous ces résultats imparfaits, les leurs, les nôtres, et ce monde lui-même bien imparfait.

Le perfectionnisme peut bien entendu se manifester dans tous les domaines, et en matière de comportement alimentaire, il devient vite paralysant. On cherche par exemple à manger parfaitement, exactement en fonction de ses sensations alimentaires. On n’a alors aucune souplesse. Je rappelle qu’il est normal, à certains moments, de dépasser son seuil de rassasiement. Cela se corrige spontanément par la suite.

Le lâcher-prise alimentaire ne consiste pas en une douce anarchie, bien au contraire. Le lâcher-prise est exigeant : on cesse de contrôler volontairement son alimentation, pour écouter ses sensations alimentaires avec attention, mais aussi en souplesse. Ce seront alors nos processus de régulation internes qui contrôleront nos apports, et non notre être conscient.

Sur le site, nous proposons des exercices d’imperfection, comme prendre du temps pour soi, un temps durant lequel on se sent exister, où on profite du plaisir de se sentir vivant. Et surtout, s’entraîner à effectuer des tâches imparfaitement. On introduit sciemment une erreur mineure ou une imperfection dans une tâche, un devoir, un travail.

Ce sera là un bon début, pour aller vers le lâcher-prise, qui permet de vivre dans le monde tel qu’il est, comme on est, comme sont les autres, tout en faisant de son mieux.

Bonne route à tous, dans ce monde-là, pas à pas.

mims68.
Abonné

Merci à vous, Dr Apfeldorfer, d'avoir pris un moment pour nous répondre !

Bonne route à toutes et tous !

Bon week end ...

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